Bölling

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L'oscillation de Bølling[1] est une période interstadiaire tempérée entre les stades plus froids du Dryas ancien et du Dryas moyen, lors du Tardiglaciaire. Son nom provient de la découverte d'une série de tourbes découvertes au lac Bølling, dans le Jutland central, au Danemark.
On l'utilise pour décrire une période de temps en relation à la zone de pollen Ib[Quoi ?]. Dans des régions où le Dryas n'est pas détecté en tant que preuve climatique, le Bölling-Alleröd est considéré comme une simple période interstadiaire.[pas clair]

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le début du Bølling est marqué par une forte hausse des températures à l'issue du Dryas ancien, vers 14 670 ans AP ; mais Roberts (1998) mentionne 15 000 ans AP. Une plage de temps allant de 14 650 à 14 000 ans AP calibré a été assignée en 1992-1993 à la tranche Bølling des carottages du lac de Neuchâtel en Suisse. Les données sur les isotopes de l'oxygène enregistrées dans la glace du Groenland indiquent aussi une période plus chaude entre 14 600 et 14 100 ans AP.

Flore[modifier | modifier le code]

Des deux périodes, Bölling et Alleröd, le Bölling est plus chaud et est apparu soudainement. Pendant celui-ci, le niveau de la mer s'est élevé de plus de 100 m conséquemment à la fonte des glaces. Les glaciers se sont retirés d'une grande partie du nord de l'Europe et ont laissé place à des forêts allant du 29e degré jusqu'au 41e degré de latitude nord. Par la suite certaines végétation pionnières, telles que le Salix polaris et le Dryas octopetala, les bois durs comme le Quercus et les bois tendres Betula et Pinus, se sont étendus vers le nord pour une brève période de quelques centaines d'années.

Faune[modifier | modifier le code]

Durant cette période les animaux du Pléistocène tardif se répandent vers le Nord à partir de leurs refuges dans les trois péninsules : l'Espagne, l'Italie et les Balkans. Les généticiens peuvent identifier la localisation générale en étudiant les degrés de consanguinité des animaux modernes de l'Europe. Les camps de chasse des anciens humains demeurent une source majeure de fossiles d'animaux.

Les animaux chassés par l'homme sont essentiellement le gros gibier : rennes, chevaux, saiga, antilope, bison, mammouth laineux et rhinocéros laineux. Dans les régions alpines le bouquetin et le chamois sont chassés. Le long des forêts se trouvait le cerf élaphe. Des animaux plus petits tels que le renard, le loup, le lièvre et l'écureuil apparaissent aussi. La pêche au saumon était pratiquée.

Cultures humaines[modifier | modifier le code]

Les cultures humaines sont les dernières du Paléolithique supérieur. Les chasseurs magdaléniens remontent jusqu'au bassin parisien depuis le sud-ouest de la France, tandis que l'Épigravettien s'étend à partir de l'Italie et des Balkans. Au nord, on trouve les cultures hambourgienne, creswellienne et Federmesser.

Au Proche-Orient, la culture natoufienne, qui montre les premiers villages sédentaires connus, semble émerger au début du Bölling. Les Natoufiens cueillent des céréales sauvages telles que l'amidonnier et l'orge à deux rangs. La culture natoufienne dure jusqu'à la fin du Dryas récent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dorothy Peteet, « Sensitivity and rapidity of vegetational response to abrupt climate change », PNAS, vol. 97, no 4,‎ , p. 1359-1361 (lire en ligne, consulté le 26 avril 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]