Grotte d'Enlène

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Grotte d'Enlène
(Caverne d'Enlène)
Enlène, Grasshopper.jpg
Sauterelle, genre Troglophilus
Localisation
Coordonnées
Pays
Région
Département
Massif
Vallée
Vallée du Volp
à sa source
Localité voisine
Voie d'accès
D215b
Caractéristiques
Type
Altitude de l'entrée
459 m
Longueur connue
~450 m
Cours d'eau
Occupation humaine
Statut patrimonial
Site classé, fermé au public
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La grotte d'Enlène ou caverne d'Enlène est une grotte essentiellement d'habitat du Magdalénien moyen (Paléolithique supérieur, Magdalénien IV) située sur la commune de Montesquieu-Avantès en Ariège, dans la région Occitanie en France.

La grotte d'Enlène est une des plus riches grottes des Pyrénées ariégeoises en mobilier magdalénien, avec quelques objets sculptés de facture remarquable (propulseur aux bouquetins, sauterelle et oiseau sur os gravé, etc.) et exceptionnelle notamment pour la quantité de ses plaquettes gravées.
Elle est aussi un site de référence pour le Gravettien.

Elle fait partie du réseau karstique des grottes du Volp, monument naturel et site classé (2013) qui inclut la grotte des Trois-Frères et son iconique « chamane dansant », et la grotte du Tuc d'Audoubert avec son célèbre groupe statuaire des ours en argile. Enlène est la plus anciennement connue des trois.

Les grottes du Volp font partie de l'ensemble des grottes ornées de la chaîne pyrénéo-cantabrique.

Localisation[modifier | modifier le code]

Les trois principales grottes du Volp sont dans le nord de l'Ariège à quelque 6 km à vol d'oiseau du département de Haute-Garonne au nord, sur la commune de Montesquieu-Avantès, à 1,5 km à vol d'oiseau au nord-est du bourg[1],[n 1].

La grotte d'Enlène ou caverne d'Enlène est la première depuis l'est, à environ 80 m au nord-ouest de la perte du Volp[2] et à 469 m d'altitude[3].

L'entrée de la grotte des Trois-Frères, indiquée sur les cartes IGN[1], se trouve à approximativement 70 m à l'ouest de celle d'Enlène[2].
La grotte du Tuc d'Audoubert participe du même réseau hydrographique qu'Enlène et les Trois-Frères : son entrée est à environ 800 m à l'ouest de l’entrée de la grotte des Trois-Frères, au sud du hameau d'Audoubert dont elle tire son nom[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

La grotte prend son nom du hameau voisin au sud, Enlenne[1], orthographié Henlene sur la carte de Cassini (XVIIIe s. )[4].

Topographie[modifier | modifier le code]

La grotte d'Enlène est longue d'environ 450 m. Elle se développe de façon générale vers le sud-ouest, plus ou moins parallèlement à la grotte des Trois-Frères ; loin de leurs entrées respectives, ces deux grottes sont reliées entre elles par une étroite galerie d'environ 65 m de long[5],[6].

Enlène a deux porches d'entrée superposés, qui se rejoignent sous terre pour déboucher sur un couloir long de environ 200 m. Elle est divisée en trois sections principales[3] :

  • La zone des entrées, dont le diverticule gauche et le porche supérieur[5],[7] ;
  • la galerie principale (zone de cheminement)[5],[7] ;
  • la zone du fond, dont :
    • la salle des Morts (sépultures de l'âge du bronze),
    • la salle du Fond[5],[7] : elle contient l'habitat le plus ancien, daté entre 12 900 ans BP ± 140 ans et 13 400 ans BP ± 120 ans[3].

Une branche d'Enlène s'ouvre sur la gauche à une centaine de mètres de l'entrée et s'oriente plein est en direction de la perte du Volp[5].

Géologie[modifier | modifier le code]

Les trois grottes participent d'un réseau karstique creusé par le Volp dans un petit massif calcaire au nord de Montesquieu[6], à la jonction de deux grands blocs de substrats différents ; pendant l'orogenèse pyrénéenne de l'Éocène (entre environ 56 à 34 Ma), la zone a été sujette à de fortes pressions qui ont engendré de très nombreuses failles géologiques. Pour plus de détails, voir l'article « Grottes du Volp », section « Géologie »

Histoire récente[modifier | modifier le code]

La grotte est connue de longue date dans la région. En 1882 elle appartient à Mr Moulis de Méritens[8] et a déjà été fouillée par l'abbé Pouech, M. Filhol[9], l'abbé Cabibel[10] qui donne une partie de ses trouvailles au musée départemental de l’Ariège à Foix[9], etc. Dom David Cau-Durban la visite pour la première fois le 6 février 1884 en compagnie de Mr Baron[9]. Elle est notée comme grotte sépulcrale en 1884[11] et 1893[12].

