Marc Azéma

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Marc Azéma
Naissance (51 ans)
Nationalité France
Domaines archéologie, Préhistoire, réalisation audiovisuelle
Institutions UMR TRACES CNRS-Université de Toulouse Le Mirail
• Centre Cartailhac (CREAP)
Diplôme doctorat Préhistoire (2003)
D.U. « Conception et Réalisation Multimédia » (1992)
maîtrise « Études Cinématographiques » (1990)
maîtrise « Histoire de l'Art et d'Archéologie » (1989)
Formation Fac. de Lettres Aix-Marseille (1990-2003)
Paris I (1989-1990)
Montpellier III (1986-1989)
Directeur de thèse Robert Chenorkian
Renommé pour « La préhistoire du cinéma »

Marc Azéma (né en 1967) est un chercheur archéologue spécialisé dans l'étude de l'art préhistorique, et un réalisateur de documentaires cinématographiques, spécialisé dans les nouvelles technologies de l'image (3D, reconstitutions virtuelles de vestiges archéologiques, animations, etc.).

Fusionnant ces deux spécialités, il fait remonter au Paléolithique l'histoire du cinéma en montrant les animations créées par les très fréquentes juxtapositions et superpositions de figures dans l'art des grottes et objets ornés préhistoriques.

Cette idée, extrapolant sur d'antiques hypothèses, a conquis le grand public et a fort remué les milieux de la Préhistoire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 9 mars 1967, Marc Azéma fait sa scolarité à Narbonne de 1970 à 1985[1].

Le temps des études[modifier | modifier le code]

Il précise lui-même que sa passion est de créer des images, particulièrement la bande dessinée ; et qu'il a suivi des études de Préhistoire « mais ce n'était pas du tout volontaire, ça s'est fait un peu en parallèle »[2].

Il passe ainsi trois ans (1986-1989) à l'Université Paul-Valéry - Montpellier III jusqu'à une maîtrise d'« Histoire de l'Art et d'Archéologie »[3]. En 1989, il goûte pour la première fois à la fouille archéologique, avec celles du site gallo-romain du camp de César à Laudun (Gard)[3].

Il dirige ensuite ses études vers le cinéma et obtient en 1990 une maîtrise « Études Cinématographiques » à l'Université Panthéon-Sorbonne - Paris I (1989-1990), puis en 1992 un D.U. « Conception et Réalisation Multimédia » à la Faculté de Lettres d'Aix-Marseille[3].

Après son D.U. il reste à la faculté d'Aix-Marseille (1990-2003), y redirigeant son cursus d'études vers l'archéologie. En 1991-1992 il participe aux fouilles dirigées par Jean Clottes à la grotte du Placard (Charente), Paléolithique supérieur[3]. Il étudie de 1995 à 1999 la grotte ornée d'Ebbou (Ardèche) et y fait des relevés d'art pariétal, sous la direction scientifique de Philippe Novel. Puis il s'intègre en 2001 à l'équipe scientifique chargée d'étudier la grotte Chauvet (Ardèche), sous la direction scientifique de Jean Clottes puis de Jean-Michel Geneste ; il l'étudie, y fait des relevés d'art pariétal et de l'archivage numérique, un travail qu'il continue après son doctorat en 2003[3]. En 2002, il travaille aux fouilles du site néolithique de Shillourokambos (en) à Chypre, chantier dirigé par Jean Guilaine et où il revient régulièrement jusqu'en 2005[3],[4].

Il obtient en 2003 un doctorat en Préhistoire - archéologie, avec une thèse dont l'objet réunit ses deux branches d'étude - l'image en mouvement et la Préhistoire : « La représentation du mouvement dans l'art pariétal paléolithique de la France. Approche éthologique du bestiaire »[5], pour laquelle il reçoit la mention « très honorable » avec félicitation du jury (Michel Barbaza, Robert Chenorkian, Jean Clottes, Jean-Michel Geneste, Francisco Javier Fortea Pérez)[3].

