Crise anglophone au Cameroun

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Crise anglophone au Cameroun
Guerre d'Ambazonie
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de la République fédérale d'Ambazonie.
Informations générales
Date - en cours
(4 ans, 2 mois et 27 jours)
Lieu Région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (Cameroun méridional), Cameroun
Casus belli Déclaration d'indépendance des régions anglophones du Cameroun sous le nom de l'Ambazonie
Issue En cours
Belligérants
Drapeau du Cameroun CamerounAmbazonie
Commandants
Drapeau du Cameroun Paul Biya
Drapeau du Cameroun Philémon Yang
Drapeau du Cameroun Joseph Dion Ngute
Drapeau du Cameroun René Claude Meka
Drapeau du Cameroun Valère Nka
Sisiku Julius Ayuk Tabe
Samuel Ikome Sako
Lucas Ayaba Cho
Ebenezer Akwanga
Forces en présence
Forces armées camerounaisesAmbazonia Defense Forces (ADF)
Ambaland Forces
Southern Cameroons Defense Forces (SOCADEF)
Tigers of Ambazonia
Manyu Ghost Warriors

La crise anglophone au Cameroun (anglais : Anglophone Crisis) est le nom officiel donné à la guerre civile en cours au Cameroun méridional, également connue sous le nom de guerre d'Ambazonie. Ce conflit est lié à la situation socio-politique spécifique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) du Cameroun depuis la fin de 2016. Cette crise, initialement basée sur des revendications corporatistes des avocats et enseignants, bascule progressivement vers des revendications sécessionnistes fortes en raison des réponses jugées insuffisantes du gouvernement camerounais, du refus d'ouvrir un débat sur le retour au fédéralisme et de nombreuses violations des droits humains par les forces de sécurité camerounaises.

Le , des indépendantistes anglophones des régions du NOSO déclarent symboliquement l'indépendance de l'ancien Cameroun britannique (Southern Cameroons) sous le nom de Federal Republic of Ambazonia (République fédérale d'Ambazonie). La réaction répressive du gouvernement camerounais radicalise le mouvement indépendantiste et transforme les revendications en un conflit armé.

Anglophonie au Cameroun[modifier | modifier le code]

L'anglais et le français sont les deux langues officielles du Cameroun. Environ 20 % de la population est anglophone[1]. Sur dix régions, deux sont anglophones :

Ces deux régions côtoient le Nigeria à l'ouest. Ces régions correspondent au territoire du Cameroun britannique (British Southern Cameroon), devenues les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun à l'indépendance.

Marginalisation et revendications[modifier | modifier le code]

Les facteurs justifiant les récriminations des anglophones se situent dans le processus de décolonisation du Cameroun britannique et la gestion de la réunification des deux Cameroun ; on peut associer à cela la mauvaise gouvernance et une centralisation excessive du pouvoir politique. Par exemple, sont détaillés par les évêques les points suivants[2] (présents au Cameroun francophone et anglophone) :

« La sous-représentation des anglophones dans les jurys des concours d’entrée aux grandes écoles, dans les ministères, dans le gouvernement ; L’anglais (pourtant langue officielle au même titre que le français) n’est pas toujours employé dans les examens d’État, des documents publics, ou par les fonctionnaires qui se rendent dans les régions anglophones ; Une majorité de magistrats, personnel enseignant ou sanitaire, francophones dans ces régions ; La négligence des infrastructures de l’Ouest anglophone ; L’incompréhension du sous-système éducatif anglophone et du système juridique par les fonctionnaires francophones ; La marginalisation des anglophones dans l’admission à certaines grandes écoles »

En 2016, deux corps de métiers font grève afin d'obtenir un respect de l'anglais comme langue officielle à égalité du français[3] :

  • des avocats demandent la traduction en anglais du Code de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires ;
  • des enseignants demandent l'arrêt des nominations de francophones dans les régions anglophones.

Coupure d'Internet[modifier | modifier le code]

La coupure d’internet la plus longue sur le continent africain – 93 jours[4] – s'est produite dans les deux régions anglophones du Cameroun – le Nord-Ouest et le Sud-Ouest – du 19 janvier 2017 au 20 avril 2017.

