Grotte des Fées (Châtelperron)

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Grotte des Fées
Châtelperron - grotte des fées - 1.jpg

entrée de la Grotte des Fées

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La Grotte des FéesVoir et modifier les données sur Wikidata
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La grotte des Fées est une grotte située à Châtelperron, dans le département français de l'Allier, en région Auvergne[1]. Elle abritait un site archéologique qui est le site éponyme du Châtelperronien (environ - 38 à - 32 000 ans avant le présent).

Localisation[modifier | modifier le code]

Les grottes sont situées sur la commune de Châtelperron, dans le département français de l'Allier. Elles sont à environ 1 km au nord du bourg, sur la rive gauche du Graveron, à 5 ou 6 m au-dessus du niveau du ruisseau. Elles appartiennent au Massif central.

Historique[modifier | modifier le code]

La grotte des Fées appartient à un ensemble de trois grottes dont l'une est effondrée.

Deux premières grottes interconnectées ont été découvertes vers 1840, peut-être en 1848, lors de la construction du chemin de fer[2] devant relier les mines de Bert à Dompierre-sur-Besbre[3]. Les premières recherches ont été menées par Albert Poirrier, l'ingénieur qui dirigeait la construction de la voie ferrée, lequel s'intéressait à la Préhistoire. Quelques années plus tard, entre 1867 et 1872, le docteur Guillaume Bailleau entreprit de nouvelles fouilles.

Une troisième salle, aujourd'hui effondrée, fut découverte en 1867 par Bailleau. On y trouva plusieurs milliers de silex taillés et des défenses de mammouth de plus de 2 mètres de longueur. Les dernières fouilles y furent menées de 1951 à 1954 et en 1962 par Henri Delporte et mirent au jour des lames à dos en silex, dites « couteaux de Châtelperron », des burins, des grattoirs et des perçoirs.

La plus grande partie de l'outillage se trouve aujourd'hui au British Museum et au musée de Philadelphie. Quelques pièces sont exposées au musée de Moulins ainsi qu'au Musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. La salle d'exposition de Châtelperron (Préhistorama, installé dans l'ancienne gare) ne présente pour le moment que des reproductions.

La commune de Châtelperron, où se trouve le site de la grotte des Fées (35 000 - 30 000 ans av. J.-C.), a donné son nom à une culture du début du Paléolithique supérieur, le Châtelperronien ou Castelperronien. Les résultats des fouilles ont notamment alimenté la controverse sur la cohabitation entre les Hommes anatomiquement modernes et les Néandertaliens[3].

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1949[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Grottes préhistoriques (deux) », notice no PA00093055, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. La voie de chemin de fer, qui empruntait le vallon du Graveron, a disparu, remplacée par un chemin.
  3. a et b Sur l'historique des fouilles et leurs résultats, voir : João Zilhão, Francesco d’Errico, Jean-Guillaume Bordes, Arnaud Lenoble, Jean-Pierre Texier et Jean-Philippe Rigaud, « La Grotte des Fées (Châtelperron, Allier) ou une interstratification « Châtelperronien-Aurignacien » illusoire. Histoire des fouilles, stratigraphie et datations », Paléo, 19, 2007, pp. 391-432. Consultable en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]