Gilbert Diendéré

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Gilbert Diendéré
Gilbert Diendéré en 2010.
Gilbert Diendéré en 2010.
Fonctions
Président du Conseil national pour la démocratie du Burkina Faso
(chef de l'État, de facto)

(6 jours)
Prédécesseur Michel Kafando (président, transition)
Successeur Michel Kafando (président, transition)
Biographie
Date de naissance 1960 (56-57 ans) ou 1961 (55-56 ans)
Lieu de naissance Ouagadougou (Haute-Volta)
Nationalité burkinaise
Profession Militaire

Gilbert Diendéré
Chefs d'État du Burkina Faso

Gilbert Diendéré (prononcé en français : [ʒil.bɛʁ djɛn.de.ʁe]), né en 1960 ou 1961[1], est un général de l'armée du Burkina Faso et homme d'État, ancien chef d’état-major particulier de l'ancien président Blaise Compaoré[2].

Le , il effectue une tentative de coup d’État dans le but de renverser le régime de transition en place, dirigé par Michel Kafando. Suite aux manifestations de la population et aux condamnations de la communauté internationale, ce coup d’État se solde par un échec et les autorités de transition sont ré-installées dans leurs fonctions le 23 septembre 2015. Il déclare regretter son acte et dit être prêt à en assumer les conséquences devant la justice[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Bras droit de Blaise Compaoré pendant plus de trente ans, il est avec ce dernier suspecté de l'assassinat du capitaine Thomas Sankara, « le père de la révolution burkinabé » lors du coup d'État d'octobre 1987 au Burkina[1].

À la suite de la tentative de coup d'État de 2015 qui tente de renverser le président Michel Kafando et le Premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida contre l'avis du peuple, il est nommé président d'un Conseil national de la démocratie par un conseil de transition. Ce coup d'État échoue et le président Kafando est rétabli six jours plus tard dans ses fonctions.

Patron historique du régime de sécurité présidentielle (RSP), Gilbert Diendéré est connu pour avoir des contacts avec les militaires français ; il a, en outre, participé à l'exercice militaire américain Flintlok, dont l’objectif est d’entraîner les armées africaines à la lutte contre le terrorisme transfrontalier. Gilbert Diendéré a été fait chevalier de la Légion d'honneur française en mai 2008 lors d'un séjour à Paris.

Pendant plusieurs décennies, il a joué un rôle-clé lorsque le Burkina s’est impliqué clandestinement dans les guerres civiles du Liberia, de Sierra Leone, puis dans la rébellion en Côte d’Ivoire[4].

Le 6 octobre, il est mis en examen avec l'ancien ministre des Affaires étrangères Djibrill Bassolé pour « attentat à la sûreté de l'État »[5].

Le , il est inculpé pour « attentat, assassinat et recel de cadavre » dans l'affaire de l'assassinat du président du Burkina Faso Thomas Sankara, le [6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]