Circoncision

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Circoncision effectuée en Asie centrale, (probablement au Turkménistan) 1865-1872.

La circoncision (latin : circumcisio, « couper autour ») désigne, dans sa forme la plus répandue, l’ablation totale ou partielle du prépuce, laissant ainsi le gland du pénis à découvert, parfois qualifiée de mutilation génitale. Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, 661 millions d’hommes de plus de 15 ans seraient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale[1]. La circoncision rituelle a été pratiquée pour des motifs culturels et religieux depuis l'Antiquité, elle est attestée en Égypte antique (grâce à des bas-reliefs et des textes) où elle trouverait son origine, dès le troisième millénaire[2] . Dans le judaïsme, ce rituel est appelé brit milah. Bien que n'étant pas mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée dans l'ensemble du monde musulman, où elle est le plus souvent considérée comme une sunna. Elle est également pratiquée par les membres de l'Église copte orthodoxe et par ceux de l'Église éthiopienne orthodoxe[1].

Certaines populations pratiquent la circoncision sans motifs religieux mais par tradition, cohésion sociale, identité ou encore masculinité[3]. Dans le monde anglo-saxon industrialisé, la circoncision a été promue à tort comme un moyen d'empêcher la masturbation[4], et un moyen d'hygiène et de réduction des risques d’infection. L'affirmation attribuant à la circoncision des bénéfices d'hygiène a depuis été nuancée par la recherche médicale[5], de même que la corrélation entre la circoncision et la masturbation[6]. La pratique de la circoncision s’est accrue dans le monde anglo-saxon au début du XXe siècle jusqu'à devenir une opération de routine sur les nouveau-nés mais, suscitant de vives polémiques, elle y est toutefois en baisse constante depuis la fin du XXe siècle[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15]. Si aucune organisation médicale des pays anglo-saxons ne recommande la circoncision prophylactique (c’est-à-dire comme prévention des maladies) de jeunes enfants[16],[17],[18], leurs avis présentent dans le détail des nuances : l’American Academy of Pediatrics estime que les avantages liés à l'opération l'emportent sur les risques tout en ne recommandant pas la circoncision de routine et en laissant le choix final aux parents[19], quand le Royal Australasian College of Physicians souligne le problème de consentement de l'enfant et le rôle fonctionnel du prépuce[20].
En Europe, la Royal Dutch Medical Association[21], la Swedish Paediatric Society[22], la British Association of Paediatric Urologists[23], la Société suisse de chirurgie pédiatrique[24] et la Société allemande pour la chirurgie de l’enfant[25] ont notamment protesté contre la circoncision non-thérapeutique des enfants, soulignant l'absence de bénéfices médicaux, les risques de complications et les problèmes liés à l'éthique et au droit à l'intégrité physique. Ces différents avis sont le reflet des nombreuses controverses (qu'elles soient médicales, juridiques ou sociétales) liées à la circoncision non-thérapeutique des mineurs.

Lorsqu'elle est effectuée pour des raisons thérapeutiques, principalement comme un des traitements contre les cas graves de phimosis et le paraphimosis, la circoncision est alors appelée « posthectomie »[26] et concerne 10 hommes sur 1 000[27].

Des études du NIH et de l'ANRS réalisées à Orange Farm (Afrique du Sud) en 2005, puis au Kenya et Ouganda en 2006, ont conclu que la circoncision y réduisait de 51 % à 60 % le risque de transmission hétérosexuelle du VIH uniquement de l'homme par la femme[28], dans le cadre de rapports sexuels non protégés par le préservatif. Ces études n'ont pas observé d'effet sur le risque de transmission inverse (de la femme par l'homme), ni le risque de transmission hétérosexuelle par voie anale ni par rapport homosexuel.

Se fondant sur ces études, l'OMS et l'ONUSIDA ont publié en des recommandations pour intégrer la circoncision dans leur programme de mesures de prévention du sida en Afrique subsaharienne dans les zones à haute prévalence, pour les hommes informés et volontaires ainsi que pour les mineurs suffisamment matures pour prendre une décision libre et renseignée, ou avec le consentement de leurs parents s'ils ne sont pas en âge de donner leur assentiment[28]. En outre, ce document indique que « la circoncision ne confère qu’une protection partielle » et qu'il convient de préconiser pour les hommes circoncis « l’utilisation correcte et régulière des préservatifs masculins et féminins, comme pour les hommes non circoncis ». Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH »[29].

Sommaire

Pratique rituelle[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Scène de circoncision gravée dans le mur interne du temple de Khonspekhrod, enceinte de Mout, Karnak, Louxor.

Les plus anciens témoignages attestés de la circoncision remontent à l’Égypte ancienne, les représentations de l’ablation du prépuce sur des dessins rupestres étant sujettes à débats[30],[31],[32]. La circoncision est donc clairement représentée sur des hiéroglyphes de tombeaux égyptiens[33]. La circoncision est mentionnée au Ve siècle av. J.-C. par Hérodote, qui l’évoque dans le second livre de ses Histoires et en attribue la paternité aux Égyptiens mais aussi aux Éthiopiens (nom qui qualifiait les Nubiens du Soudan dans l'Antiquité) et aux habitants de la Colchide. Cette paternité est confirmée par de nombreux vestiges archéologiques, le plus ancien étant une gravure du tombeau d’Ankhmahor (6e dynastie, entre -2300 et -2200), à Saqqarah, qui représente une circoncision pratiquée avec un silex sur un homme debout. Dans l’Antiquité, si la circoncision était pratiquée par les Égyptiens, elle était sévèrement rejetée par les Grecs et les Romains qui estimaient cette pratique dégradante et assimilaient la perte du prépuce à une mutilation[34]. D’ailleurs Alexandre le Grand fit, lors de ses conquêtes, reculer l’incidence de la circoncision.

Hérodote explique la circoncision par une prescription hygiénique[35]. On a dit aussi qu’elle accroissait la vigueur sexuelle et la jouissance du mâle.[réf. nécessaire] Inversement, dans le monde juif, le philosophe Philon d’Alexandrie voyait dans la circoncision une renonciation symbolique aux péchés de la chair et le théologien Maïmonide y voyait une diminution du plaisir souhaitable pour raison morale. Une autre interprétation religieuse fait de ce rite une forme édulcorée de sacrifice : plutôt que d’offrir son corps entier à la divinité qui lui a donné la vie, l’homme lui fait présent d’une petite partie de sa chair[36].

L’interprétation la plus fréquente, dans les civilisations où la circoncision a lieu à la préadolescence, considère la circoncision comme un rite initiatique permettant à l’enfant de passer à l’âge adulte.[réf. nécessaire]

Une autre interprétation doit être trouvée dans les civilisations voulant que l’opération ait lieu immédiatement après la naissance. La Bible a-t-elle simplement cherché là un moyen de perpétuer un rite païen antérieur ? Le rite de la circoncision, à l’instar des interdictions alimentaires et des prescriptions vestimentaires ont pu être des moyens de marquer les communautés religieuses par des signes distinctifs ostensibles[37].[réf. nécessaire]

Religions et appartenance ethnique[modifier | modifier le code]

Judaïsme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Brith milah.
Circoncision juive ou Brit milah.

La religion juive pratique la circoncision le huitième jour de la naissance, sauf avis médical contraire. C’est au père qu’il incombe de préparer la cérémonie, qui se déroule généralement tôt le matin. La circoncision s’appelle en hébreu milah (coupure), mais l’expression complète est Brith milah, Brit signifiant Alliance. En effet, cette circoncision rappelle l’alliance de Dieu avec Abraham et après lui, avec le peuple d’Israël. L’Ancien Testament fait d’Abraham et de sa famille les premiers circoncis ; lorsque Dieu apparaît à Abraham, il lui indique ainsi les termes de son alliance avec lui et sa postérité :

« Et voici mon alliance qui sera observée entre moi et vous, et ta postérité après toi : que tous vos mâles soient circoncis. Vous ferez circoncire la chair de votre prépuce, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous.
Quand ils auront huit jours, tous vos mâles seront circoncis, de génération en génération. »

(Genèse, XVII : 10-12[38]). À noter l'importance du « huitième jour », aussi grande que celle de la circoncision elle-même.

Alors âgé de 99 ans, Abraham se circoncit, impose l’opération à son premier fils Ismaël qui a 13 ans, ainsi qu’à tous les hommes et enfants mâles de sa maison. Il répète ensuite l’opération sur le petit Isaac, âgé de 8 jours. Cette différence d’âge est celle qui se perpétue entre les traditions musulmanes et juives. La circoncision au huitième jour est la coutume identitaire la plus vivace du peuple juif, bien devant le respect du Chabbat ou de la nourriture cachère, comme l’avait compris Spinoza lorsqu’il écrivait :

« Le signe de la circoncision me paraît d’une telle conséquence que je le crois capable d’être à lui tout seul le principe de la conservation du peuple juif. » (Traité théologico-politique, 1670)

La circoncision fut de nombreuses fois interdite par les dirigeants non-juifs. Quand la Judée fut soumise aux successeurs d’Alexandre le Grand, la circoncision fut contestée par les Juifs hellénisés. La querelle tourna à l’affrontement quand le roi Antiochos IV Épiphane voulut soumettre la population à une hellénisation forcée impliquant :

  • l’éphébie (préparation militaire supposant la gymnastique nu à la palestre) ;
  • l’abandon de la circoncision ; on créa donc une opération de restauration du prépuce ; elle était d’autant plus difficile que le seul antiseptique et antidouleur connu était la feuille de saule qui favorise l’hémorragie ;
  • l’adoption de la langue grecque au détriment de l’araméen.

Cette tentative est, selon le Premier livre des Macchabées, une des causes de la révolte des Maccabées qui déboucha sur l’avènement de la dynastie hellénisée des Hasmonéens.

Chez les juifs libéraux américains, il existe un mouvement qui s’oppose à la circoncision : Jews against circumcision[39]. Ce mouvement préconise l’abandon de cette pratique et le remplacement de la Brit milah par une nouvelle cérémonie, la Brit shalom (voir l’article anglais Brit shalom (en)).

Christianisme[modifier | modifier le code]

Circoncision de Jésus, cathédrale de Chartres.

Dans le Nouveau Testament, un seul des quatre évangélistes évoque la circoncision de Jésus, au « huitième jour ». Il s’agit de Luc (II, 21) :

« Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelé du nom de Jésus, nom indiqué par l’ange avant sa conception. »

Le même avait évoqué précédemment (I, 59) la circoncision du futur Jean le Baptiste :

« Et c’est le huitième jour. Ils viennent pour circoncire le petit enfant. Ils l’appellent selon le nom de son père : Zacharie. »

Par ailleurs une lettre de Paul de Tarse fait aussi allusion, dans le cadre d’un développement théologique, à la « circoncision du Christ » (Colossiens II, 11).

Les Églises catholiques[réf. nécessaire] et orthodoxes[Lesquelles ?], loin de nier ou de minimiser la circoncision de Jésus, la célébraient au contraire le 1er janvier, soit sept jours après le 25 décembre, date fixée, par convention, au quatrième siècle pour la célébration de sa naissance. Le 1er janvier était appelé dans l'église romaine : fête de la Circoncision ou la Circoncision[40]. La scène de la Circoncision est fréquemment représentée dans l’art du Moyen Âge. Le Saint Prépuce fut vénéré en tant que relique, que certaines églises affirmaient détenir. l'église grecque conserve le nom de cette fête dans son calendrier à la date du premier janvier ou Fête de la Circoncision de Jésus et fête de Saint Basile ; Fête que célèbre toujours du reste l'église romaine dans son rite extraordinaire ou Tridentin .

La première génération chrétienne fut confrontée à un problème difficile lorsque se convertirent en masse des personnes d’origine non juive. Après un débat animé, les non-juifs furent dispensés de la circoncision par une assemblée tenue à Jérusalem au milieu du premier siècle, traditionnellement appelée « Concile de Jérusalem » (Actes des Apôtres, chapitre XV). Cependant même après cette date persistèrent des tensions à ce sujet, comme on le voit dans les Épîtres de Saint Paul, qui continue à argumenter à l’encontre des chrétiens « judaïsants » : seule est nécessaire la « circoncision du cœur » (Romains 2, 28-29, adapté de Deutéronome 10, 16-17 et 30, 6), ou encore : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu. » (1 Corinthiens, VII, 19), car il n’y a plus « ni juifs, ni païens », mais un seul corps dans le Christ Jésus.

