Saint-Brice-Courcelles

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Saint-Brice-Courcelles
La maison communale.
La maison communale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Arrondissement de Reims
Canton Reims-5
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Reims
Maire
Mandat
Alain Lescouet
2014-2020
Code postal 51370
Code commune 51474
Démographie
Population
municipale
3 449 hab. (2014)
Densité 829 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 43″ nord, 3° 59′ 12″ est
Superficie 4,16 km2
Localisation

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Saint-Brice-Courcelles

Saint-Brice-Courcelles est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bricocorcéliens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'agglomération de Reims. Elle est située au nord-est de Reims.

La commune est traversée par la Vesle qui est un affluent de l'Aisne. Elle est bordée à l'est par le Bois de l'Archevêque.

Communes limitrophes de Saint-Brice-Courcelles
Merfy Saint-Thierry
Champigny Saint-Brice-Courcelles Reims
Tinqueux

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de St Brice Courcelles est une commune qui prospéra en développant le maraîchage sur les riches alluvions de la vallée de la Vesle à proximité immédiate de la ville de Reims. La commune est composée initialement de deux établissements avec St Brice en bord de Vesle et un peu plus au Nord, Courcelles. Son origine est ancienne car un dolmen de l'époque néolithique a été retrouvé sur son territoire [1].

Période gallo-romaine[modifier | modifier le code]

Les travaux de l'Académie Nationale de Reims (1888/vol. 85) évoquent sur le terroir de Courcelles, près du ruisseau des Trois-Fontaines au lieu-dit le Temple ou le pré-au-puits; les substructions d'une villa romaine trouvées au mois de mars 1885 avec les fondations de murs, des traces d'un sol en ciment où était enchâssée une mosaïque noire et blanche. Un four de potier a aussi été trouvé sur la commune et datant de la même époque.

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Les fouilles archéologiques préalables à la réalisation de la ZAC du Mont Hermé ont permis de dégager une nécropole mérovingienne avec des cercueils monolithiques en pierre [2]. 24 tombes ont été fouillées avec 44 squelettes. La datation permet de situé cette nécropole au VIIe siècle. La toponymie du lieu évoque le dieu grec protecteur des voyageurs (son correspondant latin est Mercure).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1090, la commune apparaît mentionnée sur le nom de Saint Bri.

XIIe siècle : construction de l'église St Rigobert.

Le village de St Brice apparaît nommé en 1303 : "Perr. S.Bricii juxta Remis, in qua est succursus Novavilla in Mont Remensi - Patr. capitulum remense" (Travaux de l'Académie Nationale de Reims - 1888 Vol. 85/1). St Brice apparaît alors comme dépendant du Chapitre de la Cathédrale de Reims et donc des terres de l'archevêque.

Vers 1300, la commune est appelée Courcelles-as-Porions, terre sur laquelle on cultive les poireaux, les porions en Picard, preuve de l'activité maraîchère déjà présente sur les riches alluvions de la rivière.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Construction du château de la Malle.

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1586, la seigneurie de Courcelles, propriété du Chapitre de la Cathédrale de Reims est vendu à un noble, René de Bouthier, conseille du roi, bailly d'Epernay et capitaine de Marchais et Liesse. Il eut pour femme Agnès Cauchon et mourut en 1622 des suite d'un duel. La seigneurie passe ensuite aux mains de Marie de Bouthier, femme d'Antoine d'Orjeault, écuyer.

Près du Moulin d'archevêque, est un château fort dit Le Neuville qui sera démoli en 1539 sur ordre de Gaucher de Châtillon.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune ne restent pas inactifs et font part en 1788 de leurs doléances au roi Louis XVI et qui sont conservées aux Archives départementales de la Marne (n°17B119). Pas moins de quatre pages signées par 22 habitants de la communes [3].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Liberté-sur-Vesle et de Montriqueux [4].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Développement industriel. En 1808, une filature est installée par le baron Ponsardin en bord de Vesle pour le cardage de la laine. En 1847, l'entreprise est reprise par son neveu M. Lachapelle et son beau-frère M. Le Varlet. En 1871, elle est reprise par la famille Routhier.

