Le Thillot

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Le Thillot
L'église Saint-Jean-Baptiste.
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Le Thillot
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Le Thillot (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Ballons des Hautes-Vosges
Maire
Mandat
Michel Mourot
2014-2020
Code postal 88160
Code commune 88468
Démographie
Gentilé Thillotins
Population
municipale
3 571 hab. (2014)
Densité 236 hab./km2
Population
aire urbaine
15 787 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 51″ nord, 6° 45′ 57″ est
Altitude Min. 468 m
Max. 950 m
Superficie 15,14 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-lethillot88.fr

Le Thillot est une commune française située dans le département des Vosges, en Lorraine, dans la région Grand Est. Elle est la ville-centre d'une aire urbaine qui comptait 15 586 habitants en 2013[1].

Ses habitants sont appelés les Thillotins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée de la Moselle, 24 km en amont de Remiremont, à 13 km de Cornimont par le col du Ménil (621 m), 34 km de Lure par le col des Croix (679 m) et 36 km de Thann par le col de Bussang (731 m), la commune est placée sur le grand axe routier Benelux-Bâle mais la déviation de la RN 66 n'est encore qu'un projet.

Communes limitrophes de Le Thillot
Le Ménil
Ramonchamp
Le Ménil Le Ménil
Fresse-sur-Moselle
Ramonchamp Le Thillot Fresse-sur-Moselle
Ramonchamp
Haut-du-Them-Château-Lambert
Haut-du-Them-Château-Lambert Fresse-sur-Moselle
Haut-du-Them-Château-Lambert

Histoire[modifier | modifier le code]

Le canton en 1852, où Le Thillot manque encore...

Le Thillot n'était initialement qu'un lieu-dit de la commune de Ramonchamp, devant son nom - selon les sources - au tilleul sous lequel on avait rendu justice ou au péage avec la Franche-Comté voisine. La commune est née par le décret impérial du [2], signé au château de Fontainebleau par l'Empereur Napoléon III, qui l'a clairement séparée de la commune limitrophe.

L'histoire de la cité est dominée par une forte tradition industrielle : mines de cuivre dès le XVIe siècle[3], manufacture de fer blanc à partir de 1727[4], tanneries... C'est d'ailleurs dans une mine de cuivre du Thillot qu'a été attestée la première utilisation de la poudre noire en Europe pour l'extraction en 1617[5] grâce aux travaux archéologiques menés par la Société d'étude et de sauvegarde des anciennes mines (SESAM) depuis 1987 dans ces mines.

En 1871, le textile s'implanta dans la vallée sur l'impulsion d'Alsaciens fuyant l'annexion allemande. La crise du textile provoqua une baisse brutale de la population qui s'établissait encore à 5114 habitants en 1975.

Le deuxième conflit mondial a par ailleurs eu des conséquences dramatiques sur la ville et ses habitants[6].

La commune a été décorée, le 28 mai 1948, de la Croix de guerre 1939-1945[7].

Hôtel de ville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2015[modifier | modifier le code]

En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 076 000 , soit 1 102 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 3 632 000 , soit 982 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 1 881 000 , soit 509 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 1 370 000 , soit 370 par habitant ;
  • endettement : 2 441 000 , soit 660 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,91 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,75 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,49 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 20,20 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu d'un canton qui compte huit communes cumulant 16 867 habitants : Bussang, Ferdrupt, Fresse-sur-Moselle, Le Ménil, Ramonchamp, Rupt-sur-Moselle, Saint-Maurice-sur-Moselle et Le Thillot.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1860 1876 Jean-Nicolas Antoine   Négociant
1876 1893 Louis Parisot   Médecin
1893 1910 Constant Sarazin   Négociant
1910 1912 Joseph Souvay   Marchand de bois
1912 1931 Eugène Sarazin   Négociant
1931 1945 Ernest François   Agriculteur/Tisseur
1945 1947 Charles Rivat   Agriculteur
1947 1952 Georges Grosjean   Industriel tanneur
1952 1971 Jules Choffel   Fondé de pouvoir
1971 mars 1989 Raymond Grégoire (1935-2013)   Professeur de mathématiques
mars 1989 avril 2014 Yves Cérésa PS puis DVG Entrepreneur TP
avril 2014 en cours Michel Mourot UDI Retraité de l’ingénierie

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1856. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 571 habitants, en diminution de -3,77 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 677 1 985 2 066 2 188 2 436 2 662 2 942 3 155 3 203
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 404 3 618 3 965 3 725 3 697 3 870 4 011 3 542 4 194
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
4 464 4 577 5 114 4 860 4 246 3 945 3 745 3 618 3 571
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Entrée d'une ancienne mine.

