Bataille de Crémone (1702)
de 1702
| Date | |
|---|---|
| Lieu | Crémone, Milanais, Italie |
| Issue | victoire française |
| François de Neufville de Villeroy | Eugène de Savoie |
| 536 tués, 491 blessés, 229 prisonniers | 2 500 morts, blessés ou capturés |
Guerre de Succession d'Espagne
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Antilles et Amérique du sud
| Coordonnées | 45° 08′ nord, 10° 02′ est | |
|---|---|---|
La bataille de Crémone ou surprise de Crémone a lieu le à Crémone (nord de l'Italie) entre les armées françaises et autrichiennes, dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne. Eugène de Savoie pénètre par ruse dans la place. L'entreprise paraît d'abord un succès. Mais les Français opposent une défense acharnée, et coupent le pont de bateaux pour empêcher les renforts de franchir le Pô. Devant l'importance des pertes subies, le prince Eugène préfère se retirer.
Prélude
[modifier | modifier le code]Rendu circonspect par la défaite de Chiari, le maréchal de Villeroy, qui commande les forces françaises et espagnoles en Italie[1], se poste dans un bon campement à Urago, près de Chiari, où il tient longtemps l'ennemi en échec. Mais après deux mois écoulés sans action importante, les Français, très mal ravitaillés par le pays qu'ils défendent contre son gré, décampent le et se reportent sur l'autre rive de l'Oglio. Ils se cantonnent entre l'Adda à l'ouest, l'Oglio au nord-est, et le Pô au sud. Le quartier général de Villeroy est à Crémone[2], sur la rive nord du Pô[1].
Les vues du prince Eugène
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Eugène de Savoie, connu comme « le prince Eugène », commande l'armée impériale en Italie. Il convoite Crémone, cette place importante, ses magasins militaires et les nombreux officiers qu'il pourrait faire prisonniers[1]. La ville est au centre des forces françaises, imprudemment dispersées[3]. Maître de Crémone, Eugène serait en position idéale pour désorganiser ses ennemis, se rendre maître du Milanais, puis prendre Milan et les places françaises[4], toutes négligemment gardées[3],[5]. L'opération devrait lui permettre de chasser les Français et les Espagnols de l'Italie[1].
La ville et sa garnison
[modifier | modifier le code]Crémone est bien fortifiée, percée de cinq portes[1], dont une désaffectée, la porte Sainte-Marguerite. Fin janvier, dans la place, Villeroy a sous ses ordres deux lieutenants généraux[4], Charles de Revel[note 1] et Pierre II de Crenan[note 2], qui commandent à douze escadrons et douze bataillons[8]. Gaston de Praslin[note 3], maréchal de camp, commande la cavalerie. Jacques de Fimarcon[note 4], maréchal de camp, commande les dragons[4].
Les 3 400 Français sont appuyés de 600 fantassins de la brigade irlandaise, répartis en deux unités : un bataillon du régiment de Bourke, que commande le lieutenant-colonel Wauchope ; et un bataillon du régiment de Dillon que commande le major demi-solde O'Mahony, en l'absence de Gerard Lally (en)[1].
Jours précédant l'attaque
[modifier | modifier le code]Un égout débouchant en pleine campagne communique avec la cave[2] de l'abbé Gianantonio Cuzzoli, acquis aux Impériaux. Une grille défend le passage, mais l'abbé, sous prétexte de travaux de salubrité, obtient du gouverneur qu'elle soit enlevée[1]. Ce qui permet à quelques éclaireurs ennemis, déguisés en prêtres et en paysans, de gagner la maison de l'abbé[2] dès le . Leur mission consiste à relever un plan de la ville, à reconnaître les remparts, à évaluer l'importance des postes de garde et à localiser les logis des officiers[11].
Peu avant l'attaque, un détachement de 300 grenadiers, accompagnés de charpentiers et de serruriers, menés par le major Geschewind, les rejoint par l'égout[12]. Ils se répartissent entre la maison de l'abbé et l'église qui la jouxte, Sainte-Marie-la-Neuve[13].
La bataille
[modifier | modifier le code]Lever du jour : la place est investie
[modifier | modifier le code]Dans la nuit du au , les hommes de Geschewind s'emparent, au nord-est de la ville, de la porte des Tous-les-Saints et de l'ancienne porte Sainte-Marguerite, murée, non gardée[11]. Ils abattent le mur qui condamne celle-ci[14]. C'est par ces deux portes que s'introduisent le prince Eugène, 4 000 fantassins et 1 200 cuirassiers — ces derniers commandés par le feldmarschall de Commercy[3]. L'infanterie se répand dans Crémone. Les cuirassiers occupent la grande et la petite places[14]. Plus de 80 officiers français sont pris dans leur logis ou en tentant de rejoindre leur unité[15]. Des casernes sont investies[14].
