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Ire législature de la Troisième République française

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Ire législature de la Troisième République française
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Élections législatives françaises de 1876
Image illustrative de l’article Ire législature de la Troisième République française
Assemblée nationale
Image illustrative de l’article Ire législature de la Troisième République française
Composition
  • Extrême-gauche : 20 sièges
  • Union républicaine : 88 sièges
  • Gauche républicaine : 138 sièges
  • Centre-gauche : 114 sièges
  • Sans affiliation claire : 3 sièges
  • Constitutionnels et orléanistes : 43 sièges
  • Bonapartistes : 97 sièges
  • Légitimistes et cléricaux : 30 sièges
Président Jules Grévy (Républicain)
13 mars 1876-25 juin 1877
Élections 1876
Sénat
Président Gaston d'Audiffret-Pasquier (Orléaniste)
13 mars 1876-15 janvier 1879
Élections 1876
Gouvernement
Parti(s)
Gouvernement(s) Dufaure IV
9 mars 1876 - 3 décembre 1876
  Simon
12 décembre 1876 - 16 mai 1877
  de Broglie III
17 mai 1877 - 19 novembre 1877

La Ire législature de la Troisième République française est un cycle parlementaire qui s'ouvre le et se termine le avec la dissolution de la Chambre par le président de la République, Patrice de Mac Mahon.

Composition de l'exécutif

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Président de la République : Patrice de Mac Mahon.

Président de la Chambre des députés : Jules Grévy.

Liste des gouvernements successifs
Gouvernement Dates (Durée) Parti(s) Président du Conseil Composition initiale
1 Jules Dufaure Gouvernement Dufaure IV du au (269 jours) Extrême gauche, Union républicaine, Gauche républicaine, Centre gauche Jules Dufaure
(Libéral)
9 ministres
1 secrétaire d'État
2 Jules Simon Gouvernement Simon du au (155 jours) Jules Simon
(Républicain)
9 ministres
1 secrétaire d'État
3 Albert de Broglie Gouvernement de Broglie III du au (186 jours) Orléanistes, légitimistes, bonapartistes Albert de Broglie
(Orléaniste)
9 ministres
1 secrétaire d'État

Composition de la Chambre des députés

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Composition en début de législature

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Répartition des députés par groupes au [1]
Groupe parlementaire Députés
Total
GR Gauche républicaine 136
CG Centre gauche 97
UR Union républicaine 87
AAP Appel au peuple 82
CD Centre droit 42
DR Droite 31
NI Non-inscrits et incertains 48
Total des sièges pourvus 523

Composition détaillée

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Bloc Groupes Tendances
Républicains
350
Union républicaine
Radicaux intransigeants 11
Républicains gambettistes et radicaux 76
Gauche républicaine Républicains modérés 136
Centre gauche Conservateurs libéraux 97
Non-inscrits républicains
Radicaux intransigeants 16
Républicains modérés 14
Monarchistes
173
Centre droit Royalistes orléanistes 42
Droite Royalistes légitimistes 31
Appel au peuple Bonapartistes 82
Non-inscrits monarchistes
Bonapartistes indépendants 15
Royalistes 3
Total : 523

Composition en fin de législature

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Répartition des députés par groupes au
Groupe parlementaire Députés
Total
GR Gauche républicaine 143
CG Centre gauche 97
AAP Appel au peuple 84
UR Union républicaine 77
CD Centre droit 40
EXG Extrême gauche 33
DR Droite 28
NI Non-inscrits et incertains 29
sièges vacants 3
Total des sièges pourvus 533

Composition détaillée

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Bloc Groupes Tendances
Républicains
364
Extrême gauche Radicaux intransigeants 33
Union républicaine Républicains gambettistes et radicaux 77
Gauche républicaine Républicains modérés 143
Centre gauche Conservateurs libéraux 97
Non-inscrits républicains Républicains modérés 14
Monarchistes
166
Centre droit Royalistes orléanistes 40
Droite Royalistes légitimistes 28
Appel au peuple Bonapartistes 84
Non-inscrits monarchistes Bonapartistes indépendants 14
Sièges vacants 3
Total 533

Historique de la législature

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Le Parlement se réunit de trois façons différentes : en session ordinaire, en session extraordinaire, en session de plein droit. Les sessions ordinaires, conformément à l'article 1re de la Loi constitutionnelle du 16 juillet 1875 sur les rapports des pouvoirs publics, s'ouvrent « chaque année le second mardi de janvier ». Une session dure au moins cinq mois. Le Président de la République prononce la clôture de la session. Il a le droit de convoquer extraordinairement les chambres. Il devra les convoquer si la demande en est faite, dans l'intervalle des sessions, par la majorité absolue des membres composant chaque chambre.

Session ordinaire 1876

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En raison des élections, la session ordinaire commence le .

Voici un résumé des actions législatives de la Chambre des Députés.

Dès le 24 mars, est voté la levée de l'état de siège dans la Seine, en Seine-et-Oise, dans les Bouches-du-Rhône et le Rhône. Le 7 juin est modifié la loi du 12 juillet 1875 sur la liberté de l'enseignement supérieur. Il est voté une loi sur les pensions des fonctionnaires de l'enseignement primaire le 10 juillet tandis que le 10 août est voté une loi sur les retraites. Une loi sur l'exposition universelle de 1878 est voté le 14 juillet 1876. La loi du 29 juillet 1876 portant création de l'institut agronomique. Une loi portant sur la présidence des Conseils de prud'hommes est voté le 2 août. Le budget est voté le 16 décembre 1876[2].

Session ordinaire 1877

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Le 16 janvier, il est voté une extension de la loi sur les réunions publiques aux élections départementales. Il est voté le 22 janvier la procédure des élections consulaires. Il est voté le 26 février le rétablissement de la députation pour la Guyane et le Sénégal. Il est voté le 19 mars une loi sur l'État-major général de l'armée navale[2].