Aux vacances de Pâques 1912, Henri Begouën et ses trois fils explorent Enlène et découvrent fortuitement un beau propulseur figurant un quadrupède[n 2]. Après cette trouvaille, le même Méritens, ne pouvant croire qu'un trésor puisse être autre chose que monétaire, interdit l'entrée de sa grotte à tout le monde y compris au comte et maire Henri Begouën[13], lui adressant un courrier le 23 juillet suivant pour lui demander de faire cesser leurs explorations de peur de « dévaluer sa propriété »[14].

De nombreuses fouilles sont effectuées dans l'entre-deux guerres[6] mais leurs méthodes manquent souvent de rigueur et détériorent le contexte archéologique[3]. En 1937 Louis Bégouën cesse ses fouilles, estimant que ses méthodes ne sont pas assez modernes[15].

En 1970, Robert Bégouën effectue un tamisage d'une petite partie des rejets des fouilles précédentes dans la salle du Fond d'Enlène ; les résultats sont tels que conjointement avec Jean Clottes il décide d'entreprendre une grande campagne de fouilles. Les travaux commencent en 1976, avec entre autres assistants Jean-Pierre Giraud et François Rouzeau[6],[16].

Périodes d'occupation[modifier | modifier le code]

Gravettien[modifier | modifier le code]

L'industrie lithique d'Enlène en fait un site de référence pour le Gravettien avec Gargas, Isturitz et la Tuto de Camalhot[n 3],[17].

Magdalénien[modifier | modifier le code]

Enlène est une grotte-habitat, principalement du Magdalénien IV[6]. L'habitat le plus ancien, dans la salle du Fond, a été daté à 12 900 ans BP ± 140 et 13 400 ans BP ± 120[3]. Les études de la faune (Delpech 1981[18], Lalande 1986[19]), et l'analyse paléopalynologique par Arlette Leroi-Gourhan[20], pionnière de cette discipline, indiquent une fréquentation durant l'oscillation de Bølling avec un climat moins rigoureux mais plus humide qu'au Dryas I qui le précède[3] (début du Tardiglaciaire).

Toutefois, l'habitat à Enlène n'est pas permanent mais saisonnier : la grotte est occupée au printemps et en été[21]. Fontana (1999) étudie la possibilité de migrations saisonnières entre la Montagne Noire (Aube) l'hiver et les grottes des pré-Alpes l'été, citant Enlène et la grotte de Canecaude dont les occupations respectives étaient à peu près contemporaines[22].

Âge du bronze[modifier | modifier le code]

L'abbé Cabibel (fin XIXe siècle) a trouvé dans la salle des Morts des sépultures de l'âge du bronze enterrées « dans d'excellentes conditions de salubrité […] la roche calcaire, est couvert(e) d'une couche épaisse de terreau sec, pulvérulent ». Il dit que ce sol contient de nombreux squelettes et que certains ont déjà été exhumés, dont les os sont répandus sur le sol ; lui-même en exhume seulement deux. Selon lui, les corps ont été étendus avec les bras allongés le long des cuisses. Certains des individus sont jeunes, d'autres des adultes[23].
Cabibel a aussi trouvé quelques petits morceaux de bronze et une partie de bandeau en bronze repoussé, sans qu'il précise où dans la grotte ils se trouvaient ; Cau-Durban pense qu'ils étaient probablement dans la salle des Morts, où lui-même a trouvé des tessons de poterie assez fine de la même époque[23].

Cau-Durban a aussi trouvé, « dans la salle centrale et dans la cavité basse et humide qui s'étend à droite de rentrée », d'autres tessons en pâte rouge micacée avec de petits grains de quartz[23].

Archéologie[modifier | modifier le code]

Elle se distingue par un habitat principal placé inhabituellement en zone profonde, et par un mobilier d'une richesse exceptionnelle notamment par ses très nombreuses plaquettes dont beaucoup sont gravées.

L'habitat[modifier | modifier le code]

Deux foyers près de l'entrée[modifier | modifier le code]

En 1884, David Cau-Durban trouve un premier foyer « de l'âge du renne[n 4] » près de l'entrée de la grotte[n 5]. Il le fouille à 30 cm de profondeur sur 1 m2 de surface. Protégé jusqu'à sa découverte par une fine couche de concrétions, le foyer est accompagné d'une petite quantité d'outils lithiques et en os, notamment « une aiguille en ivoire avec chas d'un poli brillant et d'une finesse d'exécution admirable » ; son très petit chas ne pouvait recevoir que des fibres de tendons de renne, qui restent solides même lorsqu'elles sont finement effilées. Dans cette petite zone se trouvent aussi quelques silex gris et rose taillés en pointe de flèche et en racloir ; un petit poinçon en os ; et des dents de renne, de cheval et deux canines d'ours (Ursus speleus), appartenant à des sujets d'âge différent et mélangés aux cendres et à des débris d'ossements calcinés[24].