Parallèlement, depuis 1992[1] il réalise des films documentaires sur le patrimoine, l'archéologie et les arts. En 2003, année de son doctorat, trois des documentaires qu'il a réalisés ont déjà été primés : Une maison romaine à Narbonne (réalisé en 1996, Prix du meilleur documentaire patrimoine aux Rencontres Thématiques Audiovisuelles Européennes de Narbonne, octobre 1999)[6] ; Le Canal du Midi (réalisé en 1999, Prix du meilleur film touristique au Festival International du Film touristique de Chaudes-Aigues en 2000)[7] ; et L'enfer retrouvé (réalisé en 2002, Prix du meilleur film pour son apport scientifique à ICRONOS, Festival International du Film Archéologique de Bordeaux, octobre 2002)[8].

Les années post-doctorat[modifier | modifier le code]

Marc Azéma est chercheur associé à l'Unité mixte de recherche TRACES (Travaux et recherches archéologiques sur les cultures, les espaces et les sociétés), U.M.R. 5608, CNRS - Université de Toulouse Le Mirail-Culture ; ainsi qu'au Centre Cartailhac pour la recherche et l’étude sur l'art préhistorique (CREAP). Il est toujours membre de l'équipe scientifique chargée d'étudier la grotte Chauvet en Ardèche, qu'il a intégrée en 2001[3].

Ses travaux d'archéologie et de réalisation cinématographique restent pour l'essentiel intimement liés. Entre autres exemples, en 2007 il fait des relevés d'art pariétal dans l'abri du Colombier (Ardèche)[3], où il réalise aussi deux vidéos sur la numérisation des gravures : l'une en 2008[9], la seconde en 2010[10].

En 2006 il est membre de l'association APA (architecture et patrimoine)[11]. Il est aussi le directeur de la collection livres/dvd chez Errance[4].

Il vit actuellement à Montpellier[1].

ARKAM et les RAN[modifier | modifier le code]

Il est président de l'association ARKAM (patrimoine, histoire, archéologie et multimédia)[11], qui organise depuis 2013 le vaste programme des Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise (RAN)[12]. Directeur de ces Rencontres, Azéma a su mobiliser un certain nombre d'acteurs institutionnels dont la Communauté d'agglomération du Grand Narbonne qui, entre autres, met à disposition ses infrastructures (médiathèque et autres), et la Commission archéologique de Narbonne[13].

La numérisation en archéologie[modifier | modifier le code]

Ses documentaires intègrent souvent des séquences en images de synthèse 3D. Il travaille activement au développement de la numérisation/modélisation 3D dans le contexte archéologique, une application pratiquement née en même temps qu'Azéma entamait sa vie active et au sujet de laquelle Robert Vergnieux (d'Archéovision, la plate-forme technologique 3D de l'Université de Bordeaux III, leader français en la matière)[N 1] précise qu'en 2005 cette technique était encore très expérimentale quant à son application à l'archéologie[14]. La technologie 3D peut être utilisée en archéologie pour le relevé très précis des objets et images (y compris l'enregistrement des volumes sur lesquels sont réalisés ces images, qui pour des peintures pariétales font souvent partie intégrante de l’œuvre tout autant que le trait ou la gravure faite par le créateur de cette œuvre), facilitant ainsi l'étude de ces œuvres. Elle peut aussi être utilisée dans la recherche pour la conservation préventive[15], dans la production de programmes destinés à la reproduction d’œuvres[16] ou l'enregistrement virtuel très précis des sites destinés à être démolis ou recouverts, tels les sites découverts lors des fouilles préalables à la construction d'autoroutes ou d'autres structures.

Une approche innovatrice de l'art Paléolithique[modifier | modifier le code]

Sanglier à 8 pattes, Altamira

Pour Marc Azéma, les images de l'art Paléolithique ne sont pas seulement des descriptions mais des narrations : elles représentent des sujets animés, de la même façon que le font les images d'un film[17].

