Culture de Golasecca

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Localisation de la culture de Golasecca au sud-ouest de la culture de Hallstatt.
Italie du nord.
Carte des grands ensembles topographiques de la Lombardie.

La culture de Golasecca se développe en Italie du Nord au début de l'âge du fer[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte des districts de la Lombardie.

L'aire de diffusion de la culture de Golasecca correspond au bassin lombard du Tessin, aux alentours de Côme, de Bergame, de ses vallées attenantes et également de Bellinzone, entre le au sud ainsi que deux de ses affluents : le Serio à l'est et la Sesia à l'ouest.

Sources archéologiques[modifier | modifier le code]

La dénomination provient des fouilles conduites à partir de 1822 par l'abbé Giovanni Battista Giani (1788-1857) sur le territoire de la commune de Golasecca dans la province de Varèse. La plupart des objets inventoriés proviennent de nombreuses sépultures situées dans la zone de Sesto Calende, Golasecca et Castelletto sopra Ticino. Il publie un premier rapport en 1824 mais il interprète mal les découvertes, les attribuant à une population romaine du IVe siècle av. J.-C..

Plus précisément, l'Abbé Giani pense être en présence d'un cimetière de guerre résultant de la victoire de Hannibal face à Scipion l'Africain, au cours de la bataille du Tessin opposant les armées respectives de ces deux derniers[2].

En 1865, Gabriel de Mortillet attribue les découvertes archéologiques à une culture préromaine du premier âge du fer, un substrat celtique étant probable compte tenu des similitudes avec la civilisation de Hallstatt. Il effectue plusieurs voyages sur place et ramène une partie de la collection de l'abbé Giani pour enrichir le musée des antiquités nationales dont il est vice-conservateur.

Les fouilles s'échelonnent sur divers sites (dont la nécropole de Ca'Morta, à Côme), tout au long de la fin du XIXe siècle. Alexandre Bertrand, conservateur du musée des antiquités nationales se rend à son tour sur place en 1873 et fouille lui-même quelques sites. Grâce à la collaboration des archéologues français, italiens et allemands réunis au congrès archéologique de Stockholm en 1874, la chronologie de la culture de Golasecca se précise, divisée en trois périodes de 900 à 380 avant notre ère. On peut ainsi répertorier Golasecca I s'étalant de - 1040 à - 780, Golasecca II comprise entre - 780 et - 450, Golasecca III circonscrite entre - 450 et - 380. Elle prend fin avec l'invasion gauloise dans la vallée du en 388 av. J.C.

Sites archéologiques remarquables du territoire golaseccien[modifier | modifier le code]

Tombe du guerrier de Sesto Calende[modifier | modifier le code]

Éléments du viatique de la tombe du guerrier de Sesto Callende.

En décembre 1928, au sein du village de "La Castiona", dans la banlieue proche de Sesto Calende, une seconde tombe est mise au jour, venant ainsi compléter la première tombe découverte en 1867, distante d'environ 100 m. La tombe, dite du guerrier, se présente sous une forme circulaire d'environ 60 cm de profondeur et repose sous un volumineux tumulus. On établit que le caveau funéraire nouvellement mis au jour, s'inscrit dans la nécropole de Sesto Calende. Le viatique est identifié en plusieurs étapes, lesquelles s'effectuent de 1928 jusqu'à la fin du premier semestre 1930. Du mobilier funéraire extrait, inventorié, et enfin analysé, on met en évidence que la tombe appartient au contexte archéologique de Golasecca. Les objets et artéfacts retrouvés présentent des caratéristiques d'opulence et, en outre, de diversité de par leurs provenances et/ou influences stylistiques : étrusques (telles que des cistes en bronze), celtes, à l'image d'un bassin et de fibules ouvragés en bronze mais également grecques, en regard des nombreuses céramiques et œnochoés[3]. On constate de prime abord, que le viatique du caveau funéraire est factuellement pourvu de deux chars funéraires. Par conséquent, on peut en déduire que la tombe du guerrier de Sesto Calende est de type tombe à char[2]. Par ailleurs, il est remarquable que le viatique de la tombe du guerrier soit également pourvu d'une urne funéraire, de diverses armes dont des épées en bronze ainsi qu'une situle de provenance étrusque et datée du VIIe siècle av. J.-C.. L'urne funéraire, munie d'un couvercle, renferme les cendres de la personne défunte, il s'agit donc d'une tombe sujette au rite funéraire par incinération. Elle est attribuée aux deux subdivisions archéologiques de "Golasecca II A" et de "Golasecca II B" ce qui permet d'affiner la datation du site funéraire. En outre, la présence d'armes et notamment d'épées, suggère que la personne défunte est très probablement de sexe masculin et de surcroît possédant une fonction guerrière.