Dans les siècles qui suivirent, les communautés juives chrétiennes, excommuniées par les autorités religieuses pharisiennes au synode de Jamnia (vers 90), se fondirent progressivement dans les autres communautés chrétiennes ou disparurent. Les autorités chrétiennes en vinrent progressivement à proscrire carrément la circoncision, même dans les familles chrétiennes d’origine juive, parce que cette pratique était perçue comme un retour à une communauté qui refuse le christianisme.

Cependant la circoncision est toujours pratiquée par les Églises coptes d’Égypte et d’Éthiopie et par bon nombre de communautés chrétiennes au Liban et au Moyen-Orient, du fait que cette pratique, commune aux populations d’alentour, n'a jamais été perçue comme un reniement du christianisme et un retour au judaïsme.

Depuis le siècle dernier, la pratique de la circoncision n’a pas rencontré d’opposition lorsqu’elle est inspirée par des raisons culturelles et prophylactiques. Par exemple en Amérique du Nord ou en Océanie, dans la population d'origine européenne jusqu'à tout récemment, chez les noirs africains de confessions chrétiennes y compris à l’île de Madagascar[41], en Océanie et en Polynésie française[42], ou même aux Philippines, pays asiatique à majorité catholique et en Corée du Sud où elle est aujourd'hui généralisée (voir ci-après « distribution géographique »). De même, en Polynésie, où l'injure de « taïoro », en Tahitien désigne le non-circoncis.

Iconographie chrétienne[modifier | modifier le code]
Circoncision de Jésus. Miniature tirée d’un missel composé vers 1460. Bibliothèque municipale de Clermont-Ferrand.
Circoncision de Jésus sur le retable des Douze Apôtres de Friedrich Herlin de Nördlingen, 1466. Rothenburg ob der Tauber.

C’est sans doute dans une société qui ne la pratique pas, et qui ne la connaît que de loin, que la circoncision a le plus souvent été représentée, à savoir dans la chrétienté du Moyen Âge et de l’âge classique[43].

En 1730, Juan Interián de Ayala fait remarquer dans son ouvrage Pictor christianus eruditus (« le Peintre chrétien détrompé ») que les représentations chrétiennes de la circoncision de Jésus contiennent parfois des erreurs fondées sur une profonde méconnaissance des usages juifs. Ainsi on dépeint souvent la circoncision opérée par un prêtre dans le Temple, alors que c’était en réalité une affaire réglée dans et par la famille, voire par l’un des deux parents eux-mêmes.

Cependant il faut observer que ces peintres visaient moins la réalité historique (qui n’avait pas d’intérêt pour le monde chrétien) que le sens théologique de cet épisode de la vie de Jésus. Ainsi, quand on voit l’enfant Jésus sous le couteau et sur l’autel, comme une offrande sacrificielle, voire comme un aliment sur une table, c’est que la Circoncision est considérée comme une préfiguration de la Crucifixion et de l’Eucharistie, selon une vue développée par certains Pères de l’Église. C’est la première fois qu’est versé le sang du Christ, destiné à sauver les hommes, et à abreuver leurs âmes.

Dans d’autres cas, il est clair que le peintre songe au baptême, rite d’agrégation qui a remplacé la circoncision dans la sphère chrétienne.

Quelques œuvres où la circoncision est représentée :

Islam[modifier | modifier le code]

Jeunes garçons turcs le jour de leur circoncision.
Köçeks (en) festoyants
Fête de 14 jours à l’occasion de la circoncision des trois fils du sultan Ahmed III (1720). Miniature tirée du Surname-i Vehbi, Topkapi, Istanbul.

Bien que non-mentionnée dans le Coran, la circoncision est pratiquée par la majorité des musulmans qui représentent 68 % des hommes circoncis dans le monde[1]. Les oulémas se divisent en deux opinions au sujet de la circoncision : obligation ou forte recommandation. Elle est mentionnée dans plusieurs hadiths (appelée khitân), mais pas dans le Coran. Par exemple, le hadith 4:575 de Abu Huraira « L’envoyé de Dieu a dit, Abraham se circoncit lui-même à l’âge de 80 ans à l’aide d’une herminette. ». Ailleurs, le prophète de l’islam déclare aux nouveaux convertis « Débarrassez vous des cheveux longs des païens et soyez circoncis[44]. »

Au travers de l’« Alliance offerte par dieu à Abraham », Abraham, Ibrahim en islam, serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. Dans la mesure où Ibrahim est l’un des plus importants prophètes pour les musulmans, cela pourrait expliquer la pratique de la circoncision. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant à avoir été circoncis est Ismaël, le prophète dont la lignée aurait donné les Arabes. Cela explique pourquoi la plupart des enfants sont circoncis lorsqu’ils sont âgés entre 4 et 13 ans. En Iran, elle a lieu le plus souvent le jour même de la naissance. Ailleurs, l’âge où l’enfant est circoncis est très variable, même si le plus souvent sept ans est considéré comme le meilleur âge. L’important est que l’opération ait lieu avant la puberté et les premiers signes d’éveils sexuels. La circoncision en islam pourrait aussi refléter la survivance de rites plus anciens.[réf. nécessaire]

Bouddhisme et confucianisme[modifier | modifier le code]

Les pays asiatiques de tradition bouddhique, confucéenne, shintoïste, etc., ne connaissent pratiquement pas la circoncision en dehors des cas médicaux. Seule la Corée du Sud fait exception à cette règle (voir ci-après « distribution géographique »).

Animisme[modifier | modifier le code]

Circoncis sénégalais, cliché d’Edmond Fortier, photographe et éditeur de cartes postales pour l’AOF à Dakar entre 1900 et 1914.

En Afrique noire (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et une partie de l’Afrique du Sud), la circoncision est extrêmement répandue quelles que soient l’ethnie et la religion. Cependant elle est moins courante dans certains pays d’Afrique australe (Zambie, Zimbabwe, Malawi, Botswana, Swaziland et Lesotho). Elle a subi l’attrait de la modernité et les familles des zones urbaines préfèrent largement la pratiquer, dès les premiers mois après la naissance de leurs enfants mâles, dans les services médicaux équipés à cet effet. Dans les zones rurales la circoncision est souvent effectuée durant la petite enfance par des « circonciseurs » (tradipraticiens). Chez quelques ethnies en Afrique du Sud et de l’Est comme celles des Xhosas en république Sud-Africaine ou celle des Luos au Kenya, elle a conservé son caractère initiatique.

Elle est également pratiquée par plusieurs peuples océaniens où elle est une coutume ancestrale qui existait déjà avant l’arrivée des missionnaires européens. Elle se perpétue encore comme un rite qui garantit l’appartenance à la communauté polynésienne. Elle se pratique entre 12 et 16 ans généralement et elle est célébrée par toute la famille comme étant le passage de l’enfance à l’âge adulte. Toutes les cultures polynésiennes la pratiquent, à l’exception des Māori de Nouvelle-Zélande, qui ont abandonné ce rite d’initiation ancestral, quelques générations après leur arrivée sur cet archipel situé en dehors de la Polynésie tropicale. Par suite de l'augmentation de la couverture hospitalière en Océanie à la fin du XXe siècle, l'opération se pratique principalement dans les hôpitaux sous anesthésie locale ou générale, notamment dans les communautés polynésiennes installées en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, à Hawaii, en Europe et aux États-Unis. Il existe encore des pratiques de circoncision « artisanale » dans certaines familles. Le prépuce est coupé avec une lame de rasoir ou encore un morceau de bambou taillé. L'opération, dite teheraa en Tahitien, est une supra incision : l'incision se fait longitudinalement sur la partie supérieure du prépuce, et il n'y a pas d'ablation de peau[45]. La cérémonie se fait à l’aube sur une plage, le plus souvent durant les vacances scolaires de décembre à février. Un groupe d’adolescents se fait accompagner par leurs oncles maternels et les anciens du village. Après que le maître de circoncision a procédé à l’opération, les jeunes doivent se rendre immédiatement dans l’eau de mer pour se soigner. Les risques d’hémorragies et d’infections sont limités mais existants. Pendant les deux ou trois semaines qui suivent, ce groupe de jeunes hommes se rend chaque jour en fin de journée dans la mer pour un bain thérapeutique. La mer est censée soigner la plaie. Ils sont souvent l’objet de plaisanteries de la part des adultes et des jeunes filles qui les croisent en chemin ou sur la plage. Une fois guéris et fêtés dans leurs familles respectives, ces adolescents reçoivent plus de considération et sont admis dans les cercles des jeunes hommes à marier. Ils peuvent, à partir de leur circoncision, avoir leurs premières aventures[46],[47],[48].

Ethnographie[modifier | modifier le code]

L’irruption de la modernité dans les sociétés traditionnelles colonisées se traduit notamment par la photographie à caractère ou à prétention ethnographique, par exemple en Afrique occidentale française (ci-contre). Dans le cas des communautés juives d’Afrique du Nord, cette fonction ethnographique se double d’une fonction identitaire, par le biais de la carte postale (voir ci-dessus), qui permet à la communauté d’être représentée et de se représenter au sein d’une société ouverte et laïque, pour laquelle elle optera massivement lorsque viendra l’heure du choix.

La circoncision dans le monde anglo-saxon[modifier | modifier le code]

La circoncision se développa à partir de la fin du XIXe siècle dans le monde anglo-saxon (aux États-Unis, au Canada anglophone, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans une moindre mesure au Royaume-Uni) pour des raisons hygiéniques et prophylactiques, mais également pour lutter contre la masturbation qui était alors considérée comme une névrose[49]. D’ailleurs, quand la circoncision fut introduite dans le monde anglo-saxon à la fin du XIXe siècle, la clitoridectomie, c’est-à-dire l’ablation du clitoris fut encouragée par certains scientifiques pour les mêmes raisons que la circoncision, c’est-à-dire lutter contre la masturbation et assurer une meilleure hygiène[50].

Par exemple, à la fin du XIXe siècle, John Harvey Kellogg, médecin et « inventeur des corn flakes », prônait la circoncision sans anesthésie des jeunes garçons et des jeunes filles pour lutter contre la masturbation :

« Un remède presque toujours efficace contre la masturbation chez les jeunes garçons est la circoncision. L’opération doit être faite par un chirurgien sans anesthésie, car la douleur de courte durée pendant cette opération a un effet salutaire sur l’esprit, surtout si elle est associée à l’idée de punition. Pour ce qui est des femmes, l’auteur a découvert que l’application de phénol pur sur le clitoris était un excellent moyen de maîtriser l’excitation anormale[51]. (Les brûlures au phénol sont très douloureuses et longues à guérir.) »

Comme le rappelle ONUSIDA, une fois que la circoncision fut généralisée et banalisée, la raison qui a motivé la poursuite de cette pratique était et reste d’abord une raison sociale, c’est-à-dire se conformer à la norme[3].

Manifestation contre la circoncision néonatale systématique lors la réunion annuelle de l’American Academy of Pediatrics au Washington Convention Center.

En outre, à partir des années 1950, la pratique de la circoncision diminua dans les pays anglo-saxons, son taux passant en dessous de 20 % en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, et à environ 30 % au Canada[7],[8],[9],[10],[11],[15]. Aux États-Unis, après un pic dans les années 1960 et 1970, le taux de circoncision baissa de 64,7 % en 1980 à 56,1 % en 2006, puis à 54,7 % en 2010[12],[52]. Il est noter que le New York Times rapportait en 2010 un taux contesté de circoncision de 32,5 % pour l'année en 2009[13] tandis que certains auteurs remettent en cause les statistiques du centres pour le contrôle et la prévention des maladies, arguant que la prévalence de la pratique se maintiendrait toujours à des niveaux élevées[53].

La réduction de la pratique de la circoncision trouve son origine dans la polémique qui secoue depuis une trentaine d’années les pays anglophones. Laudateurs et contempteurs de la circoncision s’y affrontent. Les premiers affirment qu’il faut systématiquement procéder à l’ablation du prépuce de tous les nouveau-nés mâles (et étendre cette pratique au monde entier), argumentant que la circoncision offre une prophylaxie qui l’emporte sur les risques, qu’elle n’a pas d’effets importants sur la sexualité et qu’elle a un faible taux de complications lorsqu’elle est effectuée par un médecin expérimenté[53]. À l’inverse, les contempteurs (mouvement pour l’intégrité physique) affirment que la circoncision altère le plaisir sexuel, qu’elle est justifiée par des mythes médicaux, qu’elle porte atteinte au droit à l’intégrité physique et qu’elle devrait être effectuée sur des enfants uniquement pour des raisons médicales, laissant le choix à l’adulte de disposer ou non de son prépuce[54]. Le débat est régulièrement soulevé dans les grands quotidiens anglophones, à l'instar par exemple du New York Times[55].