Il a observé qu'un grand nombre de figures animales de l'art Paléolithique sont représentées avec plus de pattes qu'elles n'en ont en réalité ; ou bien tout ou parties d'entre elles (têtes, avant-trains, queues...) sont superposées ou juxtaposées dans des positions légèrement différentes. Regardant ces figures avec l’œil d'un "homme de l'image animée", réalisateur cinématographique entraîné, il s'est rendu compte que ces différentes images correspondent à deux ou plusieurs positions successives du même animal en mouvement.

À cela il lie le fait établi de longue date que nombre d’œuvres pariétales utilisent les reliefs ou creux des parois supports[18] ; et que la lumière tremblotante des flammes en mouvement, seul mode d'éclairage à l'époque, contribue à créer l'illusion du mouvement - notamment en faisant bouger les ombres données par les reliefs des parois de support des œuvres[17].

D'après Azéma, environ 40 % des œuvres du Paléolithique tendent à créer l'illusion de mouvement[19].

« Frise des lions »,
morceau central.
Grotte de la Vache (Ariège), Magdalénien
Thaumatrope possible : jeton percé gravé sur l'autre face de la même figure avec les pattes repliées.
Mus. d'Arch. nat., St-Germain-en-Laye

Cela se retrouve sur les peintures pariétales mais aussi sur du mobilier - comme la « frise des lions » gravée sur os de bovidé, trouvée dans la grotte de la Vache (Ariège) et qui montre trois lions qui se suivent, tous dans les positions successives d'un lion courant.

Déjà en 1990[20], dans le cadre de son DEA et en préparation de sa thèse de doctorat[21], il réalise la première version de ce qui va devenir une partie de son DVD Quand Homo Sapiens faisait son cinéma, trois fois lauréat en 2016, accompagnant son livre La Préhistoire du cinéma - ce dernier lauréat du Prix du livre d'histoire du cinéma en 2012. En 1990, il ne s'agit que d'une courte vidéo[22] montrant plusieurs animations de figures en mouvement, la motion étant représentée à l'aide de successions ou juxtapositions d'images. Les figures animées sont tirées de Lascaux (Dordogne), de la grotte des Trois-Frères (Ariège), de la grotte Chauvet, de Foz Coa, de la grotte de la Vache (Ariège).

Sur le même principe, des jetons percés du Paléolithique supérieur, gravés sur les deux faces, sont de probables thaumatropes[17] - ces objets exploitant le phénomène de persistance rétinienne qui fait associer deux images séparées. Cette idée lui est suggérée par Florent Rivère, spécialisé entre autres dans la fabrication de copies d'objets préhistoriques en respectant les savoir-faire de l'époque. En 2005, Rivère est intrigué par ces jetons percés dont certains pensent qu'ils sont des boutons - mais dans ce cas, pourquoi les graver sur les deux côtés ? L'idée lui vient de possibles thaumatropes. Il en parle en 2007 à Marc Azéma qui lui demande d'en fabriquer un. Rivère prend pour modèle le jeton intact trouvé au XIXe siècle représentant d'un côté une biche debout, et de l'autre un animal de mêmes proportions avec les jambes repliées[23]. Florent Rivère a contribué à l'élaboration de la 3e partie du livre d'Azéma La Préhistoire du cinéma[24],[25].

Cette hypothèse a été extrêmement bien accueillie par le public[26], qui l'a sanctionné en montrant son approbation avec deux Prix du public pour la vidéo Quand Homo Sapiens faisait son cinéma en 2016.

Des expositions sur ce thème ont été réalisées, parmi lesquelles en avril-novembre 2008 au musée régional de Préhistoire d’Orgnac (Ardèche), en avril-novembre 2009 au Centre de préhistoire du Pech Merle de Cabrerets (Lot)[10],[27] et en mai-novembre 2011 au Parc pyrénéen de l'art préhistorique de Tarascon sur Ariège[28].

