François Séverin Marceau

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François Séverin Marceau
François Séverin Marceau-Desgraviers
Le général François Séverin Marceau, huile sur toile de François Bouchot, Musée de l'Armée, 1840.
Le général François Séverin Marceau, huile sur toile de François Bouchot, Musée de l'Armée, 1840.

Naissance
Chartres
Décès (à 27 ans)
forêt d'Höchstenbach, Altenkirchen
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1785-1796
Commandement Armée de l'Ouest
commandant de place de Mayence
Conflits Guerres de la Révolution
Guerre de Vendée
Faits d'armes Bataille de Cholet
Bataille du Mans
Bataille de Savenay
Bataille de Fleurus
Blocus de Mayence
Hommages Panthéon de Paris, Invalides
Statue place des Épars à Chartres
Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 6e colonne.

François Séverin Marceau-Desgraviers, né le à Chartres[1] et mort le à Altenkirchen (Rhénanie-Palatinat), est un général français de la Révolution.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une vocation de militaire[modifier | modifier le code]

Fils d’un procureur au bailliage de Chartres, il est destiné au barreau ; mais sa vocation l’emportant, il s’engage à 16 ans dans l’infanterie, le , au régiment d'Angoulême.

Un général des armées de la Révolution française[modifier | modifier le code]

En service dans l'Armée des Ardennes[modifier | modifier le code]

À la Révolution, il entre dans la garde nationale parisienne le  ; en octobre, il est capitaine dans la garde nationale de Chartres. En 1791, il s’engage au 1er bataillon de volontaires d’Eure-et-Loir où il est élu capitaine de la 2e compagnie le  ; il est promu adjudant-major le , puis lieutenant-colonel en second le .

Il passe à l’armée du Nord, et demande à entrer dans les cuirassiers légers de la Légion germanique, où il est admis le avec le grade de lieutenant-colonel.

En service dans l'Armée de l'Ouest[modifier | modifier le code]

La bataille du Mans
La bataille du Mans, peinture de Jean Sorieul, 1852.
Musée de la Reine Bérengère, Le Mans.

En 1793, il sert en Vendée dans l’armée de l'Ouest, où il se trouve mis en état d’arrestation avec son chef Westermann, par ordre du représentant Pierre Bourbotte. Mis en liberté peu de temps après, il est capitaine au 19e chasseurs à cheval le , et le sauve la vie à ce même Bourbotte qui, entouré d’ennemis pendant la bataille de Saumur, allait succomber lorsque Marceau survient et le délivre. Cette conduite lui vaut le grade de général de brigade le .

Marceau est promu général de division le . Les représentants en mission restent cependant toujours méfiants à l’égard des généraux Westermann et Kléber. Devant la nécessité de réunir les deux armées de l’Ouest, ils confient à Marceau, sur la proposition de Kléber, le commandement en chef par intérim de l’armée de l’Ouest le , à la place de Rossignol, et en attendant l’arrivée de Turreau.

Les et , il remporte la bataille du Mans.

François Séverin Marceau-Desgraviers, Eau forte par Sergent-Marceau, 1798, (musée de la Révolution française).

En service dans l'Armée de Sambre-et-Meuse[modifier | modifier le code]

Muté en 1794 dans l’armée des Ardennes, puis dans l’armée de Sambre-et-Meuse, comme général de division, il participe à la bataille de Fleurus.

La mort d'un héros[modifier | modifier le code]

Tombeau de Marceau à Coblence.

Forcé de lever le blocus de Mayence qu’il commande en 1796, il est chargé de couvrir la retraite de l’armée. Il repousse l’archiduc Charles qui a battu Jourdan le , tandis que pour donner le temps à l’armée de passer le défilé d’Altenkirchen le , il arrête la marche du corps ennemi commandé par le général Hotze, il reçoit d’un chasseur tyrolien un coup mortel dans la forêt d’Höchstenbach, qui le laisse entre les mains de l’ennemi.

L’archiduc Charles fait en vain prodiguer au jeune général des secours, mais Marceau succombe. Il est inhumé dans le camp retranché de Coblence au son de l’artillerie des deux armées.

Statue du général Marceau par Armand Le Véel, reprenant les vers de Byron sur le socle.
Musée Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville.
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Hommages de la ville de Chartres[modifier | modifier le code]

  • Le 1er vendémiaire an X (), cinq ans après sa mort, une colonne en forme d'obélisque est érigée sur une place de sa ville natale de Chartres, qui est rebaptisée de son nom, ainsi qu'une rue la rejoignant, Marceau y étant né au no 20.
Le piédestal de cette colonne présente quatre cartouches relatant les dates de son parcours dans les armées révolutionnaires françaises, ainsi que les circonstances de sa mort et de ses funérailles.
  • En 1851, une statue de 3,30 m, en bronze, est réalisée par Auguste Préault pour orner la place des Épars à Chartres.
  • En 1893, le nouveau lycée de Chartres inauguré rue Saint-Michel en 1887, prend par décret en date du le nom de lycée Marceau[2].


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Hommages nationaux[modifier | modifier le code]

  • Sa statue équestre en bronze, œuvre de Jean Baptiste Clesinger (1882), Thiébaut Frères fondeurs, est érigée au milieu de la cour d'honneur des écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan.
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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Lavallée, Éloge historique du général Marceau, mort de ses blessures à 27 ans, à Altenkirchen, le cinquième jour complémentaire de l’an IV (Paris, de l’impr. des amis réunis, an VI, in-8°, 52 p.)
  • Thierry Lemoine, Le Général Marceau et la prise de Thuin le 21 floréal an II (), dans Sambre & Heure. Publication trimestrielle du Centre d’histoire et d’art de la Thudinie, no 78, juin 2003, 36 p.
  • Noël Parfait, Le général Marceau : Sa vie civile et sa vie militaire, Paris, Calmann Lévy, [3].
  • Valentin-Stanislas Roullier (1802-1899), Le Général Marceau (1880)[4]
  • Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux & amiraux français de la Révolution et de l’Empire (1792-1815), tome 2, Paris, Georges Saffroy éditeur, 1934, p.150

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Sergent-Marceau (1751-1847), peintre, graveur et aquatintiste, son beau-frère ;
  • Auguste Marceau (1806, 1851), capitaine de frégate et missionnaire, son neveu.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paroisse Saint-Saturnin, cote E45 vue 78/225, Archives départementales d'Eure-et-Loir.
  2. Association des anciens élèves et enseignants des lycées Marceau et Hélène-Boucher de Chartres.
  3. Le général Marceau, Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 8-LN27-40701 (A)
  4. Consacré à la famille, à l'enfance et à la jeunesse de Marceau. Publié en plusieurs parties dans le journal l'Union agricole de février 1874 à février 1880. Cette biographie de 45 pages peut être consultée à la médiathèque de Chartres, sous la cote JUSS R. 377.