Berry-au-Bac

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Berry-au-Bac
L'église Saint-Hilaire de Berry-au-Bac
L'église Saint-Hilaire de Berry-au-Bac
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Champagne Picarde
Maire
Mandat
Marie-Christine Hallier
2014-2020
Code postal 02190
Code commune 02073
Démographie
Population
municipale
613 hab. (2014)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 16″ nord, 3° 54′ 08″ est
Altitude Min. 50 m – Max. 91 m
Superficie 8,1 km2
Localisation

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Berry-au-Bac (prononcé [bɛʁijo bak]) est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Berry-au-Bac est située dans la région Hauts-de-France, à l’est du département de l’Aisne. L’Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) attribue les coordonnées géographiques 49°24'13" Nord et 03°54'13" au point central du territoire communal[1].

À vol d'oiseau, la commune est située à 128,3 kilomètres au nord-est de Paris-Notre-Dame[2], point zéro des routes de France, à 27,2 kilomètres au sud-est de la préfecture Laon[3] et à 27,2 kilomètres au nord-ouest de Reims[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Berry-au-Bac
La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert Juvincourt-et-Damary
Pontavert Berry-au-Bac Condé-sur-Suippe
Gernicourt Cormicy

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière l'Aisne traverse le territoire de la commune d'est en ouest, et la Loivre, un affluent gauche de l'Aisne y a sa confluence. De même, le canal latéral à l'Aisne, qui longe l'Aisne, et le canal de l'Aisne à la Marne, qui longe La Louvre, se rencontrent à Berry-au-Bac. Un port installé en cet endroit.

L'écluse no 1 du canal de l'Aisne à la Marne et l'écluse no 3 du canal latéral à l'Aisne se situent à Berry-au-Bac.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Deux routes départementales traversent le territoire de la commune :

  • la D1044, portion de l'ancienne route nationale 44 dans son parcours dans le département de l'Aisne, qui traverse la commune du nord au sud et relie Laon (à 32 km au nord) à Reims (à 19 km au sud) ;
  • la D925, portion de l'ancienne route nationale 325 dans son parcours dans le département de l'Aisne, qui traverse la commune d'ouest en est et relie Soissons48 km à l'ouest) à Neufchâtel-sur-Aisne14 km à l'est).

En outre, la commune est accessible par l'autoroute A26 (sortie no 14, Guignicourt), à 4 km à l'est de la commune par la D925.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

La ligne R510 du réseau de bus de la Régie départementale des transports de l’Aisne[5], reliant Laon à Reims, a un arrêt à Berry-au-Bac[6].

La gare la plus proche est celle de Guignicourt, située à 7 km à l'est par la D925. Elle permet de relier Laon ou Reims en 20 minutes environ.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des photographies aériennes ont permis de localiser un important site d'occupation néolithique, dit du « chemin de la Pêcherie » dans la commune sur lequel des fouilles furent effectuée en 1978 et 1979[7]. D'autres fouilles eurent lieu à La Renardière en 1986 ; elles mettent ainsi à jour une présence importante des populations du Rubané dans la vallée de l'Aisne.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les fouilles menées en 1861 et 1862, et confirmées depuis par la photographie aérienne, ont identifié à Mauchamp, sur le territoire de la commune, le camp de Jules César lors de la bataille qui eut lieu en 57 av. J.-C. contre les Belges[8].

Article détaillé : Bataille de l'Aisne (57 av. J.-C.).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque conteporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Combat de Berry-au-Bac.

Le , lors de la Campagne de France (1814) sous les ordres de Pac[9] et du chef d'escadron Skarzynski[10],[11], les lanciers polonais de la Garde impériale, après avoir brisé avec seulement 600 hommes les 2 000 cosaques de Wizingerode, chargent à la tête des cavaliers de Nansouty et d'Exelmans[12] sur le pont de Berry-au-Bac, refoulent une nouvelle fois l'ennemi, faisant prisonniers 200 cosaques et capturant deux canons[13],[14].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Berry-au-Bac était desservi par la ligne Soissons - Rethel d'une compagnie de chemin de fer secondaire à voie métrique, les Chemins de fer de la Banlieue de Reims (CBR).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille du Chemin des Dames.