Cette polémique concerne essentiellement le monde anglo-saxon où la circoncision n’a pas d’origine religieuse. Dans le reste du monde à quelques exceptions près. Sous l’influence américaine, la circoncision est aujourd’hui majoritairement pratiquée dans deux pays asiatiques qui ne sont pas musulmans, la Corée du Sud et les Philippines[56] En dehors des circoncisions pour motif religieux, la circoncision est partout minoritaire sauf en Afrique noire non musulmane, en Amérique du Nord, dans certains pays océaniens. Elle n’est pratiquée que de manière thérapeutique, notamment afin de remédier à certaines affections du pénis (voir ci-après « distribution géographique »).

Enfin, en Angleterre la reine Victoria avait fait circoncire ses enfants, notamment le futur roi Édouard VII, sous le prétexte que la famille royale d’Angleterre descendait du roi David, monarque juif. La coutume s’est perpétuée par la suite jusqu'à ce que la princesse Lady Diana (qui était opposée à la circoncision) interrompe cette pratique et refuse que les princes William et Harry soient circoncis[57].

L'acte chirurgical et ses conséquences[modifier | modifier le code]

Circoncision pratiquée dans un hôpital.

La douleur[modifier | modifier le code]

  • Aux États-Unis, selon l’American Academy of Pediatrics (en) en 1999 dans une « Déclaration de politique de circoncision » : il est largement prouvé que les nouveau-nés qui sont circoncis sans analgésique ressentent une douleur et un stress physiologique[58]. Une étude a montré qu'il existe une corrélation entre la circoncision et l'intensité de réponse à la douleur pendant des mois. Tout en reconnaissant qu'il peut y avoir d'autres facteurs que la circoncision pour tenir compte des différents niveaux de réponse à la douleur, les responsables de l'étude ont déclaré qu'ils n'avaient pas trouvé de preuves de tels facteurs. Ils ont donc recommandé d'utiliser des analgésiques pour soulager la douleur de la circoncision[59]. D'autres associations médicales citent également des preuves que la circoncision sans anesthésie est douloureuse[60],[61].
  • En France, selon Michel Cymes, le sujet de la douleur de la circoncision est un sujet si sensible que personne ne s’en occupe[62]. Le docteur Daniel Annequin, spécialiste de la douleur chez l'enfant a, lors d'une conférence à l'Unesco en 2010, fait l’état des lieux de la prise en charge de la douleur de la circoncision chez le nouveau né notamment[63]. On sait, contrairement à ce que l'on pensait il y a quelques décennies, que le nouveau-né ressent la douleur comme l'adulte[64]. Or la circoncision est une opération chirurgicale douloureuse. Dans le cas d'une circoncision pour raison médicale, phimosis notamment, cet acte chirurgical est fait sous anesthésie générale. Ce n'est pas toujours le cas lors d'une circoncision rituelle. Dans ce dernier cas l'anesthésie est locale, à base de pommade EMLA (EMLA est l'acronyme de Eutectic Mixture of Local Anesthetics), or Daniel Annequin a prouvé que cela n'était pas efficace du tout[65]. Le docteur Marcel Klusky, urologue et mohel, quant à lui, déclare « à la lumière de toutes nos observations sur des dizaines et des dizaines d'études sur la douleur de la circoncision, actuellement on doit utiliser ces moyens. Alors évidemment faire des anesthésies générales pour tous ces enfants, ce n'est pas aussi simple que ça car c'est un coût. » Il précise : « je n'ai aucune légitimité pour parler au niveau religieux, mon domaine, c'est la douleur[66]. »
  • L'argument selon lequel la circoncision ne serait pas douloureuse pour le nourrisson car « les terminaisons nerveuses ne seraient pas encore en place » est un « argument qu'avancent les partisans de la circoncision pour justifier la pratique de cette opération à vif ». Pour le Dr Barbara Wildhaber, médecin-chef du service de chirurgie pédiatrique du CHU de Genève[67], « ces explications semblent d'un autre âge », « on sait depuis les années quatre-vingt » que les nourrissons ressentent la douleur. Elle rajoute : « même un prématuré de 24 semaines (six mois de grossesse) ressent la douleur (…) Il m'est arrivé de faire une piqûre anesthésique à des bébés pour une circoncision, ils hurlent, ils se tordent, c'est parfois bouleversant. »
  • en 2011, la SFAR, Société française d’anesthésie et de réanimation, conclut dans un rapport sur la question que « La circoncision est un acte chirurgical à envisager après 3 mois (hors urgence), qui nécessite une bonne prise en charge analgésique pour éviter le risque de mémorisation de la douleur[68]. »

Techniques opératoires[modifier | modifier le code]

La circoncision est appelée « posthectomie » quand il y a une indication médicale. L’acte chirurgical nécessite une hospitalisation de jour (ambulatoire), c’est-à-dire le patient rentre et sort de l’hôpital le même jour. Une anesthésie locale ou générale est pratiquée et le chirurgien peut utiliser différentes techniques afin de supprimer le prépuce (méthode « traditionnelle », Gomco (en), Mogen, PlastiBell (en), forceps, etc.). Les techniques où la peau est écrasée par un clamp (Gomco (en), Mogen, etc.) durant un certain temps ont tendance à laisser un halo plus foncé au niveau de la cicatrice. Dans le cas de la circoncision d’un adulte, une période d’abstinence totale (y compris la masturbation) de quatre à six semaines doit être observée.

Après la circoncision, le gland n'est plus protégé par le prépuce et sa muqueuse, ce qui induit une kératinisation de l’épithélium du gland, ce dernier devenant alors « sec ».

Types de circoncision[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs types de circoncisions. Tout d’abord, l’ablation du prépuce peut être partielle, dans ce cas le gland n’est pas découvert de manière permanente. En outre, si l’ablation est totale, différents types de circoncisions peuvent être esquissés ; ils correspondent à la proportion de peau et de muqueuse du prépuce qui est supprimée et à la situation de la cicatrice sur la hampe du pénis. Ainsi, si beaucoup de tissus sont excisés, la circoncision est serrée (tight en anglais), à l’inverse si une proportion variable de peau est préservée, la circoncision est lâche (loose en anglais). Ensuite, la circoncision est soit basse (low en anglais), soit haute (high en anglais). Quand elle est basse, la cicatrice est proche de la couronne du gland et le chirurgien a enlevé plus de muqueuse que de peau. À l’inverse, quant la circoncision est haute, la cicatrice est située sur la hampe du pénis et le chirurgien a enlevé plus de peau que de muqueuse. Ainsi, en fonction de ces caractéristiques, quatre combinaisons sont possibles. Elles correspondent alors à quatre types de circoncisions. De plus, il est à noter que dans tous les cas, le frein du gland peut être maintenu ou excisé (il peut également se déchirer durant l’intervention).

En France, les circoncisions médicales sont basses et lâches et un reste de frein de quelques millimètres est généralement préservé. La cicatrice y est peu visible, dans la mesure où la peau retombe sur le gland au repos, et il reste suffisamment de peau afin de maintenir une forme de coulissement du pénis. En outre, la majeure partie de la muqueuse du prépuce est enlevée, ce qui prive le pénis d'une zone fortement sensible et érogène[69]. À l’inverse, outre-Atlantique, les circoncisions sont hautes et serrées. Cela peut induire une cicatrice visible et une différence de pigmentation entre la muqueuse, ici conservée, et la peau de la hampe du pénis, d'où un pénis « bicolore ». De plus, quand la circoncision est trop serrée, des douleurs peuvent apparaître lors des érections, les poils du pubis peuvent « remonter » sur la hampe (Hairy shaft en anglais) et la masturbation ne peut se faire sans lubrifiant (voir ci-après complications).

Enfin il existe un dernier type de circoncision, la fente dorsale ou superincision. Cette dernière correspond à une seule incision sur la longueur supérieure du prépuce, exposant le gland sans enlever tous les tissus. C’est une pratique très ancienne, certains auteurs affirment d’ailleurs que la fente dorsale était le type de circoncision pratiqué dans l'Égypte antique[70]. Aujourd’hui, elle est courante chez les peuples autochtones du pacifique, de Hawaï[71] aux Philippines[72].

Effets sur la sexualité[modifier | modifier le code]

Les effets de la circoncision sur la sexualité sont l’objet de nombreux débats et ne font pas consensus au sein de la communauté scientifique. Ainsi une étude menée au Danemark en 2011[73] indique que la circoncision est associée à une difficulté à atteindre l’orgasme, alors qu’une étude conduite en Ouganda en 2009 mentionne l’inverse[74].

Plusieurs études indiquent que la circoncision diminue la sensibilité du pénis[75],[76]. Parmi celles-ci, une étude de l'hôpital universitaire de Gand, conclut que les hommes au pénis intact ont une sensibilité de 0,2 à 0,4 points supérieurs aux hommes dont le pénis est circoncis[76],[77]. Une étude conduite par l'Université McGill et l'Hôpital général juif de Montréal affirme, à l'inverse, que la circoncision ne réduit pas la sensibilité[78],[79].

Plusieurs études concluent que la présence ou l’absence du prépuce n’a aucune incidence sur les fonctions érectiles et éjaculatrices, la circoncision n’influant donc en rien sur les capacités « d’endurance »[80],[81],[82],[83],[84].

Complications[modifier | modifier le code]

Complications immédiates[modifier | modifier le code]

Si l’ablation du prépuce est réalisée par un professionnel de santé compétent, les risques de complications sont faibles, le taux de complications post-opératoires étant de 0,2 % à 2 %[85]. En revanche, si la circoncision est réalisée en dehors de tout environnement médical, les complications sont beaucoup plus fréquentes et peuvent conduire à la perte du pénis ou même à la mort.

Outre les risques liés à tout acte chirurgical (anesthésie et infections nosocomiales), l’American Medical Association rappelle que les complications immédiates les plus fréquentes d’une circoncision sont l’hémorragie et les infections, comme une infection des voies urinaires[86]. En outre, d’autres complications immédiates ont été rapportées : fistule urinaire, chordée (courbure du pénis à ne pas confondre avec la maladie de La Peyronie), apparition de Kystes, lymphœdème, ulcération du gland, nécrose de tout ou partie du pénis, hypospadias, epispadias et phimosis secondaire (si trop de tissus sont enlevés)[87]. Enfin, une minorité de juifs ultra-orthodoxes pratiquent une technique de circoncision dite « Metzitzah b'peh » (succion orale du sang par le mohel afin de « nettoyer » la plaie) qui peut provoquer l’apparition d’herpès néonatal. Par conséquent, des chercheurs de l’Université Ben Gourion du Néguev en Israël demandent à ce que cette technique rituelle soit abandonnée[88].

Complications tardives[modifier | modifier le code]

Exemple d’un pont de peau situé entre le reste du prépuce et la couronne du gland.
Œdème post-opératoire après circoncision partielle.
  • La sténose du méat urinaire se caractérise par un rétrécissement (sténose) de l’ouverture de l’urètre à l’extérieur du méat. C’est une complication tardive courante qui touche les hommes circoncis. En effet, des études ont montré que la circoncision peut potentiellement entrainer un rétrécissement de l’urètre, l’incidence de cette affection touchant suivant les études, 0,9 %[89], 2,8 %[90], 7,29 %[91], 9-10 %[92] et 11 %[93] des hommes circoncis. Dans une de ces études (celle de Van Howe), tous les cas de sténose du méat urinaire concernent uniquement des hommes circoncis[91].
  • Rétention aiguë d’urine[94]
  • Stase veineuse (ralentissement de la circulation sanguine)[95]
  • Développement d’un cancer du pénis sur la cicatrice de circoncision[96],[97]
  • Pénis caché[98],[99]
  • Adhérences[100]
  • Ponts de peau entre le reste du prépuce et la couronne du gland (appelés en anglais skin bridge)
  • Érections douloureuses[101]
  • Saignement ou enflement de la cicatrice de la circoncision
  • Pénis courbé en raison d’une perte inégale de peau
  • Si la circoncision est trop serrée, c’est-à-dire que trop de tissus ont été excisés, la peau entourant la base du pénis peut, lors de l’érection, remonter sur la hampe du pénis, celui-ci paraissant alors « poilu » (hairy shaft en anglais) et plus petit, les testicules remontant considérablement.
  • Des études montrent que la circoncision aggrave les sécheresses vaginales car le prépuce, de par sa fonction mécanique, assure une meilleure « glisse » lors des rapports vaginaux[102],[103].

