Crise anglophone au Cameroun

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Crise anglophone au Cameroun
Description de cette image, également commentée ci-après
  • Territoire camerounais incontesté
  • Partie du Cameroun revendiquée par l'Ambazonie
  • Informations générales
    Date - en cours
    (5 ans, 2 mois et 23 jours)
    Lieu Région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (ancien Cameroun méridional), Cameroun (avec des débordements occasionnels dans la région du Littoral et de l'Ouest[1])
    Casus belli Insurrection de groupes séparatistes du Cameroun anglophone contre l'État camerounais.[2]
    Issue En cours
    Belligérants
    Drapeau du Cameroun CamerounFlag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg Ambazonie
    Commandants
    Drapeau du Cameroun Paul Biya
    Drapeau du Cameroun Philémon Yang
    Drapeau du Cameroun Joseph Dion Ngute
    Drapeau du Cameroun René Claude Meka
    Drapeau du Cameroun Valère Nka
    Flag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg Sisiku Julius Ayuk Tabe
    Flag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg Samuel Ikome Sako
    Flag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg Lucas Ayaba Cho
    Flag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg Ebenezer Akwanga
    Forces en présence
    Drapeau du Cameroun Forces armées camerounaises :
    12 500 hommes

    Drapeau du Cameroun Milices de chefs locaux :
    9 000 hommes
    Flag of the Federal Republic of Southern Cameroons.svg 2 000 à 4 000 hommes (en mai 2019)[3]
    Pertes
    800 à 1 000 morts (à partir de février 2020)[5]~ 1 000 morts (à partir de juin 2019)[6]
    Civils : plus de 4 000 morts
    700 000 déplacés internes
    63 800 réfugiés au Nigeria (à compter de mars 2021)[4]

    Batailles

    BatiboEkonaOpération Free BafutOpération Bamenda CleanEmbuscade de Bamessing

    La crise anglophone au Cameroun (en anglais : Anglophone Crisis), aussi appelée guerre d'Ambazonie[7] ou la guerre civile camerounaise[8], est un conflit armé opposant le gouvernement camerounais à des groupes séparatistes au Nord-Ouest et au Sud-Ouest du pays. Ce conflit est lié à la situation socio-politique spécifique des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO) du Cameroun depuis fin 2016. Cette crise, initialement basée sur des revendications corporatistes des avocats et enseignants, bascule progressivement vers des revendications sécessionnistes fortes en raison des réponses jugées insuffisantes du gouvernement camerounais, du refus d'ouvrir un débat sur le retour au fédéralisme et de nombreuses violations des droits humains par les forces de sécurité camerounaises.

    Le , les indépendantistes anglophones des régions du NOSO déclarent symboliquement l'indépendance de l'ancien Cameroun méridional (Southern Cameroons) sous le nom de Federal Republic of Ambazonia (République fédérale d'Ambazonie). La réaction répressive du gouvernement camerounais radicalise le mouvement indépendantiste et transforme ses revendications en une lutte armée.

    Anglophonie au Cameroun[modifier | modifier le code]

    L'anglais et le français sont les deux langues officielles du Cameroun. Environ 20 % de la population est anglophone[9]. Sur dix régions, deux sont anglophones :

    Ces deux régions côtoient le Nigeria au sud-est. Ces régions correspondent à l'ancien territoire du Cameroun méridional britannique (British Southern Cameroons), devenues les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à la suite de la disparition de la République fédérale du Cameroun en 1972.

    Contexte[modifier | modifier le code]

    Monument érigé à l'occasion du 150e anniversaire de l'établissement de Victoria à la baie d'Ambas, d'où dérive le nom Ambazonie.

    Le nom "Ambazonie" est tiré de la baie d'Ambas et d'Ambozes, le nom local de l'embouchure du fleuve Wouri[10]. C'est ici que la langue anglaise a été établie de façon permanente pour la première fois au Cameroun méridional, lorsque le missionnaire Alfred Saker a fondé une colonie d'esclaves affranchis dans la baie d'Ambas en 1858, qui a ensuite été rebaptisée Victoria (l'actuelle Limbé). En 1884, la région est devenue le protectorat britannique de la baie d'Ambas, avec Victoria comme capitale. La Grande-Bretagne a cédé la région au territoire allemand du Kamerun en 1887. L'Allemagne a eu quelques difficultés à établir son contrôle sur l'arrière-pays de Victoria, et a mené les guerres du Bafut contre les troupes du Fon de Bafut jusqu'en 1907.

    Après la Première Guerre mondiale et le Traité de Versailles, le Kamerun a été divisé entre un mandat français et un mandat britannique de la Société des Nations. Le mandat français était connu sous le nom de Cameroun français et comprenait la majeure partie de l'ancien territoire allemand. Le mandat britannique était une bande de terre allongée le long de la frontière de la colonie et protectorat du Nigeria, comprenant le Cameroun septentrional et le Cameroun méridional, y compris le protectorat historique de la baie d'Ambas. Ce territoire a été organisé sous le nom de Cameroun britannique.

    Les Britanniques ont administré les territoires par le biais de l'indirect rule, permettant aux autorités autochtones d'administrer la population selon leurs propres traditions. En 1953, la délégation du Cameroun méridional, lors d'une conférence à Londres, demande une région séparée. Les Britanniques acceptent et le Cameroun méridional devient une région autonome dont la capitale est toujours Buéa. Des élections sont organisées en 1954 et le parlement se réunit le 1er octobre 1954, avec E. M. L. Endeley comme premier ministre.

    Les Nations unies ont organisé un plébiscite dans la région le 11 février 1961 qui proposait deux alternatives au peuple : l'union avec le Nigeria ou l'union avec le Cameroun. La troisième option, l'indépendance, est combattue par le représentant britannique au Conseil de tutelle de l'ONU, Andrew Cohen, et n'est donc pas inscrite sur la liste. Lors du plébiscite, 60 % des électeurs du Cameroun septentrional ont voté pour l'union avec le Nigeria, tandis que 70 % des électeurs du Cameroun méridional ont opté pour l'union avec le Cameroun. Ces résultats étaient dus en partie à la crainte d'une domination par le Nigeria, beaucoup plus grand. Endeley a été battu aux élections du 1er février 1959 par John Ngu Foncha[11].