En complément du point de vue présenté par Marc Azéma, s'inscrit celui de J.-J. Lefèvre et B. David qui notent que les représentations du Paléolithique sont toujours limitées aux contours : celui-ci peut être rempli par de la couleur mais jamais un muscle n'y est dessiné et beaucoup n'ont pas d'yeux. Lefèvre et David posent l'hypothèse de l'utilisation de figurines dont les ombres auraient été projetées contre les parois des grottes - la vidéo de présentation de leur livre La plus vieille énigme de l'humanité montre divers exemples de cette technique possible, dont la « frise des cerfs nageant » de Lascaux[29]. Ils notent également que Pline l'Ancien disait dans son Histoire naturelle (vers 79 av. l'ère commune) : « La question des origines de la peinture est obscure [...] tous conviennent que le commencement en fut de circonscrire par une ligne l'ombre d'un homme »[30],[31].

Sa thèse complémente celle de Jean Clottes (qui a préfacé son livre La préhistoire du cinéma) et David Lewis-Williams (en) selon qui l'art pariétal préhistorique est la trace des voyages chamaniques des hommes préhistoriques.

Prédécesseurs[modifier | modifier le code]

L'hypothèse n'est pas nouvelle et M. Azéma a eu des prédécesseurs, illustres et moins illustres. Parmi ceux-ci :

Paul Léglise écrit Une œuvre de pré-cinéma : L’Énéide, essai d’analyse filmique du premier chant (1958)[32].

Germaine Prudhommeau note à propos de la frise des têtes de cerfs de Lascaux que « si l’on y applique le procédé de synthèse cinématographique, on voit l’animal donner des grands coups de tête en avant »[33].

L'allégorie de la caverne de Platon (La République), à propos de laquelle Paul Valéry dit en 1939 : « Qu’est-ce que la fameuse caverne de Platon, si ce n’est déjà une chambre noire »[34], trouve son extension dans le dialogue Timée, supposé avoir eu lieu le lendemain du jour de La République : Socrate y énonce les principes de base de la Cité idéale selon lui, et exprime le souhait que cette Cité soit "mise en mouvement" : "kinouména", une forme du mot kinéma[35].

Roger Leenhardt parle dans Naissance du cinéma des frises des Panathénées sur le Parthénon[36]. Marie-Thérèse Poncet dit de la tapisserie de Bayeux qu'elle est « le premier film hors série, unique en son genre »[37].

Mario Ruspoli, dans son film l’Art au monde des ténèbres (1981) sur Lascaux suivi d'un livre en 1986 préfacé par Yves Coppens, montre l'utilisation de la lumière mouvante des torches pour suggérer le mouvement[26].

Son et image ?[modifier | modifier le code]

Suivant une constante de l'art mural préhistorique, la plus grande concentration de peintures se trouve aux endroits dotés du maximum d'échos sonores[38]. Certaines niches ou recoins de grottes, dont les échos de sons choisis peuvent rappeler les cris d'animaux (meuglement du bison, hennissement du cheval...), sont particulièrement décorés ; par exemple, une niche de la Grande grotte d'Arcy, entourée de stalactites porteuses de points rouges, est signalée par les peintures d'un bison et d'un rhinocéros sur le mur lui faisant face[39]. Ces points rouges semblent être des indicateurs de repérage du maximum d'échos[40].

Cette association des points rouges avec les endroits recueillant le maximum d'échos est particulièrement évidente à la grotte d'Oxocelhaya et se rencontre dans d'autres locations étudiées (Portel, Labastide, Grande grotte d'Arcy...)[40]. La concordance sons/images est de 80% à 90% dans la plupart des cas, parfois de 100%[41].
Cette concordance va un pas plus loin : dans plusieurs grottes ornées (Rouffignac, etc), si on se dirige par le meilleur écho on arrive à des peintures[41].