C'est une conséquence du conflit entre le pouvoir central et sa minorité linguistique. Les start-up camerounaises installées dans la « Silicon Mountain » s’inquiètent de ses conséquences[5].

L'internet est rétabli dans les régions anglophones le 20 avril vers 17h GMT[6].

Attentats et répression au Cameroun[modifier | modifier le code]

En , quatre attentats au cocktail Molotov ou à la bombe, qui ne font aucune victime, sont attribués aux militants anglophones[7].

Le , des séparatistes proclamés annoncent une indépendance symbolique des deux régions anglophones, et provoquent des manifestations. La dispersion violente de ces rassemblements cause au moins dix-sept morts parmi les manifestants[8].

Le lundi 9 juillet 2018, des échanges de tirs[9] ont été entendus à Buéa, la grande ville anglophone désignée capitale de l'état non-reconnu d'Ambazonie.

Victimes[modifier | modifier le code]

En vingt mois, à partir de fin 2016, le conflit aurait fait 1 850 morts et forcé plus de 530 000 personnes à fuir leur domicile, d’après les Nations unies[10].

2017

  • Journée du 7 novembre 2017, des personnes, présumées auteures de l’assassinat du soldat Yaya Emmanuel[Quand ?], sont appréhendées et mises aux arrêts.
  • Nuit du 9 au 10 novembre 2017, attaque de la garde d’un pont reliant le Cameroun au Nigéria à Akwem, non loin de la ville de Mamfe.
  • Jeudi 1er décembre 2017, Paul Biya traite les sécessionnistes de terroristes à la suite de la mort de six soldats de l'armée régulière[11]
  • Journée du 5 décembre 2017, les Forces de Défense du 22e Bataillon d’Infanterie Motorisée de Nsanakang à Mamfe repoussent une attaque.
  • Nuit du 5 au 6 décembre 2017, 3 personnes attaquent des gendarmes au poste de pesage de Bombé-Bakundu près de la ville de Kumba.
  • Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2017, attaque menée par près de 200 assaillants contre la caserne de la Gendarmerie de Mamfe. Morts et blessés dans les deux camps.
  • Dans un rapport, Human Rights Watch dénonce 26 cas de torture et de détention en secret[12].

2019

  • En mai 2019, 23 morts ont été enregistrés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Parmi les victimes, plusieurs éléments des forces de sécurité, un enseignant et un nouveau-né[13].
  • Le 24 septembre 2019, au moins 10 militaires du Bataillon d'intervention rapide (BIR) ont attaqué le palais de la chefferie de Bafut pendant une cérémonie, à la recherche peut⁻être de séparatistes anglophones, et se sont livrés au pillage du musée de la chefferie[14]. La chefferie, qui est à l’épicentre de la crise qui règne dans les régions anglophones du pays (en septembre 2018, des militaires du BIR avaient déjà détruit des parties du toit de la chefferie), est inscrite depuis 2006 sur la liste indicative de sites du patrimoine mondial[14].
  • le 1er décembre 2019, un avion de la Camair-Co essuie des tirs lors de la phase finale de l’atterrissage[15].
Transport d'enfants déplacés du Nord-Ouest à Bamendjing.