Par hasard, avant même le lever du jour, le chevalier Hyacinthe d'Entragues[note 5] prépare sur une place une revue des 200 hommes du 1er bataillon de l'unité d'infanterie qu'il commande, le régiment des Vaisseaux[17]. Il aperçoit des Impériaux. Son bataillon est déjà en armes et en formation[18]. À sa tête, D'Entragues charge les cuirassiers ennemis sur la grand-place[17], donnant le temps à d'autres unités de se réveiller et d'engager le combat[18]. Il est blessé au visage d'un coup de mousquet[19].

Un important renfort doit parvenir aux Impériaux depuis le sud du fleuve : ils attendent les troupes de Charles Thomas de Vaudémont[20],[note 6]. Pour permettre à celles-ci d'entrer, ils veulent ouvrir la porte du Pô, qui est au sud. Les fantassins du baron de Mercy en sont chargés. Mais la porte est gardée par 35 Irlandais qui la défendent avec opiniâtreté, en attendant le renfort de leurs deux bataillons[1].
Alerté par le tumulte, le maréchal de Villeroy sort de chez lui pour gagner la grand-place. En chemin, il est pris. Le lieutenant général de Crenan, l'épaule fracassée, est capturé lui aussi[22].
Villeroy prisonnier, le lieutenant général de Revel se retrouve commandant en chef[22]. Il réussit à rassembler le deuxième bataillon du régiment des Vaisseaux et les régiments de Médoc et Royal-Comtois[23]. S'étant rendu maître de la porte Saint-Luc, il s'efforce de structurer la défense en envoyant des émissaires par toute la ville pour demander aux défenseurs de le rejoindre[24]. Repoussés vers les remparts, les Français y prennent position, s'y réorganisent et réussissent à en interdire l'accès aux assaillants[20].

À la porte du Pô, les 35 Irlandais résistent toujours. Les Impériaux s'emparent alors d'une batterie de huit gros canons qui se trouve un peu plus loin, à l'est, près de l'église Saint-Sauveur[24]. Ils s'apprêtent à en faire usage, lorsqu'ils sont chargés par le bataillon irlandais d'O'Mahony, qui reprend la batterie, tandis que celui de Wauchope libère les remparts sud-est[25]. Le commandant autrichien, le baron de Mercy, est tué[25]. Les cuirassiers autrichiens viennent au secours de leurs fantassins[25]. Les Irlandais font rouler des tonneaux devant eux et chargent les cuirassiers baïonnette au canon[26]. La charge d'un nouveau corps de cuirassiers fait « un grand carnage[24] » parmi les Irlandais. Praslin et ses cavaliers interviennent, dégagent les Irlandais. Les cuirassiers autrichiens se replient vers la porte Sainte-Marguerite[24]. O'Mahony fait réorienter les huit canons pour défendre la porte de Pô[25].
Wauchope, qui commande l'un des bataillons irlandais est blessé. O'Mahony prend le commandement des deux bataillons. Les ennemis tentent de soudoyer les Irlandais pour qu'ils changent de camp. O'Mahony rejette l'offre[1].
Pendant ce temps, parti de la porte Saint-Luc par les remparts, le régiment des Vaisseaux emporte l'église Sainte-Marie-la-Neuve, un retranchement des Impériaux sécurisant le débouché de l'égout[14]. Il fait 150 prisonniers[24].
Revel ordonne aux Irlandais d'O'Mahony de se porter au nord, à la porte de Tous-les-Saints. Là, les Impériaux se sont retranchés dans un poste de garde. Les Irlandais arrivent à les déloger[1]. Ils sont alors chargés de trois côtés à la fois par les cuirassiers du baron Freiberg, qui réussissent à percer leurs rangs. Mais Freiberg est tué[27], et ses hommes sont mis en déroute. Les Irlandais et le régiment Royal-Comté s'emparent de la porte de Tous-les-Saints[1],[28].

De sa propre initiative, O'Mahony retourne au rempart sud, à la batterie qu'il a prise à l'ennemi. Il en est bien avisé, car un nouveau corps d'Impériaux attaque la porte du Pô. O'Mahony fait canonner les positions ennemies[1].
