Nicolas Marie Songis des Courbons

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Nicolas Marie Songis des Courbons
Nicolas Marie Songis des Courbons

Naissance
Troyes (Aube)
Décès (à 49 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division
Années de service 1779-1810
Distinctions Comte de l'Empire
Grand croix de la Légion d'honneur
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 15e colonne
Inhumé au Panthéon de Paris

Nicolas Marie Songis des Courbons, né le à Troyes (Aube), mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Il est le frère du général de division Charles Louis Didier Songis l'Aîné (1752-1840).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre comme élève au corps royal d'artillerie le . Lieutenant en second au 4e régiment d'artillerie le , il est nommé capitaine le . Il fait les campagnes de la Révolution française à l'armée du Nord. Lorsque Dumouriez passe à l'ennemi, Songis, qui commande en second l'artillerie de Saint-Amand forte de 80 pièces de gros calibre, s'empresse de conduire lui-même toute cette artillerie à Valenciennes.

Nommé chef de bataillon provisoire le , il entre comme titulaire dans le 8e régiment d'artillerie à pied le . Employé à l'armée d'Italie, il déploie des talents et des connaissances qui fixent sur lui l'attention particulière du général en chef Napoléon Bonaparte, et il est confirmé dans son grade le . Il rend d'importants services aux batailles de Salò le , de Lonato les 3 et suivant, de Castiglione le . Chef de brigade du 1er régiment d'Artillerie à cheval le , il est confirmé dans son grade le .

Le il prend les fonctions de chef d'état-major de l'artillerie de l'armée d'Angleterre à Douai, et le il commande le parc d'artillerie de l'armée d'Orient. En 1799 il se trouve à la tête de l'artillerie dans les divers combats que les Français ont à soutenir durant l'expédition de Syrie. Il se trouve à la prise de Jaffa du 3 au , et il se signale au siège de Saint-Jean-d'Acre (1799) du au . La bravoure et l'intelligence qu'il montre dans cette occasion lui méritent le grade de général de brigade le . Il prend alors le commandement en chef de l'artillerie, et emploie à de savantes recherches sur son arme tout le temps qu'il peut dérober aux opérations militaires. Le général en chef Menou lui témoigne plusieurs fois sa satisfaction du zèle et des talents avec lesquels il dirige l'artillerie. Élevé au grade de général de division le , il déploie une infatigable activité au siège d'Alexandrie du au .

Rentré en France avec l'armée, il prend le commandement de l'artillerie de la Garde des consuls le . Premier inspecteur général de l'artillerie le , il est nommé grand aigle de la Légion d'honneur le . Commandant en chef l'artillerie des camps réunis sur les côtes de l'Océan en 1805, puis de la Grande Armée le , il est fait chevalier de l'ordre de la Couronne de fer le . Le , il commande en chef l'artillerie de l'armée d'Allemagne, et il est créé comte de l'Empire le . La santé de ce général s'étant fort altérée pendant ces dernières campagnes, Napoléon Ier lui permet de retourner en France le .

Il meurt le , à Paris, à la suite d'une longue maladie.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Archives nationales (CARAN) – Service Historique de l’Armée de Terre – Fort de Vincennes – Dossier S.H.A.T. Côte : 7 Yd 344.