2020

  • Le 7 février 2020, c'est depuis sa cellule à la prison centrale de Yaoundé que Sisiku Julius Ayuk Tabe, président du gouvernement intérimaire d’Ambazonia, a déclaré qu’ils sont plus que jamais engagés dans une indépendance totale ou une résistance à jamais.[16].
  • Le massacre de Ngarbuh a lieu le vendredi 14 février 2020. 23 civils, dont 14 enfants et plusieurs femmes, sont tués aux environs de 14h00 à Ntumbo, un village d'une province peuplée par la minorité anglophone dans le nord-ouest du Cameroun. L'opposition et des ONG locales ont accusé le gouvernement et les militaires, qui combattent depuis 2016 contre des groupes armés sécessionnistes anglophones, d'être responsables de cette tuerie.
  • Les violences se poursuivent après les élections. Ainsi, le 16 février 2020, 22 civils dont 14 enfants et 1 femme enceinte sont massacrés à Ntumbo, un village du Nord-Ouest[14]. l'opposition camerounaise (surtout le Mouvement pour la renaissance du Cameroun) et les ONG locales accusent l'Armée et le gouvernement francophone d'avoir perpétré le massacre, dans un contexte de répression de la tentative de sécession des deux régions[14].
  • Le 21 avril 2020, le régime camerounais admet sa responsabilité, expliquant que l'Armée et un groupe d'autodéfense allié avaient attaqué des indépendantistes, tuant 5 d'entre-eux, puis s'étaient rendus compte que leur assaut avait également tué accidentellement les femmes et les enfants, et avaient alors décidé de déclencher l'incendie pour tenter de masquer leurs faits[17] refuse de comparaître à un procès[18].
  • Le 2 juillet 2020, Déjà très impliquée lors de la tenue des assises du Grand dialogue national, l'Église catholique a de nouveau joué les facilitateurs lors de la récente prise de contact entre les séparatistes anglophones emprisonnés à Yaoundé et des émissaires du gouvernement. C'est d'ailleurs au centre épiscopal de Mvolyé, dans la capitale camerounaise, que cette rencontre s'est tenue. Pour l'occasion, Julius Ayuk Tabé, le président autoproclamé de l'Ambazonie et quelques-uns de ses partisans avaient été spécialement extraits de leurs cellules pour entamer des discussions avec les autorités du gouvernement. Entre eux, un témoin privilégié : Monseigneur Andrew Nkea Fuanya, archevêque de Bamenda. Cette nouvelle implication de l'Église catholique pour tenter de rapprocher les parties en conflit de la crise dans les régions anglophones a été plutôt bien perçue par nombre d'observateurs, alors que jusqu'ici une sorte de crise de confiance semble installée de part et d'autre entre protagonistes. D'autant que dix mois après la tenue du Grand dialogue national, les résolutions qui en avaient été issues tardent à être mises en application. Notamment le statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest[19]. Le 20 août 2020, Le procès en appel du leader séparatiste anglophone Sisiku Ayuk Tabe et de ses neuf co-accusés a été une nouvelle fois reporté. Une partie des magistrats affectés à ce dossier ayant été récemment mutés, la cause a été renvoyée au 17 septembre 2020[20].
  • Le 17 septembre 2020, Une Cour d’appel camerounaise a confirmé, la condamnation à la prison à vie prononcée en 2018 contre Sisiku Ayuk Tabe. Sisiku Ayuk Tabe avait été jugé coupable « sécession » et « terrorisme », en lien avec le conflit dans les régions anglophones du Cameroun. Il s’était autoproclamé président de l’Ambazonie, nom donné par les indépendantistes anglophones à l’ancien Cameroun du Sud, non reconnu internationalement. Lors de l’audience la Cour d’appel a estimé que le tribunal militaire qui avait condamné Sisiku Ayuk Tabe et ses coaccusés le 20 août 2019 a bien dit le droit. Elle a donc confirmé la prison à vie pour les accusés, assortie d’une amende de 250 milliards de francs CFA.[21].
  • Le samedi 24 octobre 2020, des assaillants en civil et sur motocycles, armés de machettes et fusils, massacrent des élèves de 12 à 14 ans lors d'une fusillade à la Mother Franscisca School de Kumba.

2021[modifier | modifier le code]

  • Le 23 août 2021, Diomède Nzobambona, un humanitaire canadien travaillant pour l'ICRC décède des suites de blessures lors d'une attaque à Bamenda[22].
  • Le 24 novembre 2021, le lycée bilingue d'Ekondo Titi dans le sud ouest et l'objet d'une attaque armées meutrière. Le bilan est des 3 élèves et une enseignante tués et des bléssés[23],[24],[25].