    Le Cameroun méridional s'est fédéré au Cameroun le 1er octobre 1961 sous le nom de Cameroun occidental, avec son propre premier ministre. Cependant, les populations anglophones de l'ancien Cameroun méridional ne s'estiment pas traitées équitablement par le gouvernement du pays, majoritairement francophone à 80 %. Le président de l'époque, Ahmadou Ahidjo, craint que le Cameroun méridional ne fasse sécession de l'union, emportant avec lui ses ressources naturelles. À la suite d'un référendum unilatéral de l'ancien Cameroun français le 20 mai 1972, une nouvelle constitution a été adoptée au Cameroun, qui a remplacé l'État fédéral par un État unitaire, et a également donné plus de pouvoir au président. Le Cameroun méridional a perdu son statut autonome et est devenu les région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun. Les groupes indépendantistes ont affirmé que cela violait la constitution, car la majorité des députés du Cameroun occidental n'avaient pas consenti à légitimer les changements constitutionnels. Ils ont affirmé que l'ancien Cameroun méridional avait effectivement été annexé par le Cameroun. Peu de temps après, les dirigeants politiques de l'ancien Cameroun français ont à nouveau modifié la constitution et ont nommé Paul Biya comme Premier ministre et successeur d'Ahmadou Ahidjo.

    Dans un mémorandum daté du 20 mars 1985, l'avocat et président du barreau camerounais Fongum Gorji Dinka a écrit que le gouvernement camerounais dirigé par Paul Biya était inconstitutionnel et a annoncé que l'ancien Cameroun méridional devait devenir indépendant en tant que République d'Ambazonie. Dinka a été incarcéré au mois de janvier suivant sans procès. Trois ans plus tard, il s'est évadé au Nigeria[12].

    Évolution territoriale du Cameroun (1901-1962).

    En 1993, les représentants des groupes anglophones ont convoqué la première All Anglophone Conference (AAC1) à Buéa. La conférence a publié la "Déclaration de Buea", qui demandait des amendements constitutionnels pour restaurer la fédération de 1961. Cette conférence a été suivie par la deuxième conférence anglophone (AAC2) à Bamenda en 1994. Cette conférence a publié la "Déclaration de Bamenda", qui stipulait que si l'État fédéral n'était pas rétabli dans un délai raisonnable, l'ancien Cameroun méridional déclarerait son indépendance. La CAA a été rebaptisée Conférence des peuples du Southern Cameroons (SCPC), puis Organisation des peuples du Southern Cameroons (SCAPO), avec le Conseil national du sud du Cameroun (SCNC) comme organe exécutif. De jeunes militants ont formé la Ligue de la jeunesse du Sud du Cameroun (SCYL) à Buéa le 28 mai 1995. Le SCNC a envoyé une délégation, dirigée par John Ngu Foncha, aux Nations Unies, qui a été reçue le 1er juin 1995 et a présenté une pétition contre "l'annexion" de l'ancien Southern Cameroons par l'ancien Cameroun français. Cette pétition a été suivie d'un référendum par signature la même année, qui, selon les organisateurs, a donné lieu à un vote de 99 % en faveur de l'indépendance, avec 315 000 personnes ayant voté[13].

    Les activités du SCNC étaient régulièrement perturbées par la police[14]. Le 23 mars 1997, une dizaine de personnes ont été tuées lors d'un raid sur un camp de gendarmes à Bamenda. La police a arrêté entre 200 et 300 personnes, pour la plupart des partisans du SCNC, mais aussi des membres du Front social démocrate, un parti d'opposition bénéficiant d'un soutien important dans les régions anglophones. Lors des procès qui ont suivi, Amnesty International et le SCNC ont trouvé des preuves substantielles d'admissions par la torture et la force. Le raid et le procès ont entraîné l'arrêt des activités du SCNC[15]. En réponse à cela, en avril 1998, une petite faction a élu Esoka Ndoki Mukete, un membre haut placé du Front social démocrate, comme nouveau président du SCNC. En octobre 1999, lorsque de nombreux accusés ont été reconnus coupables dans le procès de 1997, la faction dirigée par Mukete s'est affirmée. Le 1er octobre 1999, des militants ont pris le contrôle de Radio Buéa pour proclamer l'indépendance de l'ancien Cameroun méridional, mais n'y sont pas parvenus avant l'intervention des forces de sécurité. La direction et de nombreux membres du SCNC ont ensuite été arrêtés[15]. Après des affrontements avec la police, le SCNC a été officiellement déclaré illégal par les autorités camerounaises en 2001[16]. En 2006, une faction du SCNC a de nouveau déclaré l'indépendance de l'Ambazonie[15].

    En 2006, le Nigeria a cédé la péninsule de Bakassi au Cameroun, mettant fin à un conflit territorial qui durait depuis dix ans. Des milices locales opposées à ce changement de frontière ont pris les armes contre le gouvernement camerounais, déclenchant ainsi le conflit de Bakassi. Ce conflit était une insurrection maritime où les rebelles utilisaient des tactiques de pirates, attaquant des navires, enlevant des marins et menant des raids maritimes jusqu'à Limbé et Douala. Alors que certains mouvements (comme le Mouvement pour l'autodétermination de Bakassi) cherchaient à faire de Bakassi un État indépendant, d'autres ont fini par lier leur cause à celle de l'Ambazonie. En novembre 2007, les Libérateurs du peuple du Cameroun méridional, un groupe jusqu'alors inconnu, ont tué 21 soldats camerounais. La plupart des milices de Bakassi ont déposé les armes en septembre 2009[17].

    Prélude[modifier | modifier le code]

    Le 6 octobre 2016, le Consortium de la société civile anglophone du Cameroun, une organisation composée de syndicats d'avocats et d'enseignants dans les régions anglophones, a lancé une grève[18]. Menés par Felix Agbor Balla, Fontem Neba et Tassang Wilfred, ils protestaient contre la nomination de juges francophones dans les régions anglophones[19]. Ils considéraient que cela menaçait le système de la common law en vigeur dans les régions anglophones[20], et faisait partie de la marginalisation générale des anglophones[21]. Les grèves ont été soutenues par des manifestations pacifiques dans les villes de Bamenda, Buéa et Limbé. Les activistes ont demandé la protection du système juridique des régions anglophones, et se sont opposés au système du droit civil utilisé par le magistrat francophone pour remplacer le système de la common law. Ils ont demandé que plusieurs lois soient traduites en anglais, et que le système de la common law soit enseigné à l'Université de Buéa et de Bamenda[22].

    Le gouvernement camerounais a déployé les forces de sécurité pour réprimer les manifestations. Les manifestants ont été attaqués au gaz lacrymogène, et des manifestants et des avocats auraient été agressés par des soldats[23]. Tout au long du mois de novembre 2016, des milliers d'enseignants des régions anglophones ont rejoint la grève des avocats. Toutes les écoles des régions anglophones ont été fermées[24].

    Deux semaines après le début des manifestations, plus de 100 manifestants ont été arrêtés, et six seraient morts. Des vidéos non confirmées diffusées sur les réseaux sociaux ont montré diverses scènes de violence, notamment le passage à tabac de manifestants par des policiers[25].