Monuments religieux

Autres monuments et sites

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Patrimoine vivant[modifier | modifier le code]

Le label "Entreprise du patrimoine vivant" (EPV) a été attribué, le 26 mars 2013, à la Tannerie Sovos Grosjean, fondée en 1864, qui produit aujourd'hui des cuirs de bovins en pleine fleur destinés à l’ameublement, le nautisme, l’aviation, la maroquinerie, la gainerie, la chaussure et le bracelet-montre[24]. Cette distinction récompense les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence[25],[26].

Équipements culturels et mouvement associatif[modifier | modifier le code]

La médiathèque

Le village dispose d'une médiathèque qui organise de nombreuses animations[27].

Exemples de manifestations en 2015 ː

  • Heure du conte "Malle à histoire" ;
  • Zinc Grenadine ;
  • Ateliers bricolage ;
  • Histoire et patrimoine Voyage ;
  • Informatique et numérique ;
  • "La Boitatruc" ;
  • "Les Tutos du mardi" ;
  • Le Cd " La Rue Kétanou et le Josem".

Créée en 2005, elle comprend actuellement plus de 20 000 imprimés et près de 8000 documents audiovisuels. Elle est dotée également d'un espace informatique de 10 ordinateurs accessibles à tout public et un accès Wifi.

Le mouvement associatif
  • L'association AminiTillo t;
  • Les Restos du cœur ;
  • Les Gentianes bleues[28] ;
  • ASRHV Le Thillot - Athlétisme et Cross ;
  • La Maison des jeunes et de la culture (MIC)[29] ;
  • Groupe culture et loisirs (CCL) ;
  • Le Club vosgien.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Remetter, né le 8 août 1928 à Strasbourg, joueur de football français, gardien de but du CS Thillotin dans l'immédiat après-guerre, champion du monde militaire en 1947, 26 sélections en équipe de France A entre 1953 et 1959.
  • Jules Ferry fut conseiller général du canton du Thillot.
  • Camille Bloch, historien français, né en 1865 au Thillot[30].
  • Oscar Bloch, demi-frère du précédent, grammairien et lexicographe, né en 1877 au Thillot[31].
  • Marie-Thérèse Sailley, plus connue sous son nom d'épouse, Marie-Thérèse Danielsson (1923-2003) : fille de l'industriel textile Abel Sailley, fondateur de ce qui est aujourd'hui le "Tissage Mouline Thillot", elle est employée à l'ambassade de France à Lima à partir de 1943 ; en 1947, elle rencontre le jeune anthropologue suédois Bengt Danielsson (1921-1997) qu'elle épouse en 1948, après qu'il a participé à l'expédition du Kon-Tiki ; ils s'établissent ensuite en Polynésie française et sont les auteurs de plusieurs ouvrages sur l'Océanie ; ils sont aussi des militants importants de la lutte contre les essais nucléaires à Moruroa des années 1960 aux années 1990.
  • Jacques Meyer, né le 8 avril 1930 à Héricourt, joueur de football français vit au Thillot. Il a été vainqueur de la coupe de France le 18 mai 1959 avec Le Havre AC face au FC Sochaux-Montbéliard sur le score de 3-0 en marquant notamment le premier but havrais à la 21e minute.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Ancien blason.


L'ancien blason du Thillot peut se décrire ainsi : D'argent au tilleul terrassé de sinople cantonné de quatre bonnets phrygiens de gueules affrontés deux à deux. Jules Ferry, conseiller général des Vosges à l'aube de la Troisième République, ardent républicain, a sans doute œuvré pour qu'y figurent les bonnets emblématiques.

Nouveau blason.



