Bölling

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bolling.

L'oscillation de Bølling[1] fut une période interstadiaire entre le Dryas ancien et le Dryas récent, à la fin de la dernière glaciation. Son nom provient de la découverte d'une série de tourbes découvertes au lac Bølling, dans le Jutland central (Danemark). On l'utilise pour décrire une période de temps en relation à la zone de pollen Ib-dans des régions où le Dryas n'est pas détecté en tant que preuve climatologique, le Bölling-Allerød est considéré comme une simple période interstadiaire.

Dates[modifier | modifier le code]

Le début du Bølling est aussi la date de haute-résolution pour la forte hausse de température marquant la fin du Dryas ancien vers 14 670 ans BP. Roberts (1998) mentionne 15 000. Une marge de 14 650-14 000 ans BP calibré a été assignée en 1992-1993 à la couche du Bølling de l'excavation au lac de Neuchâtel en Suisse. Le registre d'isotope d'oxygène de la glace du Groenland inclut le pic de chaleur entre 14 600 et 14 100 ans BP. La plupart des dates récentes disponibles sont réduites de quelques centaines d'années par rapport à celles-ci.

Flore[modifier | modifier le code]

Des deux périodes, Bölling et Allerød, le Bölling est plus chaud et est apparu soudainement. Pendant celui-ci le niveau de la mer s'est élevée de plus de 100 m conséquemment à la fonte des glaces. La glace s'est retirée d'une grande partie du nord de l'Europe et a tempéré les forêts recouvrant le 29e degré jusqu'au 41e degré de latitude nord. Par la suite certaines végétation pionnières, telles que le Salix polaris et le Dryas octopetala, les bois durs comme le Quercus et les bois tendres Betula et Pinus, s'étendent vers le nord pour une brève période de quelques centaines d'années.

Faune[modifier | modifier le code]

Durant cette période les animaux du Pléistocène tardif se répandent à partir de leurs refuges dans les trois péninsules : l'Espagne, l'Italie et les Balkans. Les généticiens peuvent identifier la localisation générale en étudiant les degrés de consanguinité des animaux modernes de l'Europe. Les camps de chasse des anciens humains demeurent une source majeure de fossiles fauniques.

Les animaux chassés par l'homme sont essentiellement le gros gibier : rennes, chevaux, saiga, antilope, bison, mammouth laineux et rhinocéros laineux. Dans les régions alpines le bouquetin et le chamois sont chassés. Le long des forêts se trouvait le cerf élaphe. Des animaux plus petits tels que le renard, le loup, le lièvre et l'écureuil apparaissent aussi. La pêche au saumon était pratiquée.

Cultures humaines[modifier | modifier le code]

Les humains retournent dans les forêts d'Europe à la recherche de gros gibiers, qu'ils commencent à chasser sans relâche, certains jusqu'à l'extinction.

Leurs cultures sont les dernières du Paléolithique supérieur ; les chasseurs magdaléniens se déplacent alors vers la Loire jusqu'au bassin parisien, dans le bassin de drainage de la Dordogne. Le Périgordien y est prédominant, tandis que l'Épigravettien domine l'Italie. Au nord, on retrouve les cultures hambourgienne, creswellienne et Federmesser.

Au Moyen-Orient, la pré-agriculture natoufienne s'établit autour de la côte orientale de la Méditerranée pour exploiter des céréales sauvages telles que l'amidonnier et l'orge à deux rangs. La domestication de ces plantes commence durant l'Allerød.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dorothy Peteet, « Sensitivity and rapidity of vegetational response to abrupt climate change », PNAS, vol. 97, no 4,‎ , p. 1359-1361 (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]