    En janvier 2017, le gouvernement camerounais a mis en place un comité pour entamer un dialogue avec les avocats militants. Les avocats ont refusé de discuter, exigeant que tous les militants arrêtés soient libérés avant tout dialogue. Les avocats ont soumis un projet d'État fédéral, et le gouvernement a réagi en interdisant purement et simplement leurs mouvements. Les manifestants étaient désormais ouvertement considérés comme une menace pour la sécurité par le gouvernement camerounais, et d'autres arrestations ont suivi[26] Le gouvernement a également mis en place une coupure d'Internet dans les villes des régions anglophones[27].

    À ce stade, la crise a commencé à susciter des réactions internationales. Plus de 13 000 Camerounais anglophones vivant dans le Maryland ont protesté contre la répression du gouvernement camerounais. Le 27 juin, Anthony G. Brown, membre du Congrès américain, a déposé une pétition auprès du Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, pour demander au gouvernement camerounais de se préoccuper immédiatement de la situation et de résoudre les crises en cours[28]. Les États-Unis ont condamné les pertes de vies humaines et la brutalité contre les manifestants[29]. De nombreux séparatistes et fédéralistes espéraient que la répression conduirait à une intervention militaire internationale contre le gouvernement camerounais[30].

    La répression gouvernementale des manifestations a contribué à la généralisation des mouvements séparatistes. En septembre 2017, les séparatistes ont commencé à prendre les armes contre le gouvernement[31].

    Marginalisation et revendications[modifier | modifier le code]

    Les facteurs justifiant les récriminations des anglophones se situent dans le processus de décolonisation du Cameroun britannique et la gestion de la réunification des deux Cameroun ; on peut associer à cela à la mauvaise gouvernance et une centralisation excessive du pouvoir politique. Par exemple, sont détaillés par les évêques les points suivants[32] (présents au Cameroun francophone et anglophone) :

    « La sous-représentation des anglophones dans les jurys des concours d’entrée aux grandes écoles, dans les ministères, dans le gouvernement ; L’anglais (pourtant langue officielle au même titre que le français) n’est pas toujours employé dans les examens d’État, des documents publics, ou par les fonctionnaires qui se rendent dans les régions anglophones ; Une majorité de magistrats, personnel enseignant ou sanitaire, francophones dans ces régions ; La négligence des infrastructures de l’Ouest anglophone ; L’incompréhension du sous-système éducatif anglophone et du système juridique par les fonctionnaires francophones ; La marginalisation des anglophones dans l’admission à certaines grandes écoles »

    En 2016, deux corps de métiers font grève afin d'obtenir un respect de l'anglais comme langue officielle à égalité du français[33] :

    • des avocats demandent la traduction en anglais du Code de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires ;
    • des enseignants demandent l'arrêt des nominations de francophones dans les régions anglophones.

    Coupure d'Internet[modifier | modifier le code]

    La coupure d’internet la plus longue sur le continent africain — 93 jours[34] — s'est produite dans les deux régions anglophones du Cameroun — le Nord-Ouest et le Sud-Ouest — du au .

    C'est une conséquence de la tension entre le pouvoir central et sa minorité linguistique. Les start-up camerounaises installées dans la « Silicon Mountain » s’inquiètent de ses conséquences[35].

    L'internet est rétabli dans les régions anglophones le 20 avril vers 17h GMT[36].

    Attentats et répression au Cameroun[modifier | modifier le code]

    En , quatre attentats au cocktail Molotov ou à la bombe, qui ne font aucune victime, sont attribués aux militants anglophones[37].

    Le , des séparatistes proclamés annoncent une indépendance symbolique des deux régions anglophones, et provoquent des manifestations. La dispersion violente de ces rassemblements cause au moins dix-sept morts parmi les manifestants[38].

    Le lundi 9 juillet 2018, des échanges de tirs[39] ont été entendus à Buéa, la grande ville anglophone désignée capitale de l'État non-reconnu d'Ambazonie.

    Victimes[modifier | modifier le code]

    En vingt mois, à partir de fin 2017, le conflit aurait fait 1 850 morts et forcé plus de 530 000 personnes à fuir leur domicile, d’après les Nations unies[40].

    2017[modifier | modifier le code]

    Rues de Buea le jour de la ville fantôme, le 30 septembre.
    • Journée du 7 novembre 2017, des personnes, présumées auteures de l’assassinat du soldat Yaya Emmanuel[Quand ?], sont appréhendées et mises aux arrêts.
    • Nuit du 9 au 10 novembre 2017, attaque de la garde d’un pont reliant le Cameroun au Nigéria à Akwem, non loin de la ville de Mamfé.
    • Vendredi 1er décembre 2017, Paul Biya traite les sécessionnistes de terroristes à la suite de la mort de six soldats de l'armée régulière[41]
    • Journée du 5 décembre 2017, les Forces de Défense du 22e Bataillon d’Infanterie Motorisée de Nsanakang à Mamfe repoussent une attaque.

    Nuit du 5 au 6 décembre 2017, 3 personnes attaquent des gendarmes au poste de pesage de Bombé-Bakundu près de la ville de Kumba.

    • Dans la nuit du 7 au 8 décembre 2017, attaque menée par près de 200 assaillants contre la caserne de la Gendarmerie de Mamfe. Morts et blessés dans les deux camps.
    • Dans un rapport, Human Rights Watch dénonce 26 cas de torture et de détention en secret[42].

    2018[modifier | modifier le code]

    • Le 24 mai 2018, des soldats camerounais ont tué au moins 30 personnes lors de l'assaut d'un hôtel à Pinyin[43].
    Véhicules calcinés à la suite de combats à Buéa le 11 septembre 2018.
    • Le 16 août 2018, des séparatistes ont attaqué un convoi transportant un membre du parlement à Babungo, dans le département du Ngo-Ketunjia, tuant au moins quatre soldats. Un civil pris dans les combats a également été tué.
    • Le 24 août 2018, une attaque de guérilleros a tué deux gendarmes et blessé un commandant de brigade à Zhoa, à Wum, dans la région du Nord-Ouest.
    • Le 4 septembre 2018, les soldats camerounais ont tué 27 séparatistes présumés près de Zhoa lors d'un raid[44].
    • Le 9 septembre 2018, une cinquantaine de séparatistes ou plus ont mené trois attaques coordonnées sur des cibles multiples à Oku, incendiant le poste de police, détruisant les biens de l'officier divisionnaire adjoint, volant un fourgon de police et enlevant trois officiers de police[45].
    • Le 12 septembre 2018, un autre raid sur des camps séparatistes près de Chomba a tué au moins 15 séparatistes[46].
    • Le 8 octobre 2018, lors de l'élection présidentielle camerounaise de 2018, deux séparatistes ont été tués à Bamenda par les troupes gouvernementales alors qu'ils attaquaient un bureau de vote[47].
    • Des soldats camerounais sur un pont, en direction de Wum, en décembre 2018.
      Le 10 octobre 2018, deux personnes de Kumba ont été assassinées pour avoir voté[48].
    • Le 23 octobre 2018, l'armée camerounaise a lancé des attaques simultanées contre sept camps séparatistes ou plus dans la région du Nord-Ouest, déclenchant des combats qui se sont poursuivis pendant plus de 24 heures. Au moins 30 séparatistes ont été tués, ainsi qu'un nombre inconnu de soldats camerounais[49].
    • Le 11 novembre 2018, selon les séparatistes, 13 soldats camerounais et deux séparatistes ont été tués lors d'une embuscade par les séparatistes[50]
    • Le 12 novembre 2018, des soldats camerounais ont tendu une embuscade et tué au moins 13 séparatistes présumés à Donga-Mantung[51].
    • Le 13 novembre 2018, 25 séparatistes sont tués par l'armée camerounaise à Nkambé[52].
    • Le 22 novembre 2018, 40 combattants séparatistes et civils non armés ont été tués à Bali par des soldats gouvernementaux, qui ont ensuite mis le feu à leurs cadavres[53].
    • Le 15 décembre 2018, au moins cinq séparatistes ont été sommairement exécutés, probablement par des camarades séparatistes[54].
    • Le 21 décembre 2018, le général Ivo Mbah de l'ADF a été tué lors d'un raid militaire à Kumba[55].