Bataille de Reims (1814). La Bataille de Reims eut lieu le 13 mars 1814, entre les troupes françaises et les troupes russes et prussiennes, durant la Campagne de France de 1814. Au début de 1814, les coalisés ont avancé jusqu'à Troyes et Laon. La Champagne est ravagée mais la Campagne des Six-Jours fait reculer l'ennemi jusqu'à Châlons-sur-Marne. L'échec du Congrès de Châtillon relance les batailles et Napoléon arrête les coalisés le 14 mars à Reims. Le Mont St Pierre, sur la commune de Tinqueux domine la plaine et la vallée de la Vesle ainsi que les communes riveraines de Champigny et St Brice Courcelles. Napoléon 1er y établit son poste d'observation. Un monument dédié à Napoléon se présente sur cette colline. Il y est inscrit : «aux troupes française victorieuses, bataille de Reims 13 mars 1814» ainsi que «Napoléon a campé ici le 13 mars 1814» [1].

La filature Routhier est incendiée en 1814 par les cosaques qui l'occupent.

Création de la voie de St Brice à Champigny- Décision du conseil municipal présidé par Jean Baptiste Créquy en 1852 [5].

Guerre de 1870. La guerre franco-prussienne oppose, du  au , la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse. Ce conflit s'achèvera par la défaite de la France à Sedan et la chute de l'empereur Napoléon III.

Le château de Courcelles accueillit en août 1870 Napoléon III et son état-major. Le général Mac-Mahon et son état-major et le château de la Malle reçut le prince Murat et ses officiers. C’est à Courcelles qu’il fut décidé que l’armée française se dirigerait sur Metz pour délivrer l’armée du général Bazaine. Le 2 septembre c’était le désastre ! Napoléon III était fait prisonnier, avec plus de 80 000 hommes à Sedan. À Paris, la République était proclamée. Napoléon III lorsqu’il installa son quartier général à Courcelles, le 21 août 1870 logea dans le pavillon Senart. L’Empereur, miné par la maladie, y resta trois jours sans sortir, prenant seul ses repas. C’est dans le salon de cette maison que se décida la funeste marche sur Sedan.

À la fin du siècle, la commune comprend outre les ouvriers de la filature Routhier, 13 blanchisseurs de linge et 15 jardiniers-potagers.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Première guerre mondiale. La commune est partiellement détruite lors de la première guerre mondiale. La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .

Seconde guerre mondiale. Le 2 juillet 1944, le train 7909, convoi de déportés parti de Compiègne à destination de Dachau, a été stoppé plus de deux heures à Saint Brice Courcelles sous une chaleur de 34 °C. Les habitants du village ont pu apporter une peu d'eau aux déportés qui mouraient de soif [6],[7].

Après la seconde guerre mondiale, le maraîchage, activité principale de la commune évolue jusqu'à quasiment disparaître au XXIe siècle [2].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint Brice (Paroisse Saint Rigobert)[modifier | modifier le code]

Petite église du XIIe siècle.

Mairie de St Brice Courcelles (marne)

Les cinq verrières sont dues à Charles Marq et ont été réalisées dans les Ateliers Simon à Reims. entre 1910 et 1950 [8].

Lavoir[modifier | modifier le code]

Il existe encore un lavoir ancien couvert sur la Vesle qui a été restauré, à proximité du centre bourg, rue du Moulin de l'Archevêque [9].

Château de Courcelles [10][modifier | modifier le code]

Pigeonnier - Château de Courcelles

M. Jobert-Lucas fait construire le château de Courcelles dessiné par l'architecte Garnaud (1796-1821) et qui sera achevé en 1829. Le château devient en 1857 propriété de Pol Marguet, notaire à Reims et ascendant des propriétaires actuels. Partiellement détruit lors de la première guerre mondiale il sera restauré dans son style d'origine en 1920.

