Antoine Veil

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Veil.
Antoine Veil
Antoine Veil (cropped).jpg

Antoine Veil en 2013.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Enfants
Jean Veil
Pierre-François Veil
Claude-Nicolas Veil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Antoine Veil, né le à Blâmont et mort le à Paris, est un homme politique et haut fonctionnaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Article détaillé : famille Veil.

Antoine Veil est né le à Blâmont (Meurthe-et-Moselle) du mariage d'André Veil (1889-1966), industriel, et d'Alice Léon (1898-1985)[1].

Le , il épouse Simone Jacob, connue sous le nom de Simone Veil. De ce mariage, naissent trois enfants : Jean Veil (1947), Claude-Nicolas (1948-2002) et Pierre-François Veil (1954), avocat[1].

Antoine Veil meurt le [2],[3],[4]

Formation[modifier | modifier le code]

Après des études secondaires aux lycées de Nancy et de Grenoble, Antoine Veil poursuit des études supérieures : il est licencié en droit et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris[1] (section Service public, promotion 1948).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Antoine Veil « échappe de peu à la déportation »[5]. Avec sa famille, il se réfugie en Suisse, durant la Seconde Guerre mondiale[6].

Antoine Veil entre en 1947 au cabinet de Pierre-Henri Teitgen et, en 1948, au cabinet d'Alain Poher. Après l'ENA (promotion Albert-Thomas), en 1955, il rejoint le corps des inspecteurs des Finances et poursuit sa carrière dans divers cabinets ministériels : il devient notamment directeur de cabinet de Joseph Fontanet, secrétaire d'État à l'Industrie et au Commerce, puis ministre de la Santé publique. De 1964 à 1968, il est délégué général du Comité central des armateurs français, aujourd’hui Armateurs de France. En 1969, il est nommé directeur général adjoint de la Compagnie des chargeurs réunis[7].

De 1971 à 1980, il occupe les fonctions d'administrateur, puis de directeur général de l'UTA (Union de transports aériens), de président-directeur général de la Compagnie aéromaritime d'affrètement et d'administrateur d'Air Inter. Il était membre du comité stratégique du groupe Bolloré[8].

Il est élu conseiller de Paris en 1971, réélu en 1983[9].

Lorsque Simone Veil porte la loi sur l'avortement (1975), il participe en privé à son élaboration et met à la disposition de sa femme son réseau d'élus centristes (il a été trésorier du CDS) pour la faire passer au Parlement[10].

De 1982 à 1985, il est P.D-G. de Manurhin.

En 1983, il crée avec son épouse Simone Veil le club Vauban, un cercle de réflexion qui vise à dépasser les clivages politiques, les réunions ayant lieu dans leur appartement de la place Vauban[11].

En 1989, il fonde son cabinet de conseil, AV Consultants[3].

Il est nommé P.-D.G. d'Orlyval en avril 1992. Face aux difficultés de la société, il négocie un plan de restructuration qui conduit à la reprise de la concession par la RATP quelques mois plus tard.

En 2013, un constat est fait: "Ensemble ils [Antoine et Simone] ont appris à vivre avec la Shoah"[12].

Distinctions et hommages[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Alain Veil est promu grand officier de l'ordre national de la Légion d'honneur le [13]. Il est en outre commandeur de l'ordre national du Mérite, officier de la Santé publique et du Mérite commercial et industriel, chevalier du Mérite agricole et de l'Economie nationale[1].

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (5e division). À ses obsèques, parmi la foule, on note la présence d'Édouard Balladur, Jacques et Bernadette Chirac, Bertrand Delanoë, François Fillon, Pierre Moscovici, Nicolas Sarkozy, Anne Sinclair et Dominique Strauss-Kahn[14].

Le , le président de la République Emmanuel Macron annonce l'entrée au Panthéon de Simone Veil, lors de son hommage national[15]. Quant à Antoine Veil, il sera admis avec elle en sa qualité d’époux[16].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Who's Who in France, édition 2013, p. 2173.
  2. « Antoine Veil est décédé cette nuit », sur Le Figaro, .
  3. a et b « Mort d'Antoine Veil, mari de Simone Veil », sur Le Monde, .
  4. « Antoine Veil, haut fonctionnaire, homme politique, chef d'entreprise et mari de... », sur Le Monde, .
  5. « Qui est Antoine Veil, l'autre nouveau pensionnaire du Panthéon », franceinter, 5 juillet 2017.
  6. Luc Cédelle, « Antoine Veil, haut fonctionnaire, homme politique, chef d'entreprise et mari de... », Le Monde, 13 avril 2013.
  7. « Antoine Veil, haut-fonctionnaire, homme politique, chef d'entreprise et mari de... », Le Monde, 13 avril 2013.
  8. Laurent Mauduit, Petits conseils, éditions Stock, 2007, page 277.
  9. Kahina Sekkai, « Antoine Veil s'est éteint », in parismatch.com, 12 avril 2013.
  10. Bérengère Bonte, Hommes de…, éditions du Moment, 2015, pages 90-92.
  11. « Simone Veil, une vie de combats », Paris Match, semaine du 6 au 12 juillet 2017, pages 34-73.
  12. Antoine Veil: sa vie avec Simone. Gala. 12 avril 2013.
  13. Décret.
  14. « L'émouvant dernier adieu à Antoine Veil », Paris-Match, 15 avril 2013.
  15. Simone Veil reposera avec son époux, Antoine, au Panthéon, Le Point, 5 juillet 2017.
  16. « Simone Veil reposera avec son époux au Panthéon », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)