Décès[modifier | modifier le code]

Une étude effectuée en 2010 indique qu'aux États-Unis 117 garçons décèdent chaque année à la suite de complications liées à leur circoncision[104].

Aspects médicaux[modifier | modifier le code]

Position des organismes de santé[modifier | modifier le code]

  • En novembre 2012, Au congrès d'urologie français, une table ronde tente « d'apporter des réponses aux interrogations des urologues qui peuvent se retrouver dans une situation inconfortable par rapport à la réglementation (...) Les questions qui se posent sont la liberté religieuse, la liberté des parents à élever comme ils veulent leurs enfants, le consentement et le respect de l'intégrité de l'enfant, la réalisation d'un acte chirurgical sans but thérapeutique qui n'est pas dénué de complications : sur les 80 000 circoncisions pratiquées chaque année en France[105], 0,4 % à 2 % en établissements de santé entraîne des complications (hémorragie, infections, problèmes cutanés, etc.) et probablement 35 % à 48 % en dehors[106]. » Dans ce congrès, l'urologue Christian Castagnola explique que la plupart des sociétés savantes s'accordent sur le fait qu'il n'y a aucun fondement médical à la circoncision en dehors des pathologies du prépuce (phimosis, paraphimosis). Son intérêt en matière de prévention des infections sexuellement transmissibles comme le sida n'est pas démontré en dehors des zones de pandémie. Pas d'avantages non plus, sur le plan de l'hygiène ou de la prévention du cancer de la verge[107].
  • En août 2012, l’American Academy of Pediatrics (AAP) a déclaré que les avantages de « la circoncision élective des nouveau-nés mâles l'emporte sur les risques de la procédure » et que « les avantages pour la santé sont suffisants pour justifier l'accès à cette procédure pour les familles qui la choisissent » mais qu'ils « ne sont pas assez grands pour recommander la circoncision de routine pour tous les nouveau-nés de sexe masculin ». Le PAA est d'avis que les parents doivent prendre la décision finale au sujet de la circoncision, après collecte des informations utiles sur les risques et les avantages de la procédure[19],[108]. Cette position de l'AAP a suscité de vives réactions dans la communauté scientifique. Willy Rozenbaum, codécouvreur du virus du sida, s'est dit « étonné » par ce nouvel énoncé : « recommander la circoncision à tout le monde et la prendre en charge par la sécurité sociale ne présenterait pas d’intérêt en France, et dans l’ensemble des pays occidentaux. La circoncision n’apporte un bénéfice coût-efficace que dans des pays où le taux de prévalence du VIH est très élevé, comme en Afrique[109] ». François Desgrandchamps, chef de service d'urologie à l'hôpital Saint-Louis, y voit quant à lui une décision plus politique que médicale : « ce qui sous-tend tout ça est un problème d'argent. L'idée c'est que les pédiatres qui favorisent la circoncision pour des problèmes hygiénistes voient la couverture de cette procédure non prise en charge par les assurances médicales. »[109] Dans la revue Nature, Rowena Hitchcock, présidente de la British Association of Paediatric Urologists, indique être déçue par la politique de l'AAP, car elle recommande une « chirurgie irréversible et mutilante[23] ». Enfin, en mars 2013, trente-huit médecins européens (dont une majorité de scandinaves) ont publié sur commentaire[pas clair] sur les recommandations de l'AAP qui manifesteraient, selon eux, un « biais culturel[110],[111] ».
  • En septembre 2010, le Royal Australasian College of Physicians (en) statuait que : « des soucis d'éthique et de respect des droits humains ont été soulevés concernant la circoncision masculine infantile parce qu'il est reconnu que le prépuce a un rôle fonctionnel, l'opération est non-thérapeutique et l'enfant est incapable de consentir. Après avoir examiné les éléments de preuve actuellement disponibles, le Royal Australasian College of Physicians (en) estime que la fréquence des maladies modifiables par la circoncision, le niveau de protection offert par la circoncision et le taux de complications de la circoncision ne justifient pas la circoncision systématique des nourrissons en Australie et en Nouvelle-Zélande. Toutefois, il est raisonnable pour les parents de peser les avantages et les risques de la circoncision et de prendre la décision ou non de faire circoncire leurs fils. »[20]
  • En juin 2010, dans Non-therapeutic circumcision of male minors, la Royal Dutch Medical Association des Pays-Bas statuait : « Le point de vue officiel de la KNMG et des autres organisations médicales et scientifiques apparentées, est que la circoncision non thérapeutique des mineurs de sexe masculin est une violation des droits de l'enfant à l'autonomie et à l'intégrité physique. Contrairement à la croyance populaire, la circoncision peut entraîner des complications - saignement, infection, rétrécissement de l'urètre et crises d'angoisse sont particulièrement fréquentes. La KNMG appelle donc une politique forte de la dissuasion. La KNMG fait appel à des médecins à participer activement et avec insistance informer les parents qui envisagent la procédure de l'absence de bénéfices médicaux et des risques de complications. »[21]
  • En , dans son Rapport sur la circoncision, le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH » qui souffre d'une « communication confuse », concluant que « la circoncision comme moyen de réduction des risques s’adresse uniquement aux pays à haute prévalence » et qu'elle n'est donc « pas applicable dans les pays du Nord »[29]
  • En , tout en insistant sur la nécessité d'un choix informé sur les risques et les avantages de l’intervention, l'OMS et l'ONUSIDA ont ajouté la circoncision à l'ensemble des mesures de prévention du sida, susceptible, avec la prévention et l'usage du préservatif, d'en réduire le risque de transmission dans les zones qui connaissent une épidémie généralisée du virus (prévalence supérieure à 3 %) et où sa transmission est essentiellement hétérosexuelle[112]. Ces zones étant, à quelques exceptions près, toutes situées en Afrique subsaharienne[113] des programmes de circoncision des hommes comme moyen de réduction des risques y ont été initiés[114]. Dans le reste du monde, et plus particulièrement dans les pays développés, la prévalence de l'infection étant faible et sa transmission concentrée sur certains groupes à risque plus élevé d’exposition, la circoncision comme prévention du sida n'a pas d'efficacité démontrée[115].
  • En juin 2006, la British Medical Association indiquait que « la circoncision à des fins médicales ne devrait être utilisée que lorsque des procédures moins invasives sont soit indisponibles, soit pas aussi efficaces. La BMA s'est spécifiquement abstenue d'émettre une police en ce qui concerne "la circoncision non thérapeutique", indiquant que, en règle générale, elle "croit que les parents devraient avoir le droit de faire des choix sur la meilleure façon de promouvoir les intérêts de leurs enfants, et il est pour la société de décider quelles limites devraient être imposées sur les choix des parents. »[17].
  • En 2004, dans La circoncision : De l’information pour les parents, la Société canadienne de pédiatrie indiquait que « après avoir analysé les données scientifiques pour et contre la circoncision, la SCP ne recommande pas la circoncision systématique des nouveau-nés de sexe masculin. De nombreux pédiatres n’effectuent plus de circoncisions. »[18] Il est à noter que la Société canadienne de pédiatrie se prépare à réviser sa position sur la circoncision, le nouvel énoncé de politique devrait être publié avant la réunion annuelle du groupe pédiatrique en juin. 2013[116],[117]

Hygiène[modifier | modifier le code]

Les hommes circoncis, suivant leur degré de circoncision, ne produisent pas (ou produisent très peu) de smegma (substance également produite par les femmes dans la région vulvaire autour du clitoris). Cependant circoncision et hygiène ne sont pas scientifiquement liées, la Royal Dutch Medical Association rappelant « qu'il n'existe aucune preuve convaincante que la circoncision est utile ou nécessaire sur le plan de la prévention ou de l'hygiène. »[118], de la même manière, l'American Academy of Pediatrics (en) indique dans son rapport de 2005 que si « la circoncision a été suggérée comme un moyen efficace de maintenir l'hygiène du pénis depuis l'époque des dynasties égyptiennes, qu'il y a peu de preuves pour affirmer le lien entre la circoncision et l'hygiène optimale du pénis »[5]. Dans son rapport de 2012, la même association professionnelle de médecin indique que « L'humidité du pénis (...) est considérée comme un marqueur de la mauvaise hygiène du pénis et est plus fréquente chez les hommes non circoncis que chez les hommes circoncis »[119]. Dans un dossier d'information sur la circoncision et la prévention du VIH destiné à l'Afrique subsaharienne, l'OMS indique que « l’hygiène du pénis est plus facile pour les hommes circoncis. Les sécrétions ont tendance à s’accumuler entre le gland et le prépuce, ce qui oblige les hommes non circoncis à décalotter le gland pour nettoyer régulièrement le prépuce »[120].

Phimosis[modifier | modifier le code]

Le phimosis est l’incapacité de rétraction du prépuce derrière le gland. La paraphimosis est l’état où le prépuce est bloqué derrière le gland et ne peut pas revenir à sa position normale à l’état de flaccidité. Ces deux cas sont dus à un anneau prépucial trop petit. La circoncision n’est pas l’unique moyen qui permet de remédier à ces affections, la plastie de Duhamel permet en effet de corriger un phimosis ou une paraphimosis tout en sauvegardant le prépuce (voir plus bas).

La non-rétractabilité du prépuce et l’adhésion du gland au prépuce sont des conditions fréquemment observées chez l’enfant. L’âge auquel le phimosis devient problématique est sujet à caution et son évaluation est à la discrétion du médecin. Certaines études parlent d’une normalité jusqu’à l’âge de 5 ans, d’autres estiment la limite à 10 ans[121], d’autres encore la placent à l’âge des premières relations sexuelles[122]. De fait, le phimosis physiologique se présente lorsque, lors de l’érection, l’enfant éprouve une douleur à cause de l’étroitesse de son prépuce. Seuls 1 % des garçons de 14 ans ne pourraient pas rétracter leur prépuce[123]. À cause de cette variabilité, l’utilisation de la circoncision dans ces cas fait aussi débat. Des phimosis seraient incorrectement diagnostiqués et les circoncisions injustifiées[124]. Certaines études montrent que cette prévalence serait augmentée par les pratiques de décalottage forcé du prépuce des enfants mises en œuvre par des parents ou des médecins.

Lorsque le phimosis de l’adolescent persiste chez l’adulte, il existe pour le corriger des alternatives à la circoncision qui ne requièrent pas de supprimer le prépuce. Elles consistent à élargir son ouverture afin de faciliter sa rétraction derrière le gland, au moyen de la chirurgie (plastie du prépuce) ou de manipulations : expansion progressive des tissus formant l’anneau prépucial lorsque soumis à un étirement modéré et prolongé ou répété. Mis à part ces méthodes manuelles, une autre alternative est la préputioplastie, intervention chirurgicale consistant à pratiquer une ou plusieurs incisions afin de simplement élargir le prépuce.

Infections sexuellement transmissibles[modifier | modifier le code]

Sida[modifier | modifier le code]

La circoncision peut réduire la transmission du VIH chez les populations à haut risque. En Afrique subsaharienne la circoncision réduirait le risque de transmission du virus de 38 % à 66 % sur deux ans, mais uniquement lors des rapports vaginaux et uniquement pour le partenaire masculin[125]. Ainsi, les femmes et les homosexuels ne sont pas concernés par cette protection, et le partenaire masculin n’est que partiellement protégé lors des rapports vaginaux et ne bénéficie d’aucune protection lors des rapports anaux qu’ils soient homosexuels ou hétérosexuels. Par conséquent, tout homme, qu’il soit circoncis ou intact, ne peut se protéger et protéger sa ou son partenaire que grâce à l’utilisation du préservatif. En outre, il est à noter que des études et exemples contradictoires démontrent que dans les zones à haut risque, les hommes circoncis sont plus touchés par le virus du sida[29]. Ainsi, une étude datant de 2007 mais seulement révélée en septembre 2010, indique qu'au Swaziland, 22 % des hommes circoncis sont affectés par l'épidémie contre 20 % d'hommes intacts[126]. De la même manière, le Conseil national du sida rappelait en 2007 qu'au « Cameroun où 93 % de la population est circoncise, la prévalence au VIH chez les hommes circoncis est de 4,1 % contre 1,1 % pour les non-circoncis » et qu'au « Lesotho, où la moitié de la population est circoncise, la prévalence chez les hommes circoncis est de 22,8 % contre 15,2 % pour les non-circoncis »[29].