Enfin compte-tenu de la richesse et de la diversité d'origine du mobilier funéraire, on met en lumière que la tombe est très probablement de typologie princière[3].

Tombe de Trezzo sull'Adda[modifier | modifier le code]

Cette tombe est localisée au sein d'une nécropole, dans le voisinage de la ville de Milan. La nécropole est étalonnée du VIIe siècle av. J.-C. au IVe siècle av. J.-C. et la sépulture peut être elle-même attribuée aux environs de la première moitié du VIe siècle av. J.-C. grâce à l'analyse du viatique découvert sur le site. Outre la richesse factuelle de l'ensemble des objets extraits de la tombe indiquant un statut hiérarchique élevé de la personne défunte, le mobilier funéraire présente la particularité de comporter une situle en bronze dotée d'un couvercle, également ouvragé en bronze ; ces deux artéfacts s'incrivent dans le même contexte archéologique que les cistes à cordons. En outre, on a pu attester, compte-tenu de la stylistique et des techniques d'ouvrage utilisées, que les deux objets sont probablement d'une provenance manufacturière identique à de nombreux autres objets disséminés sur les différents sites archéologiques golasécciens et notablement du site funéraire de Hochdorf (on pense notamment aux ornementations de bronze décorant la kliné du char d'apparat de la-dite sépulture)[4].

Oppidum de Bergame[modifier | modifier le code]

Bergame et ses alentours commencent à prendre un essor dès le début du 1er millénaire avant Jésus-christ. Les populations prenant pied dans la région via les Alpes sont essentiellement celtes et se mélangent aux tribus indigènes pré-établies composées d'Italiques (tels que les Ligures), mais également d'origine étrusque ou apparentées aux étrusques, tels que les Rhètes. Néanmoins, ce n'est qu'aux environs de la fin du VIe siècle av. J.-C. et début du Ve siècle av. J.-C. que l'on peut établir la réelle fondation de l'oppidum de Bergame. Il est mis en évidence, en regard et au moyen des sources archéologiques découvertes, identifiées et attestées, que l'oppidum de Bergame est la capitale de la tribu des orobiens et serait également le centre névralgique de l'aire culturelle golaseccienne. Le site archéologique de Bergame est, à l'instar des autres oppida golasecciens, associé à une nécropole sise dans le voisinage géographique proche ; dans le cas de celui de Bergame, il s'agit de la nécropole de Brembate Sotto localisée au sein de la banlieue de la ville de Bergame. En outre, les spécialistes s'accordent à confirmer une position économique essentielle que l'on peut attribuer à l'oppidum de Bergame, ce dernier ce trouvant au cœur d'un vaste réseau de routes de l'âge du fer[5].

Nécropole de Ca'Morta[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tombe de Ca'Morta.

La nécropole de Ca'Morta, dans le contexte archéologique golaseccien est significative à maints égards. En l'occurrence elle donne une approche globale des probables relations économiques, culturelles et politiques de l'aire de la civilisation golaseccienne avec des territoires celtes (de typologie hallstattienne et, dans une moindre mesure, des territoires hellénistiques et également italiques, au cours du second âge du fer. La nécropole, à l'instar des autres nécropoles de types golasecciens, demeure partiellement mise au jour ; la tombe la plus remarquable de la nécropole de Ca'Morta est la Tombe III/1928.