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (2003) Marc Azéma, La représentation du mouvement dans l'art pariétal paléolithique de la France : approche éthologique du bestiaire (thèse de doctorat en Préhistoire, archéologie, histoire et civilisations de l'Antiquité et Moyen-Âge (dir. Robert Chenorkian) ; 2 parties, 3 vol.), 2003 (présentation en ligne).
  • (2005) Marc Azéma, « Les origines préhistoriques de la bande dessinée et du dessin animé », Science et Vie,‎ .
  • (2005) Bernard Gély et Marc Azéma, « Les mammouths de la grotte Chauvet », dans « Arts rupestres » : Les Cahiers de la grotte Chauvet, Paris, Seuil, .
  • (2006) Marc Azéma, « La représentation du mouvement au Paléolithique supérieur. Apport du comparatisme éthographique à l'interprétation de l'art pariétal », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 103, no 3,‎ , p. 479-505 (lire en ligne).
  • L’Art des cavernes en action, 2 vol. :
    • (2009) Marc Azéma, Les animaux modèles, t. 1 (livre + DVD), Errance,  ;
    • (2010 Marc Azéma, Les animaux figurés : animation et mouvement, l'illusion de la vie, t. 2 (livre + DVD), Errance, .
  • (2010) Marc Azéma, Bernard Gély, Françoise Prudhomme et Société ATM3D, « Relevé 3D de gravures fines paléolithiques dans l'abri du Colombier (gorges de l’Ardèche) », In Situ, no 13,‎ 2010 (lire en ligne).
  • (2010) Marc Azéma, « Restauration virtuelle de l’art pariétal paléolithique : le cas de la grotte de Marsoulas », In Situ, no 13,‎ (lire en ligne).
  • (2011) Marc Azéma et Florent Rivère (co-auteur 3e partie) (préf. Jean Clottes et Bertrand Tavernier), La Préhistoire du cinéma : Origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe (livre + DVD), Errance, 2015 (1re éd. 2011), 302 p. (ISBN 287772557X et 978-2877725576).
Ce livre, lauréat du Prix du livre d'histoire du cinéma, est accompagné d'une DVD réalisée par Marc Azéma, Quand Homo Sapiens faisait son cinéma, trois fois primée en 2016.
  • (2012) Marc Azéma et Florent Rivère, « L’animation dans l’art paléolithique : observations récentes », dans Jean Clottes (dir.), L’art pléistocène dans le monde – Symposium « Art pléistocène en Europe », Tarascon-sur-Ariège, Actes du Congrès IFRAO, septembre 2010, (lire en ligne [PDF]).
  • (2012) Marc Azéma, Bernard Gély, Raphaëlle Bourrillon et David Lhomme, « La grotte ornée paléolithique de Baume Latrone (France, Gard) : la 3D remonte le temps », dans Jean Clottes (dir.), L’art pléistocène dans le monde, Actes du Congrès IFRAO, Tarascon-sur-Ariège, septembre 2010 – Symposium « Application des techniques forensiques aux recherches sur l’art pléistocène », Société Préhistorique Ariège-Pyrénées, LXV-LXVI, coll. « Préhistoire, Art et Sociétés (n° spécial) », , 1221-1238 p. (lire en ligne).
  • (2013) M. Azéma (coord.) et al., « Les arts rupestres. Des récits millénaires », Dossiers d’Archéologie, no 358,‎ , p. 46-51.
    • (2013) C. Fritz, T. Lenssen-Erz, G. Sauvet, M. Barbaza, E. López Montalvo, G. Tosello et Marc Azéma, « L’expression narrative dans les arts rupestres : approches théoriques », Dossiers d’Archéologie, no 358,‎ , p. 38-45 (résumé). Dans M. Azéma (coord.), Les arts rupestres. Des récits millénaires.
  • (2016) Marc Azéma et L. Brasier, Le Beau Livre de la préhistoire : De Toumaï à Lascaux 4, Dunod, , 400 p. (présentation en ligne)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Ses documentaires, dont la qualité lui a valu huit prix jusqu'à 2016 compris, sont diffusés sur diverses chaînes (France 3, Télévision suisse Romande, Odyssée…). Certaines font partie d'expositions dans divers musées-centres d'accueil du public sur des sites archéologiques

Œuvres non primées[modifier | modifier le code]

