Frédéric Henri Walther

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Frédéric Henri Walther
Le général comte Walther en uniforme des Grenadiers à cheval de la Garde impériale.
Le général comte Walther en uniforme des Grenadiers à cheval de la Garde impériale.

Naissance
Obenheim, Alsace, France
Décès (à 52 ans)
Consul, Sarre, France
Origine Royaume de France Royaume de France
Allégeance Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1781-1813
Commandement Grenadiers à cheval de la Garde impériale
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Jemappes
Neerwinden
Hohenlinden
Austerlitz
Essling
Wagram
Hanau
Distinctions Grand aigle de la Légion d'honneur
commandeur de l'Ordre de la Couronne de fer

Comte de l'Empire
Hommages Inhumé au Panthéon (caveau IV)

Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile (pilier Est)

Autres fonctions chambellan
Frédéric Henri Walther.
Richard Knötel, La charge des Grenadiers à cheval de la Garde impériale à la bataille de Hanau en 1813.

Frédéric Henri Walther, né le à Obenheim dans le Bas-Rhin (Alsace) et mort le à Consul (département de la Sarre), est un général français de la Révolution et de l’Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Frédéric Walther est le fils d'un pasteur luthérien[1]. Il s'engage le 10 mai 1781 au Régiment de hussards de Bercheny, il passe fourrier le 20 septembre 1784[1], maréchal des logis-chef le 1er avril 1788, et adjudant le 1er mai suivant.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution va accélérer son avancement. Il est nommé sous-lieutenant 22 septembre 1789, lieutenant le 10 mai 1792, et capitaine le 1er septembre 1792. Il prend part à la campagne d'Argonne au cours de laquelle il s'illustre à Jemappes et il est blessé d'un coups de feu au bras gauche à la bataille de Neerwinden le 18 mars 1793[1]. Il reçoit son brevet de chef d'escadron le 1er mai 1793, et celui de d'adjudant-général chef de brigade le 27 septembre 1793.

Il est transféré à l'armée des Alpes, puis détaché au siège de Lyon[1]. Promu général de brigade le 22 octobre 1793, il est chargé d'organiser la cavalerie de l'armée des Alpes[1]. Il passe ensuite à l'armée d'Italie, où il rencontre le général Bonaparte[2]. Le 12 janvier 1798, il est affecté à l'armée d'Angleterre, puis à celle de Mayencele 21 août 1798. Il combat à l'armée du Danube[2] puis participe à la tête d'une division à la campagne d'Helvétie.

Il commande une brigade cavalerie lors de la campagne d'Allemagne de 1800 sous les ordres de Moreau, s'illustre face à l'arrière garde ennemie à la bataille de Hohenlinden le 3 décembre 1800, et il est blessé d'un coup de feu qui lui traverse la poitrine[1].

Le 3 juin 1802, il est envoyé en Batavie, et il est élevé au grade de général de division le 29 août 1802[1]. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 11 décembre 1803, et officier de l'ordre le 14 juin 1804.

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Après avoir joué un rôle dans l'organisation du camp de Bruges, il participe à la campagne d'Allemagne en 1805, à la tête de la 2e division de dragons de la grande réserve de cavalerie sous les ordres de Murat[3] et est blessé à Austerlitz le 2 décembre 1805.

Nommé Grand aigle de la Légion d'honneur le 8 février 1806, il prend le commandement des grenadiers à cheval de la Garde impériale le 20 mai 1806[1],[4]. À la tête de ce régiment, il participe aux campagnes de 1806 et 1807 en Prusse et en Pologne puis en 1808 en Espagne. Lors de la bataille d'Essling les 21 et 22 mai 1809, il doit intervenir pour préserver l'Empereur qui s'expose, puis commande la cavalerie de la Garde à Wagram les 5 et 6 juillet 1809[2].

En 1812, il prend part à la campagne de Russie et son unité est une de celles qui subit le moins de pertes[1]. Lors de la campagne d'Allemagne en 1813, il se distingue en enfonçant les Austro-Bavarois à la bataille de Hanau le 30 octobre 1813[2].

Épuisé par la campagne de Russie, il rentre en France pour soigner ses blessures et meurt en chemin, le à Consul.

Sa mort touche Napoléon[2], qui voit disparaître à un moment critique l'un de ses plus brillants cavaliers.

Décorations, titres, honneurs[modifier | modifier le code]

Grand aigle de la Légion d'honneur
Ordre de la Couronne de Fer Chevalier ribbon.svg

Frédéric Henri Walther est un proche de l'Empereur, qu'il connait depuis la première campagne d'Italie, même s'il ne l'a pas suivi en Égypte et a servi sous Moreau en 1800[2]. En 1806 Napoléon Ier en fait son chambellan, lui décerne la plus haute décoration de l'Empire et le fait commandeur de l'Ordre de la Couronne de fer[5]. Le 26 avril 1808[5], il est l'un des premiers comtes de l'Empire.

En campagne constamment auprès de l'Empereur, il est l'un des plus gros bénéficiaires des dotations, avec 44 821 francs de rentes[6].

Il est inhumé dans un premier temps au cimetière du Père-Lachaise (8e division) avant d'être transféré au Panthéon (caveau IV). Son cœur demeure au Père-Lachaise[7].

Son nom est gravé sous l'Arc de triomphe[2].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Franc quartier de comte sorti de l'armée, entouré d'une orle de sable, au deuxième quartier tiercé par une bande de gueules, au troisième quartier plein d'argent, quatrième d'azur avec deux grenades d'or placées au-dessus d'un éperon; et pour livrées : azur nuancé, blanc, rouge, jaune et noir[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, (ISBN 2-213-60485-1), p. 961
  2. a, b, c, d, e, f et g Jean Tranié, Napoléon et son entourage, Pygmalion, (ISBN 2-85704-726-6), p. 414-415
  3. Jean Tulard, Murat, Fayard, (ISBN 2-213-60372-3), p. 132
  4. Le colonel Lepic en est le colonel major, c'est-à-dire le commandant en second
  5. a et b Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier, (ISBN 2-235-02302-9), p. 202
  6. Georges Six, Les généraux de la Révolution et de l'Empire : Étude, Bernard Giovanangeli Éditeur, (ISBN 2-909034-29-1), p. 251
  7. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 781-782
  8. Titre de comte, accordé par décret du 19 mars 1808 , à Frédéric Henry Walther. Bayonne ( 26 avril 1808 )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]