Fort du Mûrier

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Fort du Mûrier
Image illustrative de l'article Fort du Mûrier
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction D'avril 1875 à 1878
Ceinture fortifiée Ceinture fortifiée de Grenoble
Utilisation De 1878 à 1978
Utilisation actuelle En restauration
Propriété actuelle Commune de Gières
Garnison 542 hommes
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Protection Logo monument historique Classé MH (1994)
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 45° 10′ 25″ nord, 5° 47′ 00″ est

Géolocalisation sur la carte : Grenoble-Alpes Métropole

(Voir situation sur carte : Grenoble-Alpes Métropole)
Fort du Mûrier

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort du Mûrier

Le fort du Mûrier est une structure militaire française située sur la commune de Gières dans le département de l'Isère à 420 mètres d'altitude. Il pouvait abriter plus de 542 hommes et 32 pièces d'artillerie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le fort du Mûrier a été construit, d'avril 1875 à 1878, selon le système de fortification Séré de Rivières. Le fort du Mûrier est d'ailleurs l'un des rares forts à respecter les spécifications exactes du général Séré de Rivières.

L'objectif principal du fort était de bloquer l'accès à Grenoble aux troupes ennemies en provenance de Chambéry. Pour ce faire, le fort du Mûrier ainsi que le Fort du Bourcet croisaient leurs feux en direction de la Vallée du Grésivaudan. Les travaux furent supervisés par le colonel Cosseron de Villenoisy qui commente leur missions : « Par leur feux croisés, maîtriser d'une manière absolue la vallée du Grésivaudan... ». En temps de guerre, le fort pouvait abriter plus de 542 hommes et 32 pièces d'artillerie. C'était le fort le plus puissant de la région grenobloise.

Abandonné par l'armée en 1978, il fut acheté la même année par la commune de Gières. La commune l'a délaissé un premier temps, puis de 1983 à 1993, des recherches de financements ont été lancées. Entre temps, une fête en l'honneur du fort a été mise en place en 1986. Depuis lors, chaque année durant les Journées européennes du patrimoine, des visites guidées, des expositions, des évènements musicaux, ainsi que des spectacles sont organisés[1].

Depuis 1993, la restauration du fort est lancée. Elle est financée par l'État (30 %), la région Rhône-Alpes (16 %), le département de l'Isère (30 %) et la commune de Gières (24 %). La priorité est donnée au déboisement et aux travaux d'étanchéité. Ces derniers dureront 7 ans, pour finalement se terminer en 1999. Entre 2000 et 2006, la réfection des façades ainsi que la rénovation des intérieurs sont effectuées.

Après restauration, le fort sera utilisé à des fins culturelles. Les habitants de Gières ou des environs de Grenoble pourront bénéficier d'activités telles que des spectacles ou encore des expositions.

Le fort fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2].

Un collectif d'artistes plasticiens loue un atelier au fort du Mûrier[3].

Batteries hautes[modifier | modifier le code]

Quelques années après sa construction, le fort a été complété par deux batteries d'artillerie, dites "batteries hautes du Mûrier", situées environ 900 mètres plus au sud et 100 à 130 mètres plus haut. Elles sont constituées de traverses-abris en arches maçonnées, larges de 3 m et longues de 10 m environ, et recouvertes de terre séparant des plates-formes de tir[4]. Dix canons y étaient installés[5]. Elles sont aujourd'hui situées sur la commune de Saint-Martin-d'Hères.

Une première batterie[6], à la cote 557, était constitué d'une double plate-forme, avec deux traverses pleines et une traverse-abri. Une deuxième batterie[7] à la cote 573, était constituée de quatre plates-formes encadrées par trois traverses-abris et deux traverses pleines.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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