Didier Migaud

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Didier Migaud
Illustration.
Didier Migaud en 2014.
Fonctions
Président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
En fonction depuis le
(8 mois et 25 jours)
Prédécesseur Jean-Louis Nadal
Premier président de la Cour des comptes

(9 ans, 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Philippe Séguin
Alain Pichon (intérim)
Successeur Sophie Moati (intérim)
Pierre Moscovici
Président de la Commission des Finances
de l'Assemblée nationale

(2 ans, 7 mois et 27 jours)
Législature XIIIe législature
Prédécesseur Pierre Méhaignerie
Successeur Jérôme Cahuzac
Questeur de l'Assemblée nationale

(4 ans, 11 mois et 25 jours)
Président Jean-Louis Debré
Patrick Ollier
Législature XIIe
Rapporteur général du budget

(5 ans et 1 jour)
Prédécesseur Philippe Auberger
Successeur Gilles Carrez
Député de l'Isère
Élu dans la 4e circonscription

(21 ans, 8 mois et 16 jours)
Élection 12 juin 1988
Prédécesseur Aucun (proportionnelle)
Successeur Marie-Noëlle Battistel
Président de la Cté d'agglomération
Grenoble Alpes Métropole

(14 ans, 7 mois et 22 jours)
Prédécesseur Robert Magnin
Successeur Marc Baïetto
Maire de Seyssins

(14 ans, 8 mois et 9 jours)
Prédécesseur Michel Segaert
Successeur Michel Baffert
Conseiller régional de Rhône-Alpes

(2 ans, 6 mois et 28 jours)
Élection 16 mars 1986
Président Charles Millon
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Saint-Symphorien (Indre-et-Loire)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste (jusqu'en 2010)
Diplômé de IEP de Lyon
Profession Juriste

Didier Migaud, né le à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire), est un homme politique français, ancien membre du Parti socialiste.

Président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale de 2007 à 2010, puis premier président de la Cour des comptes de 2010 à 2020, il préside de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique depuis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Député et maire[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Lyon et titulaire d'un DESS de droit public, il est constamment élu député de la 4e circonscription de l'Isère (sud de Grenoble et l'Oisans) à partir de 1988[réf. souhaitée]. Il est élu maire de Seyssins en 1995 ; cette fonction lui permet d'obtenir la présidence de la Communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole, qu'il conservera pendant près de 15 ans[1]. En 2006 et sous sa présidence, la Métropole procède comme l'avait fait Seyssins à la souscription d'emprunts structurés portant sur la parité entre l'euro et le franc suisse, qui se révéleront très défavorables pour les collectivités concernées[2].

Réélu pour la XIIIe législature le , il fait partie du groupe SRC et est l'un des proches de Laurent Fabius. Sa suppléante est Marie-Noëlle Battistel[réf. souhaitée].

Rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale de 1997 à juin 2002, il s'affirme au Parlement comme l'un des spécialistes des questions budgétaires.

Didier Migaud est, avec le sénateur Alain Lambert, le père de la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF), nouvelle « constitution » budgétaire adoptée en 2001 qui a pour but de renforcer les pouvoirs budgétaires du Parlement et d'améliorer l'efficacité de l'action de l'État en substituant à la logique de moyens une logique d'objectifs et de résultats[réf. souhaitée].

Après avoir été chargé par Ségolène Royal d'une mission sur la fiscalité aux côtés de Dominique Strauss-Kahn et de François Marc, il devient pendant la campagne de l'élection présidentielle de 2007 « conseiller budgétaire » de la candidate Ségolène Royal.

Au congrès de Reims de novembre 2008, Didier Migaud est nommé membre du secrétariat national du Parti socialiste, comme conseiller pour les finances et la fiscalité auprès de Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste.

Questeur de l'Assemblée nationale pendant la XIIe législature (2002 - 2007), il est élu[3] le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale[4] à l'unanimité des votants[5], fonction dévolue, selon la promesse du Président de la République, Nicolas Sarkozy, à l'opposition.

À peine élu, il a déclaré vouloir travailler « dans un esprit constructif et républicain »[6]. Il se déclare cependant « préoccupé par le "paquet fiscal" proposé par le gouvernement» [7] voté par la majorité UMP le . Adversaire résolu des « niches fiscales », sa mobilisation et celle de ses collègues socialistes sur ce dossier et le paquet fiscal a entamé le crédit du gouvernement sur ces dossiers; de même, il a su utiliser ses prérogatives pour revigorer la mission de contrôle de la commission, notamment sur l'affaire de l'arbitrage au profit de Bernard Tapie[8].

Didier Migaud est le député le plus actif de l'Assemblée nationale dans le classement établi par Vincent Nouzille sur son blog[9]. Celui-ci écrit que parmi « les hyperactifs : les plus interventionnistes de l’Assemblée nationale sont bien connus dans les couloirs. On y trouve le champion toutes catégories, Didier Migaud (PS, Isère, 303 interventions), président de la commission des Finances, toujours sur le pont. » En janvier 2010, il est désigné député de l'année 2009 par le prix Trombinoscope[10].