  • (1990) Des cinémas durant la préhistoire ? de Marc Azéma, 1 min 45 s [voir en ligne].
Courte vidéo de cinq animations montrant les mouvements représentés par des successions ou juxtapositions d'images : Lascaux, mouvement de tête d'un cheval galopant (15 s - 30 s) ; Les Trois Frères, bovidé remuant la queue (31 s - 42 s) ; Chauvet, bovidé courant (43 s - 53 s) ; Foz Coa, cheval encensant de la tête (53 s - 1 min 10 s) ; La Vache : lion courant de la « frise des lions » (1 min 20 s - 1 min 38 s).
Ce DVD accompagne le livre de Carole Fritz et Gilles Tosello, Marsoulas. Renaissance d'une grotte ornée, Paris, Errance, , 56 p..
Cette numérisation, filmée par Marc Azéma, a été réalisée dans le cadre de son exposition « Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé » du 15 mai au 15 novembre 2008 au musée d'Orgnac (aven d'Orgnac, Ardèche).
  • (2008) Chypre, au berceau d'Aphrodite, de Passé Simple, CNRS Images et RYK (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2008, 52 min.
  • (2009) Les cathédrales du désert, la Corse au Moyen-Age, de Passé Simple, Stella Productions, France 3 et CTC (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2009 [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (4 min 40 s).
  • (2010 ?) Restitution 3D et restauration virtuelle de la grotte de Marsoulas (Haute-Garonne), de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma (réal.) [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (0 min 55 s). Infographistes : Gilles Tosello et Olivier Moreau.
  • (2011) À la recherche des arches perdues du pont de Sommières, de Passé Simple, Ville de Sommières et DRAC Languedoc-Roussillon (prod.) et de Marc Azéma et Sophie Aspord-Mercier (réal.), 2011 [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (3 min 06 s).
  • (2011) L'expérience Dabous, de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2011, 80 min[43].
Échanges avec Jean Clottes et Yanik Le Guillou sur leur expérience au Niger.
Découverte « en live » du fragment d'une paroi décorée il y a près de 37 000 ans (Aurignacien).
Film sur l'un des hypogées de Fontvieille. Accompagne le livre de Jean Guilaine, Les hypogées protohistoriques de la Méditerranée (livre + DVD), Errance, , 336 p. (ISBN 9782877725446).
La version courte durée est passée en continu sous le porche d'entrée de la grotte de Rouffignac.
Les découvertes archéologiques de l'équipe d'archéologie préventive avant la construction en 2017 de la ligne de TGV et le déplacement de 15 km d'autoroute.
  • Réalisation du panneau des chevaux de la grotte Chauvet, de Passé Simple (prod.) et de Marc Azéma et Gilles Tosello (réal.), 5 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (0 min 43 s).
Cette vidéo est projetée sur une paroi rocheuse restituant les reliefs du support original.
Réalisé pour l'exposition "L'art des origines, origine de l'art" (Parc de la préhistoire de Tarascon-sur-Ariège 2009-2011).
  • Un imaginaire qui voyage, de Passé Simple, Conseil Général de l'Ariège, et Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège (prod.) et de Marc Azéma et Gilles Tosello (réal.).
Ce film est projeté dans l'exposition « L'art des Origines, Origine de l'Art ? » au Parc de la Préhistoire de Tarascon-sur-Ariège.

Œuvres primées[modifier | modifier le code]

Prix du meilleur documentaire patrimoine aux Rencontres Thématiques Audiovisuelles Européennes de Narbonne (octobre 1999)[6]

(1996) Une maison romaine à Narbonne, de Sprint Vidéo Production, France 3, Région Languedoc-Roussillon, DRAC Languedoc-Roussillon (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 1996, 26 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (4 min 48 s).

Prix du meilleur film touristique au Festival International du Film touristique de Chaudes-Aigues (2000)[3]

(1999) Le Canal du Midi, de Sprint Vidéo Production et Éditions Loubatières (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 1999, 52 min [voir en ligne].