Dans la même année Cau-Durban trouve un autre foyer « près du talus qui conduit de l'issue du grand couloir aux galeries supérieures », déjà entamé par de précédentes fouilles. Il a été utilisé assez longtemps pour atteindre 1,10 m d'épaisseur[24]. Les cendres et os brisés partiellement brûlés y sont mélangés à des os de bœuf et de grand cerf [Megaloceros giganteus ?], des cornes de bouquetin et de renne. Parmi son mobilier se trouve un disque de 3 cm de diamètre en os percé au centre d'un très petit trou. M. Hardy a découvert à Laugerie-Basse (Dordogne) un disque similaire, reproduit sur une planche du musée préhistorique (PI. XXIII. Fig. 158)[25] ; Cau-Durban dit que ces pièces sont des disques de trépanation (?). Il note que celle qu'il a trouvée est trop fragile pour servir de bouton, et s'etend sur son rôle possible d'amulette[26],[n 6].

Pour finir, il indique qu'il n'a trouvé aucun vestige d'occupation néolithique[23].

L'habitat principal en zone profonde[modifier | modifier le code]

La partie la plus habitée de la grotte est loin de l'entrée, dans une zone profonde - ce qui est exceptionnel au Magdalénien[3].
L'utilisation des fonds (obscurs) des cavités est variable selon les époques[27], mais au Paléolithique les grottes sont habitées sous les porches ou dans les parties proches de l'entrée[28] de façon à bénéficier de la lumière du jour. Seuls les moustériens ont utilisé les fonds de grottes pour des activités matérielles ; pourtant il ne s'agit pas d'un moyen de lutte contre le froid puisqu'ils le font même pendant les périodes de climat tempéré[29]. Ainsi les parties profondes de la Grande grotte à Arcy-sur-Cure (Yonne) sont occupées (et magnifiquement ornées) avant −28 000 ans.
Au Paléolithique supérieur, les fonds de grottes ont été utilisés uniquement pour des activités de symbolisation (Grande grotte, grotte du Cheval)[27].

Un riche mobilier[modifier | modifier le code]

Dès les premières fouilles de cet habitat en grotte profonde, l'art mobilier s'est révélé très important[30]

Plaquettes gravées[modifier | modifier le code]

Elle a livré de très nombreuses plaquettes gravées (302 plaquettes en 1982[31]). Certaines sont faites en grès, qui provient d'un lieu à 200 m de là : il n'y a pas de gisement de grès dans les grottes[32].

La plaquette du « couple d'Enlène »

