Ouahigouya
| Ouahigouya | |||
Marché à Ouahigouya. | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Région | Nord | ||
| Province | Yatenga | ||
| Département ou commune |
Ouahigouya | ||
| Démographie | |||
| Population | 124 587 hab. (2019) | ||
| Langues | Mooré | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 13° 35′ 00″ nord, 2° 25′ 00″ ouest | ||
| Altitude | Min. 315 m Max. 342 m |
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| Divers | |||
| Indicatif téléphonique | +226 24 55 | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
Géolocalisation sur la carte : Burkina Faso
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| Liens | |||
| Site web | Site officiel | ||
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Ouahigouya est une ville du département et la commune urbaine de Ouahigouya, chef-lieu de la province du Yatenga et de la région du Yaadga au Burkina Faso. Fondée en 1757, elle est la capitale historique du Royaume mossi du Yatenga.
Géographie
[modifier | modifier le code]La ville est située sur la route nationale 2, à 182 km au nord-ouest de la capitale Ouagadougou.
Les coordonnées géographiques de Ouahigouya, Burkina Faso
Latitude : 13°34′58″ Nord
Longitude : 2°25′17″ Ouest
L’altitude par rapport au niveau de la mer : 328 m
Les coordonnées de Ouahigouya en degrés décimaux
Latitude : 13.5827800°
Longitude : -2.4215800°
Climat
[modifier | modifier le code]Ouahigouya est doté d'un climat de steppe sec et chaud, de type BSh selon la classification de Köppen, avec des moyennes annuelles de 28,7 °C pour la température et de 599 mm pour les précipitations[1].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution démographique de la ville est relévée lors des différents recensements, l'accroissement annuel de la population est de 4 % pendant la période 2006-2019[2].
La ville par son importance est l'une des cinq grandes villes du pays, regroupant 73 153 habitants lors du recensement national de 2006[3].
En 2006, sur les 73 153 habitants de l'agglomération – regroupés en 14 157 ménages – 50,28 % étaient des femmes, près 37,4 % avaient moins de 14 ans, 58,2 % entre 15 et 64 ans et environ 3,7 % plus de 65 ans[3].
Subdivisions en secteurs
[modifier | modifier le code]Ouahigouya est composée de quinze secteurs administratifs (données de population consolidées en 2012, issues du recensement général de 2006[3]) :
- Secteur 1 (6 306 habitants)
- Secteur 2 (8 704 habitants)
- Secteur 3 (3 446 habitants)
- Secteur 4 (4 748 habitants)
- Secteur 5 (5 027 habitants)
- Secteur 6 (4 265 habitants)
- Secteur 7 (5 885 habitants)
- Secteur 8 (5 300 habitants)
- Secteur 9 (3 847 habitants)
- Secteur 10 (6 638 habitants)
- Secteur 11 (1 493 habitants)
- Secteur 12 (1 648 habitants)
- Secteur 13 (11 512 habitants)
- Secteur 14 (1 905 habitants)
- Secteur 15 (2 429 habitants)
Histoire
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La ville est fondée en 1757 comme la capitale du royaume mossi du Yatenga par le Naaba Kango. Elle est détruite en 1825 et plusieurs fois attaquée dans les années 1870 aux années 1890. De son passé de capitale de royaume, elle garde son nom, puisqu'il signifie, en mooré, venez vous prosterner. Les Français la reconstruisent autour d'un fort vers 1896.
Lors de la guerre de la Bande d'Agacher (guerre de Noël) ayant opposé le Burkina Faso et le Mali du 14 au , le marché de la ville est bombardée par l'aviation malienne faisant une centaine de victimes civiles[réf. nécessaire].
Administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]- Premier maire nommé en 1932 : OUEDRAOGO Boug-Raawa,
- Bernard Lédéa OUEDRAOGO,
- Gilbert Noel OUEDRAOGO,
- Boureima Basil OUEDRAOGO,
- Lucien Amos Lankoandé, Préfet et Président de la délégation spéciale de Ouahigouya[4].
Jumelages et accords de coopération
[modifier | modifier le code]| Ville | Pays | Période | ||
|---|---|---|---|---|
| Chambéry[5] | France | depuis | ||
| Lahnstein[6] | Allemagne | depuis | ||
| Vence[6] | France | depuis | ||
Économie
[modifier | modifier le code]Ville sahélienne par excellence, l'aridité du climat y est un facteur important. Comme dans tous les pays de cette zone, les aléas de la saison des pluies déterminent via la qualité des récoltes le niveau de vie des habitants. L'économie locale ne connaît pas d'industrie. L'artisanat est tourné vers le cuir avec quelques tanneurs.
