Laugerie-Basse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Laugerie-Basse
Laugerie basse guetteur 1.jpg

Abri de Laugerie-Basse et « trou du guetteur ».

Présentation
Type
Propriétaire
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de Dordogne
voir sur la carte de Dordogne
Red pog.svg
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg

Laugerie-Basse est un site paléolithique français qui se trouve dans un abri sous roche, aux Eyzies-de-Tayac, dans le département de la Dordogne, sur la rive droite de la Vézère.

Il fait l'objet de multiples protections en tant que monument historique, site archéologique et patrimoine mondial.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le site de Laugerie -Basse se compose en fait de deux abris sous roche en bordure de la Vézère : l'abri dit « classique » et l'abri des Marseilles.

L'abri classique, celui situé le plus en aval, a été intégralement fouillé et est aujourd'hui largement recouvert par des maisons troglodytes. L'abri des Marseilles se trouve 50 mètres en amont sur le cours de la rivière, sous la même falaise. Il n'a pas été intégralement fouillé et une partie de sa stratigraphie a été préservée sous les éboulis qui ont permis la bonne conservation du site. Ce second abri est aujourd'hui visitable[1].

Chronologie des fouilles[modifier | modifier le code]

Plaquette de la femme au renne au musée d'Archéologie nationale.

Les fouilles menées au cours des années 1860 par Édouard Lartet l'ont été sans enregistrement précis de la stratigraphie du site. La stratigraphie n'a été établie qu'aux environs de la Première Guerre mondiale : on distingue quatre stades du Magdalénien, de III à VI, durant le Würm IV.

Parmi les quelque 600 objets trouvés à Laugerie-Basse, on relève plusieurs œuvres magdaléniennes connues, entre autres une statuette de femme à la tête brisée appelée « Vénus impudique » découverte par le marquis de Vibraye vers 1864 ainsi qu'une plaquette appelée « Femme au renne ».

En juin 2011, le site est acheté par le département de la Dordogne[2].

Protections[modifier | modifier le code]

Aurochs sculpté trouvé sur le site.

Le 25 avril 1940, le gisement préhistorique est classé au titre des monuments historiques[2]. Le site archéologique est classé le 5 décembre 1977[2].

Depuis 1979, le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, en association avec d'autres sites et grottes ornées de la région sous le nom de « Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Delporte, L'image de la femme dans l'art préhistorique, Picard, Paris, 1993
  • J.-P. Duhard, Réalisme de l'image féminine paléolithique, CNRS, Paris, 1993

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]