Didier Migaud est également vice-président du Comité des finances locales, au sein duquel il défend les collectivités locales (notamment les communes).

Le 8 février 2010, Didier Migaud révèle l'existence d'une niche fiscale de plus de 20 milliards d'euros consentie aux grandes entreprises[11].

Premier président de la Cour des comptes[modifier | modifier le code]

Le , le président de la République Nicolas Sarkozy le nomme à la tête de la Cour des comptes, en remplacement de Philippe Séguin, décédé quelques semaines auparavant[12]. Il se retire alors de la vie politique, abandonnant l'ensemble de ses mandats électifs et quittant le Parti socialiste[13].

Le , est publié un rapport sur les comptes et la gestion des services de la présidence de la République pour la deuxième année consécutive, conformément à la volonté du président Nicolas Sarkozy. Alors que le rapport portant sur l'année 2008 jugeait « exorbitant » certaines dépenses, celui-ci souligne « un sérieux effort », entre autres sur le coût des sondages réalisés par l'Élysée. La Cour des comptes note toutefois que d'autres économies sont « encore possibles »[14],[15].

Début 2013, il estime que du fait de l'importance existante des prélèvements, le gouvernement dirigé par Jean-Marc Ayrault ne peut augmenter davantage l'imposition fiscale et doit diminuer les dépenses publiques. « La France va devoir, dans les années qui viennent, consentir à un freinage sans précédent de la dépense publique ». Il dénonce en particulier la hausse des dépenses des collectivités locales[16].

Selon l’hebdomadaire Marianne, Didier Migaud « est devenu le gardien du temple de l'orthodoxie budgétaire en France. Pas une année ne s'est écoulée sans qu'il épingle le « dérapage » des finances publiques et demande des mesures d’économie. Entre désindexation des prestations sociales, gel du point d'indice des fonctionnaires, réduction des aides au logement et baisse des dépenses des collectivités locales, le premier président de la Cour des comptes aura in fine obtenu gain de cause sur ses principales recommandations[17]. » D'après le magazine, son action a conduit a une « forte chute de l’investissement public local et des conséquences désastreuses pour des secteurs comme le bâtiment et les équipements publics » et fait « reposer sur les plus pauvres et les classes moyennes les efforts budgétaires demandés à la population[17]. »

Président de la HATVP[modifier | modifier le code]

Le 15 janvier 2020, Emmanuel Macron envisage de le nommer président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique[18]. La nomination est approuvée le 29 janvier et publiée au journal officiel le 30 janvier 2020[19].

Décorations[modifier | modifier le code]

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Fonction politique
Mandats locaux
Mandats parlementaires
Autres fonctions

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de la Métro..
  2. « Emprunts toxiques : les élus savaient très bien ce qu’ils faisaient », contrepoints.org, (consulté le 16 mai 2016)
  3. FRANCE 3 - La commission des Finances pour Didier Migaud - Election Présidentielle 2007 - L’actu.
  4. Cliquez pour visualiser le sujet du JT de 20H à 10 '.
  5. article Le Figaro 28 juin 2007
  6. Challenges.fr - Bourse - Actualités / Agenda.
  7. "Paquet fiscal": Réserves de Migaud et Arthuis, Le Journal du dimanche, 25 juillet 2007.
  8. « Migaud, un président PS respecté de tous », Le Parisien, 4 décembre 2008, page 8.
  9. Blog Les Infos..
  10. http://www.lepost.fr/article/2010/01/28/1910673_trombinoscope-2010-daniel-cohn-bendit-christine-lagarde-didier-migaud-cecile-duflot-au-top.html
  11. https://www.marianne.net/Incroyable-Bercy-a-donne-20-milliards-d-au-CAC-40-En-echange-de-rien_a185047.html
  12. « Cour des comptes : Migaud succède à Séguin », Le Figaro, 23 février 2010.
  13. « Migaud se retire de la vie politique », Le Figaro, 24 février 2010
  14. « L'Elysée assure poursuivre ses efforts d'économies », Le Nouvel Observateur, 15 juillet 2010.
  15. « Budget de l'Elysée : les vertus de la transparence », Le Monde, 15 juillet 2010.
  16. La Cour des comptes exhorte l'État à réduire les dépenses, Cécile Crouzel, Le Figaro.fr, 11 janvier 2013
  17. a et b « Pascal Lamy, Pierre Moscovici, Jacques Attali... Les cerveaux du naufrage », sur Marianne,
  18. « Communiqué », Présidence de la République,‎ (lire en ligne)
  19. Journal Officiel, « M. Didier MIGAUD est nommé président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, à compter du 31 janvier 2020 », sur www.legifrance.gouv.fr, (consulté le 30 janvier 2020)
  20. Décret du 31 décembre 2010 portant nomination.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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