Cette protection partielle qu'offre la circoncision face au VIH dans les zones à haut risque fut démontrée grâce à des études de populations, son origine restant aujourd'hui inexpliquée. Cependant, plusieurs hypothèses furent avancées[127] : le prépuce est riche en cellules dendritiques, qui joueraient le rôle de récepteur du VIH ; après un rapport sexuel contaminant, le VIH persisterait plus longtemps chez les non-circoncis car la zone entre le pénis et le prépuce reste humide ; chez les circoncis, le gland est kératinisé et épaissi, et pourrait constituer une barrière physique contre le virus.

En , l’OMS et ONUSIDA ont indiqué que la circoncision médicale est une stratégie additionnelle dans la lutte contre l’épidémie de sida dans les zones qui connaissent une épidémie généralisée du virus (prévalence supérieure à 3 %) et où sa transmission est essentiellement hétérosexuelle[112]. Ces zones étant, à quelques exceptions près, toutes situées en Afrique subsaharienne[113], des programmes de circoncision des hommes comme moyen de réduction des risques y ont été initiés[114]. En juillet 2010, l’OMS affichait l’objectif d’étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique[114].

Dans le reste du monde, et plus particulièrement dans les pays développés, la prévalence l'infection étant faible et la transmission du VIH concentrée sur certains groupes à risque plus élevé d’exposition - professionnel(le)s du sexe, consommateurs de drogues injectables, hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes - la circoncision comme prévention du VIH n'a pas d'efficacité démontrée[29], comme le rappelle le professeur Bertran Auvert en juillet 2011 (qui est l'auteur de nombreuses études menées en Afrique du Sud) :

« Non, cela n’a aucun sens [NDLR d'appliquer la circoncision comme moyen de prévention du sida en France ou en Belgique]. La situation est très différente sous nos latitudes. En ce qui concerne les communautés homosexuelles dans nos pays, il n’existe à l’heure actuelle aucune étude sur l’effet protecteur d’une telle intervention. Et en ce qui concerne les couples hétérosexuels, le bénéfice d’une telle mesure par rapport au coût qu’elle engendre (il faudrait circoncire quasi l’ensemble de la population masculine du pays pour réduire quelque peu le risque de transmission du virus) est inimaginable. Ce ne peut donc être en aucun cas une mesure de santé publique chez nous. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et d’Onusida en ce qui concerne cette intervention sont claires. Elles se limitent aux régions du monde où la prévalence de la maladie véhiculée par voie hétérosexuelle est importante. En gros, il s’agit de l’Afrique subsaharienne. »[115].

Le programme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme moyen de réduction des risques en Afrique subsaharienne est l’objet de nombreuses critiques. Tout d’abord, ce type de campagne peut créer un faux sentiment de sécurité[128],[129],[130], puisqu’elle peut laisser faussement croire que la circoncision immunise. Or le risque de contamination n’est pas écarté, mais seulement réduit de 38 % à 66 % uniquement chez le partenaire masculin en Afrique subsaharienne, de 57% à 61% dans le bidonville d'Orange Farm (en) d'Afrique du Sud (étude de l'Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales)[131]. Ainsi, l’OMS rappelle que la circoncision ne protège pas complètement contre l’infection à VIH. Les hommes circoncis peuvent toujours contracter l’infection à VIH et, une fois séropositifs, transmettre le virus à leurs partenaires sexuels[132],[133]. Elle ne doit pas remplacer les autres méthodes de prévention mais venir en complément[134]. Reste que des ONG s’inquiètent du fait que certains hommes nouvellement circoncis ne mettent pas de préservatif car ils s’estiment immunisés[135]. De plus, une étude menée en 2008 affirme que l’utilisation systématique du préservatif serait 95 fois moins couteuse que la circoncision[136].

En outre, le programme de circoncision de l’OMS, du fait qu’il concerne les nouveau-nés et les enfants, est au cœur de la polémique anglo-saxonne relative au droit à l’intégrité physique. Les recommandations de l’OMS se heurtent d’ailleurs aux lois de protection de l’enfance de l’Afrique du Sud et notamment à l’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[137] qui interdit la circoncision des moins de 16 ans sauf pour des raisons médicales ou religieuses. De plus, dans d'autres pays, la circoncision néonatale suscite de nombreuses réticences. Par exemple, une sage-femme rapporte qu’au Zimbabwe, « la plupart des mères estiment que la lutte contre le VIH devrait être limitée aux adultes car elles ne veulent pas qu’on « coupe » leurs bébés[138] ». En outre, il est à noter que l’OMS précise de façon claire que ces programmes de circoncisions doivent obéir aux principes de Droits de l’Homme et que le consentement des adultes comme des enfants doit être obtenu, pour les mineurs insuffisamment mûrs ou nouveau-nés, le consentement des parents est indispensable :

« Les pays veilleront à ce que la circoncision soit pratiquée conformément à l’éthique médicale et aux principes des droits de l’homme. Il faut obtenir le consentement éclairé des intéressés, et garantir la confidentialité et l’absence de coercition. (…) Lorsque la circoncision est pratiquée sur des mineurs (jeunes garçons et adolescents), l’enfant participera à la prise de décision, conformément à l’évolution de ses capacités. Les parents à qui il incombe de donner leur consentement, notamment pour la circoncision des nouveau-nés, recevront suffisamment d’information (…) »[112]

Enfin, le gouvernement du Malawi décida de ne pas suivre les recommandations de l’OMS et de ne pas engager de programmes d’ablation du prépuce des populations masculines, estimant que les preuves scientifiques sont insuffisantes[139]. Mais à la suite de la pression des religieux, et notamment du Père Buleya, le secrétaire général de la conférence épiscopale, qui affirma que « comme une Église, nous sommes contre l'utilisation de préservatifs et nous recommandons la circoncision masculine parce qu'elle est conforme avec les enseignements de l'église »[140], le pays a finalement mis en place des programmes massifs d'ablation du prépuce[141].

Autres IST[modifier | modifier le code]

La circoncision aurait une certaine efficacité pour la prévention des infections à papillomavirus et à herpes simplex virus, mais pas contre la syphilis[142].

Statistiques des cas de cancers[modifier | modifier le code]

Les potentielles conséquences bénéfiques que pourrait avoir la circoncision en matière de cancer du pénis (cancers particulièrement rares dans tous les cas) sont sujettes à débats. Une étude menée par Wallerstein montre que la circoncision n’a aucune influence sur le cancer du pénis, car les risques de développer ce cancer au Japon, en Norvège ou en Suède (des pays développés qui présentent des taux de circoncision parmi les plus bas du monde) sont les mêmes (1 sur 100 000 par an) qu’aux États-Unis (pays développé où la majorité des hommes sont circoncis)[143].

À l’inverse, des statistiques révèlent que les hommes circoncis sont moins touchés par ce type de cancer. Néanmoins, en 1998, l’American Cancer Society déclare que si la probabilité pour les hommes circoncis d’êtres touchés par cette forme de cancer était faible c’était avant tout parce que la circoncision était pratiquée par une des catégories de la population les moins à risque, notamment pour ce qui retourne de l’hygiène intime et les conditions d’accès à l’eau potable[144].

En 2005, la même American Cancer Society mène une nouvelle étude et réaffirme que les circoncis sont moins touchés et que la circoncision est une méthode de prévention efficace[145]. Cette étude a fait l’objet de critique de la part d’autres spécialistes, qui estiment que d’autres facteurs doivent être pris en compte (population pratiquant et ne pratiquant pas la circoncision auraient un taux de risque différent même si on met de côté la circoncision, non prise en compte de l’hygiène intime des sondés)[146].

Restauration du prépuce[modifier | modifier le code]

La restauration du prépuce est le processus d’augmentation de la peau du pénis, par des techniques chirurgicales (on parle alors de reconstruction du prépuce) ou des méthodes non chirurgicales d’expansion, visant à restaurer le prépuce.

Article détaillé : Restauration du prépuce.

Vente et utilisation commerciale de prépuces dans des produits médicaux et cosmétiques[modifier | modifier le code]

Des marques de cosmétiques américaines dont SkinMedica[147],[148] et Allergan[149],[150],[151] achètent et utilisent des prépuces de bébés qui ont été circoncis afin d'en extraire le fibroblaste avec lequel elles fabriquent des crèmes cosmétiques anti-âge[152],[153] et des injections de collagène anti-rides[154]. Aux États-Unis, ces prépuces de nouveau-nés sont vendus à l'industrie biomédicale directement par les hôpitaux qui ont circoncis les bébés[155].

D'autre part, des chercheurs du Fraunhofer Institute à Stuttgart ont mis au point une machine baptisée le « Skin Factory », un équipement de laboratoire qui peut faire pousser en six semaines des morceaux de peau humaine à partir notamment de prépuces de bébés circoncis. L'équipement est encore en test, mais produit déjà 5 000 morceaux de peau par mois, et a déjà été approuvé pour l'utilisation de cette peau pour des besoins de tests, où elle pourrait remplacer les tests sur des animaux[156],[157],[158].

L'exploitation commerciale des prépuces d'enfants circoncis pose un débat éthique. Ainsi, un débat a lieu en Afrique du Sud au sujet des raisons d'une mesure de promotion de la circoncision, où des docteurs et groupes éthiques soupçonnent un but de profit commercial dans cette ablation de tissus génitaux d'enfants[159]. Le forum bioéthique de l'Université du KwaZulu-Natal estime que les prépuces d'enfants circoncis sont la source d'une « industrie de plusieurs millions de dollars », ceux-ci pouvant être utilisés dans « l'industrie cosmétique, la fabrication d'insuline et de peau artificielle »[160].

Distribution géographique[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Selon l’Organisation mondiale de la santé, en 2009, au moins 661 millions d’hommes de plus de 15 ans étaient circoncis, soit environ 30% de la population masculine mondiale de cette tranche d’âge, 68 % de ceux-ci étant d’obédience musulmane[1]. Cependant, son incidence n’est pas répartie de façon homogène dans le monde, elle varie considérablement selon les pays et les continents.

En outre, il est difficile d’établir si la circoncision augmente ou régresse dans le monde car il existe deux tendances contraires. D’une part, la circoncision diminue depuis cinquante ans dans l'ensemble du monde anglo-saxons où elle devient progressivement minoritaire [7],[8],[9],[10],[11],[15], à l'exception des États-Unis où la baisse est moins marquée. Dans les pays émergents tels que le Brésil, la Chine ou l’Inde présentant des taux de circoncision minoritaires (moins de 20 %)[1]. Parallèlement à cette régression, la circoncision pourrait à l’avenir concerner tout le continent africain, si les campagnes massives de circoncision initiées par l’OMS en Afrique subsaharienne aboutissent. Afin de tenter de freiner la progression du VIH, l’organisation internationale veut en effet étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique[114]. Enfin, les différentes statistiques rapportées ci-après sont uniquement celles d’organismes internationaux de santé, tel que l’OMS, ou de société médicales et de scientifiques reconnues, car il existe de nombreux sites internet partisans, c’est-à-dire laudateurs ou contempteurs de la circoncision, qui rapportent des chiffres totalement irréalistes.

En Europe[modifier | modifier le code]

En Europe, à l’exception de certains pays musulmans tel que l’Albanie[1], la circoncision est partout minoritaire. Elle n’est pratiquée que par les communautés juives et musulmanes mais également pour des raisons médicales, uniquement de manière curative, afin de remédier à certaines affections du pénis.

  • En Espagne, 1,8 % des hommes sont circoncis[161].
  • En France, selon un sondage téléphonique effectué en 2008, 14 % des hommes se déclarent circoncis[162].
  • Au Danemark, en 1986, le taux de circoncision était de 1,6 %[163].
  • Au Royaume-Uni, en 2000, 11,7 % des 11-19 ans étaient circoncis, 15,8 % des 16-44 ans et 19,6 % des 40-44 ans[11].
  • En Belgique, le nombre de circoncisions remboursées par l'assurance maladie ainsi que la natalité en général sont en hausse depuis cinq ans. 5 % de ces interventions nécessitent une hospitalisation de plus d'un jour[164]. Selon les statistiques du ministère de la santé, 1 homme sur 3 né dans les 25 dernières années serait circoncis. Selon les données recueillies par La Libre Belgique auprès des hôpitaux wallons et bruxellois, de 80 % à 90 % des circoncisions sont effectuées pour des raisons religieuses ou culturelles[165].

En Asie[modifier | modifier le code]

En Asie, l’incidence de la circoncision est très hétérogène, certains pays ayant une population masculine majoritairement circoncise alors que d’autres présentent des taux de circoncision parmi les plus bas du monde.

