Fort de Comboire

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Fort de Comboire
Image illustrative de l’article Fort de Comboire
Vue aérienne du fort.

Lieu Claix
Fait partie de Ceinture fortifiée de Grenoble
Type d’ouvrage Fort à cavalier
Construction De 1882 à 1884.
Architecte Cosseron de Villenoisy
Matériaux utilisés Maçonnerie
Utilisation actuelle En restauration
Effectifs 358 hommes
Guerres et batailles aucune
Coordonnées 45° 08′ 14″ nord, 5° 40′ 41″ est

Géolocalisation sur la carte : Grenoble-Alpes Métropole

(Voir situation sur carte : Grenoble-Alpes Métropole)
Fort de Comboire

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Comboire

Le fort de Comboire, ou fort Monteynard, est une fortification faisant partie de la place forte de Grenoble, situé au sud-ouest dans la commune de Claix dans le département de l'Isère, adossé au massif du Vercors

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce fort doit son nom à la colline sur laquelle il a été construit. Il fut aussi nommé fort Monteynard.

Histoire[modifier | modifier le code]

La construction du fort de Comboire a débuté en 1882. Il sera achevé en 1884. Il est le dernier des sept forts constituant la ceinture fortifiée de Grenoble[1]. Il a été bâti sur la commune de Claix, à 515 mètres d'altitude, suivant les plans du colonel Cosseron de Villenoisy[2], dans le cadre des fortifications voulues par Séré de Rivières Le décret d'utilité publique date du 30 juin 1876

Par le décret du , le ministre de la Guerre Georges Boulanger renomme tous les forts, batteries et casernes avec les noms d'anciens chefs militaires[3]. Pour le fort de Comboire, son « nom Boulanger » est en référence Louis François, marquis de Moteynard, né à La Pierre (Isère) le 13 mai 1713 et décédé à Paris le 3 mai 1791. Il fut de toutes les campagnes de Louis XV et élevé lieutenant-général. Il fut le premier gouverneur général de la Corse et créateur de l'école de cavalerie de Saumur. En 177[Quoi ?], à la demande des consuls grenoblois, il s'oppose, avec succès, au déplacement du Parlement du Dauphiné à Valence. Dès le , le successeur de Boulanger au ministère, Théophile Ferron, abroge le décret[4]. Le fort reprend officiellement son nom précédent.

À la suite de la défaite de Sedan, le fort a été construit pour empêcher les troupes ennemies d'accéder à Grenoble, mais il n'a jamais réellement servi. 400 ouvriers furent nécessaires pendant toute sa construction. C'était un fort à cavalier pour 355 hommes et une quinzaine de pièces. Il appuyait le fort de Montavie sur ses arrières et battait la vallée du Drac vers l'amont, défendant la route de Vif à Grenoble. Il est pratiquement invisible de la vallée.

C'est un des forts de la ceinture de Grenoble le mieux conservé, ayant été occupé par l'armée jusque dans les années soixante-dix. Aujourd'hui, le fort commence à revivre et des visites sont organisées.

Description[modifier | modifier le code]

La caponnière double du fort.
La caponnière simple de gorge.
Le petit magasin à poudre modèle 1874 du côté droite du fort.

C'est un bâtiment allongé, avec des arcades sur deux niveaux, couvert de terre donnant sur une cour centrale ouverte. Autour, une enceinte très fortifiée avec un imposant fossé. Au-dessus du fort, sur la crête du rocher de Comboire des batteries d'artilleries protégées par des levées ou des couvertures de terre assuraient la défense du fort.

C'est un fort Séré de Rivières de deuxième génération. De la forme d'un pentagone très étiré latéralement, il s'agit d'un fort à cavalier pour 358 hommes et 20 pièces, batterie annexes comprises. Son escarpe est semi détachée et son périmètre était défendu par une caponnière double au saillant II et un aileron au saillant I, III et V. Le front IV-V aligne une série d'une quinzaine de créneaux de pied surmontés de créneaux de tir. L'entrée s'ouvre dans le petit flanc gauche de l'ouvrage. Son porche d'entrée franchi, on se retrouve face à la cour avec sur la droite et en contrebas le mur surmontant l'escarpe du front IV-V et, à gauche, un alignement de onze travées, dont sept chambrées de troupe, sur deux niveaux. Probablement, le plan des dessus n'étant pas clair à ce sujet, y avait-il un merlon de terre défilant quelque peu le casernement aux coups directs, merlon aujourd'hui arasé. Tout étant disposé en longueur, c'est à la suite de ces chambrées que l'on trouve, côte à côte, les deux magasins à poudre. Ces derniers partagent le même sas d'entrée, ce qui implique que l'un des deux soit plus long que l'autre. Leur chambre aux lampes est singulièrement basse de plafond. L'intérieur des magasins est tagué, le plus grand des deux a conservé son plancher, qui a en partie brûlé. Néanmoins, une bonne partie subsiste et on y voit encore à la jonction plancher-cloison le chevron destiné à empêcher l'accumulation de pulvérin. Au-delà de ces magasins, toujours sur la même ligne et donnant invariablement sur la cour, s'alignent cinq autres locaux dont des magasins du génie et un réservoir d'eau. Les citernes sont sous la cour, un peu plus à droite. Les sept chambrées sont disposées au premier étage, par-dessus autant de magasins de moindre hauteur. Les chambrées sont précédées et réunies en façade par une terrasse. Le bâtiment est surmonté par un escalier d'artillerie, alignant trois traverses-abris. Sur la droite, une quatrième traverse, implantée un peu plus bas mais ayant également un sou-sol, est la première desservie par la rampe permettant d'amener les pièces sur le cavalier. Des trois ailerons, seul celui défendant le front IV-V est coiffé par une terrasse avec mur percé de créneaux de tir. Toutes les cheminées et tous les puits de lumière ont conservé leurs lanterneaux métalliques. Le fort de Montavie sur ses arrières et battait la vallée du Drac vers l'amont. Au sud et au sud-ouest, en contrebas, on trouve deux batteries annexes réunissant en trois traverses-abris. Ces batteries sont d'accès libre[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claix...d'un hameau à l'autre, publié par l'association Claix, Patrimoine et histoire
  2. Jean-Claude Michel, Histoire de Claix, édité par la mairie de Claix, (ISBN 2-9518529-1-6)
  3. Note no 5285 le du ministre de la Guerre Boulanger aux généraux commandant les régions militaires ; décret présidentiel du pour les nouvelles dénominations des forts, batteries et casernes sur proposition du ministre de la guerre, M. le général Boulanger.
  4. Lettre no 14980 bis le de M. le ministre de la Guerre, M. le général Ferron, abrogeant le décret présidentiel du 21 janvier.
  5. Marco Frijns, Luc Malchair, Jean-Jacques Moulins et Jean Puelinckx, Index de la fortification française 1874 - 1914, Edition Autoédition, , 832 p. (ISBN 978-2-9600829-0-6), p. 115 et 329.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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