    2019[modifier | modifier le code]

    Des soldats camerounais à Bamenda en mai 2019.
    • En mai 2019, 23 morts ont été enregistrés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Parmi les victimes, plusieurs éléments des forces de sécurité, un enseignant et un nouveau-né[56].
    • Le 24 septembre 2019, au moins 10 militaires du Bataillon d'intervention rapide (BIR) ont attaqué le palais de la chefferie de Bafut pendant une cérémonie, à la recherche peut⁻être de séparatistes anglophones, et se sont livrés au pillage du musée de la chefferie[57]. La chefferie, qui est à l’épicentre de la crise qui règne dans les régions anglophones du pays (en septembre 2018, des militaires du BIR avaient déjà détruit des parties du toit de la chefferie), est inscrite depuis 2006 sur la liste indicative de sites du patrimoine mondial[57].
    • Le 1er décembre 2019, un avion de la Camair-Co essuie des tirs lors de la phase finale de l’atterrissage[58].
    Transport d'enfants déplacés du Nord-Ouest à Bamendjing.

    2020[modifier | modifier le code]

    • Des gendarmes camerounais arrivent à Buea, le 9 janvier 2020.
      Le 7 février 2020, c'est depuis sa cellule à la prison centrale de Yaoundé que Sisiku Julius Ayuk Tabe, président du gouvernement intérimaire d’Ambazonie, a déclaré qu’ils sont plus que jamais engagés dans une indépendance totale ou une résistance à jamais.[59].
    • Le massacre de Ngarbuh a lieu le vendredi 14 février 2020. 23 civils, dont 14 enfants et plusieurs femmes, sont tués aux environs de 14h00 à Ntumbaw, un village d'une province peuplée par la minorité anglophone dans le Nord-Ouest du Cameroun. L'opposition et des ONG locales ont accusé le gouvernement et les militaires, qui combattent depuis 2016 contre les groupes armés sécessionnistes anglophones, d'être responsables de cette tuerie.
    • Les violences se poursuivent après les élections. Ainsi, le 16 février 2020, 22 civils dont 14 enfants et 1 femme enceinte sont massacrés à Ntumbaw, un village du Nord-Ouest[57]. l'opposition camerounaise (surtout le Mouvement pour la renaissance du Cameroun) et les ONG locales accusent l'Armée et le gouvernement d'avoir perpétré le massacre, dans un contexte de répression de la tentative de sécession des deux régions[57].
    • Le 21 avril 2020, le régime camerounais admet sa responsabilité, expliquant que l'Armée et un groupe d'autodéfense allié avaient attaqué des indépendantistes, tuant 5 d'entre eux, puis s'étaient rendus compte que leur assaut avait également tué accidentellement les femmes et les enfants, et avaient alors décidé de déclencher l'incendie pour tenter de masquer leurs faits[60] refuse de comparaître à un procès[61].
    • Le 2 juillet 2020, Déjà très impliquée lors de la tenue des assises du Grand dialogue national, l'Église catholique a de nouveau joué les facilitateurs lors de la récente prise de contact entre les séparatistes anglophones emprisonnés à Yaoundé et des émissaires du gouvernement. C'est d'ailleurs au centre épiscopal de Mvolyé, dans la capitale camerounaise, que cette rencontre s'est tenue. Pour l'occasion, Sisiku Julius Ayuk Tabe, le président autoproclamé de l'Ambazonie et quelques-uns de ses partisans avaient été spécialement extraits de leurs cellules pour entamer des discussions avec les autorités du gouvernement. Entre eux, un témoin privilégié : Andrew Nkea Fuanya, l'archevêque de Bamenda. Cette nouvelle implication de l'Église catholique pour tenter de rapprocher les parties en conflit de la crise dans les régions anglophones a été plutôt bien perçue par nombre d'observateurs, alors que jusqu'ici une sorte de crise de confiance semble installée de part et d'autre entre protagonistes. D'autant que dix mois après la tenue du Grand dialogue national, les résolutions qui en avaient été issues tardent à être mises en application. Notamment le statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest[62]. Le 20 août 2020, Le procès en appel du leader séparatiste anglophone Sisiku Ayuk Tabe et de ses neuf co-accusés a été une nouvelle fois reporté. Une partie des magistrats affectés à ce dossier ayant été récemment mutés, la cause a été renvoyée au 17 septembre 2020[63].
    • Le 17 septembre 2020, une Cour d’appel camerounaise a confirmé, la condamnation à la prison à vie prononcée en 2018 contre Sisiku Ayuk Tabe. Sisiku Ayuk Tabe avait été jugé coupable « sécession » et « terrorisme », en lien avec le conflit dans les régions anglophones du Cameroun. Il s’était autoproclamé président de l’Ambazonie, nom donné par les indépendantistes anglophones à l’ancien Cameroun du Sud, non reconnu internationalement. Lors de l’audience, la Cour d’appel a estimé que le tribunal militaire qui avait condamné Sisiku Ayuk Tabe et ses coaccusés le 20 août 2019 a bien dit le droit. Elle a donc confirmé la prison à vie pour les accusés, assortie d’une amende de 250 milliards de francs CFA.[64].
    • Le samedi 24 octobre 2020, des assaillants en civil et sur motocycles, armés de machettes et d'armes de guerre, massacrent des élèves âgés de 12 à 14 ans lors du massacre d'octobre 2020 à Kumba.