En 1993, la municipalité a souhaité l'ajout d'une référence aux anciennes mines. Le nouveau blason est D'argent, au tilleul de sinople reposant sur un mont de gueules chargé de deux outils de mineurs d'argent passés en sautoir, le tout accosté de deux bonnets phrygiens de gueules, chargés d'une cocarde d'argent et d'azur et affrontés.

La présence d'un tilleul sur ces armes rappelle l'arbre qui existait encore au XVIIIe siècle et sous lequel on a jadis rendu la justice. Mais l'étymologie du Thillot serait plus sûrement liée au péage de Taye entre la Lorraine et la Franche-Comté.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales des Vosges, Série H, Clergé régulier avant 1790, Répertoire numérique détaillé établi par André Philippe, archiviste départemental (1905-1937), présenté par Raymonde Florence, Epinal 1924 / 2004 : p. 137 à 181 : 7 H Prieuré du Saint-Mont : Les archives sont importantes ; elles sont riches notamment pour quelques localités telles que Bayon, Dommartin-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle), Saint-Amé (depuis le XIVe siècle), et Saint-Étienne-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle). Biens du prieuré (Sommaire du fond VII H : p. 141) : *Bayon, La Bresse et Biffontaine ; *Dommartin-lès-Remiremont ; *Éloyes et Laveline-du-Houx ; *Ramonchamp et Rancourt ; *Remiremont ; *Rupt ; *Saint-Amé ; *Saint-Étienne-lès-Remiremont ; *Saint-Nabord ; *Le Thillot ; *Vagney ; *Les Vallois ; *Chaillon (Meuse) ; *Divers
  • Michel Grasseler, « La communauté juive du Thillot (88) », in Dialogues transvosgiens, no 9, 1994
  • Les mines de cuivre des ducs de Lorraine
  • Jean-Paul Rothiot, Jean-Pierre Husson et Pierre Heili (dir.), Le Thillot : Les mines et le textile. 2000 ans d'histoire en Haute-Moselle : actes des Journées d'études vosgiennes 27, 28 et 29 octobre 2007, Thorax, Nancy, 2008, 527 p.
  • Inventaire national du patrimoine naturel ː 410007497 - Gîtes à chiroptères; 410030362 - Le Cacceux; 410030441 - Montagne de Couard au Thillot

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche INSEE
  2. Bulletin des lois de l'Empire Français, tome 16
  3. L'histoire de la Lorraine et des Vosges Vers 1550 : début de l'exploitation du cuivre au Thillot avec installation d'une fonderie à St Maurice
  4. Forges et Manufactures Royales de fer-blanc au 17e ou 18e siècles
  5. « Dossier de presse », sur Mairie du Thillot (consulté le 21 septembre 2017)
  6. Le Thillot, deux fois victime de la Guerre
  7. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  8. Les comptes de la commune de Le Thillot
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Source ː description affichée dans l'église
  14. Les ateliers Loire ont réalisé les vitraux des 27 baies (environ 40 m2) de l'église de Le Thillot (voir l'inventaire complet des réalisations de la société)
  15. Voir ː Sainte-Thérèse (homonymie)
  16. Voir aussi ː Sainte Anne (homonymie)
  17. Voir ː Note de musique
  18. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 602 à 603
    Présentation des orgues de l’église Saint-Jean-Baptiste dde Le Thillot
  19. Orgue de l'église du Thillot
  20. Monument aux morts du Thillot
  21. Monument aux morts près de l'église
  22. Honneur à Jules Ferry, notre Conseiller Général
  23. Notice no PA00135700, base Mérimée, ministère français de la Culture Site minier d'extraction de cuivre inscrit par arrêté du 22 décembre 1995
  24. Historique de l'entreprise Sovos Grosjean
  25. En 2013 Le département des Vosges comptait 18 "Entreprises du patrimoine vivant", sur 1247 entreprises en France en 2015
  26. EPV le Label d’État, Une signature pour l’excellence des savoir-faire français
  27. Site de la médiathèque
  28. Club affilié à la FFEPGV
  29. Le Thillot, n° 4 avril 2015
  30. Camille Bloch, historien
  31. Oscar Bloch, auteur d'un dictionnaire étymologique de la langue française avec l'Allemand Wartburg, son demi-frère, l'historien Camille Bloch (1865/1949).