Prix du meilleur film pour son apport scientifique à ICRONOS, Festival International du Film Archéologique de Bordeaux (octobre 2002)[3]

(2002) L'enfer retrouvé (restauration du retable de la cathédrale de Narbonne), de Sprint Vidéo Production, Région Languedoc-Roussillon, DRAC Languedoc-Roussillon, Ville de Narbonne (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2002, 52 min 07 s [voir en ligne].

2e prix au Festival international du film d'archéologie d'Amiens (2008)[45]

(2005) Aux origines de la Corse, de ISI Production, Passé Simple, France 3 et CTC (prod.) et de Marc Azéma (réal.), 2005, 52 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (7 min)

Prix du meilleur court-métrage au Festival international du film d’archéologie d’Amiens (2010)[46]

(2008) Jean Clottes, le globe trotter de l'art rupestre de Marc Azéma, 2008, 26 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (3 min 34 s).

Ce DVD accompagne le livre de F. Leandri et C. Gilabert, Monte Revincu (Santo-Pietro-di-Tenda, Haute-Corse) : aux origines du mégalithisme en Méditerranée (livre + DVD), Paris, Errance, , 132 p..
Prix du jury au treizième Festival du film d’archéologie d’Amiens (mars 2016)[47],[48]
Prix du Public au Festival International du film d’Archéologie de Rovereto, Italie (2016)[48]
Prix du Public 2016 au Festival du Film d'Archéologie de Clermont-Ferrand (2016)[48]

(2015) Quand Homo Sapiens faisait son cinéma, de Passé Simple, Arte France, MC4, ZED (prod.) et de Pascal Cuissot et Marc Azéma (réal.), 2015, 52 min [présentation en ligne] : lien vers la bande annonce (1 min 03 s).