L'une des plaquettes gravées est remarquable par plusieurs aspects, à commencer par son histoire : Louis Bégouën en trouve un premier morceau dans la Salle du Fond dans les années 1930 ; à la reprise des fouilles en 1980 deux autres morceaux en sont retrouvés dans la même salle, dans les débris laissés par les fouilles précédentes, à 1,5 m l'un de l'autre et à environ 170 m de l'entrée actuelle. Cette plaquette est l'une de celles en grès fissile, donc en matériau exogène à la grotte. Un de ses bords a été martelé sur 6 cm de longueur, ce qui à ce jour reste une énigme. L'une de ses caractéristiques les plus notables est la rubérisation qu'elle a subie : elle n’est pas la seule à être passée par le feu mais elle est celle sur laquelle l'effet de contraste subséquent est le plus marqué. On ne sait pas si ce traitement est intentionnel ou non ; il en résulte une gravure faite de lignes claires sur un fond rouge brun sombre très nettement contrasté, ce qui rend l'imagerie très visible - mais pas pour autant lisible.
Car les figures gravées, si enchevêtrées sur cette plaquette, ouvrent dès le début un long débat sur leur interprétation. Louis Bégouën (1939) n'a en main que le premier morceau trouvé ; il y voit, superposés à un avant-train de bison[6], deux corps humains vus de profil et tournés vers la droite. L'un, ventru, serait celui d'une femme sans tête (le cou se trouve contre un des bords de la plaquette) ; derrière elle à gauche, le corps mince d'un homme dont la taille est traversée de deux traits que le chanoine J. Boussonye, suivi par L. Bégouën (1939), interprète comme un étui pénien[33]. L. Bégouën indique aussi qu'une patte de bison a été réalisée avant les deux corps[31], et Boussonye suggère que les deux figures ont été réalisées en même temps et non l'une après l'autre avec un intervalle de temps entre les deux. Parmi la multitude de lignes enchevêtrées, il est difficile de définir quels traits représentent exactement quelles parties de quels corps. Sur le corps mince, des traits au-dessus du coude d'un bras sont interprétés par L. Bégouën comme de possibles anneaux, et réanalysés en 1976 par L. Payles comme la simple prolongation du contour du bras[33].
En 1947 E. Saccasyn della Santa titre la plaquette « le couple des Trois-Frères » et y voit une scène d'accouplement humain et une patte de bison. L'abbé Breuil en 1958 y voit une seule figure et la patte de bison[33], dont il dit avoir été réalisés en même temps[31] ; il est suivi sur le point d'une figure unique par André Leroi-Gourhan (1965[34]), P. Graziosi et Jean Clottes (1976), et P. Ucko et A. Rosenfeld (1972). D'un autre côté, L.-R. Rougier et L. Robert (1974) ne mentionnent pas la plaquette dans leur livre sur l’accouplement dans l'art préhistorique, où ils écrivent qu'aucune scène d'accouplement humain n'existe dans l'art du Paléolithique supérieur européen[33]. L. Pales et Tassin de Saint-Péreuse (1976) s'alignent sur Boussonye pour la présence de deux corps, un masculin, l'autre féminin ; mais ne s'avancent pas à préciser à quels corps appartiennent les bras. Ils déterminent que la patte de bison a été réalisée avant les deux corps[33],[35], puis sont venus les bras. D'autres détails sont précisés dans cette étude par Pales et Saint-Péreuse, entre autres qu'il n'est plus question d'étui pénien mais de ceinture ; par contre ils la disent réalisée avant le corps, mais une étude ultérieure (Bégouën et al. 1982) trouve que le corps a été réalisé avant cette ceinture. La même étude de 1982, qui a lieu après la réunion des 3 morceaux retrouvés, conclut que le martèlement du bord de plaquette est antérieur à la gravure. La tête de la femme se trouve sur l'un des morceaux (« B » dans Pales & Saint-Péreuse 1982) trouvés en 1980, mais on ne sait toujours pas si la fracture de la plaquette, qui a "décapité" ce sujet, était intentionnelle ou non ; une autre grande plaquette de la Salle du Fond présente elle aussi un sujet humain "décapité" par la cassure de la plaquette[31]. Par contre ce fragment montre les cheveux de la femme, et leur inclinaison nous apprend que les personnages ne sont pas debout comme on les positionnait jusqu'alors, mais se tiennent à quatre pattes sur les mains et genoux. Sur l'autre morceau (« C » dans Pales & Saint-Péreuse 1982) trouvé en 1980 se trouve un troisième personnage, lui aussi tourné vers la droite, de facture nettement simplifiée comparée aux deux premiers sujets : aucun de ses traits n’est doublé. Par ailleurs ce fragment C invalide l'hypothèse du personnage unique (Breuil, etc) : la première plaquette représente bien deux personnages. Mais il vient soutenir la proposition de Pales selon laquelle l'impression de confusion est délibérée. [35].
Le passage au feu pose aussi question : intentionnel ou non ? Tout en soulignant l'incertitude sur ce point, Pales et Saint-Péreuse penchent pour un processus "accidentel"/circonstanciel dû au réemploi d'une plaquette ayant préalablement servi de sole de foyer ou de pavage[31].

Autre mobilier notable[modifier | modifier le code]

Os gravé d'une sauterelle et d'oiseaux

Un fragment d'os gravé porte une gravure très précise d'une sauterelle cavernicole (genre Troglophilus), réalisée avec une grande attention aux détails[36]. Selon Villemant et al. (1996), c'est la première représentation connue d'un insecte[37]. Outre l'intérêt artistique et purement historique, cette sauterelle indique sa présence dans les Pyrénées pendant la période glaciaire occurrant au Magdalénien, à une époque où on la pensait disparue. Les représentations d'insectes sont rares dans l'art pariétal, par manque d'intérêt et/ou par rareté des insectes à cause du froid[36].

Attribuée aux Trois-Frères à sa découverte (avant l'établissement d'une topologie précise de la grotte et une connaissance plus complète des mobiliers respectifs des deux grottes), cette pièce a finalement été attribuée à la grotte d'Enlène, ayant été trouvée « près de l'entrée du couloir qui mène de la grotte d'Enlène à celle des Trois-Frères »[38].

Rondelles

Les rondelles du Magdalénien moyen sont nombreuses, avec quatre spécimens entiers et 80 fragments. 80% d'entre elles se trouvaient dans la salle du Fond[39],[40].

Signe pariétal tectiforme ?