Deux retenues (lac de barrage) permettent l'approvisionnement en eau et favorisent le maraîchage (tomates, carottes, oignons et surtout les pommes de terre).
L'économie de la région est également marquée par la présence d'orpailleurs.
Transport
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D'un point de vue routier, Ouahigouya se trouve à 185 km au nord de Ouagadougou, la capitale, sur la route nationale 2 qui continue vers la frontière avec le Mali, à 40 km au nord en direction de Bankass, et à 360 km au nord-est de Bobo-Dioulasso, sur la route nationale 10. Elle est également traversée par la route nationale 15 qui la relie à, Pouytenga (via Kongoussi et Kaya)
Les principales compagnies de transport :
- STAF (Société de Transport Aoréma et Frères)[7],
- TSR (Transport Sana Rasmané)[8],
- STNF (Société de Transport nord Faso)[9],
- Saramaya,
- Rakiéta.
Il ne faudrait pas oublier la sotraco qui effectue un formidable travail dans la ville[10].
Santé
[modifier | modifier le code]La ville, divisée en secteurs possédant pour certains (1,2,4, 5,7,13) des centres de santé et de promotion sociale (CSPS), accueille le centre hospitalier régional (CHR)[11].
Un hôpital pédiatrique privé sans but lucratif (secteur 10) a été créé en par le Dr Zala Lassara avec l'aide d'associations françaises et suisses (36 lits d'hospitalisation et 24 lits réservés aux enfants souffrant gravement de malnutrition). Les enfants issus de familles en situation sociale difficiles y sont pris en charge gratuitement. Également, cette pédiatrie combat le syndrome de Noma.
Éducation
[modifier | modifier le code]Écoles primaires
[modifier | modifier le code]- école primaire Peela 1 et 2 ;
- école primaire Ypaala ;
- école primaire Wendpenggré ;
- école Souli 1 et 2 ;
- école Bimbili ;
- école Bagarin 1 et 2.
Collèges et Lycées
[modifier | modifier le code]- [12]Collège Sainte marie fille et garçon[12]
- Lycée Yadéga[13]
- Lycée Yamwaya[14]
- Lycée Municipal[15]
- Lycée communal[16]
- Lycée Charles Foyer[17]
Universités
[modifier | modifier le code]- Institut supérieur de gestion de Ouahigouya (ISGO)[18]
- Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO)[19]
Culture
[modifier | modifier le code]Festivals
[modifier | modifier le code]Chaque année se tient à Ouahigouya le FESCO (Festival Sport et Culture de Ouahigouya), Journée Promotionnelle de la Paix à Ouahigouya (JPPO)[20] et Napousme (fête du roi), le Festin des Tambours pour valoriser le tam-tam et la culture locale,et le Festival Gastronomique dédié à la cuisine de la région.
Sport
[modifier | modifier le code]La ville de Ouahigouya dispose d'une équipe masculine de football nommée Union Sportive du Yatenga (USY) ainsi que d'une équipe féminine, nommée les reines du Yatenga. La ville dispose aussi des clubs de football tels que ASPAC, VASCO, AS ECO, Phoenix FC.
Patrimoine
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Bien que peu touristique, la ville de Ouahigouya recèle quelques lieux intéressants :
- le barrage qui est devenu un refuge pour nombre d'oiseaux typiques de la région.
- le marché du centre-ville est l'un des plus grands du Sahel, après celui de Gorom-Gorom
- la Cathédrale Christ-Roi de l'Univers de Ouahigouya est une église. Cette cathédrale se trouve à proximité de la gare routière de STAF, ainsi que du bureau de poste de SONAPOST.Cathédrale du Christ-Roi - Carte - Église - Yatenga, Burkina Faso
- la mosquée de Ramatoulaye à 25 km de la ville est un lieu de pèlerinage très fréquenté les jours qui suivent le Ramadan.