Oppidum de Parre[modifier | modifier le code]

En 1883, au cours d'un labour agricole, une importante quantité de bronze (plus de 1 000 kg ) est découverte dans le bourg de "Castello" près de Parre, au sein de la vallée de Seriana. La "manne bronzifère" est, après étude, assignée au Ve siècle av. J.-C. Ce trésor archéologique se présente sous la forme de lingots bruts mais également sous forme de produits manufacturés ouvragés, tel que des ornementations, des fibules, diverses vaisselleries utilisées pour la boisson, des armes et de nombreux bijoux. Par ailleurs, on identifie des résidus carbonés. L'ensemble de ces objets indique qu'il s'agirait probablement de l'emplacement d'un atelier manufacturier appartenant à un oppidum[6].

Une poursuite des fouilles est réalisée en 1983, non-loin de la première découverte. Sur une superficie non négligeable, on y retrouve un ensemble de nombreuses céramiques qui peuvent être attribuées de manière approximative au second âge du fer. Par la suite la Société archéologique de Milan entreprend d'effectuer une série de fouilles s'échelonnant de 1983 à 1994 sur une plus grande aire de recherche ; on y découvre une habitation et plusieurs éléments de pierre apprêtés d'un agglomérat d'une sorte de mortier, se répartissant sur un pourtour en forme d'arc de cercle grossier — ce qui induirait la présence probable d'une enceinte et/ou d'une proto-enceinte — le tout datant du XIIe siècle av. J.-C. au Xe siècle av. J.-C. correspondant incidemment à une période dite proto-golaseccienne. Divers artéfacts en bronze et en céramiques sont également mis au jour. On pose le postulat de l'existence d'un oppidum, dont les caractères sont de typologie centropréalpins et plus exactement golasecciens.

Les vestiges et artéfacts provenant de l'oppidum de Parre sont conservés au musée archéologique de Bergame et également au parc archéologique de la ville de Parre[6].

Typologie archéologique[modifier | modifier le code]

Les rites funéraires[modifier | modifier le code]

La culture de Golasecca se caractérise essentiellement par le rite funéraire de crémation ; incidemment, il en résulte que la culture de Golasecca est dite culture à urne funéraire. De fait et les sites archéologiques funéraires du territoire golaseccien en attestent, les restes de la personne défunte se présentent sous la forme de cendres gisant au sein d'une urne — ouvragée en bronze dans la plupart des cas et d'une manière plus rare, les cendres sont incorporées dans une ciste en pierre sculptée faisant office d'urne funéraire —[2]. Néanmoins, il faut nuancer ce constat ; une culture de crémation seule (c'est-à-dire sans recours à une mise en urne) aurait, selon les spécialistes, précédé une culture d'urne complète et ce au cours d'une phase chronologique dite "proto-golasecienne"[2]. À l'instar du site d'étalonnage archéologique de Golasecca, l'ensemble des autres sites archéologiques dit "golasecciens" où l'on a découverts la plupart des objets et des artéfacts sont des nécropoles. Par ailleurs, les centres politiques, économiques et culturels (oppida) sont chronologiquement relativement tardifs (vers la fin du VIe siècle av. J.-C., début du Ve siècle av. J.-C.) ; ils sembleraient induits par des implantations et/ou des colonisations (probablement celtiques) des territoires préalablement peuplés de populations italiques, celto-italiques et étrusques. Il demeure que chaque oppidum identifié dans l'aire golaseccienne est systématiquement précédé de l'implantation d'une nécropole à laquelle ce dernier s'associe[2]. En outre, les caveaux funéraires golasecciens sont généralement creusés en terre où repose l'urne et l'ensemble du viatique qui lui est associé. Par ailleurs, les tombes sont la plupart du temps surmontées d'importants tumulus de pierre d'aspect approximativement circulaire. Le mobilier funéraire semble souvent pourvu d'armes en bronze, d'armures en métal, d'harnachements pour chevaux complets ou partiellement complets, de vaisselleries diverses (telles que des œnochoés) mais également de char d'apparat. Au sein du viatique, on note également la présence très fréquente de fibules et de situles façonnées en bronze, ainsi que de nombreuses reliques en métal (en bronze ou en argent) se présentant sous les formes de bijoux, torques, etc. Ces derniers artéfacts cités mais également le char d'apparat demeurent cependant des marques soulignant le haut statut hiérarchique de la personne défunte et il en résulte que les tombes mises au jour sont rares à en être pourvues[2]