Un signe isolé sur une paroi de la grotte présente une certaine analogie avec les signes dits « tectiformes » (en forme de toit). Définis au sens strict, ces tectiformes se trouvent dans seulement quatre grottes aux alentours proches des Eyzies-de-Tayac (210 km à vol d'oiseau au nord, en Dordogne) : les Combarelles, Font-de-Gaume, Bernifal et Rouffignac[41]. Si on assouplit les critères de définition, d'autres grottes - dont Enlène - présentent des signes pleins isolés plus ou moins assimilés[42]. André Leroi-Gourhan est partisan de la définition stricte : « …[les signes à Enlène et autres grottes] ont souvent été qualifiés de "tectiformes, terme hautement qualificatif qu'il vaudrait mieux réserver aux vrais tectiformes du groupe des Eyzies… »[43].

Le propulseur aux bouquetins

Les très belles proportions et la finesse d'exécution de la sculpture de ce propulseur en bois de renne en ont fait sa célébrité[44].

Propulseurs et échanges

La grotte d'Enlène a livré un bâton percé sculpté de têtes de bisons dans un bois de renne, pratiquement identique à un autre bâton percé trouvé dans la grotte d'Isturitz au Pays Basque espagnol ; les deux sont vraisemblablement du même artiste. Cette paire d'objets s'ajoute à la longue liste de paires ou groupes d'objets identiques retrouvés dans des locations différentes (par exemple un modèle de propulseur sculpté d'un faon et d'oiseaux, retrouvé en plusieurs endroits), qui démontrent de fréquents échanges longue distance au Magdalénien[40].

Percuteur

Un fragment de percuteur[n 7] a été trouvé dans les rejets des fouilles anciennes, provenant probablement de la salle du Fond[3]. Les percuteurs magdaléniens sont très rares, avec seulement deux de date certaine en Allemagne et deux autres de date incertaine (l'un en Allemagne, l'autre à la grotte du Placard)[45].

Travail du métal

Un lingot de bronze a été trouvé dans la grotte[46].

Autres

En 1911 Henri Bégouën trouve un petit tas de noyaux percés, mélangés à des grains de blé, sous une stalagmite[47].

Le « bâton au saumon », un bâton percé, est daté à 13 000 ans BP par la couche environnante[48].

Protection[modifier | modifier le code]

Dès leur découverte les grottes du Volp ont été fermées au public - une situation tout à fait exceptionnelle pour l'époque. Depuis, les visites ont été rares (moins de 20 personnes par an, en trois ou quatre groupes par an)[16],[n 8].

En 2009, le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises est créé, dont fait partie le territoire de Montesquieu-Avantès. Les abords des grottes bénéficient donc de la protection (limitée) imposée par les règles du parc.