    2021[modifier | modifier le code]

    • Le 4 janvier 2021, les séparatistes ont tué trois gendarmes, un policier et deux civils à un poste de contrôle à Matazem. Quatre autres personnes ont été blessées[65].
    • Le 6 janvier 2021, des combattants séparatistes ont tendu une embuscade au convoi de l'officier divisionnaire supérieur de la Momo, près de Njikwa, en utilisant des engins explosifs improvisés[66]. Cinq soldats et un civil ont été tués[67].
    • Le 10 janvier 2021, 9 civiles sont tués lors de l'attaque de Mautu.
    • Le 18 février 2021, sept soldats camerounais ont été tués par une bombe artisanale à Babessi[68].
    • Le 24 février 2021, au moins deux soldats ont été tués et au moins cinq autres ont été blessés par des séparatistes[69].
    • Le 29 avril 2021, la milice des "Bambalang Marine Forces" ont effectué un raid transfrontalier à Ngalim, dans la région de l'Ouest, tuant quatre soldats et partant avec plusieurs armes, sans subir de pertes[70].
    • Le 9 mai 2021, trois civils ont été tués lorsqu'un bus a heurté un engin explosif improvisé à Sabga ; les séparatistes ont revendiqué la responsabilité de l'accident et ont déclaré que l'engin était destiné à des cibles militaires[71].
    • Le 17 mai 2021, les "Fako Mountain Lions" ont envahi Muyuka et Muea et ont essentiellement défié l'armée camerounaise d'attaquer ; le combat qui a suivi a vu la mort de deux soldats camerounais[72].
    • Au cours du week-end du 23 au 25 mai, plus de 25 soldats camerounais ont été tués et plus de 12 véhicules militaires ont été endommagés à Kumbo[73].
    • Le 24 mai 2021, la même milice a tué cinq soldats lors d'une attaque contre un avant-poste dans le Bui[74]. L'armée camerounaise a affirmé avoir tué le commandant séparatiste "Général Akwaba" et un nombre indéterminé de combattants lors d'un raid sur leur camp à Kumbo[73].
    • Le 25 mai 2021, cinq soldats camerounais, dont un commandant de brigade[75], ont été tués lorsque la milice séparatiste des Forces marines de Bambalang a attaqué un avant-poste de l'armée à Noni dans le Bui. Les séparatistes ont également saisi des armes et des équipements[74].
    • Le 26 mai 2021, à Ekona, les Fako Mountain Lions ont mené trois attaques à l'engin explosif improvisé contre l'armée camerounaise, et trois civils ont été tués lors des échanges de tirs qui ont suivi[76]. À Jakiri, des soldats camerounais ont arrêté trois personnes et les ont ensuite assassinées[77].
    • Le 23 août 2021, Diomède Nzobambona, un humanitaire canadien travaillant pour l'ICRC, décède des suites de blessures lors d'une attaque à Bamenda[78].
    • Le 24 novembre 2021, le lycée bilingue d'Ekondo Titi dans le Sud-Ouest est l'objet d'une attaque armée meurtrière. Le bilan est de trois élèves et une enseignante tués et des blessés[79],[80],[81].

    Le rôle de la communication dans la crise[modifier | modifier le code]

    Les stratégies communicationnelles des acteurs[modifier | modifier le code]

    La communication au Cameroun est de par sa nature très centralisée[82], car ce sont les mêmes médias traditionnels qui monopolisent la diffusion de l’information[83], il n’est donc pas rare que l’information soit assez semblable entre les différentes maisons de presses. On constate un haut niveau d’homologie politique du journalisme, c’est-à-dire que les journaux montrent leur implication politique de manière explicite. Une sorte de censure est même appliquée dans certains cas (lourde critique du gouvernement, appel à la rébellion, etc.). Le cas le plus évident est l’interdiction de la diffusion de la seule chaîne retransmise depuis l’étranger dédiée au Cameroun anglophone, SCBC TV, qui est considérée comme un outil de propagande séparatiste. L’État ayant un rôle très important dans l'organisation médiatique du pays, cette crise est devenue un des principaux sujets de discussion dans les médias camerounais et il est courant pour les citoyens camerounais de prendre position sur cette crise.

    Face à cette crise sociale qui est devenue humanitaire, la stratégie du gouvernement consiste essentiellement par trois techniques : réfuter toute forme de persécution et de mise à l’écart de la communauté anglophone. Selon lui, les anglophones ont toujours été traités de la même façon que le reste des citoyens camerounais. Sur le plateau de télévision de la chaîne France 24, le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji, affirme que la communication avec ces groupes avait même d’ailleurs été établie en 2016, avant que le conflit ne prenne l’ampleur d’une guerre civile. Il nie aussi toute forme mise à l’écart de l’Ouest anglophone du pays. De plus, les allégations des dirigeants de la révolution anglophone seraient mensongères en tout point. Selon le groupe de Paul Biya, les accusations d’exactions (incendies, tortures, meurtres…) commis par les forces de sécurité camerounaises sont fausses ou alors exagérées pour pouvoir discréditer le mouvement séparatiste. La deuxième technique est de diaboliser au maximum les séparatistes. Ceux-ci seraient selon le gouvernement une minorité d’individus assoiffés de pouvoir qui influencent une population peu instruite ou mal informée pour arriver à leurs fins comme le dit le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary dans une interview réalisée par France 24[réf. nécessaire][84][source insuffisante]. Finalement la dernière composante de leur stratégie de communication est de rassurer les médias étrangers et la population camerounaise francophone en déclarant que tout est sous contrôle[85], et en minimisant les dégâts annoncés par les Nations unies. En effet l’ONU a déclaré que 470 000 personnes ont été déplacées. Le ministre de l’organisation territoriale Paul Atanga Nji a démenti cette information sur le plateau télévisé de France 24 réfutant de manière très agressive les statistiques et les chiffres assez élevés, jusqu'à accuser l’Organisation des Nation unies d’être conspirationniste. En effet selon le gouvernement camerounais, ils y aurait 152 000 déplacés dont 90 000 sont rentrés chez eux, et que la situation chaotique qui régnait est en train de s’apaiser[86].

    Issa Tchiroma Bakary et Paul Atanga Nji sont les principaux acteurs de cette communication intra nationale et internationale. Leurs discours se sont toujours basés sur une relation attaque-défense lors des interviews, c’est-à-dire qu’ils se défendent des accusations et contre-attaque en critiquant les séparatistes anglophones. Ils répondent aux journalistes en défendant leur “camp” sans chercher à répondre aux réelles questions des journalistes et parfois en les évitant. La communication du côté des anglophones est très peu sophistiquée dû aux manques de moyens et à l’arrestation systématique de leurs porte-parole et à celle de leur leader Sisiku Julius Ayuk Tabe condamné à la prison à vie le 20 août 2019[87]. Elle repose essentiellement sur le bouche à oreille, de postes et de dénonciations sur les réseaux sociaux et d’une chaîne de propagande interdite appelée SCBC TV[88].