Le château, de style néo-classique, est situé 15 rue de Sorbon. Inscription à l'inventaire des monument historiques du 30 avril 1990 [11].

Le château est aussi doté à son entrée d'un magnifique pigeonnier en brique et bois.

Château de la Malle[modifier | modifier le code]

Le château de la Malle selon les travaux de l'Académie Nationale de Reims (1888 vol. 85) existait depuis le XVIe siècle. Il fut réédifié sans étage au début du XIXe siècle sur les précédentes fondations avec une décoration de style Louis XVI. Un écusson de pierre du XVIe siècle, de gueules au griffon d'or, ailé d'argent, été retrouvé dans les fossés de l'ancien château et replacé au dessus d'une porte de la nouvelle construction. Le château est habité avant la Révolution par M. de Recicourt, conseiller-échevin de la ville de Reims et membre du bureau de l'Hôpital général. Il fut anobli par le roi en 1765. Il fut aussi le promoteur de la Socité libre d'émulation dont l'objet était de former des ouvriers aux " arts et métiers".

Le dernier château de La Malle est occupé, en 1792 et 1796, par M. Divory, premier maire de la commune de Saint-Brice. Le domaine appartenait en 1843 à Étienne Louis Joseph Camu-Didier (1771-1848), chevalier de la Légion d’honneur, adjoint au maire de Reims, puis à son fils Philogène Camu-Bertherand (1800-1880), conseiller général de la Marne. M. Camu-Bertherand obtint en 1779 de Mgr de Talleyrand l'autorisation de faire construire une chapelle dans un pavillon isolé et elle fut bénite le 30 juillet 1780. Le château fut occupé par l’architecte Eugène Clicquot (1812-1885). Le château, en bordure du canal le l'Aisne à la Marne, est entouré d'un parc d'une vingtaine d'hectares autrefois planté de grands hêtres, avec un système de drainage partiellement en état qui alimente un étang. Les bâtiments attenant au château ont été aussi ruinés. Il reste les traces d'un vaste jardin potager et aussi de deux serres.

Le château revient dans le patrimoine du baron Henry Berge (1828-1926), général et ancien gouverneur de Lyon, puis à son fils le général Louis Berge (1860-1940), et enfin à son gendre le comte Xavier de Vaugiraud (1897-1985). Ce château, avait été reconstruit après la première guerre mondiale. Il fut ruiné par un incendie dans les années 1960. La grille en fer forgé a été restaurée et préservée par la commune [3]. L'ensemble immobilier est aujourd'hui propriété de Reims Métropole et est intégré dans la Coulée Verte.

Château de Courcelles

Villa Senart[modifier | modifier le code]

Ce "château" était un joli pavillon dans une belle propriété, qui appartint à la veuve du négociant en tissus Senart-Colombier (1807-1881), puis à sa fille Marie Anaïs Senart (1826-1897) qui épousa Jacques Alexandre Senart (1821-1906), président de la Cour d’appel de Paris. Ce pavillon a disparu vers 1937. Il était composé d’une première cour encadrée par des communs et précédée d’un petit parterre avec corbeille de fleurs. Le rez-de-chaussée, qui comportait un salon, une salle-à-manger et une chambre à coucher fut réservé à l’Empereur lors de son séjour à Courcelles lors de son séjour à Courcelles. La chambre unique du premier étage fut laissée au Prince impérial et à son précepteur. En arrière se développait un jardin ombragé avec petite pièce d’eau.

Usines textiles[modifier | modifier le code]

La commune va accueillir dès le début du XIXe siècle des industries textiles qui ne peuvent plus se développer dans le quartier de la Fabrique au cœur de Reims. La proximité de la ressource en eau est un atout essentiel pour ces activés. Il reste quelques témoins de ces activités.

Lefèvre-Malotet fait construire en 1812 une filature et usine de teinturerie située au 46-48 de la rue Pasteur. Ce bâtiment en brique et pierre a accueilli successivement une activité de pâtes alimentaires, une usine de bouchons puis une usine de petite métallurgie. En 1860, l'usine possède 22 métiers et emploie 80 ouvriers. Ce bâtiment est inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel [4].

