Collonges (Ain)

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Collonges
Collonges (Ain)
L'église Saint-Théodule.
Blason de Collonges
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Gex
Intercommunalité Pays de Gex Agglo
Maire
Mandat
Lionel Perreal
2020-2026
Code postal 01550
Code commune 01109
Démographie
Gentilé Collongeois, collongeoise
Population
municipale
2 222 hab. (2018 en augmentation de 5,61 % par rapport à 2013)
Densité 137 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 08′ 21″ nord, 5° 54′ 18″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 1 621 m
Superficie 16,25 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Genève - Annemasse (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Thoiry
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web collonges.fr

Collonges est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Collongeois et les Collongeoises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur la rive droite du Rhône, juste en amont de sa percée dans le Jura. Les hameaux de Collonges sont Écorans, Pierre et Villars-la-Cluse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Farges Rose des vents
Confort, Lancrans et Bellegarde-sur-Valserine par delà les crêtes du Jura N Pougny
O    Collonges    E
S
Léaz Chevrier, Vulbens
(Haute-Savoie)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Collonges est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Genève - Annemasse (partie française), dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (52,6 %), terres arables (20,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,7 %), prairies (7,1 %), zones urbanisées (5,2 %), zones humides intérieures (3,4 %), eaux continentales[Note 3] (2 %), zones agricoles hétérogènes (1,6 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve la première mention au village dès 1401 avec Collonges. Durant ce siècle, d'autres mentions existent avec des variantes différentes telles que Collunges en 1441 ou Colonges en 1460. Au XVIIIe siècle, il existait Collonge.

Le paysan libre obtenait le droit de s'établir dans une colonica dont il était le colon. Dès le VIIIe siècle sont apparues des colonicæ.

Durant la Révolution française, la commune prend temporairement le nom de Collonges-Régénéré[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • L'existence du village est mentionnée dès le Xe siècle.
  • La famille de Livron, citée depuis 1146, construit au XIIIe siècle un château fort au-dessus du hameau d'Écorans[10]. En 1234, les seigneurs de Livron, comme la plupart des seigneurs gessiens, deviennent les vassaux des barons de Gex[11].
  • Au XVIIe siècle, le village de Collonges fait partie du fief de Farges, qui s'étendait alors des sommets du Jura jusqu'au Rhône et du Fort l'Écluse jusqu'à la rivière l'Annaz[12]. Collonges est rattaché à la paroisse de Farges, mais possède une chapelle dédiée à saint Théodule.
  • La commune de Collonges est créée en 1793, sous l'an II de la République. Elle incluait alors le village de Pougny[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Collonges est membre de l'intercommunalité Pays de Gex Agglo, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Gex. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[14].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Gex, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[15]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Thoiry pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[15], et de la troisième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[16].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1852 ? Joseph Béatrix   Notaire, propriétaire
Conseiller général du canton de Collonges (1851 → 1855)
Les données manquantes sont à compléter.
1940 1958 Lucien Michaux Rad. Imprimeur
Conseiller général du canton de Collonges (1934 → 1940)
1958 1974 Maurice Jacquinod   Retraité SNCF
1974 ? Henri Malègue DVG  
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Roger Marchand DVD Réélu en 2001
mars 2008 mai 2020 André Duparc DVD Retraité
Réélu en 2014
mai 2020 en cours Lionel Perreal    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2018, la commune comptait 2 222 habitants[Note 4], en augmentation de 5,61 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1461 1451 2221 3511 2561 2761 2781 2931 221
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3231 1711 1661 1151 0861 0911 1041 0751 503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
956891871852836701754657732
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
8799019669261 0001 1061 1191 8212 163
2018 - - - - - - - -
2 222--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Quelques commerces sont implantés dans le village : une supérette Proxi, une boucherie et un bar-PMU, une boulangerie, une distillerie, un libraire et une pharmacie entre autres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestiges du château de Château-Vy ou d'Écorans (XIIIe siècle)
Château des sires de Gex qui en font hommage en 1277 aux sires de Faucigny, construit sur un promontoire à 654 mètres d'altitude, et dont il ne subsiste aujourd'hui que les ruines d'un donjon de 10 mètres de côté, de logis et de courtines[10].
  • Vestiges du château de Livron (XIIe siècle)
Berceau de la famille de Livron, cité depuis 1146.
  • Vestiges du château de Pierre (XIIIe siècle)
Il relève des sires de Gex puis des comtes de Savoie. Ruiné à la fin du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]


Armes de Collonges

Les armes de Collonges se blasonnent ainsi[21] : Parti : au premier de gueules à la bande d'argent côtoyée de deux cotices du même, au second d'azur à la tour d'argent maçonnée de sable accompagnée de trois fleurs de lys d'or.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. « Noms révolutionnaires des communes du département de l'Ain », sur ain-genealogie.fr (consulté le 11 octobre 2018)
  10. a et b Charles Laurent Salch, Joëlle Burnouf et José Federico Finó, L'atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Publitotal, , p. 20.
  11. Alexandre Malgouverné et Alain Mélo, Histoire du Pays de Gex, volume 1, des origines à 1601, Feigères-Peron, Intersections, , 238 p. (ISBN 2-906526-01-0), p. 90-91.
  12. Joseph Brossard, Histoire politique et religieuse du pays de Gex, Bourg-en-Bresse, Milliet-Bottier, , p. 413.
  13. « Notice communale de Collonges », sur base Cassini de l'EHESS (consulté le 16 septembre 2012).
  14. « Pays de Gex Agglo - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  15. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Collonges », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  16. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. Banque de blason, sur labanquedublason2.com (section “communes de France” puis “01” puis “Collonges”)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]