Le « bassin hydrogéologique du massif karstique du Volp et les paysages remarquables qui lui sont liés » est classé parmi les monuments naturels et sites du département de l'Ariège par décret du 21 juin 2013[49] sur proposition de Delphine Batho, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et publié au Journal Officiel du 23 juin 2013, sous le nom de « bassin hydro-géologique du Volp à Montesquieu-Avantes en Ariège ». Ce site naturel couvre 1 928 ha[50].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Grotte d'Enlène - Bibliographie antérieure à 2005 », sur cavernesduvolp.com.
  • [Bégouën (H.) 1921] Henri Bégouën, « Un petit affûtoir pour pointes d'os », Bulletin de la Société préhistorique de France, vol. 18, no 11,‎ , p. 300-301 (lire en ligne [persée], consulté le 12 mars 2019).
  • [Bégouën (H.) & Breuil 1958] Henri Bégouën (conservateur des grottes du Volp) et Henri Breuil, Les cavernes du Volp : Trois Frères, Tuc d'Audoubert, Paris, Arts et métiers graphiques, coll. « Travaux de l'Institut de paléontologie humaine », (réimpr. 1999, American rock art research association), 1re éd., 120 p., XXXII p. de planches hors-texte (OCLC 301400118).
  • [Bégouën (R.) et al. 1987] Robert Bégouën, Jean Clottes, Jean-Pierre Giraud et François Rouzaud, « Un bison sculpté en grès à Enlène », Bulletin de la Société Méridionale de Spéléologie et Préhistoire, t. 27,‎ , p. 23-27 (lire en ligne [docs.google.com], consulté le 8 mars 2019).
  • [Bégouën (R.) 2008] Robert Bégouën et Jean Clottes, « Douze nouvelles plaquettes gravées d'Enlène », Prehistoria y Arqueología, série UNED – Espacio, Tiempo y Forma, série I Nueva época, t. 1 « Hommages à Eduardo Ripoll »,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mars 2019).
  • [Bégouën (R.) et al. 2014] Robert Bégouën, Jean Clottes, Valérie Feruglio, Andreas Pastoors, Sébastien Lacombe (coop.), Jörg Hansen (coop.), Hubert Berke (coop.), Henry de Lumley (préface) et al., La caverne des Trois-Frères : anthologie d'un exceptionnel sanctuaire préhistorique, Association Louis Bégouën, , 248 p. (présentation en ligne, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
(Plan annoté des trois grottes d'Enlène, des Trois-Frères et du Tuc d'Audoubert : p. 48-49. Plan plus détaillé des Trois-Frères et d'Enlène : p. 56-57.)
  • [Cau-Durban 1888] David Cau-Durban, « Nouvelles fouilles à la grotte d'Enlène - Montesquieu-Avantès (Ariège) », Bulletin de la Société ariégeoise des sciences, lettres et arts, no 1,‎ , p. 207-211 (lire en ligne [gallica], consulté le 10 mars 2019) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Giraud et al. 1982] J.-P. Giraud, F. Rouzaud, R. Bégouën et J. Clottes, « Plaquette gravée d'Enlène, Montesquieu-Avantès (Ariège) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 79, no 4,‎ , p. 103-109 (lire en ligne [persée], consulté le 7 mars 2019). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Pozzi 2004] Enrico Pozzi, Les Magdaléniens: art, civilisations, modes de vie, environnements, Grenoble, éd. Jérôme Millon, coll. « L'Homme des Origines », , 385 p., sur books.google.fr (ISBN 2-84137-144-1, lire en ligne), p. 177. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Averbouh 1999] Aline Averbouh, « Un fragment de percuteur sur partie basilaire de la grotte magdalénienne d'Enlène (Ariège) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 96, no 4,‎ , p. 497-504. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [V.-Malpel 2016] Sophie Vora-Malpel et Camille Bourdier (dir.), Les objets ornés à faible transformation technique du gisement d'Enlène (Montesquieu-Avantès, Ariège) (mémoire de Master 2, « Arts et Cultures de la Préhistoire et de la Protohistoire ». UFR Histoire, Arts et Archéologie > Département Histoire de l'Art et Archéologie), , 416 p. (résumé). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Site officiel des cavernes du Volp » - « page dédiée à la grotte d'Enlène » (consulté le 7 mars 2019).
  • [vidéo] Entretien avec Robert Bégouën (conservateur de la grotte d'Enlène), de France 3, Arte, INA (prod.) et de André Labarthe (réal.), 1988, 5 min 57 s [voir en ligne] : Cet entretien a été filmé en dans le cadre de l’émission de télévision Obscurs dess(e)ins. Présentation du musée Henri Bégouën.
  • [vidéo] Jean Clottes. Fouilles d’Enlène, prémontage (vidéo), de France 3, Arte, INA (prod.) et de André Labarthe (réal.), 1988, 20 min 01 s [voir en ligne] : Cet entretien a été filmé en dans le cadre de l’émission de télévision Obscurs dess(e)ins. Fouilles de la grotte d'Enlène.
  • (en) « La Grotte d'Enlène », sur donsmaps.com (Resources for the study of Palaeolithic European, Russian and Australian Archaeology) (consulté le 7 mars 2019). Document utilisé pour la rédaction de l’article
Cette page inclut plusieurs cartes et plans[n 1] et de nombreuses photos : plaquettes et rondelles gravées
  • [maquetland, bouquetins] « Bouquetins affrontés », 1.4.5 : Paléolithique supérieur Magdalénien - Grotte Enlène, Montesquieu-Avantès, sur maquetland.com (consulté le 7 mars 2019)[n 1].
Cette page contient une carte IGN avec les entrées des trois grottes clairement fléchées : 1, Enlène ; 2; les Trois-Frères ; 3, le Tuc d'Audoubert.
Cette page contient de belles photos des grottes, de la perte et de son premier siphon, de la résurgence, etc… et un plan des trois grottes montrant une approximation du réseau hydrologique souterrain du Volp ; le plan, quoique de moins bon graphisme que ceux indiqués ci-dessus, est celui qui comporte le plus d'annotations.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Cartes disponibles :
    carte d'état-major IGN interactive. La grotte des Trois-Frères est indiquée ; Enlène et le Tuc d'Audoubert peuvent être localisées à l'aide de cette carte et de la page sur maquetland qui suit.
    cette page contient une carte IGN non-interactive mais avec les entrées des trois grottes clairement fléchées : 1, Enlène ; 2, les Trois-Frères ; 3, le Tuc d'Audoubert.
    Plans des grottes disponibles :
    cette page rassemble le plan des trois grottes dans Begouën et al. 2014, p. 48-49 ; le plan par F. Rouzaud et M. Sablayrolles (1976) dans (Begouën (R.) et al. 1989, p. 20) ; et plusieurs belles photos de mobilier tirées de divers articles.
  2. Photo du premier propulseur trouvé par les Bégouën à Enlène.
  3. Tuto de Camalhot est à Saint-Jean-de-Verges (Ariège).
  4. Au XIXe siècle tout ce qui précède « l'âge des métaux » est indistinctement classé dans « l'âge du Renne ».
  5. Le foyer trouvé par Cau-Durban est « dans le cul-de-four qui s'arrondit à droite de la première colonne stalagmitique, la plus voisine de l'entrée » (Cau-Durban 1888, p. 208).
  6. Du deuxième foyer près de l'entrée, Cau-Durban garde pour ses collections d'outils en silex les pièces suivantes :

