Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil

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Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil
L'Homme primitif de Paul Dardé et le château de Tayac, abritant une partie du musée national de Préhistoire.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Vallée de l'Homme
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Homme
(siège)
Maire
Mandat
Philippe Lagarde
2014 – 2020
Code postal 24620
Code commune 24172
Démographie
Gentilé Eyzicois
Population
municipale
815 hab. (2015 en diminution de 2,04 % par rapport à 2010)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 56′ 10″ nord, 1° 00′ 44″ est
Altitude Min. 55 m
Max. 245 m
Superficie 37,44 km2
Localisation

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Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Au , elle sera intégrée en tant que commune déléguée au sein de la commune nouvelle des Eyzies.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La commune est implantée au confluent de la Vézère et de la Beune. Elle est accessible par le réseau SNCF à la gare des Eyzies, par l'autoroute A89, sortie Sortie 16 Périgueux-Est (axe Bordeaux – Périgueux) puis par la route départementale 710 ou encore par Montignac via Terrasson (axe Lyon - Terrasson-Lavilledieu).

Au nord-ouest, la commune est également arrosée par un autre petit affluent de la Vézère, le Manaurie.

Dans le département de la Dordogne, la température la plus élevée a été enregistrée les 4 et 5 août 2003 aux Eyzies-de-Tayac-Sireuil, avec 43 °C[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

En 2018, année précédant la création de la commune nouvelle des Eyzies, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil est limitrophe de neuf autres communes, dont Saint-André-d'Allas au sud-est sur 300 mètres.

Communes limitrophes des Eyzies-de-Tayac-Sireuil
Manaurie Tursac Peyzac-le-Moustier
Saint-Cirq des Eyzies-de-Tayac-Sireuil Marquay
Campagne Saint-CyprienMeyrals Saint-André-d'Allas

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Outre le bourg des Eyzies proprement dit, le territoire se compose d'autres villages ou hameaux, ainsi que de lieux-dits[2] :

  • Abri du Cro Magnon
  • Abri Pataud
  • Abri du Poisson
  • le Banquet
  • la Barbarie
  • la Bassetie
  • Belsaud
  • Beune
  • le Bil
  • la Borderie
  • la Borie
  • la Borie du Brel
  • le Brel
  • la Bruyère
  • la Cabane
  • Cabrillac
  • Calimon
  • le Coderc
  • la Calavie
  • le Combal
  • les Combarelles
  • la Combe
  • la Cour
  • Cournazac
  • le Coustal
  • la Couze
  • Cros de Biscot
  • la Croix de Legal
  • les Eymaries
  • Falaise du Cingle
  • Fonluc
  • Font de l'Auzelou
  • Font de Gaume
  • les Fontenelles
  • Fontvialane
  • la Forge
  • les Fosses
  • la Garde
  • la Gaubert
  • les Girouteaux
  • Gorge d'Enfer
  • Grabou
  • la Grange
  • la Grangette
  • le Grel
  • la Grenouille
  • Grotte du Grand Roc
  • les Guignes
  • les Jarjottes
  • Laugerie-Basse
  • Laugerie-Haute
  • Lespare
  • le Mas
  • la Mazetie
  • les Merliauds
  • la Micoque
  • le Moulin de Pagenal
  • la Mouthe
  • Pagenal
  • le Pech
  • Pecheyrou
  • le Peuch
  • Peyreblanque
  • Piot
  • Planège
  • Prunerède
  • Queylou
  • le Repaire
  • la Rivière
  • Roc de Laumède
  • la Rosière
  • la Rougerie
  • la Rouquette
  • les Savies
  • le Secadou
  • les Serres
  • Tayac
  • le Téoulet
  • les Tourneries
  • les Tours
  • Tremoulède
  • la Valette

À ceux-ci s'ajoutent les villages, hameaux et lieux-dits de Sireuil.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Las Aisiás de Taiac e Siruèlh[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site des Eyzies-de-Tayac-Sireuil est habité depuis le Paléolithique.

En 1905, la commune de Tayac prend le nom de Les Eyzies-de-Tayac[4].

Elle fusionne ensuite en 1973 avec la commune de Sireuil sous le nouveau nom de Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil. Sireuil conserve le statut de commune associée et, à ce titre, élit un maire délégué qui siège obligatoirement au conseil municipal des Eyzies-de-Tayac-Sireuil.

Au , la commune passe dans la région Nouvelle-Aquitaine suite à la fusion de sa région, l'Aquitaine; avec les régions Poitou-Charentes et Limousin.

Le , la commune nouvelle des Eyzies résultant de la fusion de la commune avec Manaurie et Saint-Cirq est créée pour une prise d'effet au [5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

La commune de Tayac a, dès 1790, été rattachée au canton de Marquay qui dépendait du district de Sarlat jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Lorsque ce canton est supprimé par la loi du 8 pluviôse an IX () portant sur la « réduction du nombre de justices de paix », la commune est rattachée au canton de Saint-Cyprien dépendant de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[6].

Tayac change de nom pour Les Eyzies-de-Tayac en 1905 puis s'associe avec Sireuil en 1973, devenant Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil intègre la communauté de communes Terre de Cro-Magnon. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes de la Vallée de l'Homme.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La population de la commune étant comprise entre 500 et 1 499 habitants au recensement de 2011, quinze conseillers municipaux ont été élus en 2014[7],[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1995[9] (réélu en mars 2014[10]) en cours Philippe Lagarde SE Conseiller financier
Président de la CC Terre de Cro-Magnon (2008 – 2013)
Président de la CC de la Vallée de l'Homme (depuis 2014)

Instances judiciaires[modifier | modifier le code]

Dans les domaines judiciaire et administratif, la commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil relève[11] :


Jumelages[modifier | modifier le code]

Panneau de jumelage des Eyzies-de-Tayac.