La filature Le Varlet puis Louis Routhier, construite en 1808, devient puis usine de petite métallurgie Dorigny située au lieu-dit Moulin de l’Archevêque. Il ne subsiste aujourd’hui de la filature inscrite à l’inventaire général du patrimoine culturel que la chute d’eau, le soubassement et une partie du mur pignon de l’actuel bureau.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Inauguré le 13 mai 1923.

Château de la Malle

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de St Brice Courcelles est une commune qui prospéra en développant le maraîchage sur les riches alluvions de la vallée de la Vesle à proximité immédiate de la ville de Reims. Le territoire communal comprend plusieurs parties qui illustrent les phases de développement lié à la ville de Reims depuis le XIXe siècle.

Le centre bourg[modifier | modifier le code]

Le centre bourg s'est développé sur la rive Nord de la Vesle. Il est aujourd'hui limité au Sud par la Vesle et aussi l'autoroute A 4 et au Nord par la voie ferrée Reims-Soissons qui empreinte la vallée de la Vesle. Le centre bourg comprend notamment sur la place centrale (Place Roosevelt) l'hôtel de ville du XIXe siècle qui a fait l'objet d'une extension dans les années 1980 par les architectes Di Legge et Borderioux. Autour de la place se sont implantés les commerces et services de proximité. La petite église du XIIe siècle, rue Pasteur, est dédiée à Saint Rigobert.

Blason du Château de la Malle

Le développement de la commune se fit en deux phases distinctes.

À partir des années 60 des lotissements furent réalisés à l'Est du centre bourg ainsi qu'une urbanisation sur rue en périphérie des exploitations maraîchères. Au début des années 70 fut même réalisé un immeuble collectif en plein centre bourg. La commune passait de 1400 à 1600 habitants.

Le seconde partie du développement fut impulsée par la nouvelle équipe menée par Jean-Claude Fontalirand à partir de 1971 dans le cadre d'une péri-urbanisation qualitative de la périphérie de l'agglomération rémoise. Ainsi fut lancé l'aménagement de la ZAC du Mont Hermé à l'Est du centre bourg puis la ZAC des Bords de Vesle.

La ZAC du Mont Hermé : la participation des habitants[modifier | modifier le code]

Cette opération a été réalisée dans le cadre des compétences du District de Reims et concédée à la SA HLM l'Effort Rémois (Plurial). Il s'agit d'une opération particulière dans la mesure où elle fut réalisée avec la participation des habitants. Elle s'inspire de la cité-jardin modèle développé par Ebenezer Howard. L'enjeu de cette opération de plus de 25 hectares était un doublement de la population avec la construction de 400 logements nouveaux. La ZAC fut créée en 1977 et réalisée en une dizaine d'années. Son parti de participation était résolument novateur et a largement anticipé sur la nouvelle gouvernance des opérations d'urbanisme. Il s'agit d'une "greffe" qui s'organise autour d'un pôle d'équipements de proximités qui comprend outre l'école maternelle ouverte (sans clôture), un centre de loisirs et une bibliothèque, des commerces, un parc public central de 2,5 hectares, des jardins familiaux... La circulation automobile a été reportée en périphérie de façon à permettre le maximum de circulations piétonnes. L'opération a aussi accueilli la premier lotissement de maisons en terre réalisées en Champagne-Ardenne. L'opération a été conçue par l'urbaniste François-Xavier Tassel, les architectes DPLG Humbert Di Legge et Gilles Borderioux et le paysagiste DPLG Jean-Jacques Dupuy. Elle a fait l'objet de nombreuses publications[12],[13],[14].

Le hameau de Courcelles[modifier | modifier le code]

Au Nord de cette voie ferrée, le hameau de Courcelles, comprend une vaste zone boisée avec de belles villégiatures anciennes dont le château de la Malle et son parc de plus de 35 hectares, propriété de Reims Métropole, et celui du château de Courcelles. Il faut aussi mentionner la villa Senart.