Milieu de journée : arrivée de Vaudémont
[modifier | modifier le code]Eugène espérait le renfort de Charles Thomas de Vaudémont pour le lever du jour. S'étant égaré dans sa marche de nuit[24],[5], Vaudémont n'apparaît de l'autre côté du fleuve qu'en milieu de journée[note 7].
Sur la rive sud du fleuve, une redoute bastionnée tenue par 150 Français[8] couvre un pont de bateaux livrant accès à la porte du Pô. Voyant arriver Vaudémont et ses 8 000 hommes, Praslin fait évacuer la redoute et mettre le feu au pont[22]. L'ordre s'exécute sous la mousqueterie ennemie, mais il s'exécute avec succès[20].
Après-midi : les deux chefs doutent
[modifier | modifier le code]À trois heures de l'après-midi, du haut du campanile de la cathédrale, Eugène et Commercy constatent que plusieurs travées du pont sont détruites et qu'ils ne peuvent plus espérer de renfort. Leurs troupes, à l'intérieur des murs, sont certes supérieures en nombre. Mais elles se heurtent à une défense acharnée des Français, qui leur font essuyer trop de pertes[30]. Eugène songe à se retirer[31]. Il ordonne à ses hommes de refluer vers la porte de Tous-les-Saints[32]. Au même moment, Revel, dont les hommes sont harassés et affamés, envisage un repli sur le château, à l'ouest, en attendant des secours. Des vivres et quelques troupes commencent à y être acheminés[29]. Ce moment de doute des deux chefs provoque une accalmie[31].
La porte de Tous-les-Saints est maintenant bien sécurisée par les Français[1]. À la porte Sainte-Marguerite, en revanche, les Impériaux opposent une forte résistance. Ils tiennent notamment le clocher d'une église et le bastion Saint-Vincent, voisin de la porte, d'où ils délivrent un feu meurtrier[24].
Pour soulager l'infanterie, Fimarcon fait mettre pied à terre à ses dragons[31], qui s'élancent dans une charge furieuse, refoulant les ennemis par la porte Sainte-Marguerite. Ils emportent le bastion Saint-Vincent, où ils s'établissent[24]. Les assaillants tiennent les rues. Les défenseurs se déplacent donc par les remparts, où ils sont souverains. Mais la communication est coupée au niveau de la porte Sainte-Marguerite. Les Français de Royal-Comtois attaquent la porte par le bas[31],[28]. En même temps les Irlandais, qui tiennent le sud du rempart, parviennent à s'emparer du niveau supérieur de la porte. La partie de plain-pied reste aux mains des Impériaux[31].
Tombée de la nuit : les Impériaux se retirent
[modifier | modifier le code]À la nuit tombée, on s'aperçoit que les Impériaux ont quitté la ville[31], Eugène craignant d'être coupé du reste de son armée par un renfort du marquis de Créquy[27]. Eugène peut être à moitié satisfait. La mise en œuvre de son plan était délicate et demandait de la patience. Elle fut conduite dans le plus grand secret. Elle obtint tout d'abord le succès espéré[32]. Édouard de La Barre Duparcq (en) estime cependant que le prince Eugène a commis « la faute » de faire entrer dans la ville trop de cavalerie et pas assez d'infanterie[32].
Il note aussi que les troupes françaises, prises à l'improviste, déploient « du sang-froid, de l'énergie, de la persévérance[32] ». De l'aveu même du prince Eugène, l'affaire est une victoire française. Il dit dans ses Mémoires n'être « pas parfaitement content du courage et de l'ordre » de ses soldats, et surtout de ses cuirassiers : « J'admirai la valeur des Français, réveillés et à demi nus, résistant partout avec acharnement, et l'intelligence de leurs officiers. Les miens en manquèrent beaucoup ; j'eus la gloire d'avoir surpris et la honte de n'avoir pas gardé[33],[27]. »
Pertes
[modifier | modifier le code]- Selon Louis Susane, les pertes des assaillants s'élèvent à quelque 2 000 hommes et celles des défenseurs à 1 000 hommes[34].
- Édouard Hardÿ de Périni compte une perte de 2 500 hommes côté Impériaux. Il estime les pertes des défenseurs à 1 256 hommes : 536 tués, 491 blessés et 229 prisonniers[33].
- Pour Samuel McCarthy, les pertes des assaillants seraient de 1 500 à 1 600 hommes, dont 1 200 tués ou blessés. Les pertes seraient de 1 429 hommes chez les défenseurs, parmi lesquels 350 des 600 Irlandais présents ce jour-là[1].
