École supérieure de guerre

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École supérieure de guerre
Informations
Fondation
Dissolution 1993
Localisation
Ville Paris
Pays France
Campus École militaire

L'École supérieure de guerre, en abrégé ESG, a été de 1876 à 1993 le plus haut établissement français d'enseignement militaire destiné à former des officiers d'état-major et des officiers généraux.

Elle était installée au sein de l'École militaire.

Elle a été remplacée en 1993 par le CID, le Collège interarmées de Défense, auquel a succédé en 2011, l'École de guerre.

Création[modifier | modifier le code]

Tirant les leçons de la défaite dans la guerre de 1870, le général Ernest Courtot de Cissey, ministre de la guerre, décide le de créer des cours destinés à préparer en deux ans aux fonctions d’état-major et de commandement les officiers dont le maréchal de Canrobert membre du Conseil supérieur de la guerre a dit qu’ils devraient désormais "connaître à fond l’emploi particulier et combiné des diverses armes."

Le général Castelnau rédige le projet de création de "cours militaires spéciaux" et fixe en particulier les conditions du concours d'entrée. Le , les 72 stagiaires de la première promotion s'installent provisoirement aux Invalides sous les ordres du général Gandil.

Le général Lewal, sorti major de l'École d'État-major en 1848, remplace le général Gandil en 1877 et tente de mettre sur pied un enseignement théorique, pratique et pluridisciplinaire.

La loi du 20 mars 1880 entérine l’existence d’une École supérieure de guerre. En juillet elle s'installe à l'École militaire[1].

Maillard et Bonnal[modifier | modifier le code]

Le chef de bataillon Maillard prend la direction du cours de tactique appliquée d’infanterie en 1884. Travaillant principalement sur la bataille de Saint-Privat (Gravelotte), il met en évidence le facteur moral et en déduit des principes d'action (surprise par la concentration des moyens, action massive de l'artillerie, mise en œuvre de la cavalerie pour le choc et la poursuite) et une doctrine tactique (usure lente et progressive de l'ennemi avec économie des forces pour les concentrer au point de rupture). Son cours devient le cours principal de l'école.

Le chef de bataillon Bonnal prend la direction du cours d'histoire militaire, de stratégie et de tactique générale en 1892. Basant son cours sur l'étude de la bataille de Frœschwiller (Reichshoffen) et des campagnes napoléoniennes, il retient trois principes : liberté d'action, faculté d'imposer à l'ennemi sa volonté, économie des forces. Il croit déceler chez Napoléon un système, celui de l'avant-garde qu'il considère toujours valable.

Ensemble, ils conçoivent les premiers exercices sur cartes semblables au Kriegspiel allemand.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Il existe un site non officiel de l'École supérieure de guerre qui retrace l'histoire de l'école et fournit les biographies de ses 12 000 stagiaires dont 3 000 étrangers.