Ce DVD accompagne son livre La Préhistoire du cinéma, lauréat du Prix du livre d'histoire du cinéma.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Robert Vergnieux est ingénieur de recherche au CNRS et directeur d'Archéovision, la plate-forme technologique 3D de l'Université de Bordeaux III.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Marc Azéma », sur copainsdavant.linternaute.com (consulté le 17 mai 2018).
  2. Marc Azéma - Préhistoire du cinéma de Les Universités Nomades, 75 min [voir en ligne] : interview de Marc Azéma. Son approche des études en archéologie : 4 min 14 s - 4 min 45 s.
  3. a b c d e f g h i j et k « Marc Azéma - Biographie », sur creap.fr (Centre de Recherche et d’Études pour l'Art Préhistorique) (consulté le 17 mai 2018).
  4. a et b « Marc Azéma - biographie », sur futura-sciences.com (consulté le 17 mai 2018).
  5. M. Azéma 2003, thèse de doctorat.
  6. a et b M. Azéma 1996, Une maison romaine à Narbonne.
  7. M. Azéma 1999, Le canal du Midi.
  8. M. Azéma 2002, L'enfer retrouvé.
  9. Azéma et al. 2008, « Numérisation 3D d'une gravure dans l'abri du Colombier » [vidéo].
  10. a et b Azéma et al. 2010, « Relevé 3D [...] dans l'abri du Colombier ».
  11. a et b « Azéma, Marc (1967-) », sur persee.fr (consulté le 17 mai 2018).
  12. 5es Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise 2017.
  13. « Rencontres d'archéologie de la Narbonnaise - L'organisation », sur rencontres-archeologie.com (consulté le 18 mai 2018).
  14. Dessous et tendances en modélisation 3D en archéologie et patrimoine de Institut Technologies de l'information et Sociétés, et chambre de commerce et d'industrie de Québec, 5 octobre 2011, 14 min 40 s [voir en ligne], 1 min 25 s - 1 min 38 s : numérisation/modélisation 3D encore expérimentale en 2005.
  15. Delphine Lacanette et Philippe Malaurent, « La 3D au service de la conservation des grottes ornées, l’exemple de Lascaux et du simulateur Lascaux », In Situ, no 13,‎ (DOI 10.4000/insitu.6793, lire en ligne).
  16. R. Vergnieux 2011, 1 min 26 s - 2 min 50 s : programmation d'un robot Sysax, p. vidéo.
  17. a b et c Azéma 2011, « La Préhistoire du cinéma » (livre).
  18. Dominique Baffier et Michel Girard, « Le karst d'Arcy-sur-Cure (Yonne) et ses occupations humaines paléolithiques », Quaternaire, vol. 8, nos 2-3,‎ 1997, p. 245-255 (lire en ligne).
  19. Azéma 2011, « La Préhistoire du cinéma » (livre), p. 55.
  20. M. Azéma, Première vidéo d'animation d'art paléolithique, date de réalisation 1990 : 16 min 11 s - 16 min 30 s.
  21. M. Azéma, Première vidéo d'animation d'art paléolithique, réalisée pour son DEA : 16 min 32 s - 16 min 50 s.
  22. M. Azéma 1990, « Des cinémas durant la préhistoire ? ».
  23. « Un thaumatrope paléolithique (fabriqué par Florent Rivère) », Reportages, sur passesimple.net (consulté le 24 mai 2018).
  24. Florent Rivère, « jeudi 10 novembre 2011 », sur florentrivere.blogspot.fr (consulté le 24 mai 2018).
  25. « Rondelle de la vache et de son veau », sur musee-archeologienationale.fr (consulté le 24 mai 2018).
  26. a et b François Amy de la Bretèque, « Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma. Origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe » (compte-rendu), 1895 (Revue de l'association française de la recherche sur l'histoire du cinéma), no 69,‎ 2013, p. 169-172 (lire en ligne).
  27. « Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé », exposition à Orgnac et Pech Merle, sur hominides.com (consulté le 19 mai 2018).
  28. « Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé », exposition à Tarascon, sur hominides.com (consulté le 19 mai 2018).
  29. Jean-Jacques Lefrère et Bertrand David, La plus vieille énigme de l'humanité, Fayard, coll. « Documents », 2013, 180 p. (ISBN 2213671877 et 978-2213671871). Vidéo de présentation, durée 8 min 02 s : l'absence de "remplissage" des figures (sauf peinture uniforme le cas échéant) est notée à 2 min 19 s - 2 min 24 s. L'obtention des images par utilisation d'ombres pour la « frise des cerfs nageant » de Lascaux est à 5 min 30 s ; d'autres œuvres paléolithiques célèbres sont présentées au long de cette vidéo.
  30. Lefèvre & David 2013, Vidéo. Citation de l'Histoire naturelle de Pline : 6 min 42 s -.
  31. [(fr) Pline l'Ancien, Histoire naturelle, t. 2, p. 468].
  32. Paul Léglise (préf. Boniface Georgin), Une œuvre de pré-cinéma : L’Énéide, essai d’analyse filmique du premier chant, Paris, Debresse, , 139 p.
  33. Germaine Prudhommeau, À l’origine du dessin animé, résumée dans le no 89 d’Image et son, février 1956. Cité dans Bretèque 2013.
  34. Paul Valéry, « Discours du centenaire de la photographie », Études photographiques, no 10,‎ (lire en ligne).
  35. Stéphane Zagdanski, La mort dans l’œil, Libella Maren Sell, coll. « Essais et documents », , 390 p. (ISBN 978-2350040073, lire en ligne), p. 19.
  36. Naissance du cinéma de Roger Leenhardt, 1945, vidéo, 45 min.
  37. Marie-Thérèse Poncet et Louis Réau (dir.), Étude comparative des illustrations du Moyen Âge et des dessins animés, Nizet, , 150 p. (présentation en ligne), p. 65.
  38. Iegor Reznikoff, « La dimension sonore des grottes paléolithiques et des rochers à peintures », Actes du Congrès IFRAO, Tarascon-sur-Ariège – Symposium « Art pléistocène en Europe »,‎ (lire en ligne [PDF]), p. 2.
  39. Reznikoff 2010, p. 5.
  40. a et b Reznikoff 2010, p. 7.
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