  • Dans le reste de l’Asie la circoncision est partout minoritaire. Ainsi, la Chine et le Japon présentent le taux extrêmement bas de moins d’1 % d’hommes circoncis (selon des statistiques du gouvernement irlandais)[166]. En Thaïlande, la circoncision concerne 13,3 % de la population masculine[161].
  • Il existe cependant deux pays asiatiques où, du fait de l’influence des États-Unis[167], la circoncision est devenue majoritaire, la Corée du Sud et les Philippines[1]. En effet, lors de l’occupation américaine (pendant la guerre de Corée pour le premier, et pendant la colonisation américaine (1898-1946) pour le second), la circoncision systématique fut introduite. Elle est ainsi aujourd’hui pratiquée sur la majorité des adolescents, sans raisons médicales ou religieuses. ONUSIDA rappelle d’ailleurs que ce ne sont pas des raisons hygiéniques ou prophylactiques qui motivent la circoncision des adolescents dans ces pays, mais des raisons sociales, c’est-à-dire afin de se conformer à la norme[3]. Ainsi, en Corée du Sud, 61 % des adolescents se font circoncire car ils ont peur d’être l’objet de moqueries[3]. Une étude publiée en 2012 constate toutefois un déclin de la circoncision en Corée du Sud, les auteurs de l'article prédisant que le pays pourrait connaitre dans les années à venir une forte baisse de cette pratique[168]. Aux Philippines, les deux tiers des adolescents font l’objet d’une ablation du prépuce simplement ‘pour éviter de ne pas être circoncis’[3]. Dans ce pays, la pression sociale est tellement forte, qu’un candidat d’une émission de téléréalité qui n’était pas circoncis fut contraint de se faire circoncire, son ablation du prépuce fut alors filmée en direct[169].

En Océanie[modifier | modifier le code]

  • La Nouvelle-Zélande est le pays anglo-saxon qui a connu la plus spectaculaire régression du taux de circoncision. En effet, dans les années 1940, environ 95 % des nouveau-nés étaient circoncis alors qu’en 1991 la circoncision ne concernait que 7 % de ceux-ci[9],[7]. De ce fait, une minorité de néo-zélandais sont aujourd’hui circoncis[1].
  • En Australie, 58,7 % des hommes sont circoncis[8]. Cependant, il est à noter que dans ce pays, la circoncision est depuis 30 ans en constant déclin[7], son incidence variant donc considérablement selon les âges. Par conséquent, si la circoncision concerne la majorité des 50-59 ans (65,68 %), elle est minoritaire chez les 16-19 ans (31,64 %)[8]. La jeune génération est donc à 68,36 % génitalement intacte[8] La circoncision néonatale sans motif médical ou religieux est d’ailleurs interdite dans tous les hôpitaux publics australiens[170]. Ainsi, si cette tendance se confirme, les australiens circoncis seront bientôt largement minoritaires.

En Afrique[modifier | modifier le code]

En 2006, une étude estime que 62 % des hommes africains sont circoncis[171]. Cependant, son incidence varie suivant les régions, les religions et les ethnies.

  • Dans l’Afrique musulmane, les hommes sont majoritairement circoncis[1].
  • En Afrique subsaharienne, le nombre d’hommes circoncis varie considérablement suivant les pays. En Afrique de l'Ouest environ 90 % des hommes adultes sont circoncis quelles que soient les ethnies et les religions, c'est un facteur traditionnel ancré dans la culture[172] . Au Mozambique 56 % des hommes sont circoncis alors qu’au Rwanda ils ne sont que 10 %[173]. De plus, afin de tenter de freiner la progression du VIH, l’OMS veut étendre la circoncision à 80 % des hommes et des nouveau-nés de l’est et du sud de l’Afrique[114]. L’Afrique subsaharienne est ainsi la seule région du monde où la circoncision est recommandée pour des raisons prophylactiques.
  • En Afrique du Sud, une étude indiquait en 2005 que 35 % des hommes sont circoncis[173]. En 2012, une autre étude indiquait que la moitié moitié des sud-africains ont fait l'objet d'une ablation du prépuce.][174] Il faut noter dans ce pays, l'existence de lois de protection de l’enfance et notamment l’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[137] qui interdit la circoncision des moins de 16 ans sauf pour des raisons médicales ou religieuses. La province du Cap-Oriental a d’ailleurs adopté une loi pour réglementer la circoncision traditionnelle qui, souvent effectuée en dehors de tout environnement médical, provoque la mort de nombreux adolescents chaque année[175],[176]. Entre autres dispositions, l’âge minimum de circoncision est de 18 ans. En décembre 2009, le roi zoulou Goodwill Zwelithini a invité tous ses sujets de sexe masculin à se faire circoncire[177] . Le président, Jacob Zuma, encourage également tous ses compatriotes à suivre la procédure[178].

En Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

  • Aux États-Unis, en 2009, selon l’OMS, 79 % des hommes sont circoncis[1] . Après un apogée dans les années 1960 (avec un taux d’environ 80 %), la circoncision néonatale dans les hôpitaux entame une lente et irrégulière régression à partir des années 1970, pour chuter à 56,1 % en 2006. Selon les statistiques de septembre 2011 du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) , les taux de circoncision officiels à la naissance aux États–Unis sont de 56,7 % en 2008 puis de 54,7 % en 2010[52]. Il est à noter que ces chiffres sont contestés tant par les militants qui soutiennent la circoncision que par ceux qui la condamnent. Les premiers affirment en effet que ces taux ne prennent pas en compte les circoncisions tardives dont l'incidence serait d'après eux très élevée[53]. À l'inverse les militants anti circoncision avancent un taux de circoncision contesté de 32,5 % pour l'année en 2009, chiffre rapporté par le New York Times en 2010[13] En outre, contrairement à une idée reçue, aux États-Unis, la circoncision n’est pas pratiquée de manière homogène ; elle varie considérablement suivant les régions (par exemple, en 2006, le taux de circoncision était de 63,6 % dans le Nord-Est et de 33,8 % dans l’Ouest[12]) et selon les groupes ethniques (88 % des hommes blancs, 75 % des afro-américains et 42 % des hispaniques étaient circoncis en 2010 )[179]. Enfin, comme le rappelle ONUSIDA, aux États-Unis, la circoncision n’est pas pratiquée en premier lieu pour des raisons hygiéniques ou prophylactiques (même si celles-ci sont souvent citées par les parents), mais afin de se conformer à une norme sociale. L’American Academy of Pediatrics a émis en 1971, 1975, 1983, 1989 et 1999 des recommandations défavorables à la circoncision systématique[180]. En 2012, l'association de médecins publie un nouveau rapport qui indique que les avantages liés à l'opération l'emportent sur les risques tout en ne recommandant pas la circoncision de routine et en laissant le choix final aux parents[19].
  • Au Canada, en 1999, selon l’American Academy of Pediatrics (en), 48 % des hommes sont circoncis[181]. De plus, la circoncision est à l’instar de tous les pays anglo-saxons en déclin, le taux de circoncision néonatale étant en 2006-2007 de 31,9 %[182]. Enfin son incidence varie considérablement suivant les régions, elle est d’ailleurs plus élevée chez les anglophones que chez les francophones. Ainsi, en 2006-2007, le taux de circoncision néonatale était de 6,8 % en Nouvelle-Écosse, de 43,7 % en Ontario et de 12,3 % au Québec. En mars 2013 une étude conduite auprès de 230 parents dans la province anglophone de Saskatchewan indiquait que 56%, des parents envisageraient de circoncire leurs enfants, dans le cas où le père est circoncis le chiffre grimpe à 82%, et à l'inverse quand le père n'est pas circoncis, le chiffre tombe à 15%[183].
  • Au Mexique, la prévalence de la circoncision serait de 10 % à 31 %[184],[185].

En Amérique centrale et en Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

En Amérique centrale et en Amérique du Sud, la circoncision est très peu fréquente, son incidence étant inférieur à 20 % dans tous les pays[1].

  • Au Brésil, 7,4 % des hommes sont circoncis[161].
  • En Colombie, 6,9 % de la population masculine a fait l’objet d’une circoncision[161].

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Aucun acte chirurgical n’est censé pouvoir être pratiqué sur une personne si elle ne donne son consentement éclairé. Dans le cas d’un mineur, ce sont les parents ou tuteurs qui doivent donner ce consentement, même si les médecins essaient parfois de tenir compte de l’avis de l’enfant s’il est d’âge à le donner. Or, la circoncision se pratique généralement sur des mineurs (souvent même sur des nourrissons), et certains remettent en cause la légitimité des parents à choisir pour l’enfant une modification corporelle irréversible en l’absence de toute nécessité médicale urgente.

Pour les pays autres que la France, il existe un article en anglais plus détaillé : Circumcision and law.

En Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

L’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[137].

  • Interdit la circoncision de l’enfant mâle de moins de 16 ans
    • sauf lorsqu’elle a un but religieux
    • sauf lorsqu’elle est recommandée par un médecin dans un but médical
  • Fait dépendre la circoncision de l’enfant mâle de plus de 16 ans de son consentement sur la méthode prescrite, du respect d’une obligation de conseil, et du respect de la méthode prescrite.
  • Reconnait le droit de tout enfant mâle à refuser la circoncision, compte étant tenu de son âge, de sa maturité et de son stade de développement.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

Le débat a été lancé en 2008, avec la publication d'un article intitulé « Die strafrechtliche Relevanz der Beschneidung von Knaben »[186]. Il y est notamment écrit : « le droit de l'enfant à bénéficier de la protection de l'État contre une atteinte à son corps et à sa santé prime sur l'exercice irresponsable du droit des parents. Si un procureur a connaissance d'une circoncision non nécessaire médicalement, son devoir est d'intervenir[187]. » Une vingtaine de publications compléteront cette analyse[188].

En mai 2012, après un saignement lié à une circoncision hors milieu hospitalier en 2010[189],[190], le tribunal de grande instance de Cologne juge que la circoncision est contraire à l'intérêt de l'enfant et que « le corps d'un enfant était modifié durablement et de manière irréparable par la circoncision », ce qui constitue « une blessure corporelle passible d'une condamnation[191] ». Quelques jours après la publication de ce jugement, l'hôpital juif de Berlin suspend les circoncisions pour motif religieux[192] alors que des organisations musulmanes en appellent au parlement allemand[193]. Le Conseil central des juifs d'Allemagne a vivement réagi estimant qu'il s'agissait d'« une intervention gravissime et sans précédent dans les prérogatives des communautés religieuses »[194]. La Société allemande pour la chirurgie de l’enfant recommande dorénavant aux parents juifs et musulmans d’attendre que celui-ci soit en âge de décider de son éventuelle circoncision[195]. Cette polémique suscite de nombreuses réactions dans le monde[196]. Alors que la chancelière Angela Merkel déclare qu'elle ne veut pas que « l’Allemagne soit le seul pays au monde dans lequel les Juifs ne peuvent pas pratiquer leurs rites »[197], un sondage effectué par le magazine Focus montre que 56 % des Allemands soutiennent l'interdiction de la circoncision, tandis que 35 % se déclarent contre et 10 % sont indécis[198].

Un comité d’éthique (« Deutscher Ethikrat ») a été chargé de conseiller le gouvernement allemand dans l'objectif de légiférer rapidement, mais beaucoup soulignent qu'il n'y a pas urgence, et que tout texte élaboré rapidement finirait devant la Cour constitutionnelle, la problématique se trouvant au confluent de trois droits constitutionnels : la liberté religieuse, le droit des parents d'éduquer leurs enfants et le droit à l'intégrité physique de l'enfant[199],[200].

Fin août 2012, le comité a élaboré un texte de compromis permettant la circoncision si les parents sont correctement informés, s'ils sont tous les deux d'accord, s'il y a un traitement de la douleur et que la circoncision est conduite par un spécialiste. Cependant ce compromis ne satisfait ni l'association professionnelle des pédiatres allemands, son président, le docteur Wolfram Hartmann déplorant que « le droit d'un enfant à son intégrité physique ne compte clairement pas !... C'est un scandale », ni la communauté juive qui n'accepte pas que soit prodigué un traitement de la douleur par anesthésie générale[201]. Avant ce jugement, cette communauté semble cependant déjà ne plus beaucoup pratiquer la circoncision, il y en aurait 100 par an, selon Le Monde[202] pour une communauté d'environ 100 000 à 150 000 membres.

Le 22 août une nouvelle plainte est déposée contre un rabbin de Hof en Bavière[203].

