Juvincourt-et-Damary

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Juvincourt-et-Damary
Juvincourt-et-Damary
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Canton Guignicourt
Intercommunalité Champagne Picarde
Maire
Mandat
Jean-Louis Ducatillon
2016-2020
Code postal 02190
Code commune 02399
Démographie
Gentilé Juvincourtois, Juvincourtoises
Population
municipale
591 hab. (2016 en augmentation de 13,87 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 50″ nord, 3° 53′ 35″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 101 m
Superficie 29,82 km2
Localisation

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Juvincourt-et-Damary est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Juvincourt-et-Damary (Aisne) city limit sign and water tower.JPG

Le territoire communal est limité à l'est par l'Autoroute des Anglais et à l'ouest par l'ancienne RN 44 (actuelle RD 1044). L'ex RN 375 (actuelle RD 975) se trouve au sud de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Corbeny Berrieux Amifontaine Rose des vents
La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert N Villeneuve-sur-Aisne
(Cne deléguée de Guignicourt)
O    Juvincourt-et-Damary    E
S
Berry-au-Bac Condé-sur-Suippe

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Miette.

La commune est drainée par la Miette, affluent droit de l'Aisne, c'est-à-dire un sous-affluent de la Seine, par l'Oise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans une enclave avançant sur la Miette se trouve depuis fort longtemps un regroupement de feux appelé Dame-Marie. La mémoire locale fait remonter la renaissance du village à la donation faite par Elinand, évêque de Laon aux religieux du Mont-d'Hor, en 1087, qui était en désolation[1]. Le village est cité en 1218 dans un cartulaire de Laon par un aveux de Milon, chevalier de Sissone pour la forteresse Munitio et la ville de Dame-Marie, aussi en 1704 comme seigneur Julien Philippe de Billy. Les abbés de Saint-Thierry en étaient seigneurs et ceux de Saint-Remi des décimateurs.

Le site du Gué de Mauchamp à Juvincourt-et-Damary est l'un des rares habitats mérovingiens qui aient fait l'objet d'une fouille presque complète, des tombes furent mises à jour en 1874 sur le petit tertre qui surplombe Damary à ce qui devait être le cimetière qui entourait l'église disparue. Le notaire de Juvincourt, M. Lermier, et son successeur Chemin en avaient décrit les fouilles.

Un important chantier de reconstitution de ce site a été réalisé au musée des Temps Barbares à Marle, sous le nom de « village franc ». Il permet au public de découvrir la vie quotidienne des paysans mérovingiens[2]

Juvincourt et Danemarie sont réunies le 25 juillet 1788 par l'assemblée provinciale de Soissons, ce est confirmé lors de la Révolution française, le , par l'arrêté du directoire du département de l'Aisne[3], formant la commune de Juvincourt-et-Damary

Première Guerre mondiale
Le monument aux morts

La commune est occupée par l´ennemi pendant quatre ans et située, en 1917, en pleine ligne de bataille du Chemin des Dames.

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[4] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [5].

En 1920, Juvincourt-et-Damary est adopté par le Cantal dans le cadre de l'adoption des communes dévastées par les régions non sinistrées. Afin de reconstruire le village, la coopérative de reconstruction de Juvincourt-et-Damary, constituée le et dissoute le . Elle permit la réhabilitation notamment du lavoir en 1925[6]

L'aérodrome[modifier | modifier le code]

Le terrain d'atterrissage photographié en 1944 par l'aviation américaine.

Afin de défendre le territoire national dans le cadre de la montée des périls, l'armée française exproprie 120 ha de terrain en 1937 pour y aménager une plate-forme d'opérations, c'est-à-dire un terrain d'atterissage sommaire pour l'aviation. Ce site, abandonné par l'armée française, est occupé par la Luftwaffe après l'occupation de la France.

La Luftwaffe construit, hors du site initial, un important Flugplätz qui devient l’aérodrome militaire le plus important de la France occupée, constitué de trois pistes d'environ 1 600 × 50 m, bétonnée pour celle située la plus au sud et en tarmacadam pour les deux autres, ensemble réuni par une voie de circulation empruntant elle-même une section de la R.N. 44. L’aérodrome est alors la base de plus de 300 avions de toutes natures. Parmi eux, certains y réalisent leurs premières missions opérationnelles (Messerschmitt 262, Arado Ar 234)

Après la Libération, l’aérodrome de Juvincourt devient un important centre logistique utilisé pour le rapatriement des prisonniers de guerre vers leur pays d’origine, avant d’être restitué à l’armée Française le 2 juillet 1945. L'équipement est réutilisé dans le cadre des accords interalliés comme base aérienne d'opérations de l'OTAN dotée :

  • d’une piste de 1 850 m utilisant au maximum la piste sud,
  • d’un taxiway parallèle,
  • de 12 aires de départ à chaque extrémité de la piste,
  • de 48 aires de dispersion.

L'aérodrome de Juvincourt sera finalement déclassé du domaine public de l'État en janvier 1970[7],[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Bernard Soudant    
mars 2008[10] 2014 Denis Brillouet    
2014 février 2016[11] Pierre Soudant DVD Retraité agricole
Décédé en fonction
avril 2016 En cours
(au 27 novembre 2017)
Jean-Louis Ducatillon   Retraité de l'enseignement

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[13].

En 2016, la commune comptait 591 habitants[Note 1], en augmentation de 13,87 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
534578630690786808806820842
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
837788786677705666638640605
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
580641568301429463493433546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
509467413412392370444454544
2016 - - - - - - - -
591--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Rémi.
  • L'ancien terrain d'aviation de Juvincourt, créé par l'Armée de l'air un peu avant la dernière guerre (trois pistes d'envol en béton aménagées par les Allemands, qui en font l'une des principales plateformes de la Luftwaffe en France occupée)[16].
  • Monument aux morts[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Juvincourt dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Roman : Georges Thomas, Les chars d'assaut à Juvincourt, Paris, J. Rouff, coll. « Patrie », , 32 p. (lire en ligne), disponible sur Gallica.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Poquet, Almanch...Matot-Braine de 1874, 16e année, Reims, P63
  2. Musée des Temps Barbares
  3. Archives départementales de l'Aisne, « Juvincourt-et-Damary - Archives » (consulté le 8 novembre 2017).
  4. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  5. Journal officiel du 21 octobre 1920, p. 16155.
  6. Inès Guérin, « Le village de Juvincourt-et-Damary », Aisne, Région Hauts-de-France - Inventaire général, (consulté le 21 septembre 2019).
  7. « Atlas DGAC – Berry-au-Bac – juvincourt », Atlas historique des terrains d'aviation de France métropolitaine 1919-1947, Anciens aérodromes (consulté le 21 septembre 2019).
  8. « Dates - clefs du site de Juvincourt », Actualités, sur https://www.bosch.fr, (consulté le 21 septembre 2019).
  9. « Les maires de Juvincourt-et-Damary » (consulté le 21 septembre 2019) : « http://www.francegenweb.org ».
  10. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  11. « A la mémoire de Monsieur Pierre Soudant », sur http://memoire.lavoixdunord.fr (consulté le 21 septembre 2019).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Juvincourt », Anciens aéroports (consulté le 21 septembre 2019).
  17. « Monument aux morts », notice no IA02001922, base Mérimée, ministère français de la Culture.