    Visions internationales et le rôle des réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

    Les médias internationaux et en particulier les médias français (Le Monde, France 24…) mettent davantage l’accent sur la crise humanitaire, les violences et les dégâts causés par celle-ci et essaient d’expliquer pourquoi il y a une crise sans vraiment chercher de responsable[89]. La prise de position est délicate pour les pays étrangers (hors de l’Afrique subsaharienne) à cause du manque d’information sur les réelles circonstances du conflit, de plus prendre parti pour les anglophones serait remettre en question le gouvernement camerounais. Cela n’est pas le cas des médias africains tels que BBC Afrique qui ont tendance à remettre en cause les actions de l'État camerounais en montrant beaucoup d’images et témoignages de victimes anglophones mais pas du gouvernement au pouvoir[90].

    Le rôle des réseaux sociaux est considérable, en effet, au début de la crise, les réseaux sociaux ont permis à la population anglophone d’organiser leur rébellion et de rassembler les foules qui partagent leurs opinions. Selon les résultats d’un sondage au sein du Cameroun, 90 % des Camerounais anglophones pensent que l’utilisation des réseaux sociaux a donné une portée plus importante que prévue à leurs revendications[91]. Elle a d’ailleurs provoqué l’intervention des organisations étrangères et a attiré l’attention de la population internationale[92],[93].

    Stratégie militaire[modifier | modifier le code]

    Des soldats camerounais lors d'une escarmouche contre des combattants séparatistes.
    Armes des combattants séparatistes de Bamenda, saisies par l'armée camerounaise en février 2019.

    L'armée camerounaise mène une guerre contre-insurrectionnelle, visant à frapper la base de soutien des séparatistes. Cela comprend l'incendie des maisons où se trouvent des armes et, selon les habitants mais démenti par l'armée, la réalisation d'attaques de vengeance[94]. En août 2018, le ministre de la Défense du Cameroun a annoncé que l'armée serait renforcée par 2 600 nouvelles recrues, dont 2 000 iraient au BIR[95]. En plus de l'expansion de l'armée, le gouvernement a soutenu les groupes d'autodéfense locaux, qui étaient plus de trente en octobre 2019[96]. Le gouvernement a également mis en place des centres de réhabilitation à Bamenda et Buea pour réintégrer les séparatistes qui se sont rendus[97]. Sans victoire militaire en vue, l'armée camerounaise a cherché à au moins contenir le conflit dans les zones rurales. Fin 2018, l'armée camerounaise visait à contrôler toutes les zones urbaines ainsi que les points stratégiques de la campagne, et ne cherchait pas à reconquérir l'ensemble des régions anglophones. Dans certains cas, cela a impliqué une compréhension tacite mutuelle sur la question de savoir qui contrôlait certaines zones ; les postes de contrôle séparatistes et militaires sont parfois à proximité les uns des autres, sans qu'aucun des deux camps n'attaque[98]. La stratégie camerounaise consistant à donner la priorité aux zones urbaines a commencé à donner des résultats au cours du premier semestre 2020 ; en juin, les séparatistes avaient été largement repoussés hors de Buea[99].

    Les séparatistes mènent une guerre de guérilla. Numériquement et matériellement défavorisés, les séparatistes mènent des tactiques du hit-and-run, des embuscades et des raids. Selon les ADF, en juin 2018, ils comptaient 1 500 combattants, répartis dans 20 camps à travers les régions anglophones du Cameroun[100]. En mai 2019, des sources indépendantes ont mesuré le nombre total de combattants séparatistes entre 2 000 et 4 000, un chiffre qui comprenait de nombreux ex-soldats et ex-policiers, un nombre important de femmes combattantes et des dizaines de mercenaires nigérians. Les Nigérians parmi les rebelles étaient pour la plupart des criminels et d'anciens insurgés qui avaient déjà pris part au conflit dans le delta du Niger. De nombreuses milices séparatistes, dont l'ADF et le SOCADEF, sont directement commandées par des chefs de la diaspora aux États-Unis, en Norvège, en Allemagne et dans d'autres pays ; les organismes d'aide ont souvent dû négocier avec ces chefs par téléphone, plutôt qu'avec les séparatistes sur le terrain[101].

    Au début du conflit, les séparatistes ont eu du mal à se procurer des armes à feu, devant se contenter de fusils de chasse et, dans certains cas, de pistolets à un coup. Au fil du conflit, ils ont progressivement obtenu un accès limité à des armes plus sophistiquées, en capturant certaines armes auprès de l'armée camerounaise et en achetant d'autres au Nigeria (où ils ont bénéficié du soutien d'officiers de l'armée nigériane). Ils ont également bénéficié de campagnes de collecte de fonds (y compris l'introduction de leur propre crypto-monnaie, l'AmbaCoin), lancées par des militants de la diaspora pour acheter des armes pour les milices séparatistes. Cela a commencé à donner des résultats visibles au cours du premier semestre de 2019[102]. Alors qu'ils étaient gravement dépassés à l'automne 2018[103], les séparatistes étaient devenus bien armés à l'été 2019[104]. Ils ont également déclaré qu'ils avaient commencé à produire leurs propres armes au sein du Cameroun anglophone, une déclaration suivie de peu par une explosion à Mamfé qui a tué quatre policiers[105]. En novembre 2020, la fabrication d'armes par les séparatistes dans les régions anglophones était devenue un problème sérieux pour le Cameroun[106]. Les engins explosifs improvisés, en particulier, se sont avérés efficaces pour les séparatistes, et leur utilisation fréquente, seule ou dans le cadre d'embuscades, a commencé à causer de lourdes pertes camerounaises à partir du début de 2021[107]. Le Cameroun ne dispose que d'un nombre limité de véhicules blindés protégés contre les mines, et les attaques par engins explosifs improvisés sont devenues de plus en plus sophistiquées (y compris la détonation à distance). Cela a provoqué une grave perte de moral parmi les soldats camerounais[108]. De plus, certaines milices ambazoniennes ont commencé à s'associer avec des séparatistes biafrais, qui les ont aidés à accéder au trafic d'armes au Nigeria[109]. En septembre 2021, à la suite de l'embuscade de Bamessing dans laquelle 15 soldats ont été tués et deux véhicules blindés détruits, le ministre camerounais de la Défense Joseph Beti Assomo a annoncé un "changement de paradigme" dans le conflit[110].

