Bataille de Wurtzbourg

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Bataille de Wurtzbourg
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Bataille de Wurtzbourg, 3 septembre 1796. Illustration dessinée par Martinet et gravée par Branche, 1837.
Informations générales
Date
Lieu Wurtzbourg, Bavière
Issue Victoire autrichienne
Belligérants
Drapeau de la France République françaiseDrapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Jean-Baptiste JourdanCharles-Louis d'Autriche-Teschen
Forces en présence
30 000 hommes30 000 hommes
Pertes
2 000 tués ou blessés
1 000 prisonniers
7 canons
1 200 tués ou blessés
300 prisonniers

Première Coalition

Batailles

Coordonnées 49° 47′ 36″ nord, 9° 55′ 46″ est

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Bataille de Wurtzbourg

La bataille de Wurtzbourg se déroule le 3 septembre 1796 à Wurtzbourg, en évêché de Wurtzbourg, au cours des guerres de la Première Coalition. Elle oppose l'armée française de Sambre-et-Meuse commandée par le général Jean-Baptiste Jourdan à l'armée impériale autrichienne de l'archiduc Charles. L'affrontement se solde par une victoire autrichienne.

Au cours de l'été 1796, deux armées françaises, commandées par les généraux Jourdan et Moreau, s'avancent en Allemagne du Sud. Le commandant en chef qui leur fait face, l'archiduc Charles d'Autriche, s'efforce de ralentir leur progression. Lors de la bataille d'Amberg, le 24 août, Charles parvient à accabler sous le nombre les troupes de Jourdan et les obligent à se retirer. C'est en vain que Jourdan tente une contre-attaque à Wurtzbourg dans l'espoir d'interrompre sa retraite : l'archiduc tient tête aux attaques françaises toute la journée du 3 septembre, jusqu'à l'arrivée des renforts qui fait pencher la balance en faveur des Autrichiens. Jourdan, vaincu, est contraint de battre en retraite en direction du Rhin. Moreau resté seul abandonne à son tour l'Allemagne du Sud, ce qui signe l'échec définitif de la campagne de 1796.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Ordre de bataille français[modifier | modifier le code]

Armée de Sambre-et-Meuse : général de division Jean-Baptiste Jourdan, commandant en chef — 25 000 fantassins, 5 000 cavaliers, 11 batteries d'artillerie[1]

Jean-Baptiste Jourdan François-Joseph Lefebvre Paul Grenier Jean-Étienne Championnet Jean-Baptiste Bernadotte
Jourdan Lefebvre Grenier Championnet Bernadotte

Ordre de bataille autrichien[modifier | modifier le code]

Armée du Bas-Rhin : Feldmarschall archiduc Charles-Louis d'Autriche-Teschen, commandant en chef — 30 000 hommes[2],[note 1]

Charles-Louis d'Autriche Friedrich von Hotze Anton Sztáray Pál Kray Wilhelm von Wartensleben
Charles-Louis d'Autriche Friedrich von Hotze Anton Sztáray Pál Kray Wilhelm von Wartensleben

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Croyant la division Sztáray coupée du gros de l'armée autrichienne, Jourdan passe à l'attaque dans la brume matinale avec les divisions Bernadotte et Championnet, gardant en réserve les fantassins de Grenier et la cavalerie de Bonnaud. De son côté, l'archiduc Charles, conscient du péril que court son subordonné, s'empresse de lui envoyer en renfort la division Hotze, annulant de facto la prétendue supériorité numérique des Français.

Cette dernière est d'autant plus compromise que Jourdan est privé d'une partie importante de ses forces en l'absence de la division du général Lefebvre, fixée au nord à l'écart du champ de bataille par l'Autrichien Elsnitz. La situation s'aggrave encore lorsque le reste de l'armée de l'archiduc traverse le Main sur les ponts jetés par les sapeurs autrichiens. Toutes les attaques françaises restent vaines jusqu'à l'arrivée des divisions autrichiennes Kray et Wartensleben qui achèvent de mettre les assaillants en déroute.

La forteresse de Marienberg surplombant la ville de Wurtzbourg.

Conséquences[modifier | modifier le code]

L'armée française a perdu 2 000 tués ou blessés, 1 000 prisonniers et 7 canons. Les pertes autrichiennes sont deux fois inférieures : 1 200 hommes hors de combat et 300 prisonniers[3]. La défaite de Jourdan à Wurtzbourg entraîne, à court terme, l'échec définitif de la campagne de 1796 en Allemagne du Sud. Charles se lance à la poursuite des Français vaincus, et, en tournant l'armée de Jourdan par le sud, empêche ce dernier de recevoir l'appui des forces du général Moreau qui opère alors également en Allemagne.

Le 7 septembre, l'archiduc oblige les Français à lever le siège de Mayence[2]. Aux alentours du 16, les belligérants se retrouvent sur les bords de la rivière Lahn, où le général autrichien Kray avec 11 000 hommes remporte la victoire sur les 15 000 Français de Jourdan à Limburg an der Lahn. À la suite de cette défaite, Jourdan retraite sur Düsseldorf avant de repasser le Rhin[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Rothenberg 1980, p. 248 donne un effectif de 44 000 hommes, pouvant inclure la division Elsnitz absente du champ de bataille.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Smith 1998, p. 121 et 122.
  2. a et b Smith 1998, p. 122.
  3. Rothenberg 1980, p. 248.
  4. Smith 1998, p. 124.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Digby Smith, The Napoleonic Wars Data Book, Londres, Greenhill Books, (ISBN 1-85367-276-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Gunther Rothenberg, The Art of War in the Age of Napoleon, Bloomington, Indiana University Press, (ISBN 0-253-31076-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article