Crise du 16 mai

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Le 16 mai 1877, le président de la République Patrice de Mac Mahon contraint à la démission le président du conseil, le républicain Jules Simon. Le successeur de ce dernier, l'orléaniste Albert de Broglie ne disposant pas d'une majorité à la Chambre des députés, son gouvernement essuie un vote de défiance par 363 voix contre 143. La chambre est dissoute le par le président Patrice de Mac Mahon.

Organisation de la Chambre des députés

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L'élection du bureau de la Chambre des députés se fait à chaque session ordinaire.

Élections pour la présidence de la Chambre des députés

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Pour être élu président de l'Assemblée nationale, le candidat doit réunir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier ou au second tour ou bien la majorité relative au troisième tour du scrutin.

Le scrutin pour la première session a lieu le . Seul Jules Grévy, républicain modéré, est porté candidat. Les conservateurs votent blancs et nuls.

Élection du président de la Chambre des députés à la première session[3]
Candidat Circonscription Groupe 1er tour
Voix %
Jules Grévy Doubs, Besançon, 1er Gauche républicaine 462 100
Votants 468 100
Exprimés 462 98,72
Blancs/nuls 6 1,28

Le scrutin pour la deuxième session a lieu le . Seul Jules Grévy, républicain modéré, est porté candidat. Les conservateurs ne votent pas.

Élection du président de la Chambre des députés à la première session[4]
Candidat Circonscription Groupe 1er tour
Voix %
Jules Grévy Doubs, Besançon, 1er Gauche républicaine 326 98,79
Autres 4 1,21
Votants 340 100
Exprimés 330 97,06
Blancs/nuls 10 2,94

Bureaux de la Chambre des députés

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Session de 1876

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Composition du Bureau le 15 mars 1876[5],[6],[7]
Fonction Titulaire Circonscription Groupe
Président Jules Grévy Doubs, Besançon, 1er Gauche républicaine
Vice-présidents Henri Louis Marie de Durfort-Civrac Maine-et-Loire, Cholet 2e Union des droites, légitimiste
Paul Louis Gabriel Bethmont Charente inférieur, Rochefort Centre gauche
Charles Rameau Seine-et-Oise, Versailles, 3e Gauche républicaine
Charles Lepère Yonne , Auxerre 1re Union républicaine
Questeurs Gustave Gailly Ardennes, Mézières Centre gauche
Aristide Denfert-Rochereau Seine, 6e arrondissement de Paris, Luxembourg Union républicaine
Léopold Faye Lot-et-Garonne, Marmande Gauche républicaine
Secrétaires Étienne Lamy Jura, Saint-Claude Gauche républicaine
Léon Chiris Alpes-Maritimes, Grasse Centre gauche
Sadi Carnot Côte-d'Or, Beaune 2e Gauche républicaine
Charles Savary Manche, Coutances 1re Centre gauche
Maurice Rouvier Bouches-du-Rhône, Marseille 3e Union républicaine
Alain-Charles-Louis de Rohan-Chabot Morbihan, Ploërmel Légitimiste
Georges Clemenceau Seine, 18e arrondissement de Paris, Buttes-Montmartre Union républicaine
François d'Harcourt Calvados, Falaise Centre constitutionnel

Session de 1877

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François d'Harcourt est élu le 9 janvier mais ne souhaitant pas être réélu, il démissionne le jour même.

Composition du Bureau le 11 janvier 1877[4],[8]
Fonction Titulaire Circonscription Groupe
Président Jules Grévy Doubs, Besançon, 1er Gauche républicaine
Vice-présidents Charles Lepère Yonne , Auxerre 1re Union républicaine
Charles Rameau Seine-et-Oise, Versailles, 3e Gauche républicaine
Paul Louis Gabriel Bethmont Charente inférieur, Rochefort Centre gauche
Henri Louis Marie de Durfort-Civrac Maine-et-Loire, Cholet 2e Union des droites, légitimiste
Questeurs Aristide Denfert-Rochereau Seine, 6e arrondissement de Paris, Luxembourg Union républicaine
Gustave Gailly Ardennes, Mézières Centre gauche
Camille Margaine Marne, Sainte-Menehould Gauche républicaine
Secrétaires Léon Chiris Alpes-Maritimes, Grasse Centre gauche
Sadi Carnot Côte-d'Or, Beaune 2e Gauche républicaine
Étienne Lamy Jura, Saint-Claude Gauche républicaine
Georges Clemenceau Seine, 18e arrondissement de Paris, Buttes-Montmartre Union républicaine
Charles Savary Manche, Coutances 1re Centre gauche
Maurice Rouvier Bouches-du-Rhône, Marseille 3e Union républicaine
Alain-Charles-Louis de Rohan-Chabot Morbihan, Ploërmel Légitimiste
Olivier Le Gonidec de Traissan Ille-et-Vilaine, Vitré Légitimiste

Notes et références

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  1. « Élections législatives de 1877 par Laurent de Boissieu sur son site internet www.france-politique.fr »
  2. a et b Chambre des Députés, Résumé général des travaux législatifs de la Chambre des députés depuis la mise en vigueur des lois constitutionelles de 1875 jusqu'à la réunions de la dixième législature (du 8 mars 1876 au 31 mai 1910) : Recueil contenant, avec la nomenclature des principaux projets adoptés par la Chambre des députés les élections successives et les portraits des membres de la 10. législature, Paris, Impr. de la Chambre des députés, Martinet, , 1330 p. (lire en ligne)
  3. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
  4. a et b « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
  5. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
  6. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )
  8. « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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