    « 1° Un grattoir à cran latéral, taillé d'un seul côté ; la face inférieure est sans retouche. 2° Un grattoir de plus forte dimension que le précédent, mesurant 7 centimètres de long ; son extrémité est taillée avec soin et ses côtés légèrement retouchés. 3° Deux petits burins. 4° Une lame de couteau. 5° quatre pointes de javelot fort solides. 6° Deux débris de cailloux de rivière ébréchés, ayant servi en guise de hache. »

    — Cau-Durban 1888, p. 209

    Il cite aussi, du même foyer :

    « 1° Une clavicule de chèvre aiguisée en perçoir. 2° Un bout de sagaie long de 13 centimètres, à base taillée en biseau pour pénétrer dans un manche fendu verticalement. 3° Une forte aiguille à cran, en bois de renne, ne mesurant pas moins de 5 centimètres de circonférence. Ce genre d'aiguille est, croyons-nous, assez rare. Le Musée National de Saint-Germain-en-Laye en possède un bel exemplaire à double cran, provenant des récoltes de MM. Lartet et Christy. M. de Mortillet pense que le fil « se fixait au cran et que l'aiguille était poussée avec ledit fil à travers la peau » qui devait servir de vêtement. 4° Un gros poinçon eu corne de cervidé, entouré vers la base d'une ligne circulaire gravée eu creux. 5° Une coquille du genre Pecten, percée d'un trou de suspension. »