    Les séparatistes bénéficient d'un soutien local important, les civils leur donnant de la nourriture, les informant sur les mouvements des troupes, ou les aidant carrément à mener des attaques[111]. Dans les territoires contrôlés par les séparatistes, un contrat social commun veut que les civils développent des liens étroits avec les combattants séparatistes, qui en retour les défendent contre les raids de l'armée[98]. Contrairement à la plupart des soldats camerounais déployés dans la région, les séparatistes sont des locaux, et connaissent donc mieux le terrain. Le général camerounais Melingui a déclaré que les séparatistes ont un avantage sur l'armée en ce qui concerne la connaissance du champ de bataille : « Ils connaissent le terrain. Ce sont des jeunes des villages locaux. Nous essayons de les chercher mais nous ne pouvons pas les trouver. Nos hommes ne sont pas familiers avec la forêt ». Les autorités camerounaises ont admis qu'elles avaient peu de contrôle sur la situation sécuritaire en dehors des villes[94]. Le journaliste Emmanuel Freudenthal, qui a passé une semaine avec les rebelles de l'ADF en 2018, a déclaré que les séparatistes contrôlaient une grande partie de la campagne parce que les infrastructures des régions anglophones sont si peu développées qu'il est difficile pour le gouvernement camerounais d'accéder à ces zones[100].

    L'IG a souligné que le conflit se déroulera uniquement dans les régions anglophones, et affirme que les attaques à travers la frontière ont été des opérations sous fausse bannière par le gouvernement camerounais[112]. Cette position n'est pas partagée par l'AGovC. En mars 2019, l'ADF a annoncé qu'il porterait la lutte armée dans les parties francophones du Cameroun, défiant ainsi l'IG[113]. L'ADF s'est allié au Peuple indigène du Biafra et à sa branche armée, le Réseau de sécurité de l'Est, en 2021, et a déclaré que cette alliance entraînerait des opérations militaires conjointes[114]. Le leader de l'AGovC, Ayaba Cho Lucas, a résumé la stratégie de l'ADF de la manière suivante : « 60% du PIB du Cameroun est réalisé en Ambazonie. [...] Nous devons essayer d'élever le coût de l'occupation à un niveau supérieur aux profits qu'ils obtiennent ici »[115].

    Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

    Par le Cameroun[modifier | modifier le code]

    Des preuves photographiques montrent que les forces camerounaises adoptent une stratégie cohérente consistant à brûler les villages. L'armée a affirmé que les soldats qui ont été filmés étaient des séparatistes portant des uniformes volés de l'armée camerounaise, ce qui a été démenti par les résidents locaux. Les images satellite montrent que les villages ont subi d'importants dégâts. Les journalistes se sont vu refuser l'entrée dans les zones de conflit, et les soldats ont été interdits de porter des téléphones portables[116]. En août 2018, le Centre pour les droits de l'homme et la démocratie en Afrique a publié une liste de 106 villages qui avaient été attaqués par les forces gouvernementales depuis octobre 2017. Citant des récits de témoins oculaires, des vidéos et des photos comme preuves, le Centre a affirmé que 71 de ces villages avaient été complètement détruits et dépeuplés, tandis que les 34 autres avaient été partiellement désertés[117].

    Les engins explosifs improvisés devenant une menace croissante pour ses soldats, le Bataillon d'intervention rapide aurait forcé des civils à agir comme des démineurs humains[118].

    Par l'Ambazonie[modifier | modifier le code]

    Un lycée bilingue détruit à Fontem.

    Fin 2017, les séparatistes ont déclaré un boycott scolaire, et ont attaqué et brûlé les écoles qui ont refusé de fermer leurs portes. Entre février 2017 et mai 2018, au moins 42 écoles ont été visées[116]. Certains séparatistes considèrent les écoles comme des cibles légitimes car la langue française y est enseignée comme une matière obligatoire[119]. En juillet 2019, près de 6 000 écoles avaient fermé à travers les régions anglophones, affectant plus de 600 000 enfants. Les séparatistes ont commencé à ouvrir leurs propres écoles en septembre 2019, mais celles-ci étaient insuffisantes pour couvrir les besoins éducatifs dans les zones qu'ils contrôlaient. En septembre 2020, les séparatistes de premier plan Mark Bareta et Eric Tataw ont appelé à la fin du boycott des écoles[120], mais Julius Ayuk Tabe, Samuel Ikome Sako et Ayaba Cho Lucas ont rejeté cet appel, insistant tous sur le fait qu'un cessez-le-feu devait précéder la reprise des cours[121]. Les attaques contre les écoles ont coûté aux séparatistes une certaine perte de soutien parmi les habitants qui avaient l'habitude de sympathiser avec leur cause[122]. En septembre 2021, l'Ambazonia Defence Forces ont donné des instructions pour la réouverture des écoles[123].

    Dans leurs efforts pour rendre les régions anglophones ingouvernables, les éléments séparatistes ont mutilé des employés de sociétés d'État[124]. Des enlèvements contre rançon ont également eu lieu fréquemment[125], de même que des chantages exercés sur des civils pour qu'ils transfèrent de l'argent afin de financer la lutte. Néanmoins, il ne fait aucun doute que des éléments séparatistes ont perpétré de nombreux actes de ce type[126], suscitant parfois la condamnation du gouvernement intérimaire de l'Ambazonie[124].

    Tout au long de l'année 2017, il n'y a pas eu de rapports indiquant que les ADF utilisaient la violence contre des civils. En octobre 2018, cinq incidents de ce type avaient été signalés, bien que ces attaques n'aient pour la plupart pas été mortelles ; un décès de civil a été attribué à une attaque des ADF. D'autres groupes séparatistes avaient attaqué des civils 25 fois dans le même laps de temps, et étaient responsables de 13 décès de civils[127]. Les séparatistes ont également été accusés d'utiliser des écoles et des églises comme casernes militaires[128] ; en juillet 2019, le Cameroun a accusé les séparatistes d'occuper plus de 50 écoles[129]. Les forces séparatistes se sont également livrées à une extorsion généralisée de la population civile dans les régions anglophones[130].

    En 2021, certains combattants séparatistes ont commencé à s'habiller avec des uniformes militaires camerounais capturés comme ruse de guerre[131], violant la Convention de La Haye de 1907 IV, article 23[132].

    Victimes[modifier | modifier le code]

    Entre septembre 2017 et février 2018, le Cameroun a affirmé avoir perdu 22 soldats et policiers dans le conflit. En mai, au moins 44 soldats et policiers avaient été tués. En juin 2018, le chiffre officiel est passé à 84 morts[133]. En l'espace de deux semaines, dans la seconde moitié du mois de juin, le chiffre officiel est passé à plus de 120 morts[134]. En octobre 2018, l'armée et la police avaient perdu au moins 175 de leurs membres. Les pertes séparatistes étaient estimées à plusieurs centaines[135].