L'activité industrielle[modifier | modifier le code]

Gare du CBR

La commune bénéficia d'une double desserte ferroviaire. Le développement de la commune à partir du XIXe siècle et sa transformation progressive sont principalement dus à la création de ces voies ferroviaires.

La ligne ferroviaire Reims-Soissons emprunte la vallée de la Vesle et la section Reims-Soissons fut ouverte en 1862 . Elle dessert notamment les villes Muizon et de Fismes. Cette voie ferrée fut un élément essentiel de l'alimentation du front durant la première guerre mondiale avec la gare terminale de Muizon.

La création de la ligne du CBR Reims-Soissons/Rethel via Cormicy en 1897 permis le développement des industries à l'Est de Reims. En 1952, la voie métrique fut normalisée et permis la poursuite de la desserte des activités industrielles riveraines et fut alors gérée comme embranchement industriel.

Le canal fut aussi un atout important du développement industriel de la commune. Il faut aussi noter que la commune est riveraine du canal de l'Aisne à la Marne de type Freycinet et qui a été mis en service en 1866.

Les accès autoroutiers vinrent conforter ce développement dans la dernière partie du XXe siècle.

L'activité industrielle autour de quatre pôles en sus des entreprises textiles qui s'installent sur la commune dès le début du XIXe siècle.

Le site de l'ancienne usine textile est aujourd'hui occupé par l'entreprise de transports Durand.

Les Verreries Mécaniques Champenoises[modifier | modifier le code]

La verrerie VMC devant laquelle fut assassiné Pierre Maître lors des grèves de 1977 [15]. L'entreprise était alors dirigée par Maurice Papon (1910-2007) ancien Ministre et ancien Préfet de police condamné pour complicité pour crimes contre l'humanité en 1998.

Les Verreries Mécaniques Champenoises furent créées en 1911 par Arthur Papon. Elle fut équipée de plusieurs fours dont le dernier date de 1985 [5]. La verrerie comptait 1650 ouvriers en 1983, 1280 en 1985 et 830 en 1991. Elle était spécialisée dans la fabrication notamment des bocaux Le Parfait [16].

Zone du Port Colbert[modifier | modifier le code]

Le développement du port Colbert sur le canal à partir du XIXe siècle et surtout dans la seconde moitié du XXe siècle s'est effectua sur une partie du territoire communal à l'est du canal. Cette zone est désormais pour une part en reconversion. La totalité de la zone du Port Colbert couvre plus de 220 hectares.

Zone de Courcelles[modifier | modifier le code]

Le canal et la voie ferrée permettent le développement d'une zone d'activités sur Courcelles face à la zone industrielle du port Colbert. La zone artisanale des Chenevières est au Nord de la voie ferrée, entre ladite voie et le hameau de Courcelles. Cette zone ancienne a été prolongée dans le début des années 2000 vers le Nord et le long du canal (rive Ouest) par la zone d'activités des Coïdes et aussi la création de la station d'épuration de l'agglomération rémoise [6]. Cette zone est desservie directement par un échangeur autoroutier.

Zone de la Croix Maurencienne[modifier | modifier le code]

Le développement de l'agglomération rémoise a entrainé notamment la création d'une important zone d'activités industrielles et commerciales à partir des années 80 en liaison avec le contournement autoroutier entre l'autoroute A 4 et A 26. Cette zone est pour une large part sur le territoire communal de St Brice Courcelles et accueille notamment un hypermarché et aussi une activité hôtelière et de restauration d'entrée de ville. Cette zone est directement desservie par l'autoroute. La zone a une superficie de 32 hectares [7].

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune possède un environnement à la fois riche et fragile avec notamment :

Jardins familiaux[modifier | modifier le code]

La commune de tradition maraichère possède plusieurs ensembles de jardins familiaux et notamment un lotissement de plus de 400 parcelles sur Courcelles. La commune comprend deux associations de jardiniers.