Le rôle de la communication dans la crise[modifier | modifier le code]

Les stratégies communicationnelles des acteurs[modifier | modifier le code]

La communication au Cameroun est de par sa nature très centralisée[26], car ce sont les mêmes médias traditionnels qui monopolisent la diffusion de l’information[27], il n’est donc pas rare que l’information soit assez semblable entre les différentes maisons de presses. On constate un haut niveau d’homologie politique du journalisme, c’est-à-dire que les journaux montrent leur implication politique de manière explicite. Une sorte de censure est même appliquée dans certains cas (lourde critique du gouvernement, appel à la rébellion, etc.). Le cas le plus évident est l’interdiction de la diffusion de la seule chaîne retransmise depuis l’étranger dédiée au Cameroun anglophone, SCBC, qui est considérée comme un outil de propagande séparatiste. L’État ayant un rôle très important dans l'organisation médiatique du pays, cette crise est devenue un des principaux sujets de discussion dans les médias camerounais et il est courant pour les citoyens camerounais de prendre position sur cette crise.

Face à cette crise sociale qui est devenue humanitaire, la stratégie du gouvernement consiste essentiellement par trois techniques : réfuter toute forme de persécution et de mise à l’écart de la communauté anglophone. Selon lui, les anglophones ont toujours été traités de la même façon que le reste des citoyens camerounais. Sur le plateau de télévision de la chaîne France 24, le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, affirme que la communication avec ces groupes avait même d’ailleurs été établie en 2016, avant que le conflit ne prenne l’ampleur d’une guerre civile. Il nie aussi toute forme mise à l’écart de l’Ouest du pays. De plus, les allégations des dirigeants de la révolution anglophone seraient mensongères en tout point. Selon le groupe de Paul Biya, les accusations d’exactions (incendies, tortures, meurtres…) commis par les forces de sécurité camerounaises sont fausses ou alors exagérées pour pouvoir discréditer le mouvement séparatiste. La deuxième technique est de diaboliser au maximum les séparatistes. Ceux-ci seraient selon le gouvernement une minorité d’individus assoiffés de pouvoir qui influencent une population peu instruite ou mal informée pour arriver à leurs fins comme le dit le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary dans une interview réalisée par France 24[réf. nécessaire][28][source insuffisante]. Finalement la dernière composante de leur stratégie de communication est de rassurer les médias étrangers et la population camerounaise francophone en déclarant que tout est sous contrôle[29], et en minimisant les dégâts annoncés par les Nations-Unies. En effet l’ONU a déclaré que 470 000 personnes ont été déplacées. Le ministre de l’organisation territoriale Paul Atanga Nji a démenti cette information sur le plateau télévisé de France 24 réfutant de manière très agressive les statistiques et les chiffres assez élevés, jusqu'à accuser l’Organisation des Nation unies d’être conspirationniste. En effet selon le gouvernement camerounais, ils y aurait 152 000 déplacés dont 90 000 d'entre eux sont rentrés chez eux, et que la situation chaotique qui régnait est en train de s’apaiser[30].

Issa tchiroma Bakary et Paul Atanga Nji sont les principaux acteurs de cette communication intra nationale et internationale. Leurs discours se sont toujours basés sur une relation attaque-défense lors des interviews, C’est-à-dire qu’ils se défendent des accusations et contre-attaque en critiquant les séparatistes anglophones. Ils répondent au journaliste en défendant leur “camp” sans chercher à répondre aux réelles questions des journalistes et parfois en les évitant. La communication du côté des anglophones est très peu sophistiquée dû aux manques de moyens et à l’arrestation systématique de leurs porte-parole et à celle de leur leader Sisiku Ayu Tabe condamné à la prison à vie le 20 août 2019[31]. Elle repose essentiellement sur le bouche à oreille, de postes et de dénonciations sur les réseaux sociaux et d’une chaîne de propagande interdite appelée SCBC[32].

Visions internationales et le rôle des réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

Les médias internationaux et en particulier les médias français (Le Monde, France 24...) mettent davantage l’accent sur la crise humanitaire, les violences et les dégâts causés par celle-ci et essaient d’expliquer pourquoi il y’a une crise sans vraiment chercher de responsable[33]. La prise de position est délicate pour les pays étrangers (hors de l’Afrique subsaharienne) à cause du manque d’information sur les réelles circonstances du conflit, de plus prendre parti pour les anglophones serait remettre en question le gouvernement camerounais. Cela n’est pas le cas des médias africains tel que BBC Afrique qui ont tendance à remettre en cause les actions de La République Camerounaise en montrant beaucoup d’images et témoignages de victimes anglophones mais pas du gouvernement au pouvoirs[34].