Caractéristiques culturelles, économiques de la population[modifier | modifier le code]

Les populations de la culture de Golasecca pratiquent l'agriculture, l'élevage et le tissage. La structure sociale est hiérarchisée, l'habitat étant composé de villages auxquels sont associées des nécropoles.

Le territoire de cette culture occupe une position stratégique entre le monde celte du Hallstatt d'une part, I'Italie méditerranéenne des Étrusques et les colonies grecques d'autre part, le long des voies se reliant aux cols du Petit-Saint-Bernard, du Saint-Gothard et du Simplon. Les produits échangés sont essentiellement du sel, de l'ambre, de l'huile, des céréales, du vin et de la viande salée.

Carte de la route du Saint-Gothard.

En particulier, le col du Saint-Gothard, situé dans les Alpes suisses et reliant Lucerne à Chiasso dans le Tessin, est une connexion essentielle entre les territoires hallstattiens et les territoires Golasecciens. Il permet en effet d'établir une liaison directe entre le Rhône — qui apparaît être une route commerciale de type fluviale incontournable entre le nord des Alpes — et le Lac Majeur qui se présente comme l'un des points centraux de l'aire géographique golaseccienne[7].

La production artisanale se manifeste par la réalisation de vases en argile, d'objets métalliques tels que des fibules fabriquées par fusion ou procédé laminaire. Les décorations sont influencées par l'art étrusque, les bijoux féminins étant décorés de corail jusqu'à sa raréfaction au IVe siècle av. J.-C.[8]

La présence d'importantes ressources métallifères sous formes de gisements dus à la formation des montagnes pré-alpines mais également le côtoiement de nombreuses vallées fluviales et de lacs (Lac Majeur et Lac de Côme) générant une dynamique agricole prospère, induisent une économie rentable et florissante. En outre la position géographique du territoire golaseccien semble consolider et multiplier les échanges commerciaux avec d'autres, y compris des territoires situés à de grandes distances[2].

Par ailleurs et sur un plan strictement économique, l'aire géographique golaseccienne fait figure de zone tampon, voire de carrefour, entre les territoires hallstattiens vers lesquels elle exporte notamment des produits manufacturés en bronze et la vallée du Pô[7].

De manière générale, la culture de golasecca apparaît soumise à de multiples influences, d'une part par les celtes au nord (avec la culture hallstattienne) essentiellement au cours du VIe siècle av. J.-C. et du Ve siècle av. J.-C. et d'autre part par les Étrusques au sud, dont l'influence prend principalement effet aux XIXe siècle av. J.-C., VIIIe siècle av. J.-C. et VIIe siècle av. J.-C.[2]

Ethnie et langue[modifier | modifier le code]

La population du domaine Golasecca se distingue par l'acquisition précoce de l'écriture (fin du VIIe siècle av. J.-C.) résultant de l'adaptation de l'alphabet étrusque à une phonétique celtique[9]. Partie intégrante du territoire du peuple celte des Insubres depuis au moins le VIe siècle av. J.-C., le territoire de la culture de Golasecca relève de la Gaule cisalpine après l'établissement des Gaulois en Italie du Nord au début du IVe siècle av. J.-C.