Radiodiffusion
[modifier | modifier le code]Il existe plusieurs radios dans la ville de Ouahigouya notamment :
- La radio La voix du paysan[21];
Personnalités liées
[modifier | modifier le code]- Salif Diallo, homme politique ( - ) ancien ministre de l'Environnement et de l'Eau de 1995 à 1999 ; ministre de l’agriculture et président de l'Assemblée nationale burkinabè ( – )
- Idrissa Ouédraogo, cinéaste burkinabè ( - )
- Boureima Badini (né en 1956), homme politique burkinabè
- Yacouba Sawadogo « l'homme qui a arrêté le désert », prix Nobel alternatif d'écologie (Right Livelivood Foundation), désigné « Champion of Earth » par les Nations unies Environnement.
- Bibata Nébié (1973-), magistrate et femme politique burkinabè, ancienne ministre de la justice.
- Gilbert Noël Ouédraogo (en), avocat, homme politique et ex-maire de la ville
- Boureima Basil Ouédraogo, ex-maire de la ville (2022)
- Gérard Ouédraogo, homme politique, Premier ministre
- Soumaila Ganame dit l'hadji Yoro volontaire national qui a marqué l'histoire dans la défense de la région du Yaadga plus précisement dans la ville de Titao[22].
Annexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Climat Ouahigouya, climate-data.org [1]
- ↑ (en) Thomas Brinkhoff, City population, Burkina Faso, Cities & Localities, consulté en 2024.
- [xls] Liste des villages du Burkina Faso - Recensement 2006 sur le site HDX–Open data Burkina Faso, consulté le 14 janvier 2019.
- ↑ « Ouahigouya : Lucien Amos Lankoandé, le nouveau PDS Installé », (consulté le )
- ↑ « Villes en coopération » (consulté le )
- « nos villes jumelées » (consulté le )
- ↑ « STAF - Société de Transport Aorèma et Frères (Gare de Ouahigouya) | Ayeler », sur www.ayeler.com, (consulté le )
- ↑ « Autocaristes - TSR - Ouahigouya », sur www.petitfute.com (consulté le )
- ↑ « Société de Transport Nord Faso », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ « Toutes les lignes », sur SOTRACO (consulté le )
- ↑ [PDF] Carte sanitaire 2010, Ministère de la Santé, pp. 80-81, consulté le 26 février 2020.
- E. BAYALA, « Collège Sainte Marie de Ouahigouya | Sciences Campus Info », (consulté le )
- ↑ admin, « Lycée Yadéga de Ouahigouya: SOS pour un symbole historique en perdition », sur NetAfrique.net, (consulté le )
- ↑ « Mémoire et patrimoine de l’école burkinabè : Retour sur bientôt 75 ans de vie du ‘’Yamwaya’’ de Ouahigouya », sur Ministère de L'Education Nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, (consulté le )
- ↑ « Lycée Municipal », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ « Lycée communal », sur Mapcarta (consulté le )
- ↑ Rédaction B24, « Burkina Faso : Le lycée Charles Foyer de Ouahigouya lauréat du Grand prix national du civisme et de la citoyenneté », sur Burkina24.com - Actualité du Burkina Faso 24h/24, (consulté le )
- ↑ « Institut Supérieur de Gestion de Ouahigouya (ISGO) - Le Grand Frère », sur https://legrandfrere.africa/, (consulté le )
- ↑ « Université Lédéa Bernard Ouédraogo (ULBO) - Le Grand Frère », sur https://legrandfrere.africa/, (consulté le )
- ↑ JK Sidwaya, « VIe Journées promotionnelles de la paix de Ouahigouya: du football pour raffermir les liens de fraternité et de tolérance », sur Quotidien Sidwaya, (consulté le )
- ↑ « Radio La Voix du Paysan, Ouahigouya (2025) », sur www.medioq.com (consulté le )
- ↑ « Burkina Faso : mort d’un héros national, Ladji Yoro », sur Le Point, (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Laurent Boissard, Diagnostic socio-économique de la ville de Ouahigouya (province du Yatenga, Burkina Faso), Université de Neuchâtel, 1996, 121-36 p. (ISBN 2-940060-12-6) (mémoire)
- Jean-Claude Klotchkoff, « Ouahigouya », in Le Burkina Faso aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 160-162 (ISBN 9782869504523)
- Patricia Bourcillier, « Il était une fois à Ouahigouya », Éditions Steinhäuser, Wuppertal, 2024, (ISBN 978-3910263307) - Téléchargement gratuit du PDF [2] (318 pages)
- Ouahigouya : Lucien Amos Lankoandé, le nouveau PDS Installé (nabainfo.com)
Liens externes
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- Site officiel de la municipalité.
- Association des Jeunes pour l’Assainissement et l’Hygiène de Ouahigouya