Drapeau de l'Espagne Puente Viesgo (Espagne) depuis 1994[12].

Projets locaux[modifier | modifier le code]

La commune est au cœur d'un vaste projet de valorisation utilisant le thème de la Préhistoire comme support de développement local. Ce projet est le fruit de l'intervention de l'État, du Conseil général de la Dordogne et du Conseil régional d'Aquitaine. Il se concrétise sur le terrain par le Pôle International de la Préhistoire (PIP), structure de pilotage opérationnel du projet.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants des Eyzies-de-Tayac-Sireuil sont appelés les Eyzicois.

La commune de Tayac change de nom et devient « Les Eyzies-de-Tayac » en 1905.

Jusqu'en 1972, les communes de Sireuil et Les Eyzies-de-Tayac étaient indépendantes[13]. Le 1er janvier 1973, la commune des Eyzies-de-Tayac devient « Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil » lorsqu'elle s'associe à la commune de Sireuil.

Démographie de Sireuil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sireuil (Dordogne).

Les habitants des Eyzies-de-Tayac-Sireuil se nomment les Eyzicois[14].

Démographie de Tayac, puis des Eyzies-de-Tayac, puis des Eyzies-de-Tayac-Sireuil[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[16].

En 2015, la commune comptait 815 habitants[Note 1], en diminution de 2,04 % par rapport à 2010 (Dordogne : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9239369009901 1621 2291 2891 3201 347
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4501 4291 2641 1591 3311 3421 3731 3031 215
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1921 1321 1239449949559541 0661 028
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
958877886858853909848839822
2015 - - - - - - - -
815--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[18], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 348 personnes, soit 42,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (64) a augmenté par rapport à 2010 (61) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 18,3 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte 212 établissements[19], dont 152 au niveau des commerces, transports ou services, vingt-trois relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, seize dans la construction, quinze dans l'industrie, et six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'Homme primitif est une statue de Paul Dardé, inaugurée en 1931 et placée sur une plate-forme naturelle qui domine le village des Eyzies ; on peut l'approcher lors de la visite du musée national de Préhistoire.

Sites naturels[modifier | modifier le code]

Sites préhistoriques[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux sites archéologiques préhistoriques dont :

Nombre de ces sites ont été classés au patrimoine mondial par l'Unesco en tant que « sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ». La découverte de ces abris dans un rayon restreint autour des Eyzies, leur exploration méthodique et l'étude des gisements qu'ils recèlent ont permis à la préhistoire de s'ériger en science et expliquent que la ville revendique le statut de capitale mondiale de la préhistoire, comme le rappellent les dépliants publicitaires[22].

Musée[modifier | modifier le code]

Le musée national de Préhistoire, où sont conservés de nombreuses découvertes préhistoriques, se trouve au cœur du village. Très riche en silex taillés, il s'adresse particulièrement aux spécialistes.

Article détaillé : Musée national de Préhistoire.

Sites historiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les pionniers de l'archéologie :

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline Géroudou, Histoire d’un village, de Cro-Magnon aux Eyzies, en passant par Tayac, 2012.
  • Patrick Esclafer de La Rode, Le château des Eyzies et les seigneurs de Tayac, , 264 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Les records météo absolus enregistrés en Périgord », Sud Ouest édition Dordogne, 22 février 2018, p. 11, d'après Météo France - Centre météorologique d'Agen.
  2. Géoportail, « Les Eyzies » (consulté le 1er novembre 2018).
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 28 août 2013.
  4. « no 45 981 - Décret portant que la commune de Tayac (canton de Saint-Cyprien, arrondissement de Sarlat, département de la Dordogne) portera à l'avenir le nom de Les Eyzies-de- Tayac », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 71, no 2626,‎ , p. 215 (lire en ligne).
  5. « recueil des actes administratifs de la Dordogne » [PDF], (consulté le 18 octobre 2018), p. 72-76
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 21 octobre 2018.
  8. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 20 octobre 2018.
  9. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 18 août 2014.
  10. Pierre Fock, « Le maire des Eyzies a été réélu président », Sud-Ouest édition Périgueux du 18 avril 2014, p. 20.
  11. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 11 novembre 2018).
  12. Léa Sanchez, « Le succès du jumelage franco-espagnol », Sud-Ouest édition Périgueux, 2 décembre 2016, p. 21.
  13. Code officiel géographique de Sireuil sur le site de l'Insee, consulté le 17 octobre 2013.
  14. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 1er novembre 2018.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. Dossier complet - Commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil (24172) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 13 octobre 2018.
  19. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 13 octobre 2018).
  20. Dossier complet - Commune des Eyzies-de-Tayac-Sireuil (24172) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 13 octobre 2018.
  21. F Bordes, P. Fittes, S. Blanc, « L'abri Armand Chadourne » dans Bulletin de la Société préhistorique de France, 1954, Vol. 51, no 5-6, p. 229-254.
  22. Jean-Jacques Cleyet-Merle, La province préhistorique des Eyzies: 400 000 ans d'implantation humaine, Caisse nationale des monuments historiques et des sites, coll. Patrimoine au présent, CNRS Éditions, 1995, p. 85.