Le rabbin David Meyer[204] déclare le 25 septembre 2012 que « l'interdiction de la circoncision (en Allemagne) est parfaitement conforme à l'esprit et à la lettre de la charte des droits fondamentaux », mais que « le judaïsme ne peut "cautionner" la charte des droits fondamentaux ». Selon lui, « l'absence de choix (est) inhérente à l'existence juive », et il pose comme question rhétorique: « l'Europe peut-elle faire place, en son sein, à une tradition comme la nôtre, basée sur une identité qui n'est pas fondée sur la notion de choix? »[205]

Peu après cette polémique, la Fédération allemande des pédiatres (BVKJ)[206] estime que faire percer les oreilles à son enfant est ”une blessure corporelle et une atteinte à l’intégrité de l’enfant au même titre que la circoncision”. Le président de cette fédération propose de fixer l’âge légal du percement d’oreille à 14 ans. La justice allemande a été saisie du cas d’une fillette de 3 ans, victime de complications après s’être fait percer les oreilles pour son anniversaire. Les parents de l’enfant, qui avaient porté plainte contre le salon de piercing où a été réalisée l’intervention, risquent à leur tour d’être incriminés pour n’avoir pas agi dans l’intérêt de leur fille [207].

Le 25 septembre 2012, un projet de loi sur la circoncision est présenté par un porte-parole du ministère de la justice : « Généralement, la circoncision doit être pratiquée par des médecins. Elle peut aussi être effectuée pendant les six premiers mois du nourrisson par une personne désignée par une communauté religieuse. Ces personnes doivent savoir pratiquer une circoncision aussi bien qu'un médecin. »[208]. Le texte insiste aussi sur la nécessité de «traiter efficacement la douleur» provoquée par l'opération[209]. Le grand rabbin ashkénaze d'Israël, Yona Metzger, a donné son accord pour que des médecins participent à la formation des spécialistes de la circoncision, mais il a refusé toute idée d'anesthésie[210]. Ce projet de loi, autorisant la circoncision mais en l'encadrant fermement [211] est adopté par le cabinet allemand le 11 octobre 2012[212] et est voté par le Bundestag le 12 décembre 2012[213]. Les parents n’ont pas à donner de raison, religieuse ou autre, pour demander à faire circoncire leur fils, si l'opération respecte un cadre médical professionnel. L'acte chirurgical pourra être réalisé par une personne formée et qualifiée, telle qu'un médecin, s'il se conforme à "un traitement adapté et effectif de la douleur". Le texte reconnaît également le droit à une personne désignée par une communauté religieuse, comme un mohel juif, de procéder à ce type d'opération dans les six premiers mois suivant la naissance d'un enfant, si elle se conforme à ces conditions. Par ailleurs, le texte concerne « exclusivement » les jeunes garçons, l’ablation de parties génitales chez les filles reste « interdite » en Allemagne[214]. La détermination de la chancelière Angela Merkel a permis que la loi soit élaborée et votée en seulement quelques mois[215].

En Autriche[modifier | modifier le code]

À la suite de la décision du tribunal de Cologne de 2012 (voir ci dessus) et au débat qui s'en est suivi aussi en Autriche, le gouverneur du Voralberg demande aux hôpitaux de sa province de « suspendre les circoncisions religieuses, jusqu'à clarification de la situation légale en Autriche »[216]. Le 30 juillet 2012, les médecins ont été autorisés à reprendre les circoncisions après des assurances du ministère de la Justice sur la légalité de cette pratique[217].

Aux États-Unis et au Canada[modifier | modifier le code]

Des mouvements pour l’intégrité génitale, parfois désignés du terme générique « intactiviste », qui sont apparus surtout aux États-Unis, considèrent que puisque l’ablation du prépuce induit une perte de fonctions sexuelles, elle nuit au bien-être de l’homme et font valoir que la circoncision génère une souffrance physique et morale réelles chez certaines personnes. Ils estiment donc que le prépuce n’est pas « un bout de peau superflu » dans l’anatomie masculine et que la circoncision constitue une mutilation de tissus sexuels sains et fonctionnels, une véritable violation du droit à l’intégrité corporelle, lorsqu’elle est pratiquée avant l’âge de la majorité.

Des associations contre la circoncision envoyèrent une proposition de loi afin d’interdire la circoncision des mineurs auprès du Congrès des États-Unis qui ne reçut l’aval d’aucun sénateur. « Leur lobbying a contribué toutefois à la suppression du remboursement des circoncisions néonatales dans certains États, notamment sur la côte ouest, ainsi qu’au Canada ». Selon les opposants à la circoncision, celle-ci ne serait justifiable médicalement que s’il n’existait pas de solutions de remplacement moins invasives et si la vie du patient était en jeu[218].

Les militants américains anti-circoncision (dits « intactivistes »), ont soumis aux autorités de la ville de San Francisco dans le courant de l'année 2011 un texte de loi visant à interdire la circoncision avant l'âge de 18 ans. La pétition qui a recueilli plus de 12 000 signatures aurait pu permettre, selon les règles électorales en vigueur en Californie, de faire soumettre à référendum cette proposition devant les électeurs de la ville, lors d'élections qui se sont déroulées le 8 novembre 2011[219] pour ou contre la circoncision. Dans l'éventualité d'adoption du texte, les peines encourues pour non-respect de la loi seraient de 1 000 $ d'amende et jusqu'à un an de prison[220]. Le projet de loi a été mis en suspens, une juge américaine ayant interdit le référendum. Les militants ont eu l'intention de faire appel de la décision[221]. Mais le 3 octobre 2011 le gouverneur de Californie a signé une loi qui empêche désormais l'interdiction de la pratique de la circoncision masculine, à la suite d'une vaste polémique portant sur la liberté religieuse et le libre choix parental[222],[223],[224].

Après l'affaire de la circoncision jugée « mutilante » par un tribunal allemand (jugement de mi-2012 voir section Allemagne), le débat fait rage au Québec [225]

Circoncision chez les juifs orthodoxes new-yorkais[modifier | modifier le code]

Une pratique spécifique à cette communauté, pose de graves problèmes de santé. Cette pratique dénommée metzitzah b’peh en hébreu, consiste pour le mohel à sucer le sang du bébé sur l'incision. Cette pratique correspond à l'ancienne procédure de la circoncision juive tel qu'elle est décrite dans la mishna en 200 avant J.-C. Elle a commencé à être abandonnée par une grandes partie des mohels ashkénazes dans les années 1930, mais elle est conservée par les hassidim[226]. Environ 3 600 enfants sont circoncis ainsi, à New York, par an. Le risque de contracter l'herpès pour l'enfant est d'environ 1 pour 4 000. De 2004 à 2011, 11 infections par l'herpès ont nécessité une hospitalisation, 2 bébés sont morts, au moins 2 autres souffrent d'atteinte cérébrale[227]. Face à ce risque mortel, des docteurs demandent l'interdiction de cette pratique. Les rabbins orthodoxes protestent contre cette restriction de la liberté religieuse. Le département de la santé de la ville adopte une position de compromis en septembre 2012, laissant cette pratique autorisée sous réserve que les deux parents aient donné leur consentement après avoir été mis au courant de la dangerosité de cette pratique[228]. Le maire de New York, Michael Bloomberg, appuie fortement cette restriction. Les rabbins dénoncent la première restriction gouvernementale de la circoncision aux États-Unis, de plus cela arrive concomitamment aux mouvements d'interdiction de la circoncision qui se développent au Danemark et en Allemagne notamment[229]. Des associations juives portent plainte contre la ville pour atteinte aux libertés religieuses[230]. En 2013, cependant, les contaminations par l'Herpes à la suite de circoncisions continuent [231]

Au Conseil de l'Europe[modifier | modifier le code]

  • Le 8 octobre 2013, le Conseil de l'Europe adopte, par 78 voix contre 13 [232], la résolution 1952 invitant les États membres à prendre des mesures contre les « violations de l'intégrité physique des enfants » . Les parlementaires recommandent d'« adopter des dispositions juridiques spécifiques pour que certaines interventions et pratiques ne soient pas réalisées avant qu'un enfant soit en âge d'être consulté »[233].Cette résolution concernent 5 sujets distincts de gravités largement différentes :
    • les mutilations génitales féminines. Dans ce cas l'assemblée invite les états membres
      • à condamner publiquement ces pratiques
      • à adopter la législation les interdisant, y compris si des ressortissantes européennes y ont été soumises dans un pays tiers
    • les interventions médicales à un âge précoce sur les enfants intersexués
    • les piercings, les tatouages
    • les opérations de chirurgie plastique
    • la circoncision des jeunes garçons pour des motifs religieux. Dans ce dernier cas, les parlementaires européens appellent
      • à « définir clairement les conditions médicales, sanitaires et autres à respecter s'agissant des pratiques qui sont aujourd'hui largement répandues dans certaines communautés religieuses, telle que la circoncision, non médicalement justifiée, des jeunes garçons » [234].
  • Les réactions des communautés juives et musulmanes sont vives [235]. Elles dénoncent notamment un supposé amalgame entre circoncision et excision, Cet amalgame est démenti par le conseil de l'Europe [236]. Le président israélien, Shimon Peres, demande l'abrogation de cette résolution à propos de laquelle il rappelle que la circoncision « constitue un élément fondamental du judaïsme et une de nos obligations en tant que juifs »[237].
  • Les partisans de l'abolition de la circoncision déclarent que cette résolution répare une erreur des principaux documents mondiaux concernant les droits de l'homme : "ils (les communautés religieuses )sont même allés plus loin en participant à la suppression de l’article sur l’intégrité physique dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, dans la Convention sur les droits de l’enfant et dans la Convention européenne des droits de l’homme. Les documents internationaux les plus importants ne mentionnent pas le droit à l’intégrité physique pour ne pas heurter les communautés musulmane, juive ou autres. La résolution du Conseil de l’Europe est donc une réparation d’une erreur mondiale" [238]
    • À la suite de cette résolution un débat se profile, notamment en France [239],[240]. Jean-Paul Morley, pasteur de l'Église protestante unie de France, imagine que face au développement des droits des enfants, les juifs et les musulmans seront conduits à organiser des circoncisions symboliques[241].
  • Le 19 mars 2014, dans sa réponse à la résolution 1952[242], le Comité des ministres « tient à souligner que les pratiques mentionnées dans la Résolution 1952 (2013) ne sont aucunement comparables, étant donné que les mutilations génitales féminines sont clairement interdites par le droit international ». Il « note que la protection des enfants contre les risques des opérations et interventions non justifiées médicalement est prévue par des instruments internationaux existants » et donc « estime inutile pour l’instant toute activité normative supplémentaire ». Le Comité des ministres s'est informé « de la situation juridique des États membres en ce qui concerne la circoncision. Les réponses obtenues ont permis de constater que de nombreux pays font particulièrement attention aux conditions dans lesquelles se déroulent de telles interventions afin de limiter tout risque pour la santé et le bien-être de l’enfant. »

En Finlande[modifier | modifier le code]

Le tribunal de Turku a, sur réquisition du ministère public qui considère la circoncision comme toute autre mutilation, condamné une mère musulmane pour la circoncision de son fils sans le consentement du père[243],[244]. Une plainte est en cours contre la pratique de la Brit Mila faite par les rabbins. « Selon les plaignants, cette pratique irait à l’encontre de la loi finlandaise. La petite communauté juive de Finlande est inquiète et cela suscite également quelques craintes et appréhensions dans d’autres communautés de pays européens où l’on craint qu’elle ne fasse effet boule de neige[245] »[246].

Au Danemark[modifier | modifier le code]

Faisant suite au débat en Allemagne de l'été 2012 sur l'interdiction de la circoncision, le débat se prolonge au Danemark. Alors que le débat reste au niveau des services de santé en Norvège, Autriche et Suisse, celui ci s'étend largement dans les médias du Danemark [247].

En France[modifier | modifier le code]

La circoncision rituelle est non autorisée explicitement mais il y a une tolérance de fait[modifier | modifier le code]

La circoncision sur indication médicale est justifiée par la permission de la loi, comme toute atteinte exceptionnelle au corps humain. Le droit a toutefois à connaître des suites dommageables d’une telle intervention. Quant à la circoncision rituelle, sans être autorisée expressément, elle n’est pas non plus interdite, comme faisant partie du libre exercice de pratiques religieuses.