Le rôle des réseaux sociaux est considérable, en effet au début de la crise les réseaux sociaux ont permis à la population anglophone d’organiser leur rébellion et de rassembler les foules qui partagent leurs opinions. Selon les résultats d’un sondage au sein du Cameroun, 90% des camerounais anglophones pensent que l’utilisation des réseaux sociaux a donné une portée plus importante que prévus à leurs revendications[35]. Elle a d’ailleurs provoqué l’intervention des organisations étrangère et a attiré l’attention de la population internationale[36].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

  • Le 6 février 2019, Les États-Unis, tout en se félicitant de la coopération contre le terrorisme, coupent l'assistance militaire au Cameroun en mettant fin à un programme d'armement et de formation militaire de 17 millions d’euros environ, invoquant de graves violations des droits humains. D'autres programmes se poursuivent mais pourraient éventuellement être rompus "si la situation l'exige". Les États-Unis demandent au gouvernement camerounais " de faire preuve de plus de transparence dans les enquêtes sur les allégations crédibles de violations flagrantes des droits de l’homme par les forces de sécurité "[37]. Au même moment, une quinzaine d’ONG invitent l'ONU à enquêter sur de graves violations des droits de l'homme dans les régions anglophones du pays[37].
  • Le 19 avril 2019, le Parlement européen a adopté jeudi une résolution très critique vis-à-vis des autorités camerounaises[38].
  • Le 7 mai 2019, le Congrès américain adopte la résolution 358, appelant les parties du conflit au Cameroun à dialoguer sans conditions préalables.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La crise au Cameroun anglophone : un mal profond aux racines lointaines », sur terangaweb.com, (consulté le ).
  2. « Cameroun : le « problème anglophone » vu par les évêques », sur catholique.fr, (consulté le ).
  3. « Cameroun anglophone : aux origines de la crise », sur france24.com, (consulté le ).
  4. William Tchango, « Cameroun - Coupure d’internet: Le bilan sera très lourd », cameroon-info.net, 20 avril 2017 [1]
  5. « Cameroun : 1,3 million de dollars perdus depuis la coupure d’Internet en zone anglophone », JeuneAfrique.co,‎ (lire en ligne, consulté le ) ; « Crise anglophone au Cameroun : la coupure d’internet pèse sur la « Silicon Mountain » - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Cameroun : retour de l'internet dans les régions anglophones », BBC Afrique, consulté le 21 avril 2017 [2]
  7. « Cameroun – Actes terroristes: Les régions du Nord-Ouest et du Littoral cibles de 4 attentats en deux semaines », sur actucameroun.com, (consulté le ).
  8. « Le Cameroun anglophone, en ébullition, compte ses morts », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  9. « Cameroon-Info.Net:: Echanges de tirs à Buea, grande ville du Cameroun anglophone », sur www.cameroon-info.net (consulté le )
  10. « Crise anglophone au Cameroun : Human Rights Watch dénonce des cas de torture », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  11. « Crise anglophone au Cameroun : Paul Biya dénonce une « bande de terroristes » », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  12. Human Rights Watch | 350 Fifth Avenue et 34th Floor | New York, « Cameroun : Recours régulier à la torture et à la détention au secret », sur Human Rights Watch, (consulté le )
  13. « Cameroun : le gouvernement tente de rassurer sur la situation en zone anglophone », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  14. a b c et d Ilaria Allegrozzir, « Un site du Patrimoine mondial attaqué au Cameroun », sur hrw.org, (consulté le )