    — Cau-Durban 1888, p. 209

    .
  7. Percuteur : outil servant à débiter des nucléus par percussion pour obtenir des lames ou lamelles. Voir l'article « Débitage laminaire ».
  8. Pour comparaison sur le taux des visites, la Grande grotte d'Arcy-sur-Cure reçoit 35 000 visiteurs par an. Voir la section « Tourisme » de l'article sur la Grande grotte, seule parmi les grottes ornées connues du Paléolithique qui soit encore ouverte au public, et la deuxième plus ancienne connue à ce jour (2019) après la grotte Chauvet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Carte interactive sur « Grottes du Volp (centré sur la grotte des Trois-Frères) » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  2. a b et c Propulseur aux bouquetins, sur maquetland.com. Cette page contient une carte IGN avec les entrées des trois grottes clairement fléchées : 1, Enlène ; 2; les Trois-Frères ; 3, le Tuc d'Audoubert.
  3. a b c d e f g et h Averbouh 1999, p. 497.
  4. Carte de Cassini sur « Hameau de Henlene (XVIIIe s. ) » sur Géoportail. Montesquieu est vers l'ouest (à gauche).
  5. a b c d et e Begouën et al. 2014, p. 48-49 (carte des trois grottes, annotée et en double page).
  6. a b c d e et f Giraud et al. 1982, p. 103.
  7. a b et c Les grottes du Volp sur lieux-insolites : inclut un plan annoté des trois grottes.
  8. Cau-Durban 1888, p. 207, note 1.
  9. a b et c Cau-Durban 1888, p. 207.
  10. Cau-Durban 1888, p. 211, note 1.
  11. Enlène notée comme grotte sépulcrale en 1884 : article par Mr L'Homme, 1884, p. 209. Cité dans Philippe Salmon, « Ethnologie préhistorique », Revue mensuelle de l’École d'anthropologie de Paris, Association pour l'enseignement des sciences anthropologiques, vol. 5,‎ , p. 214-220 (lire en ligne [sur archive.org], consulté le 9 mars 2019), p. 215.
  12. Enlène notée comme grotte sépulcrale en 1893 : lettre de l'archiviste de Foix. Cité dans Salmon 1895, p. 215.
  13. [1977] Robert Bégouën, Jean Clottes et H. Delporte, « Le retour du petit bison au Tuc d'Audoubert », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 74, no 4,‎ , p. 112-120 (lire en ligne [sur persée]), p. 113.
  14. [2012] Robert Bégouën, Hubert Berke et Andreas Pastoors, « L’Abri du Rhinocéros à Montesquieu-Avantès (France) », Bulletin de la Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, t. 67,‎ , p. 15-26 (lire en ligne, consulté le 15 mars 2019), p. 16.
  15. [1993] Robert Bégouën, « Projet d'étude globale les cavernes du Volp : Enlène, les Trois-Frères, le Tuc d'Audoubert », dans L'art pariétal paléolithique. Techniques et méthodes d'étude (textes réunis par le GRAPP - Groupe de réflexion sur l'art pariétal paléolithique), Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) et Ministère de la recherche, , 427 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 161. Cité dans « Grotte d'Enlène », sur donsmaps.com.
  16. a et b Begouën (R.) 1993, p. 161.
  17. [2013] Pascal Foucher, Cristina San Juan-Foucher, Carole Vercoutère et Catherine Ferrier, « La grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées, France) : l’apport du contexte archéologique à l’interprétation de l’art pariétal » (Actes du Congrès IFRAO, Tarascon-sur-Ariège, septembre 2010 : L’art Pléistocène dans le monde (dir. Jean Clottes)), P@lethnologie, no 5 « Symposium I : L’art Pléistocène en Europe, 83 p. »,‎ , p. 58-59 (ISSN 2108-6532, lire en ligne [sur blogs.univ-tlse2.fr], consulté le 27 mars 2019), p. 59.
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  19. [1986] D. Lalande, Contribution à l'étude des faunes magdaléniennes de la grotte d'Enlène (Ariège). Les grands mammifères de la salle du Fond, fouilles anciennes (D.E.S.), Université de Bordeaux I, Institut du Quaternaire, .
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  36. a et b [1929] Henri Bégouën, « Sur quelques objets nouvellement découverts dans les grottes des Trois Frères (Montesquieu-Avantès, Ariège) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 26, no 3,‎ , p. 188-196 (ISSN 1760-7361, DOI 10.3406/bspf.1929.6692, lire en ligne).
  37. [1996] Claire Villemant, Robert Guilbot, Alain Fraval, Rémi Coutin et Jacques d'Aguilar (préf. Jean Dorst), Les illustrations entomologiques, éd. Quae, (lire en ligne), p. 15.
  38. Pozzi 2004, p. 177.
    Concernant la gravure sur os de la sauterelle et des oiseaux, Marc Azéma et Laurent Brasier la font aussi provenir d'Enlène (voir Marc Azéma et L. Brasier, Le Beau Livre de la préhistoire : De Toumaï à Lascaux 4, Dunod, , 400 p. (présentation en ligne), p. 126) ; ainsi que d'autres auteurs.
  39. [1989] Robert Bégouën, Jean Clottes, Jean-Pierre Giraud et François Rouzaud, « La rondelle au bison d'Enlène (Montesquieu-Avantès, Ariège) », Zephyrus, vol. 41, no 42,‎ , p. 19-25 (lire en ligne [sur academia.edu], consulté le 8 mars 2019). Cité dans « Grotte d'Enlène », sur donsmaps.com.
  40. a et b « Grotte d'Enlène », sur donsmaps.com. Le troisième plan de cette page montre l'emplacement de la rondelle entière gravée d'un bison.
  41. C.R., « Les tectiformes - Signes indéchiffrés de l'art pariétal préhistorique », sur hominides.com (consulté le 13 mars 2019).
  42. [1992 (posth.)] André Leroi-Gourhan, L'Art pariétal : langage de la Préhistoire, Grenoble, Jérôme Millon, (lire en ligne), p. 319 : planche reproduisant 23 de ces signes, classés en quatre catégories : tectiformes (n° 1 à 4), aviformes (n° 5 et 6), quadrilatères (n° 7 à 16), signes isolés (n° 17 à 23, dont Enlène pour le n° 19). D'autres signes similaires sont montrés dans Les tectiformes, sur hominides.com.
  43. Leroi-Gourhan 1992, p. 318.
  44. Pozzi 2004, p. 193.
  45. Averbouh 1999, p. 503.
  46. [1997] Jean-Marie Escudé-Quillet, Catherine Maissant et R. Sablayrolles (dir.), Ariège - 09, Éditions de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme (co-éditeurs : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, CNRS, Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, Ministère de la Culture), coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 211 p. (ISBN 2-87754-050-2, lire en ligne), p. 55.
  47. Henri Bégouën, « Note sur la communication de M. Servat sur la grotte de Massat », Bulletin de la Société préhistorique française,‎ , p. 409-411 (lire en ligne [sur prehistoire.org], consulté le 14 mars 2019), p. 410.
  48. [1979] R. Bégouën et Jean Clottes, « Le bâton au saumon d'Enlène (Montesquieu-Avantès) », Bulletin de la Société Préhistorique de l'Ariège, no 39,‎ , p. 5-13. Cité dans « Grotte d'Enlène », sur donsmaps.com, qui montre aussi une photo du bâton au saumon.
  49. « Décret du 21 juin 2013 portant classement d'un site », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 7 mars 2019).
  50. « Le bassin karstique du Volp », sur occitanie.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 7 mars 2019).