Conséquences
[modifier | modifier le code]Eugène a fait prisonnier le maréchal de Villeroy, favori de Louis XIV[32]. Réputé pour son incurie et sa présomption[note 8], Villeroy s'est montré négligent dans la surveillance des mouvements d'Eugène et s'est rendu coupable de n'avoir pas instauré une garde plus vigilante dans la ville. Sa capture fait le bonheur des chansonniers[32].
Eugène met sa retraite à profit. Le long de l'Oglio, il s'empare de postes et de magasins abandonnés par les Français pour se rendre au secours de Crémone[32],[36].
Après le retrait des ennemis, Revel charge l'omniprésent O'Mahony, en récompense de son activité et de sa bravoure, d'aller apporter la nouvelle de l'événement à Louis XIV[31]. Le roi lui donne une commission de colonel, avec une pension annuelle de 1 000 livres[note 9]. O'Mahony est dès lors connu comme « le Brave de Crémone »[note 10].
Le brigadier d'Entragues, blessé lors de son intervention providentielle, n'a pas survécu[38]. Le , le roi apprend la mort du lieutenant général de Crenan, des suites de sa blessure. Il donne au lieutenant général de Revel le gouvernement de Condé, dont était revêtu Crenan[39]. Trois jours plus tard, Revel est créé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit[40]. C'est la première fois que le cordon bleu vient récompenser un fait de guerre[41]. Le marquis de Praslin, qui ignorait au moment du combat qu'il venait d'être fait maréchal de camp, est promu lieutenant général[42]. Le maréchal de camp de Fimarcon est promu brigadier[43].
En remplacement de Villeroy, Louis Joseph de Vendôme prend le commandement de l'armée française d'Italie[43].
En littérature
[modifier | modifier le code]Arthur Conan Doyle consacre un poème à la bataille : Cremona[44].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Charles Amédée de Broglie, comte de Revel, mort en 1707[6].
- ↑ Pierre II de Perrien, marquis de Crenan, directeur général de l'infanterie[7].
- ↑ Gaston Jean-Baptiste de Choiseul d'Hostel, marquis de Praslin (1659-1705)[9]. Lors de la bataille, il ignore qu'il a été promu maréchal de camp trois jours plus tôt.
- ↑ Jacques de Castagnet, marquis de Fimarcon (1659-1730)[10].
- ↑ Hyacinthe de Montvallat, chevalier d'Entragues[16]. Colonel du régiment des Vaisseaux, il a été promu brigadier trois jours plus tôt, le , mais il ne le sait pas encore[13].
- ↑ Dans l'armée d'Italie des Impériaux, les deux principaux généraux après le prince Eugène sont Charles Thomas de Lorraine de Vaudémont et son cousin Charles François de Lorraine, prince de Commercy. Dans l'affaire de Crémone, Charles Thomas amène les renforts par le sud, tandis que Charles François est entré dans la ville, à la tête des cuirassiers. Par ailleurs, Charles-Henri de Lorraine, prince de Vaudémont, père de Charles Thomas et oncle de Charles François, est gouverneur et capitaine général du Milanais. Il est au service du roi d'Espagne (Philippe V, petit-fils de Louis XIV), et par conséquent allié des Français. Dans ce cas de figure ambigu (sans le lier à la bataille de Crémone), Saint-Simon juge la conduite de Charles-Henri « plus que suspecte », le soupçonnant de renseigner l'ennemi[21].
- ↑ Les témoignages ne s'accordent pas sur l'heure d'arrivée de Vaudémont. Certains disent à midi, certains à deux heures de l'après-midi, d'autres à quatre heures[29].
- ↑ « Villeroy, ce type des généraux ignares et présomptueux », dit Louis Susane[35]. Le maréchalat de Villeroy n'est qu'une accumulation de désastres comme le siège de Namur de 1695, la bataille de Chiari en 1701 et surtout la bataille de Ramillies en 1706.
- ↑ Mille livres de 1702 équivalent à plus de 19 000 euros de 2024.
- ↑ « Au sortir du dîner du jour de l'arrivée de Mahony, le roi s'enferma seul avec lui dans son cabinet […] Au bout d'une heure le roi sortit de son cabinet. En changeant d'habits pour aller dans ses jardins, il parla fort de Crémone en louange, et surtout des principaux officiers ; il prit plaisir à s'étendre sur Mahony, et dit qu'il n'avait jamais ouï personne rendre un si bon compte de tout, ni avec tant de netteté, d'esprit et de justesse, même si agréablement. Il ajouta avec complaisance qu'il lui donnait mille francs de pension et un brevet de colonel ; il était major du régiment de Dillon[37]. »
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Samuel T. McCarthy, « The Mahonys of Kerry », sur tommahony.com, Kerry Archæological Magazine, 1917-1918, partie III, p. 171-190, 223-255.