  15. Pascal Ango'o, « Bamenda: Un avion de la Camair-Co essuie des tirs et parvient à atterrir », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  16. « Sisiku Ayuk Tabe, leader de l’Ambazonia emprisonné : « nous restons engagés pour l’indépendance totale ou la résistance pour toujours » », sur Actu Cameroun, (consulté le )
  17. « Le Cameroun admet l'implication de militaires dans le meurtre de 13 civils », sur France 24, (consulté le )
  18. « Crise anglophone au Cameroun : pourquoi les leaders séparatistes boycottent leur procès », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  19. « Cameroun: l'Église s'active pour un dialogue entre le gouvernement et les séparatistes », sur rfi.fr, (consulté le )
  20. « Cameroun: le procès du leader séparatiste Sisiku Ayuk Tabe encore reporté », sur rfi, (consulté le )
  21. « Cameroun : Prison à vie confirmée pour le leader séparatiste de l’Ambazonie », sur Sahel Intelligence, (consulté le )
  22. (en) « ICRC employee killed in Cameroon », sur International Committee of the Red Cross, (consulté le ).
  23. « Cameroun : un enseignant et trois élèves tués dans l’attaque d’une école à Ekondo Titi », sur Journal du Cameroun, (consulté le )
  24. « Archives des Attaque meurtrière au lycée bilingue d’Ekondo Titi », sur Cameroun ACTU Online (consulté le )
  25. « Cameroun : 4 morts et des blessés dans des attaques d’écoles », sur La Nouvelle Tribune, (consulté le )
  26. Lyombe Eko, « Communication Law and Policy: Africa », dans The International Encyclopedia of Communication, John Wiley & Sons, Ltd, (ISBN 978-1-4051-8640-7, lire en ligne)
  27. Simon Ngono, La communication de l'État en Afrique. Discours, ressorts et positionnements, Paris, L'Harmattan, , 368 p. (ISBN 978-2-343-18936-9)
  28. France 24, « Cameroun anglophone : le ministre de la communication de réagit sur France 24 », sur YouTube.com, (consulté en )
  29. Investir au Cameroun Télécom, Banque, Energie, Com, Média, Droit, Assurances, Gestion publique, Tourisme Economie, « Forum de Paris sur la paix : Paul Biya explique la crise anglophone en cours au Cameroun », sur Investir au Cameroun (consulté le )
  30. France 24, « Cameroun : Quelle issue au conflit anglophone », sur YouTube.com, (consulté en )
  31. France 24, « Qui est Julius Ayuk Tabe, leader séparatiste camerounais condamné à la perpétuité ?." », sur YouTube.com, (consulté en )
  32. France 24, « Cameroun : l'Ambazonie, la République fantasmée des séparatistes anglophones », sur YouTube.com, (consulté en )
  33. Le Monde Afrique, « Crise anglophone : pourquoi le Cameroun s’enflamme ? », sur YouTube.com, (consulté en )
  34. BBC Afrique, « Cameroun : visage caché de la crise anglophone », sur YouTube.com, (consulté le )
  35. Kingsley Lyonga Ngange et Moki Stephen Mokondo, « Understanding Social Media’s Role in Propagating Falsehood in Conflict Situations: Case of the Cameroon Anglophone Crisis », Studies in Media and Communication, vol. 7, no 2,‎ , p. 55 (ISSN 2325-808X et 2325-8071, DOI 10.11114/smc.v7i2.4525, lire en ligne, consulté le )
  36. Le Monde Afrique, « Crise anglophone : pourquoi le Cameroun s’enflamme ? », sur YouTube.com, (consulté en )
  37. a et b RFI (2019) Droits de l'homme au Cameroun: les États-Unis suppriment de l'aide militaire, communiqué du 09-02-2019, modifié le 09-02-2019
  38. « Arrestations d’opposants et crise anglophone au Cameroun : le parlement européen hausse le ton », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  39. « Cameroun : le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira le 13 mai sur la crise anglophone », sur JeuneAfrique.com, (consulté le )
  40. « CAMEROUN:"LA SITUATION EST ENTRAIN (sic) DE DÉGÉNÉRER DEPUIS..."(JMTV+) » (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bouopda Pierre Kamé, La crise anglophone au Cameroun, L'Harmattan, Paris, 2018, 184 p. (ISBN 978-2-343-14078-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]