Vallée de la Vesle[modifier | modifier le code]

La Vallée de la Vesle est un élément important de l'écosysème du bassin. La rivière a été longtemps source de développement notamment en apportant l'eau nécessaire au maraîchage, mais aussi aux activités textiles. Elle alimentait aussi en énergie les nombreux moulins sur son cours et notamment celui de l'Archevêque sur la commune. Le cours de la rivière a été contraint dans la traversée de l'agglomération rémoise avec la création du canal. Ce n'est qu'à partir de Saint Brice Courcelles qu'elle retrouve libre cours. La Vesle vient aussi par la nappe phréatique qu'elle alimente, générer de nombreux marais et aussi les étangs qui y ont été creusés. Ce sont plus de 25 étangs qui ont été aménagés dans le secteur dit du marais offrant un espace de pêche et de repos très spécifique en limite communale sur le territoire de Merfy. Ces étangs furent d'abord des tourbières qui furent exploitées notamment à de fin de d'amendement des sols maraîchers. La commune de St Brice Courcelles comporte deux zones marécageuses : celles : le Marais de Courcelles et les Viviers, zone accueillant aussi un lotissement de jardins familiaux.

Chemin de halage[modifier | modifier le code]

Le chemin de halage a fait l'objet d'un aménagement, dans le cadre de la Coulée verte, sur une douzaine de kilomètres de Reims à Berry-au-Bac en passant notamment par St Brice Courcelles, Loivre... Cette voie est répertoriée sous le GR 654.

Chemin des bords de Vesle[modifier | modifier le code]

Un chemin des bords de Vesle sur près d'une trentaine de kilomètres est en cours aménagement à partir de St Brice Courcelles jusqu'à Fismes. Il démarre à partir d'une passerelle sur la Vesle réalisée en 2011 et passe par les communes Champigny, Merfy, Châlons-sur-Vesle, Muizon, Trigny, Prouilly, Jonchery-sur-Vesle, Breuil-sur-Vesle, Montigny-sur-Vesle, Romain, Courlandon, Magneux et Fismes.

Accessibilité et transports[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

�La commune est desservie par le réseau de transports de l'agglomération CITURA via les lignes :

- bus   3  (Saint-Brice Courcelles - Maurencienne ↔ Moulin de la Housse) (La ligne ne dessert que la zone commerciale de la Croix Maurencienne se trouvant sur le territoire de Saint-Brice Courcelles et non le centre de la commune)

- bus   9  (Saint-Brice Courcelles - Victoire ↔ Cormontreuil - Blancs Monts)

- bus 13  (Gare Champagne TGV ↔ Saint-Brice Courcelles - Mairie)

- bus 18  (Saint-Brice Courcelles - Victoire ↔ Trois Fontaines) (Ligne scolaire reliant la commune au collège Trois Fontaines à Reims. Ses horaires de passage et son circuit sont variables)

La commune est également desservie par la ligne de transport à la demande  TAD Z.I. Colbert  reliant la zone des Temples, de La Malle et la Zone Industrielle Colbert à l'arrêt Belges.

Accessibilité automobile[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par l'autoroute A 4/ A 26 à partir de l'échangeur de Tinqueux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Après avoir été membre du district de Reims, la commune est aujourd'hui membre de la communauté d'agglomération de Reims Métropole.