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Au cours du XIXe siècle et début du XXe siècle, la problématique portant sur les origines ethniques du ou des peuple(s) implantés sur le territoire golaseccien est la source de débat et de controverses. Cependant, il se dessine la thèse générale que les Ligures et/ou Celto-ligures constitueraient , en définitive , la base ethnique des peuples s'inscrivant au sein de la zone géographique de la civilisation de Golasecca[2]. En outre, on parvient à déterminer par la suite avec plus d'exactitude une identité ethnique propre à Golasecca; plusieurs indices convergent et posent le postulat que les orobiens ou orobii — ces derniers pouvant être assimilés et/ou apparentés aux Ligures et celto-ligures, à l'instar des insubres et des Lépontiens —. En effet, des sources littéraires et épigraphiques antiques apportent plusieurs indices sur l'établissement et l'implantation des orobiens dans l'Italie centro-septentrionnale (qui couvrirait approximativement l'actuelle Lombardie). De plus, des études archéologiques réalisées au cours du XXe siècle viennent appuyer cet argument, lesquelles assigneraient les orobiens à la culture golasecienne[10],[11]. En revanche, il est établit que cette filiation ethnique n'aurait eu cours qu'à partir du VIIe siècle av. J.-C., les racines des peuples des populations précédemment installées demeurant à priori de type Proto-celtique mais également étrusques[2].

Les trois périodes archéologiques de Golasecca[modifier | modifier le code]

Golasecca I[modifier | modifier le code]

Cette première période fait suite à une période dite de proto-Golasecca (laquelle est elle-même précédée de la culture de Canegrate finissant vers -1200) qui s'étale du début du XIIe siècle av. J.-C. à la fin Xe siècle av. J.-C.[12] Golasecca I se subdivise en trois sous-périodes [13] :

  • Golasecca I A, sous-période archéologique dont les dates exactes sont relativement approximatives et variables selon les spécialistes, à l'instar des autres subdivisions de la culture de Golasecca. En revanche, on peut retenir que celle-ci s'étale du Xe siècle av. J.-C. au VIIIe siècle av. J.-C.[13] ;
  • Golasecca I B, période dont l'étalonnage chronologique s'étend de la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.-C. aux alentours de la première moitié du VIIe siècle av. J.-C.. Factuellement, il s'agit d'une subdivision archéologique essentiellement marquée par une influence étrusque[12];
  • Golasecca I C, subdivision qui prend pied sur les deux derniers tiers du VIIe siècle av. J.-C.. Cette phase est du contexte chronologique d'une première invasion des celtes en Italie du Nord, et voit surgir un changement dans le faciès archéologique golaseccien que l'on peut identifier au travers des découvertes effectuées dans les différentes nécropoles golasecciennes ; on peut ainsi observer une influence halstattienne[12];

Golasecca II[modifier | modifier le code]

L'ensemble de cette phase chronolgique se distingue par des indices très nets et relativement équilibrés sur le faciès archéologique golaseccien des deux influences simultanées étrusques et hallstattiennes[12].

Golasecca III[modifier | modifier le code]

  • Golasecca III A1, période qui débute de -475 av. J.-C., pour se finir vers -440 av. J.-C ;
  • Golasecca III A2, cette dernière s'étendant de -440 av. J.-C. vers -400 av. J.-C ;
  • Golasecca III A3, subdivision archéologique qui clôt l'ensemble de l'ère de la culture de Golasecca, laquelle commençant en -400 av. J.-C. et se prolongeant jusqu'en -375 av. J.-C..

La deuxième invasion celte — et notamment gauloise — au tout début du IVe siècle av. J.-C. (plus précisément vers -375 av. J.-C., marque de manière indubitable le faciès archéologique golaseccien par un apport remarquable de typologie hallstattienne et un déclin notable de l'influence étrusque, en regard du matériel archéologique mis au jour et que l'on peut assigner à la période "golasecca III A3"[14]. En outre, il est notable que la totalité des deux subdivisions Golasecca III A2 et Golasecca III A3 correspondent exactement à la période chronologique de La Tène A[12].

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Conservation muséographique[modifier | modifier le code]

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Musée archéologique de Côme[modifier | modifier le code]

Concernant les pièces, objets et artéfacts relatifs à la mise au jour de la tombe de Ca'Morta, ces derniers sont pour la plupart mis en exposition au "musée archéologique et préhistorique de la ville de Côme Paolo Giovio".

