Henri Begouën

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Le comte Napoléon-Henri Begouën, né le à Châteauroux et mort le au château des Espas à Montesquieu-Avantès, est un préhistorien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Arrière petit-fils de Jacques-François Begouën et de Marie François Auguste de Caffarelli du Falga, petit-fils de Jean-Henri Chevreau, il est licencié en droit, diplômé de l'École libre des sciences politiques et docteur honoris causa des universités de Porto et de Tartu.

Il fait de études de droit et de sciences politiques à Paris. Il commence sa carrière au Journal des débats. Il est nommé en 1896 attaché à la Résidence générale de Tunisie, poste qu'il occupera deux ans. Dans ce pays, il s'intéresse aux nombreux tombeaux mégalithiques, dont il fera les premières descriptions. Il adresse ses travaux à Émile Cartailhac. Rentré à Toulouse, il prend la direction du quotidien d'information Le Télégramme.

Début de sa vocation[modifier | modifier le code]

En 1911, avec ses trois fils, il visite la grotte d'Enlène, près de leur propriété de Montesquieu-Avantès. Ils découvrent un propulseur magdalénien en bois de renne. Cette première découverte leur donne envie d'explorer le milieu souterrain de la région.

En juillet 1912, sur un radeau de fortune, ils découvrent l'immense caverne du Tuc d'Audoubert, une grotte ornée au Magdalénien, connue pour ses modelages en argile qui représentent un couple de bisons. En juillet 1914, ils découvrent une autre grotte qui prendra la nom de « grotte des trois-frères ». La salle dite du sanctuaire abrite une peinture interprétée comme la représentation d'un sorcier.

Le préhistorien[modifier | modifier le code]

Muséum de Toulouse, galerie Roquemaurel : Henri Begouën reçoit un groupe d'élève.

À cinquante-deux ans, il consacre tout son temps à la Préhistoire. Il suit les cours d'Émile Cartailhac à l'université de Toulouse, et entreprend la visite des divers sites préhistoriques de France.

Il développe pour expliquer l'art pariétal la théorie de « la magie de la chasse ». Cette théorie a depuis été fortement contestée même si elle est reprise par quelques préhistoriens modernes dont le Sud-Africain Francis Thackeray.

En 1921, à la mort d'Émile Cartailhac, il lui succède à la tête du cours de Préhistoire de l’université et au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse. Il devient, la même année, secrétaire général de l'Institut international d'anthropologie. Il est élu membre correspondant de l'Institut de France.

Académie des Jeux floraux[modifier | modifier le code]

Il est mainteneur de l'Académie des Jeux floraux de 1920 à 1956.

Publications[modifier | modifier le code]

(Publications consultables au Muséum de Toulouse)

  • « Éloge de M. Émile Cartailhac, prononcé à la séance publique de la Société archéologique du Midi de la France, le 15 avril 1923 », prononcé par M. le Comte Bégouen. - Toulouse : s. n., 1921. - 1 fasc. (16 p.) : portraits ; 30 cm. (Extrait du Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, no 46, novembre 1917 à novembre 1921, p. 7 à 24.)
  • « Émile Cartailhac, 1845-1921 : Conférence faite le 15 février 1922 sous les auspices du Cercle toulousain de la Ligue de l'Enseignement » par le Comte Bégouen. - Toulouse : É. Privat, 1922. - 1 fasc. (15 p.-1 p. de pl.) : portrait.
  • « Éloge d'Émile Cartailhac », par M. le Comte Bégouen. - [Toulouse] : s. n., 1924. - 1 fasc. (20 p.-[1] p. de pl.) : ill. (Extrait des Mémoires de l'Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 12e série, Tome 2, 1924, p. 397 à 416.
  • Quelques nouvelles figurations humaines préhistoriques dans les grottes de l'Ariège, par M. le comte Bégouen. - Paris : Librairie Émile Nourry, 1926. - 1 vol. (11 p.-1 f. de pl.) : ill. (Extrait de la Revue anthropologique, 1926, no 4-6.)
  • « Allocution prononcée lors d'une visite du Centre Universitaire Belge au Muséum d'histoire naturelle de Toulouse, le samedi 27 Juillet 1940 », par M. le Comte Bégouen. - Toulouse : Impr. du Sud-Ouest, 1940. - 1 fasc. (8 p.)
  • Les cavernes du Volp : Trois Frères, Tuc d'Audoubert, à Montesquieu-Avantès (Ariège), par Henri Bégouën, Henri Breuil, Paris : Arts et métiers graphiques, 1958, 1 vol. (123 p.-32 p. de pl.) : ill. Travaux de l'Institut de paléontologie humaine.
  • « Teilhard de Chardin : témoignage et étude sur le développement de sa pensée », B. de Solages, préface du comte Begouën, Toulouse, E. Privat, cop. 1967. - 1 vol. (397 p.)
  • Mélanges de préhistoire et d'anthropologie offerts par ses collègues, amis et disciples au Professeur Comte H. Begouën, Max Begouën, A. Alimen, K. Absolon et al., Toulouse : Éditions du Museum, 1939, 1 vol. (XXXIX- 403 p.) : ill.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Bon, Sébastien Dubois et Marie-Dominique Labails (sous la dir. de), Le Muséum de Toulouse et l'invention de la Préhistoire, Toulouse, Éd. du Muséum de Toulouse, 2010, 228 p. (ISBN 978-2-906702-18-9)
    Publié à l'occasion de l'exposition « Préhistoire(s) : l'enquête », Muséum de Toulouse, octobre 2010-juin 2011.
  • Comtesse de Saint-Périer, « Le Comte Bégouën » (nécrologie) in Bulletin de la Société préhistorique de France, année 1957, vol. 54, no 1, p. 78-81, sur persee.fr
  • L'Abbé H. Breuil, « Henri Bégouën (1863-1956) » in Bulletin de la Société préhistorique de France, année 1956, vol. 53, no 11, p. 759-765, sur persee.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]