Saint-Brice-Courcelles est membre de l’Association Française du Conseil des Communes et Régions d'Europe (AFCCRE).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1796 Charles Louis Divory    
1808 1816 Nicolas Savin    
1816 1831 Emery Bouilly   Propriétaire
1852   Jean Baptiste Créquy    
  1876 Blocquaux[17]    
1879 1892 Alphonse Détrès[18]    
1892 1892[19] Edmond Routhier   Filateur
1892 1896 Jules Roze   Jardinier-potager
1904 1908 Jules Jaillot   Courtier en vin
1908 1919 Jules Roze   Jardinier-potager
1925 1927 Jules Roze   Jardinier-potager
1927 1929 Jules Jaillot   Courtier en vin
1941 1944 Emile Dorigny    
1945 1947 Marguerite Harang    
1950 1970 Louis Betrand   Menuisier
1970 1971 Georges Cédelle DVD Pharmacien
1971 1993 Jean-Claude Fontalirand PS Professeur
Conseiller général de Reims-8 (1973 → 1992)
1993 en cours
(au 4 juillet 2014)
Alain Lescouet DVG Professeur
Conseiller général de Reims-8 (1992 → 2015)[20]
Réélu pour le mandat 2014-2020[21],[22]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[24],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 449 habitants, en augmentation de 1,74 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280 295 284 333 430 508 638 685 733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
767 846 903 930 941 962 903 920 939
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 054 1 154 1 265 1 277 2 230 2 537 1 336 1 299 1 423
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 531 1 553 1 773 2 425 3 356 3 527 3 375 3 409 3 449
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

L'ASSBC Handball (Association Sportive de Saint-Brice-Courcelles Handball) est un club de handball regroupant plus de 200 adhérents. C'est le plus gros club de la Marne et un des plus gros de la Champagne-Ardenne. Tous les ans au mois de juin, un tournoi international est organisé par le club. Durant l'édition 2010, plusieurs nations européennes étaient présentes : Allemagne, Belgique, Pologne... Le tournoi se déroule sur un week-end avec le samedi les matchs de qualifications et le dimanche, les derniers matchs de qualifications ainsi que les finales hommes et femmes. Le club participe également chaque année au tournoi de Gand (Belgique). En mai 2010, les équipes moins de 14 ans et moins 16 ans y ont participé.

La ville possède également un club de football (l'ASSBC Football).

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Brice-Courcelles est jumelée à la ville anglaise de Robertsbridge.

Santé[modifier | modifier le code]

La ville est dotée de médecins, de pharmacies, de dentistes, d'un kinésithérapeute, d'un orthophoniste, d'une infirmière, d'un cabinet pédicure-podologue et d'un centre de soins.

Solidarités[modifier | modifier le code]

Atelier protégé[modifier | modifier le code]

La commune accueille sur son territoire un E.S.A.T. Cet établissement, membre du GPEAJH, réseau des structures de travail protégé, est ouvert depuis 1994 et accueille 58 personnes reconnues travailleurs handicapés.

Hébergement[modifier | modifier le code]

Le Foyer d'Accueil Médicalisé Jean Thibierge, fondé à Reims au Val de Murigny, en 1988 prend la suite de l'hébergement de jeunes adultes myopathes créé au cœur de la ZAC du Mont Hermé. Si la population reçue à l'ouverture était majoritairement composée de personnes atteintes d'IMC, au cours des années qui suivirent d'autres personnes avec des pathologies motrices diversifiées purent intégrer l'établissement. Les résidants accueillis sur ce site bénéficient d'une vie plus indépendante en appartement et peuvent envisager des projets d'activités individualisés en dehors de la structure.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Le Foyer pour tous, centre social, éducatif et culturel a été créé en 1983 dans le cadre de l'opération de la ZAC du Mont Hermé place Jacques Brel (architecte dplg : Bernard Fouqueray).

La Maison des Arts musicaux (architecte : Philippe Thomas) comprend une école de musique, des salles de répétition et un auditorium / salle de spectacles. Elle a été ouverte en 2011 pour les deux communes de St Brice Courcelles et de Champigny.

La salle des fêtes a été réalisée avec l'extension de la Mairie en plein centre bourg dans les années 90 par l'architecte Humbert Di Legge. Elle accueille manifestations, banquets et fêtes.

Bernex : Bernex est une commune de Haute-Savoie, près d’Evian-les-Bains, dans laquelle le SIVOM Saint-Brice - Courcelles - Cormontreuil fit l’acquisition de la maison familiale de l’Aucale. Y sont organisées des classes de neige depuis 1977.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Brice-Courcelles dépend de l'Académie de Reims (zone B).

