Abri de Cro-Magnon

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Abri de Cro-Magnon
Eyzies-Cro-Magnon-3.jpg
Abri de Cro-Magnon
Localisation
Coordonnées
Adresse
2 chemin de Cro MagnonVoir et modifier les données sur Wikidata
Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
Flag of France.svg France
Localité voisine
Caractéristiques
Occupation humaine
Statut patrimonial
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L'abri de Cro-Magnon est un site préhistorique situé dans la commune des Eyzies-de-Tayac (Dordogne, France), à quelques centaines de mètres de la gare des Eyzies. Outre des sépultures, ce site éponyme de l'homme de Cro-Magnon a livré des outils en silex et des éléments de parure attribués à l'Aurignacien ou au Gravettien.

L'ouverture au public du site touristique s'est effectuée en 2014.

Histoire et étymologie[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative
Plaque de l'Unesco

En 1868, lors des travaux de construction d'une route (et non, comme on le dit souvent, de la voie ferrée[1], inaugurée en août 1863) reliant le village des Eyzies au bourg de Tayac[2],[3], outre des silex et des os travaillés, des ossements humains sont mis au jour sur un terrain au pied d’une falaise formant un abri naturel (cros veut dire creux en occitan).

Lors de ces travaux, les ouvriers du chantier, ayant besoin de pierres, les prélevaient au pied de la falaise toute proche. L'abri sous roche était déjà connu, mais pas dans son intégralité. C'est l'enlèvement de pierres qui a permis la mise au jour des restes humains et des silex. Le chantier est alors arrêté par Édouard Lartet. Se jugeant trop âgé, il mandate son fils Louis pour effectuer les premiers relevés[4].

Les ossements de cinq corps au-dessus de remplissage sont prélevés par Édouard Lartet et envoyés au Muséum national d'histoire naturelle à Paris. Les corps d'autres sujets (peut-être une dizaine parmi les 15 au total)[5] mis au jour par les ouvriers sont perdus (détruits ? Réenterrés ?). Le ministre de l'Instruction publique Victor Duruy demande que les silex et les parures associées à ces ossements soient distribués à différentes musées[6].

L'abri ayant été vidé et son matériel éparpillé, il n'est classé au titre des monuments historiques que le [7]. Depuis 1979, il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, en association avec d'autres sites et grottes ornées de la région sous le nom de « sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

Le site vidé reste à l'abandon et son exploitation pour l'intégrer dans un ensemble muséographique reste difficile, les comptes rendus de fouilles étant tellement imprécis que les paléontologues ne sont même pas sûrs de l'endroit exact où les squelettes ont été trouvés[5]. Jean-Max Touron, déjà responsable de cinq autres sites touristiques en Dordogne[Note 1], acquiert auprès de plusieurs propriétaires l’ensemble du site de Cro-Magnon en 2011[8] puis l'aménage pour en faire un site ludique et pédagogique qui ouvre en avril 2014[1],[9].

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Max Touron est déjà responsable de cinq autres sites touristiques en Dordogne : la grotte du Sorcier, la maison forte de Reignac, le manoir de Gisson, le roc de Cazelle et la Roque Saint-Christophe.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Chassain, Chez Cro-Magnon, Sud Ouest édition Dordogne du 24 mai 2013, p. 13.
  2. Société d'anthropologie de Paris, Centre de recherches anthropologiques, Bulletins et mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, volume 14, Doin, 2002, p. 93
  3. Enrico Pozzi, Danielle Depracter et Sandra de La Torre, Les Magdaléniens : art, civilisations, modes de vie, environnements, Éditions Jérôme Millon, 2004, p. 21
  4. premières fouilles
  5. a et b Natalie Levisalles, « Au creux de Cro-Magnon », sur liberation.fr, .
  6. Max Sarradet, L'art préhistorique du Périgord, Edizioni del Centro, , p. 24.
  7. « Abri de Cro-Magnon », notice no PA00082533, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Alain Bernard, « Les Eyzies (24) : il se paie l’abri de Cro-Magnon », sur sudouest.fr, .
  9. Site officiel de l'abri Cro-Magnon, consulté le 8 août 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]