    Le conflit armé s'est intensifié au début de l'année 2019. En juin, les pertes militaires et policières camerounaises étaient estimées à environ 500 morts. Les séparatistes avaient perdu environ 1 000 combattants. Bien que les pertes civiles soient difficiles à déterminer, en mai 2019, elles étaient estimées par des sources indépendantes à environ 650 tués, sur un bilan total de 1 850 morts[3]. En janvier de la même année, le diocèse de Kumbo avait pu documenter 385 décès civils dans la seule ville de Kumbo au cours des sept derniers mois. En septembre 2019, des sources indépendantes ont déclaré que le conflit avait coûté la vie à environ 3 000 personnes, en comptant à la fois les combattants séparatistes et les civils[136]. En février 2020, entre 800 et 1 000 soldats camerounais avaient été tués[137]. En outre, au moins 250 membres de l'ethnie Mbororos avaient été tués en juillet 2020, en comptant à la fois les civils et les militants pro-camerounais[138]. Les pertes camerounaises ont augmenté en 2021, car les séparatistes étaient de mieux en mieux armés[139].

    Les groupes anglophones ont contesté ces chiffres. Alors que les mouvements fédéralistes ont affirmé que le conflit avait fait entre 3 000 et 5 000 morts à l'été 2019, les séparatistes ont affirmé qu'entre 5 000 et 10 000 personnes avaient été tuées.

    Conséquences humanitaires[modifier | modifier le code]

    Déplacés internes du Cameroun anglophone, à Douala, en mars 2020.

    En janvier 2018, 15 000 personnes avaient fui les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour se réfugier au Nigeria[140]. Ce nombre est passé à au moins 40 000 personnes en février[141]. En août 2018, plus de 180 000 personnes avaient été déplacées en raison du conflit[142]. En mai 2019, 530 000 personnes avaient été déplacées à l'intérieur du pays et 35 000 avaient fui au Nigeria[3]. En juin 2019, l'UNICEF a déclaré que 1,3 million de personnes dans les régions anglophones avaient besoin d'une aide humanitaire[143].

    Autres conséquences[modifier | modifier le code]

    Le conflit a gravement nui à l'économie locale. En juin 2018, le Cameroon Development Corporation, une entreprise publique comptant 22 000 employés, a déclaré que le conflit pourrait entraîner la perte de 5 000 emplois à court terme. En juillet 2018, l'ONG camerounaise Human Is Right a indiqué que le conflit avait provoqué une augmentation de 70 % du chômage dans le secteur agricole. Les secteurs de l'huile de palme et du cacao dans la région du Sud-Ouest avaient pris un coup sévère, l'entreprise publique Pamol abandonnant les plantations dans certaines zones. L'entreprise privée Telcar Cocoa a indiqué que la production de cacao avait chuté de 80 %. L'ONG a suggéré que les entreprises passent des accords avec les séparatistes afin de sauvegarder leurs installations[144]. En 2019, les recettes fiscales annuelles dans les régions anglophones avaient chuté de 800 000 à 1 000 dollars, et en 2020, presque tous les agents du fisc avaient fui leurs postes de passage à la frontière nigériane[145]. Les séparatistes visent à empêcher l'État camerounais de percevoir des revenus des régions anglophones, afin que le coût du contrôle de la région dépasse les avantages[146].

    Le conflit a provoqué l'exode de la communauté d'affaires nigériane du Cameroun anglophone, ainsi que des commerçants nigérians qui géraient les marchés clés[147].

    Des milliers de personnes déplacées ont fui vers des zones naturelles protégées, mettant en danger la faune et la flore qui s'y trouvent[148].

    Réactions[modifier | modifier le code]

    Au Cameroun[modifier | modifier le code]

    La crise anglophone est devenue une question qui divise la politique camerounaise. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir, considère les séparatistes comme des terroristes et soutient une solution militaire au conflit[149]. Le RDPC a soutenu à la fois la tenue et la conclusion du Grand dialogue national, qui a été organisé par le gouvernement camerounais[150]. En septembre 2020, le gouvernement camerounais était divisé sur la question des pourparlers avec les séparatistes, avec un camp, y compris le premier ministre, qui préconise une fin négociée du conflit, et l'autre camp qui s'oppose aux négociations[151].

    Pendant ce temps, l'opposition n'a pas ménagé ses critiques à l'égard de la gestion du conflit par le gouvernement. En janvier 2019, le Front social démocrate a annoncé qu'il s'opposerait à toute élection future dans le pays tant que le conflit est en cours. Le parti soutient une solution négociée au conflit, et a demandé un cessez-le-feu, l'ouverture d'un dialogue, l'amnistie pour toutes les personnes emprisonnées en raison de la crise, la création d'une commission de vérité et de réconciliation, et la décentralisation du pays[152]. En mars 2019, le Front social démocrate a accusé des membres du gouvernement camerounais de soutenir certains éléments armés dans les régions anglophones. En mai 2019, le Front social démocrate a annoncé qu'il boycotterait les célébrations de la Fête nationale en signe de sympathie pour les populations du Cameroun anglophone vivant dans un état de guerre civile[153].

    De plus petits partis d'opposition, comme le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), reprochent également au gouvernement de ne pas avoir résolu la crise anglophone[154]. Le 26 janvier 2019, des partisans du MRC ont envahi l'ambassade du Cameroun en France, invoquant entre autres raisons la crise anglophone[155]. En mai 2019, le MRC a rejoint le SDF pour boycotter les célébrations de la Fête nationale. En août 2020, le leader du MRC, Maurice Kamto, a menacé de lancer une "gigantesque campagne nationale" pour renverser le président Paul Biya si ce dernier convoquait le corps électoral sans avoir d'abord résolu la crise anglophone[156]. Le Cameroon People's Party a adopté une approche nuancée, condamnant à la fois le gouvernement et les séparatistes. Le leader du parti, Kah Walla, a déclaré que le conflit pouvait être résolue en faisant du Cameroun une fédération[157].

    Pays et organisations internationales[modifier | modifier le code]

    • Le 6 février 2019, les États-Unis, tout en se félicitant de la coopération contre le terrorisme, coupent l'assistance militaire au Cameroun en mettant fin à un programme d'armement et de formation militaire de 17 millions d’euros environ, invoquant de graves violations des droits humains. D'autres programmes se poursuivent mais pourraient éventuellement être rompus "si la situation l'exige". Les États-Unis demandent au gouvernement camerounais « de faire preuve de plus de transparence dans les enquêtes sur les allégations crédibles de violations flagrantes des droits de l’homme par les forces de sécurité »[158]. Au même moment, une quinzaine d’ONG invitent l'ONU à enquêter sur de graves violations des droits de l'homme dans les régions anglophones du pays[158].
    • Le 19 avril 2019, le Parlement européen a adopté jeudi une résolution très critique vis-à-vis des autorités camerounaises[159].
    • Le 7 mai 2019, le Congrès américain adopte la résolution 358, appelant les parties du conflit au Cameroun à dialoguer sans conditions préalables.
    • Le 13 mai 2019, le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit sur la crise anglophone[160].

    Notes et références[modifier | modifier le code]

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    Voir aussi[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

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    Articles connexes[modifier | modifier le code]