Complexe muséographique du district de Varèse[modifier | modifier le code]

Une bonne partie des découvertes produites par les fouilles effectuées sur le site de Golasecca sont conservées au musée archéologique de Varèse, prenant pied au cœur de l'ensemble de l'édifice municipal de la Villa Mirabello (it) [15].

En outre, le musée archéologique de la sociétà studi patri degli Gallarate (it), localisé dans la ville éponyme de Gallarate, accueille également plusieurs pièces archéologiques golasecciennes mises au jour et notamment une partie de celles retrouvées sur le site de la nécropole de Sesto Calende ; ce musée est installé dans l'édifice de l'église San Giovanni[16].

Enfin, également situé dans le district de Varèse, se trouve le musée archéologique de Golasecca, au sein de l'édifice de l'Antiquirium dans la ville de Golasecca, où est exposée la majeure partie des objets retrouvés sur le site funéraire de Golasecca au cours du XIXe siècle et du début du XXe siècle[17].

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Musée archéologique de Saint-Germain-en-Laye[modifier | modifier le code]

Le musée d'archéologie nationale de Saint-Germain-en Laye possède une collection d'objets provenant de fouilles du XIXe siècle et a organisé, du au , une exposition : Golasecca. Du commerce et des hommes à l’âge du Fer[18].

Musée archéologique de Milan[modifier | modifier le code]

Le musée archéologique de Milan est implanté, pour ce qui est de l'essentiel de la collection conservée, au monastère maggiore di San Maurizio, une annexe abritant le reste de la collection au château des Sforza. Outre les nombreuses reliques antiques attribuées à l'époque romaine, les objets et artéfacts de la nécropole de Trezzo sull'Adda sont conservés au musée de Milan dans leur quasi-totalité[4]. Par ailleurs, sont également exposés quelques éléments du viatique de la tombe du Guerrier de Sesto Calende, notamment des épées, des fibules et des œnochoés, l'ensemble ouvragé en bronze[3].

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Complexe muséographique de Parre[modifier | modifier le code]

La ville de Parre est dotée d'un musée archéologique municipal et d'un parc archéologique ; ces deux sites patrimoniaux abritent l'essentiel des découvertes concernant l'oppidum de Parre[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. culture de Galasecca
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j James Mallory et Douglas Quentin Adams 1997, p. 233-234
  3. a, b et c Raffaele Carlo De Marinis 1992, p. 162-163
  4. a et b Stéphane Verger 2003, p. 597
  5. "L'età del ferro. Dall' oppidum degli Orobi alla formazione della cità sul colle"; par Raffaella Pogiani Keller; http://www.fondazionestoriaeconomicabergamo.it/Tome 2, Volume 3
  6. a, b et c http://www.valsenarianews.info/curiosita/approfondimenti/1402-testimonianze-dell-eta-del-ferro-nel-parco-archeologico-parra-oppidum-degli-orobi; paru le 25 juillet 2014, par Gessica Costanzo
  7. a et b "Celtic culture: Aberdeen breviary of celticism"; par John T. Koch; éditions A.B.C.-CLIO, année 2006; page 831
  8. document universitaire
  9. Christine Lorre et Veronica Cicolani 2009
  10. "Les orobiens"; par Gianluca Vieti; dans le Dictionnaire Historique de la Suisse, éditions Académique Suisse des Sciences Humaines et Sociales, Berne, 2009
  11. http://cultura.comune.como.it/museo-archeologico-paolo-giovio/
  12. a, b, c, d et e Jürgen Uhlich 2007, p. 380
  13. a et b "Celti-liguri e liguri in Italia"; par R.C. De Marinis; dans l'ouvrage "Omnium Terrarum Alumna", éd. Garzanti-Scheiweiller, 1988.
  14. a et b Jürgen Uhlich 2007, p. 381
  15. http://www.csp-va.it/museo-archeologico/
  16. http://www.comune.gallarate.va.it/?q=content/infogen_la-sede-degli-studi-patri_arte-e-cultura
  17. http://www.vareseturismo.altervista.org/musei/museo_golasecca.html
  18. L'exposition sur le site de la Réunion des Musées Nationaux