Pendant la Première Guerre mondiale, la cote 108 a été une ligne de combat entre 1914 et 1917, en particulier dans les combats de sape et l'explosion de mines. En 1917, c'est à Berry-au-Bac qu'eut lieu la première offensive blindée de l'histoire militaire française[Note 1]. Les chars d'assaut, des chars Schneider au nombre de 132, furent amenés sur place pour la grande offensive du Chemin des Dames le 16 avril 1917[15].

Leur utilisation n'a pas été très profitable sur le moment puisque les unités d'infanterie n'avaient pu suivre leur avance[16]. Sur les 132 chars engagés, 57 ont été détruits par les Allemands, 56 ramenés du combat (44 en panne dans les lignes françaises).

Pertes françaises : 16 officiers tués, 17 blessés; 12 sous-officiers tués, 16 blessés ; 43 brigadiers et canonniers tués, 76 blessés. Louis Bossut, commandant du 1er Groupement d'Artillerie d'Assaut (AS4), meurt au combat le à la tête de ses chars près de Berry-au-Bac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration locale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hotel de ville de Berry-au-Bac.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Jean-Louis Deligny   (1791-1870)
Les données manquantes sont à compléter.
1965 2001 Jacques Bahin    
mars 2001 mars 2008 Jean Coutelle    
mars 2008[17] en cours
(au 12 mai 2014)
Marie-Christine Hallier DVG Cadre supérieur
Réélue pour le mandat 2014-2020[18]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 613 habitants, en augmentation de 9,07 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
432 407 457 395 484 547 563 627 603
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
603 608 600 635 650 666 727 778 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
785 809 815 221 351 395 456 435 465
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
419 350 334 388 509 528 521 588 613
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Berry-au-bac comporte une école maternelle et primaire.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Lieux de cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Berry-au-Bac fait partie de la paroisse catholique « Saint Pierre Saint Paul des Trois Rivières » dans le secteur paroissial de « Laon Nord et Est » du diocèse de Soissons - Laon - Saint-Quentin[23]. Le lieu de culte est l'église Saint-Hilaire de Berry-au-Bac.

Économie[modifier | modifier le code]

La sucrerie de Berry-au-Bac a été détruite pendant les combats.[1][2]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument des chars d'assaut[modifier | modifier le code]

Vue du monument des chars d'assaut.
Article détaillé : Monument des chars d'assaut.

Le monument des chars d'assaut, mémorial national, propriété de la commune de Berry-au-Bac, rend hommage à tous les équipages de chars d'assaut tombés au cours de la Première Guerre mondiale. Il est situé au lieu-dit la ferme du Choléra d'où partirent, le 16 avril 1917, les premiers chars d’assaut français en direction de Juvincourt.

Le monument, œuvre de l'architecte Villiers et du sculpteur Maxime Real del Sarte, a été érigé par le groupement des anciens combattants de l'artillerie d'assaut et inauguré le 2 juillet 1922 en présence des maréchaux Foch et Pétain, des généraux Mangin et Weygand et du général Estienne, « inventeur» des chars ».

Le Calvaire de la ferme du Choléra, situé en face du mémorial des chars d'assaut, est implanté à l'endroit où se situait la ferme du Choléra d'où partit la première bataille de chars français.

Nécropole nationale de Berry-au-Bac[modifier | modifier le code]

Sur une superficie de 1,1 ha, la nécropole nationale de Berry-au-Bac rassemble 3 972 corps dont 2 014 en tombes individuelles et 1 958 en ossuaires[24].

Située en bordure de la RD 1140, à la sortie du village en direction Gernicourt, cette nécropole était autrefois appelée le « cimetière militaire de Moscou » parce qu'elle était située dans le hameau de Moscou. Elle fut aménagée de 1919 à 1925. S'y trouve également les tombes de six Russes et d'un Belge.

Un carré contient 29 tombes de soldats britanniques, dont 17 inconnus, tombés entre le 27 et le 29 mai 1918, lors de l'offensive allemande sur le Chemin des Dames et inhumés ici après l'armistice du . Deux soldats britanniques, non-identifiés, tombés lors de la Seconde Guerre mondiale reposent également dans ce cimetière.

Cote 108[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Côte 108.