- Martin 1850, p. 386.
- Hardÿ de Périni 1906, p. 34.
- Saint-Simon 1983, p. 176.
- Eugène de Savoie 1811, p. 42.
- ↑ Yves Coirault, « Index », dans Saint-Simon, Mémoires, t. III, , p.1660.
- ↑ Coirault 1988, p. 1278.
- Bouchet de Sourches 1888, p. 207.
- ↑ Coirault 1988, p. 1642.
- ↑ Coirault 1988, p. 1334.
- Saint-Simon 1983, p. 177.
- ↑ Hardÿ de Périni 1906, p. 36.
- Susane 1851, p. 139.
- La Barre Duparcq 1861, p. 14.
- ↑ Hardÿ de Périni 1906, p. 39, note 2.
- ↑ Coirault 1988, p. 1308.
- Susane 1851, p. 138.
- Saint-Simon 1983, p. 178.
- ↑ Bouchet de Sourches 1888, p. 211.
- Saint-Simon 1983, p. 179.
- ↑ Saint-Simon 1983, p. 37-38.
- Courcillon de Dangeau 1856, p. 316.
- ↑ Hardÿ de Périni 1906, p. 37-38.
- Hardÿ de Périni 1906, p. 38.
- Dominique Barbier, Daniel O'Mahony : héros de la guerre de Succession d'Espagne, sur books.google.fr, Books on demands, 2023, p. 25.
- ↑ Bouchet de Sourches 1888, p. 209.
- Eugène de Savoie 1811, p. 43.
- Susane 1853, p. 4.
- Bouchet de Sourches 1888, p. 217.
- ↑ Courcillon de Dangeau 1856, p. 317.
- Saint-Simon 1983, p. 180.
- La Barre Duparcq 1861, p. 15.
- Hardÿ de Périni 1906, p. 39.
- ↑ Susane 1851, p. 140.
- ↑ Susane 1851, p. 137.
- ↑ Martin 1850, p. 387.
- ↑ Saint-Simon 1983, p. 182.
- ↑ Saint-Simon 1983, p. 181.
- ↑ Bouchet de Sourches 1888, p. 216.
- ↑ Bouchet de Sourches 1888, p. 218.
- ↑ Charles-Philippe d'Albert de Luynes, Mémoires sur la cour de Louis XV, sur archive.org, Paris, Firmin-Didot, 1862, t. VIII, p. 248.
- ↑ Saint-Simon 1983, p. 182-184.
- Courcillon de Dangeau 1856, p. 318.
- ↑ (en) « Cremona », The Poems of Arthur Conan Doyle, sur public-library.uk, Londres, Murray, 1928, p. 5-9.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Philippe de Courcillon de Dangeau, Journal, t. VIII, Paris, Didot, (lire en ligne), p.315-325.
- Louis François du Bouchet de Sourches, Mémoires sur le règne de Louis XIV, t. VII, Paris, Hachette, (lire en ligne), p.206-218.
- Louis de Rouvroy de Saint-Simon, Mémoires, t. II, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , p.176-193. « Malgré les intentions polémiques et quelques traits de satire, dit Yves Coirault, éditeur de Saint-Simon, ce récit de bataille est un des meilleurs du genre : notation précise des « petits faits », mouvement dramatique, exactitude d'ensemble… »
- Mémoires du prince Eugène de Savoie-Carignan écrits par lui-même, Paris, réimpr. Saint-Pétersbourg, Duprat-Duverger, (lire en ligne), p.42-43
- Louis Susane, Histoire de l'infanterie française, t. V, Paris, Corréard, (lire en ligne), p.137-141.
- Louis Susane, Histoire de l'infanterie française, t. VII, Paris, Corréard, (lire en ligne).
- Henri Martin, Histoire de France : depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, t. XIV, Paris, Furne, (lire en ligne), p.386-387.
- Édouard de La Barre Duparcq, Eugène de Savoie : Portraits militaires : esquisses historiques et stratégiques, t. III, Paris, Tanera, , p.13-16.
- Édouard Hardÿ de Périni, Batailles françaises : les armées sous l'Ancien Régime, 1700 à 1789, t. VI, Paris, Flammarion, (lire en ligne), p.33-40. Rééd. Londres, Forgotten Books, 2020.
- (en) Samuel T. McCarthy, « The Mahonys of Kerry », Kerry Archæological Magazine, 1917-1918, partie III, p. 171-190, 223-255.