La ville dispose d'une école maternelle (école maternelle Pauline Kergomard) et d'une école élémentaire (école Jacques Prévert).

Le collège public du secteur se situe à Reims (collège Trois Fontaines), ville où se trouvent également les lycées les plus proches.

La commune a créé une Ecole de Musique en commun avec la commune de Champigny.

Secours et lutte contre l'incendie[modifier | modifier le code]

La commune possède un CPI de 27 sapeurs pompiers volontaires.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint Rigobert sur Vesle fait partie du secteur de Reims. Elle comprend les communes de St Brice Courcelles et de Champigny. Elle a pour responsables : Jean-Hugues Marlin et Marc Geoffroy

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jules Martelet (1843-1916), est né à St Brice Courcelles. Il était peinte sur verre. Militant ouvrier, il adhère à l'Association internationale des travailleurs. Il s'engage dans la garde Nationale lors du siège de Paris en 1870.  Le 26 mars, il est élu au Conseil de la Commune à Paris par le XIVe arrondissement, il siège à la commission des Services publics. Il fut nommé administrateur du XIVe arrondissement.
  • Raymond Villian fut instituteur à St Brice Courcelles et adjoint au Maire. Il fut plusieurs fois champion d'athlétisme et de cross national. Il fut l'instigateur du développement des activités et équipements sportifs de la commune des 1971. Il fut l'une des figures emblématiques du Family Club de Reims. Il fut président de l'EFSA (Entente Family Stade de Reims Athlétisme) de janvier 1986 à janvier 1994, il est encore aujourd'hui vice-président du club [26],[27].
  • Louis Rogé (connu sous le pseudonyme Brodinski est né en 1987 à St Brice Courcelles. Il est DJ et compositeur de musique électronique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Thibault, La Vesle et sa vallée, Reims, Le Coq à l'âne, (ISBN 978-2-912036-36-0)
  2. Archives de Châlons-en-Champagne
  3. L'info de Juillet 2013
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Site de la ville de Champigny
  6. Site cndp.fr
  7. L'info de Septembre 2014
  8. Site culture.fr
  9. Site "Note passion des lavoirs"
  10. « Château de Courcelles », notice no PA51000003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Site de Saint-Brice-Courcelles
  12. Collectif. Direction Albert Mollet, Quand les habitants prennent la parole, Paris, Plan construction, , 273 p. (ISBN 2110843896)
  13. TASSEL François-Xavier, Quand les habitants créent leur quartier- La ZAC du Mont Hermé, Merfy, J.J Lecrocq, , 79 p.
  14. « St Brice Courcelles : participation non-stop », Revue "H", no 93,‎ , p. 22-24
  15. Site du journal L'humanité
  16. Site Le Parfait
  17. Almanach-Annuaire historique, administratif et commercial de la Marne, de L'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, de 1875, p146.
  18. Almanach Matot-Braine de 1879, p222.
  19. Demissionnaire
  20. « Reims 8e canton », sur site du Conseil général de la Marne (consulté le 4 janvier 2013)
  21. Liste des maires au 1er août 2008, site de la préfecture de la Marne, [xls], consulté le 22 décembre 2008
  22. « Liste des maires du département de la Marne » [PDF], Renouvellement des exécutifs locaux, Préfecture de la Marne, (consulté le 2 septembre 2015).
  23. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  26. Anonyme, Le sport aux Docks Rémous, Bétheny (Marne), Les Amis du Vieux Bétheny, 2012 n° 56
  27. L'info de février 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Tibault, La Vesle et sa vallée, Ed. du Coq à l'âne, Reims, 2007 (ISBN 978-2-912036-36-0)
  • François-Xavier Tassel, Quand les habitants créent leur quartier. La ZAC du Mont Hermé, Merfy, J.J. Lecrocq, 1987
  • Alain Coscia-Moranne, Reims, un laboratoire pour l'habitat - des cités jardins aux quartiers-jardins, CRDP Champagne-Ardenne/CERTU, Reims, 2005, (ISBN 2-86633-419-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]