Un monument dédié aux sapeurs de la compagnie 19/3, du 2e régiment du génie, morts à la Cote 108 en 1916 et 1917, a été érigé dans la nécropole[25]. Les terrains autour de la cote 108, avec leurs vestiges de la Grande Guerre, dont des tranchées et des entonnoirs de mines, sont classés au titre des monuments historiques depuis 1937[26].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Berry-au-Bac Blason Tiercé en chevron : au 1) d’argent, au 2) de gueules au sanglier contourné de sable sur une terrasse isolée d’or à dextre et à cinq besants d’or ordonnés en croix à senestre, au 3) de sinople au casque d’argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le char Berry-au-Bac[modifier | modifier le code]

Le char Berry-au-Bac à Arromanches.

À Arromanches (en Normandie, dans le département du Calvados), sur un terre-plein surplombant la ville, est exposé un char américain Sherman M4 portant le nom de Berry-au-Bac.

Ce type de chars a servi pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment lors du Débarquement de Normandie. Il s'agit ici d'un char de la 2e DB du Général Leclerc. Une plaque avec le nom des cinq membres d’équipage est fixée sur le char.

En juin 1944, à Arromanches, fut construit un port artificiel, pour permettre le débarquement de matériels de guerre dont les chars Sherman.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La première attaque de chars eut lieu dans la Somme, le 15 septembre 1916, c'était les premiers chars d'assaut britanniques, « les tank » Mark I (Cf.Pierre Miquel, Les Oubliés de la Somme, Tallandier, 2001 (ISBN 979-10-210-0 368-2), Résumé du livre)
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Berry-au-Bac », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 avril 2015).
  2. « Orthodromie entre "Berry-au-Bac" et "Paris" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 avril 2015).
  3. « Orthodromie entre "Berry-au-Bac" et "Laon" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 avril 2015).
  4. « Orthodromie entre "Berry-au-Bac" et "Reims" », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 16 avril 2015).
  5. « Les lignes du réseau de bus de la Régie départementale des transports de l’Aisne », sur le site internet de la régie (consulté le 17 avril 2015).
  6. « Trouver un itinéraire de transport », sur le site internet du Conseil départemental de l'Aisne (consulté le 17 avril 2015).
  7. Michael Ilett et Michel Plateaux, dir., Le Site néolithique de Berry-au-Bac, "le chemin de la Pêcherie" (Aisne), Paris, CNRS Editions, 1995.
  8. M. Reddé et alii, L'Architecture de la Gaule romaine : Les fortifications militaires, DAF 100, Paris, 2006, p. 225-227.
  9. Tranié et Carmigniani 1989, p. 168-169
  10. Straszewicz 1832, p. 56, //books.google.com/books?id=YXbUAAAAMAAJ&pg=PA56 .
  11. Tranié et Carmigniani 1982, p. 141.
  12. Tranié et Carmigniani 1982, p. 140.
  13. Tranié et Carmigniani 1989, p. 168
  14. Perrot et Amoudru 1821, p. 435
  15. http://www.herodote.net/16_avril_1917-evenement-19170416.php
  16. Le combat pour Berry Au Bac, Juvincourt et la côte 108 - 16 avril–début mai 1917
  17. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  18. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 26 juillet 2014)
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  23. « L'église de Berry-au-Bac », sur le site egliseinfo.catholique.fr de la conférence des évêques de France (consulté le 17 avril 2015).
  24. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf//jopdf/1990/134/JO199013402.PDF
  25. http://www.picardie1418.com/fr/decouvrir/cimetiere-militaire-francais-de-berry-au-bac.php
  26. « La Côte 108 », notice no PA00115527, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. Les médaillés de Sainte-Hélène
  28. Le Moniteur universel du 31 décembre 1868
  29. La vie rémoise
  30. Louis de Chauvigny" Les carnets de marche du commandant Choderlos de Laclos" (An XIV - 1814 ) Éditions Payot Lausanne 1912

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Napoléon 1814 - La Campagne de France, Pygmalion/Gérard Watelet, , 315 p..
  • Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Les Polonais de Napoléon, Copernic, , 179 p..
  • A. Perrot et Ch. Amoudru, Histoire de l'Ex-Garde depuis sa formation jusqu'à son licenciement comprenant les faits généraux des campagnes de 1805 à 1815, Delaunay, , 577 p. (lire en ligne).
  • Joseph Straszewicz, Les Polonais et Polonaises de la révolution du 29 novembre 1830 ou Portraits des personnes qui ont figuré dans la dernière guerre de l'indépendance polonaise, A.Pinard, (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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