Justin de Viry

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Justin de Viry
Fonctions
Maire
Membre du Sénat conservateur
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Activité
Conjoint
Henrietta Jane de Viry (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
François, Joseph, Marie, Henri La Perrière De Viry (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Le comte Joseph-Marie-François-Justin de Viry, né en 1737 et mort en 1813, baron de la Perrière et de Cohendier, seigneur d’Ogny, fut un diplomate et homme politique, ayant servi le royaume de Piémont-Sardaigne puis la France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naquit le , à Viry (Haute-Savoie). Descendant d'une des plus grandes familles seigneuriales du comté de Genève, puis noblesse de Savoie, il portait le titre de baron de la Perrière et de Cohendier, seigneur d'Ogny (ou Augny), d'Herchamps et de Sauterens.

Ministre plénipotentiaire auprès des États-généraux des Provinces-Unies en 1764, il fut l'envoyé extraordinaire à Londres avant d'intégrer la cour du roi. Il devint ensuite ambassadeur du royaume de Piémont-Sardaigne à Madrid en 1769 puis à Paris en 1773. Il présida durant cette ambassade à la conclusion du mariage du comte d’Artois (futur Charles X) avec Marie-Thérèse de Savoie et à celui du prince de Piémont (futur Charles-Emmanuel IV de Sardaigne avec Clotilde de France, sœur de Louis XVI.

Disgracié pour avoir fait des commentaires désobligeants sur les comtesses de Provence et d'Artois[1], il se retira dans ses terres en 1777.

Il réside au château de Viry et devient maire de la commune de Viry, durant l’épisode révolutionnaire sous le nom de Justin Viry[2].

Rallié à la cause bonapartiste au lendemain de Brumaire, il fut nommé préfet de la Lys (dont le chef-lieu est Bruges, en Belgique) par Bonaparte, en 1800[1].

En 1804, il fut rappelé à Paris où il entra au Sénat conservateur. Il devint chambellan de l’empereur le 23 octobre 1804. À ce titre, il fut chargé d’accompagner le pape Pie VII que Napoléon avait fait venir à Paris afin d’assister à son couronnement.

Il mourut à Paris le . Inhumé au Panthéon (comme tous les sénateurs sous l'Empire), il est le seul Savoyard à y être enterré.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse en première noces,le 12 novembre 1761, à Londres, Jeanne-Henriette Speed, fille d'un ancien colonel de cavalerie britannique, le 12 novembre 1761. En seconde noces, il épouse, le 15 septembre 1783, Josephe-Mariane-Jéronime de Mareste de Rochefort(1755-1839). Sont issus:

-du premier mariage:

  • François-Joseph-Marie-Henri, comte de Viry, (1766-1820). Attaché à Londres à la cour du roi George IV .Il épouse Augusta Montagu de Sandwich (...-1849, qui lui donne 8 enfants, dont Charles de Viry (1809-1888).

-du second mariage:

  • Albert-Eugène-François (1784-1813). Il épouse Ernestine de Saint-Simon-Courtomer. Sans postérité.
  • François-Joseph-Henry-Balthazar (1786-1809).Aide de camp du maréchal Lannes, il est blessé à la bataille d'Essling et meurt à Vienne le 16 juin 1809. Sans alliance ni postérité.
  • Jean-Marie (1792-mort en bas âge).
  • Melchior-François (1796-mort en bas âge).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. ROBERT, E. BOURLOTON & C. COUGNY, Dictionnaire des parlementaires français, depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, Paris, 1889-1891
  • Comte Amédée de Foras,(continué par le comte de Mareschal) Armorial er nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, Allier, Grenoble, 1910, T.5-1910. page 382.
  • Paul VERHAEGEN, Joseph de Viry, in: Biographie nationale de Belgique, Tome XXVI, col. 780-781.
  • Tomasso RICARDI DI NETRO, François-Marie-Justin de Viry, quelques données biographiques, Turin, 2004 (inédit)
  • Andries VAN DEN ABEELE, Joseph François Marie Justin, comte de Viry (1737 - 1813), un parcours européen, dans: Echos Saléviens, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Palluel-Guillard, L'aigle et la croix : Genève et la Savoie, 1798-1815, Éditions Cabedita, , 662 p. (ISBN 978-2-8829-5260-8), p. 625.
  2. Les ci-devant nobles en fonction ne portent plus la particule pendant la Révolution

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]