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corbella, Roberto: Celti : itinerari storici e turistici tra Lombardia, Piemonte, Svizzera, Macchione, Varese c2000; 119 p., ill.; 20 cm; ISBN 88-8340-030-5; EAN: 9788883400308
  • Roberto Corbella, Magia e mistero nella terra dei Celti : Como, Varesotto, Ossola : un percorso esoterico e misterioso ricercando nelle incisioni rupestri la religiosità dei nostri antenati, Varèse, Macchione,‎ , 159 p. (ISBN 978-8-883-40186-2, notice BnF no FRBNF39182053)
  • D'Aversa, Arnaldo: La Valle Padana tra Etruschi, Celti e Romani, (Paideia, Brescia) 1986, 101 p. ill., 21 cm, ISBN 88-394-0381-7
  • Grassi, Maria Teresa: I Celti in Italia, 2nd ed., (series: Biblioteca di Archeologia) (Longanesi, Milan) 1991 154 p., 32 c. di tav., ill. ; 21 cm; ISBN 88-304-1012-8
  • (it) Venceslas Kruta (trad. L. Poppi Kruta), « I celti e il Mediterraneo », Encyclopédie de la Méditerranée, Editoriale Jaca Book, vol. 28,‎ , p. 78 (ISBN 978-8-816-43628-2)
  • (it) Venceslas Kruta, La grande storia dei celti : La nascita, l'affermazione e la decadenza, Newton Compton,‎ , 512 p. (ISBN 978-8-882-89851-9)
  • Kruta, Venceslas & Manfredi, Valerio M.: "I celti d'Italia", Mondadori, 2000 (Collana: Oscar storia), ISBN 88-04-47710-5, ISBN 978-88-04-47710-5
  • Ludwig Pauli, Die Golasecca-Kultur und Mitteleuropa : ein Beitrag zur Geschichte des Handels über die Alpen, Hambourg, H.Buske, coll. « :Hamburger Beiträge zur Archäologie »,‎ , 58 p. (ISBN 3-87118-085-8, notice BnF no FRBNF35241705)
  • Ridgeway, Francesca, in David Ridgway, Francesca Ridgeway, eds. Italy Before the Romans (Academic Press) 1979.
  • Violante, Antonio; introduzione di Venceslas Kruta: I Celti a sud delle Alpi, (Silvana, Milano), 1993 (series: Popoli dell'Italia Antica), 137 p., ill., fot.; 32 cm; ISBN 88-366-0442-0
  • Christine Lorre et Veronica Cicolani, Golasecca (VIIIe-Ve siècle avant J-C) : Du commerce et des hommes à l'Age du fer, Paris, RMN,‎ , 176 p. (ISBN 978-2-711-85675-6, notice BnF no FRBNF42141394).
  • (en) Jürgen Uhlich, « More on the linguistic classification of Lepontic », dans Pierre-Yves LAMBERT, Georges-Jean PINAULT, Gaulois et celtique continental, Genève, Librairie Droz,‎ , 503 p. (ISBN 978-2-600-01337-6, notice BnF no FRBNF42310393), p. 373-411
  • Stéphane Verger, Les élites et leurs facettes: les élites locales dans le monde hellénistique, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal,‎ (ISBN 2-84516-228-6, notice BnF no FRBNF39058588), p. 583/626 : Qui était la Dame de Vix? ; Lire en ligne [1]
  • (it) Raffaele Carlo De Marinis, « Sesto Calende, la seconda tomba di guerriero », dans Italian Iron Age Archéology and Early Iron Age, Milan, éditions Universitaires et académiques de Milan,‎  ; Lire en ligne [2]
  • (en) James Mallory et Douglas Quentin Adams, Encyclopedia of Indo-European Culture, London, Fitzroy Dearborn Publishers,‎ , 875 p. (ISBN 978-1-884-96498-5, notice BnF no FRBNF37540053)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]