Esternay

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Esternay
L'église Saint-Remi.
L'église Saint-Remi.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Sézanne-Brie et Champagne
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Champagne
Maire
Mandat
Patrice Valentin
2014-2020
Code postal 51310
Code commune 51237
Démographie
Gentilé Starnaciens
Population
municipale
1 934 hab. (2014)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 58″ nord, 3° 33′ 37″ est
Superficie 31,98 km2
Localisation

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Esternay (prononcé [ɛs.tɛʁ.nɛ]) est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé sur la RN 4 (ancienne RN 34), Esternay se trouve à l'ouest de la Marne et d'Épernay.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se compose d'un bourg avec plusieurs quartiers (Le Vivier, Retourneloup) et hameaux.

Communes limitrophes d’Esternay
Champguyon
Neuvy Esternay La Noue
Courgivaux Escardes, Châtillon-sur-Morin Le Meix-Saint-Epoing

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Grand Morin.

Transport[modifier | modifier le code]

Esternay bénéficie d'un système de transports à la demande appelé Trans-Brie et Champagne qui le relie aux principales villes du bassin et aux gares de Coulommiers (ligne vers Paris) et Romilly-sur-Seine (ligne 4 Paris-Bâle).

La gare d'Esternay accueille son premier train en 1895. Aujourd'hui elle sert encore au transport des marchandises vers Sézanne et Oiry (ligne de Paris-Est à Strasbourg via Épernay)

Économie[modifier | modifier le code]

Esternay était autrefois réputé pour ses activités artisanales de porcelaines et vanneries qui employaient un grand nombre de ses habitants[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1914[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitation remontent à l'époque romaine.

Au Moyen-Âge, un château-fort (face à l'église actuelle) et une église sont bâtis, faisant d'Esternay un village dynamique. Mais, en 1567 l'église est ravagée par le feu et le château mal entretenu est abandonné. Un nouveau château, nommé Château-Neuf ou Château de l'armée, est construit au XVIe siècle ainsi qu'une nouvelle église, érigés avec des matériaux issus de l'ancien fort médiéval. Ces édifices sont financés par les frères Raguier, argentiers de Francois Ier. En 1774, le comte d'Aurillac lance des travaux de démolition pour rénover le château mais ceux-ci sont interrompus par la Révolution Française.

En 1814, lors de la Campagne de France, Napoléon Ier bivouaqua au château d'Esternay avec une armée de 40 000 hommes et dormit même à l'intérieur du château. Napoléon gagne un première bataille mais doit ensuite reculer. Les Prussiens envahissent Esternay et pillent le château.

Entre 1832 et 1842, la commune subit des épidémies de choléra.

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1914, Esternay est sur la ligne de front de la première bataille de la Marne. Le 6 et 7 septembre 1914, les troupes du 73e régiment d'infanterie, commandé par le lieutenant-colonel Truffert, reprennent le château occupé par les soldats du IXe corps de la première armée allemande. Ils font au passage 500 prisonniers. Le château devient ensuite un hôpital pour le reste de la guerre.

En 1924, un monument aux morts est édifié au lieu-dit le Marais par les frères Lhéritier.

Depuis 1914[modifier | modifier le code]

La commune subit les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, la gare étant touchée. Le 27 aout 1944, Esternay est libéré par les Américains.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Au début du XIXe siècle, Esternay comptait trois porcelaineries dont la plus importante, fondée en 1834 dans le hameau de Retourneloup, employait plus de 150 ouvriers pour une production essentiellement concentrée sur la vaisselle domestique. De plus petites manufactures produisaient des bibelots. La matière première utilisée était un kaolin extrait des carrières des alentours de Limoges tandis que la décoration et la dorure des objets se faisait à Paris[2].

Une partie importante de la production était alors destinée à l'exportation. Au XXe siècle, la production s'oriente davantage vers les applications industrielles de la porcelaine telles que les isolants électriques mais l'activité se réduit progressivement, occasionnant la fermeture de la dernière porcelainerie en 1956[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs d'Esternay
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
fin XIXe   Alfred Poirrier   Conseiller général, sénateur
2001 en cours
(au 4 juillet 2014)
Patrice Valentin UMP Conseiller auprès de sociétés
Conseiller général du canton d'Esternay (2001 → 2015)
Réélu pour le mandat 2014-2020[4],[5],[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 934 habitants, en augmentation de 8,71 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 935 912 892 947 1 117 1 263 1 409 1 524
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 682 1 791 1 734 1 460 1 529 1 586 1 706 1 748 1 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 580 1 684 1 779 1 680 1 524 1 560 1 511 1 511 1 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 560 1 579 1 528 1 618 1 600 1 603 1 755 1 932 1 934
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Esternay est le point de départ de la promenade touristique de La Traconne.
  • Un circuit en trois ballades différentes fait découvrir un ensemble de lavoirs restaurés et maintenus en état par la commune et des particuliers
  • Le château d'Esternay, construit sur les hauteurs côté est à partir de 1525 par les frères Raguier sous le règne de François Ier. Il n'en reste aujourd'hui que l'aile intérieure.
  • L'église Saint Rémi, reconstruite à partir de 1616. Chœur d'époque gothique, croisées de style fleuri à réseau flamboyant avec des parties de vitraux datant du XVIe siècle.
  • Un carré militaire a été aménagé dans le cimetière pour les victimes de la Première Guerre mondiale (dès 1914) et un monument pour les victimes de la Guerre du Tonkin (XIXe siècle).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Clément Boitel, Recherches historiques, archéologiques et statistiques sur Esternay, son château et les communes du canton, Bonez-Lambert, (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Maurice Legras le dernier vannier d'Esternay », L'Union,‎ (lire en ligne)
  2. Boitel 1850, p. III
  3. « On a fabriqué de la porcelaine à Esternay », L'Union,‎ (lire en ligne)
  4. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, consulté le 22 décembre 2008
  5. Marie Charlotte Dutheil, « Seul candidat en lice, Patrice Valentin est réélu : Le maire sortant et son équipe ont été élus avec un taux d’abstention de 41,08% et 15,56% de bulletins blancs et nuls. Il est revenu sur les conditions particulières de ce scrutin. », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne).
  6. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 16 août 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .