Padah-Lin

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Les grottes de Padah-Lin, Padalin ou Badalin (birman : ဗဒလင်းဂူ, bədəlíɴ ɡù)[1]) sont deux grottes calcaires de Birmanie (République de l'Union du Myanmar) situées dans l'État Shan, dans le district de Taunggyi.

Elles se trouvent près de la route allant de Nyaunggyat à Yebock[2], sur l'éperon du mont Nwalabo dans la réserve forestière de Panlaung. Il existe deux grottes ; la plus petite des deux contient des peintures rupestres datées entre le mésolithique et le début du néolithique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une étude superficielle de la grotte fut réalisée par une expédition américaine en 1937–1938 à la recherche des premiers hommes. Mais c'est en 1960 que le géologue U Khin Maung Kyaw découvrit les peintures rupestres[3].

Le gouvernement birman en organisa une étude plus approfondie en 1969-1972[3], puis une autre expédition fut montée en 2004[1].

Ce site a été inscrit dans la liste du patrimoine de l'humanité de l'UNESCO le 4 octobre 1996 dans la catégorie trésors culturels[4].

Contenu[modifier | modifier le code]

Du charbon de bois fut trouvé dans l'une des parties de la grotte lors de l'exploration initiale puis en 1969–1972 et daté par le carbone 14 d'environ 13 000 ans[4]. Les peintures de la grotte réalisées en ocre rouge ont été retrouvées associées à de nombreux outils du paléolithique et du néolithique[4] : plus de 1600 objets en pierre et de nombreuses pièces en os ainsi que de l'ocre rouge[3].

Les murs de la grotte sont décorés de figures gravées[5].

Une description détaillée des découvertes a été dressée par Aung Thaw dans le Journal de la société birmane de recherche archéologique de 1969 [6].

Le site de Padah-Lin comporte une grotte principale et un abri sous roche où se trouvent les peintures, qui est le plus intéressant du point de vue archéologique. Les fouilles ont révélé des outils en pierre souvent non terminés et des os de mammifères, mais aussi des coquilles de mollusques et du charbon de bois, laissant penser qu'il s'agissait d'un atelier de taille d'outils autant que d'une zone d'habitation.

Les peintures sont réalisées à l'ocre et représentent des mains humaines ainsi que des animaux tels que des cerfs, des taureaux, des bisons, des éléphants et des poissons. L'ocre a été retrouvé dans les fouilles. Les peintures ont été détériorées par l'humidité et les dépôts de carbonate de calcium. Elles datent du Néolithique[7].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul S. C. Tacon, Yee Yee Aung et Alan Thorne, Myanmar prehistory: rare rock-markings revealed, vol. 39, , 138–139 p., chap. 3
  2. David S. Whitley, Handbook of Rock Art Research, Rowman Altamira, , p. 770
  3. a, b et c Aung Thaw, « The ‘neolithic‘ culture of the Padah-Lin Caves », , p. 9–23
  4. a, b et c (en) Badah-lin and associated caves - UNESCO World Heritage Centre, Retrieved 2009-03-03.
  5. (en) Yee Yee Aung, « 12th International Conference of the European Association of Southeast Asian Archaeologists, Leiden, The Netherlands »,
  6. http://www.lib.washington.edu/myanmar/pdfs/AT0001.pdf
  7. http://myanmarcaves.wikidot.com/padah-lin-cave

Voir aussi[modifier | modifier le code]