En principe, comme toute atteinte non médicalement justifiée à l’intégrité physique d’une personne, elle tombe sous le coup de l’article 222-1[248] du code pénal. Dans la pratique, cet article est utilisé pour condamner ceux qui se sont livrés à des excisions[249]. de même, la circoncision est une atteinte corporelle volontaire et donc théoriquement condamnable sur le plan pénal, mais aucune plainte ne semble jusqu'à présent avoir été déposée [202] . S’agissant des enfants, un article du code civil pourrait être évoqué : l’article 16-1[250]. Ce principe de l’inviolabilité du corps humain recevant application tant au civil qu’au pénal n’étant pas respecté lors de la circoncision sur mineur, cela devrait entraîner des sanctions. Là, non plus, cet article n’a jamais été utilisé car contraire finalement au droit garanti à chacun d'exercer librement sa religion en application d'un principe supérieur d'ordre constitutionnel (hiérarchie des normes de droit), les parents étant en outre investis de l'autorité parentale et donc du droit de choisir pour l'enfant son éducation et sa religion .

D’après Isabelle Corpart, maître de conférences en droit privé à l’université de Haute-Alsace :

« Force est de constater que les autorités législatives, judiciaires ou exécutives sont réticentes à prendre des mesures visant à interdire cette atteinte à l’intégrité physique. Plusieurs raisons peuvent sans doute être invoquées. La première tient aux obstacles d’ordre matériel qu’il y aurait à combattre des pratiques largement diffusées. La seconde à la difficulté de déterminer quelles sont les personnes qu’il convient de poursuivre pénalement. Enfin, la condamnation de la circoncision rituelle renverrait les familles dans la clandestinité, avec tous les risques que cela génèrerait pour l’enfant. Le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien[251] ? »

« Mutilation » ou non, la circoncision et les débats qu'elle soulève touchent aussi à la question sensible, et nouvelle, de l'équilibre entre le droit des parents et le droit des enfants. Prudent, le Conseil d'État, en 2004, a estimé que « cette pratique religieuse dépourvue de tout fondement légal » était « néanmoins admise ». Une approche qui, jusqu'à présent, a satisfait les croyants[252].

En octobre 2012, Manuel Valls, ministre français de l'Intérieur déclare au magazine Information juive : « La France, république laïque s'est dotée d'un système juridique clair qui garantit le libre exercice des libertés religieuses. Il est donc hors de question de revenir [...] sur les pratiques traditionnelles. Je l'ai dit, je le répète : les Juifs de France peuvent [...] procéder à la circoncision. Le débat sur « la remise en cause » de la circoncision relève de la méconnaissance la plus totale de ce que sont l'identité et la culture juive. une telle remise en cause est idiote et indigne[253],[254]. »

Le CRIF relève avec inquiétude cette montée mondiale des critiques vis-à-vis des pratiques cultuelles juives comme l'abattage rituel et la circoncision[255].

Risques juridiques pour les médecins pratiquant la circoncision rituelle[modifier | modifier le code]

  • La circoncision à visée thérapeutique n’est pas interdite. Selon l’arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence du 23 avril 1990, confirmé par l’arrêt du 30 mai 1991 de la chambre criminelle de la Cour de cassation, dans les cas autorisés par la loi. Le chirurgien qui pratique une intervention chirurgicale dans l’exercice normal de sa profession jouit d’une immunité légale, dans la mesure où son intervention est justifiée par un intérêt thérapeutique[256]. La circoncision non thérapeutique ne rentre pas explicitement dans cette catégorie, il n’existe pas encore de jurisprudence bien définie sur ce point, mais, à ce jour, des médecins n’ont jamais été blâmés pour avoir pratiqué une circoncision rituelle à la condition cependant, qu’ils aient demandé explicitement l’autorisation des deux parents. N'avoir que l’autorisation d’un seul est sanctionné[257].
  • En outre, comme dans tout acte médical, le médecin est tenu d’informer les parents de l’enfant de toutes les suites, notamment du caractère irréversible de l’intervention. Même le médecin agréé par les autorités religieuses pour pratiquer en qualité de mohel des actes de circoncision rituelle peut être jugé responsable des dommages causés à l’enfant[258].
  • lors du congres d'urologie de novembre 2012, Christine Grapin-Dagorno, chirurgien pédiatre, (hôpital Armand trousseau, AP-HP, Paris), réaffirme que la pratique bénéficie d' « une grande tolérance « La circoncision ne peut recevoir de qualification pénale car, d'une part, elle a reçu la permission de la loi du fait de la coutume, l'une des sources du droit, d'autre part elle n'a jamais été remise en cause par les tribunaux français ».
  • Cette tolérance s'exprime notamment à travers le rapport du Conseil d'État paru en 2004. Il y est indiqué que la circoncision rituelle constitue une pratique religieuse, dépourvue de tout fondement, mais néanmoins « admise ». Le Conseil d'État a, dans un arrêt de 1997, également considéré la pratique comme un acte de soins, évitant ainsi d'éventuelles poursuites pénales à l'encontre de l'hôpital Joseph Imbert de Arles, à la suite d'un accident d'anesthésie, qui a provoqué la mort d'un garçon de cinq ans, opéré pour une circoncision rituelle [259].
  • En dehors de ces cas, les problèmes, pour les médecins sont plus d’ordre éthique que judiciaire. Si l’on s’en tient à l’article 41 du code de déontologie, un médecin ne devrait pas pratiquer une telle intervention puisqu’elle porte atteinte à l’intégrité physique. « Or, on le sait, nombre de circoncisions sont pratiquées dans le secret des cabinets médicaux ou dans des services hospitaliers, avec l’accord des parents et dans les règles de l’art. Et cela sans qu’elles fassent l’objet de poursuites pénales », reconnaissait le Dr Bertrand Leriche[260]. Le praticien reste libre de refuser un acte non thérapeutique.

Risques juridiques pour les parents[modifier | modifier le code]

Trois origines de plaintes peuvent être enregistrées :

  • l’État peut porter plainte, si les parents ou un tiers non médecin, comme un rabbin ou un imam, a pratiqué la circoncision. Si la circoncision est reconnue comme acte médical, le motif de la plainte consiste alors en exercice illégal de la médecine.
  • l’enfant peut porter plainte, si, adulte, il estime que cet acte irréversible a porté atteinte à son libre arbitre.
  • un des parents peut porter plainte contre l’autre parent s’il estime que la circoncision a été effectuée contre son gré.
Plainte pour exercice illégal de la médecine[modifier | modifier le code]

Les actes religieux comme la circoncision n’ont aucune valeur thérapeutique. : « Les tribunaux se refusent donc à poursuivre pour exercice illégal de la médecine les empiriques qui font usage de moyens de cure dont le seul bon sens doit montrer l’inefficacité *Jura vigilantibus, non dormientibus prosunt* (Les droits profitent aux éveillés, non aux endormis)[261],[262] »

Si, donc en théorie, ce genre de plainte est possible, dans la pratique, Florence Meilhac, avocate ayant plaidé ce type de cause, déclare : « Il y a tolérance coutumière du droit français en raison du fait religieux. On n’a jamais vu un rabbin, un parent ou un pratiquant musulman être traîné devant des juges pour avoir pratiqué une circoncision[263] ». Mais en 2010, en cas de risque létal pour le bébé, la jurisprudence pourrait évoluer à la suite d'un procès[264] en cours à Lille. Il s’agit d’une circoncision rituelle pratiquée par un Syrien ayant des diplômes médicaux étrangers mais non inscrit au Conseil de l’Ordre. Cette circoncision a mal tourné sur un bébé de 15 jours qui a dû être hospitalisé. Le CHU sauve de justesse le bébé[265]. Les débats montrent bien le flou dans la jurisprudence actuelle. Le président du tribunal condamne : « En France, la circoncision est un acte médical et uniquement dans un cadre thérapeutique. La loi ne prévoit pas que la circoncision puisse être pratiquée pour d’autres raisons, y compris religieuses. On ne peut que constater une espèce de tolérance »[266]. À l’opposé, le procureur requiert la relaxe évoquant une « pratique coutumière non assimilable à un acte médical ». Le prévenu est alors relaxé, mais le supérieur du procureur fait appel de ladite relaxe. La Cour d’appel de Douai confirme la relaxe le 15 juin 2010, la famille du bébé, espère dorénavant convaincre le procureur général de se pourvoir en cassation.

Plainte pour atteinte au libre arbitre[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, des parents ont subi des plaintes de leurs enfants, devenus adultes[267],[268],[269]. Ces enfants reprochent à leurs parents de ne pas avoir respecté leur libre arbitre et demandent réparation. Ils obtiennent en général gain de cause. Les parents devant alors payer une forte amende permettant à l’enfant de réaliser une très onéreuse opération de chirurgie esthétique : la restauration du prépuce. Le coût de cette opération est telle que cela expliquerait la chute du taux de circoncision de 90 % à 60 % dans les années 2000 puis dans les quatre dernières années passé de 56 % à 33 % [270]. En France, même si ce type de plainte est possible[271],[272], aucun cas n’est encore recensé. En Angleterre, un procès est cependant en cours et pourrait faire jurisprudence : « A test-case being brought by a 20-year-old man circumcised as a baby could, if successful, open the floodgates to claimants »[273].

Plainte pour exercice exclusif de l'autorité parentale[modifier | modifier le code]
  • Si la circoncision rituelle est une pratique tolérée en France, elle est assimilée à un « acte grave » par plusieurs jurisprudences, ce qui implique de recueillir impérativement le consentement des deux parents [259].
  • Lors de la préparation de la loi Kouchner de 2002 « relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé », la commission nationale des accidents médicaux a conclu qu'« il n'est pas possible d'exclure du champ d'application de la loi les actes médicaux sans finalité thérapeutique directe, qu'il s'agisse de chirurgie esthétique ou d'actes médicaux à finalité cultuelle »
  • Depuis la mise en application de cette loi, l'autorité parentale est conjointe. Alors que la circoncision à visée thérapeutique est considérée comme un acte usuel, exigeant le consentement d'un seul titulaire de l'autorité parentale, la circoncision rituelle est qualifiée d' « acte grave » par la jurisprudence, qui ne peut être envisagée qu'après le consentement écrit des deux parents. Un père ou une mère isolée ne peuvent par conséquent exiger un tel acte.
  • De fait, « le médecin qui s'est contenté du consentement d'un seul parent pour procéder sur enfant mineur à une circoncision à des fins rituelles a agi avec une légèreté blâmable », ce qui implique une possible condamnation. De même « le parent qui fait circoncire son enfant à l'insu de l'autre peut se voir retirer son droit de visite et d'hébergement » [259].
  • Plusieurs jurisprudences rapportent ainsi depuis quelques années des condamnations de parents ayant pris seuls la décision de l'opération.
    • Dans un jugement d’avril 2005, par exemple, l’argument d’un père était que puisqu’il avait fait circoncire l’aîné de ses enfants, il pouvait faire de même avec le plus jeune, sans l’autorisation de la mère. Cet argument a été rejeté[274].
    • De même, un père soutenait que la mère catholique avait donné son consentement tacite à la circoncision en acceptant de vivre avec un musulman dont elle ne pouvait ignorer les traditions. La cour, puis la cour d’appel, ont rejeté ces arguments en précisant que la réciproque est vraie et que lui-même ne pouvait ignorer que la circoncision n’existe pas dans la religion catholique et qu’en France la femme est l’égale de l’homme. La cour relève « qu’il est inexact que la pratique soit courante en France » et aussi qu’en France « l’opinion majoritaire est défavorable à la circoncision »[275].
    • Le juge peut estimer que le fait de confier les jeunes enfants à leur père est préjudiciable à leurs intérêts, dès lors qu’il leur a imposé la circoncision[276] et il peut refuser à ce dernier tout droit de visite[277].

Débat sur l'éventuelle prise en charge par la sécurité sociale de la circoncision[modifier | modifier le code]

En principe, la circoncision rituelle n’est pas remboursée et donc ne coûte rien à la sécurité sociale. Dans les faits, la situation est plus complexe :

  • En cas de diagnostic de phimosis, la circoncision est prise en charge par l’assurance maladie sous le titre posthectomie. Lorsque son indication est rituelle la circoncision n’est pas prise en charge par l’assurance maladie. Elle revient entre 500 et 1 000 euros à la famille. Compte tenu de cet état de fait, nombre de circoncisions rituelles sont effectuées sous couvert d’une indication médicale car les familles ont tendance à beaucoup insister auprès du médecin voire à ne pas décalotter l’enfant pour qu’il développe un vrai phimosis impliquant la prise en charge par l’assurance maladie ce qui s’assimile à des détournements et des fraudes à l’assurance maladie. Cette fraude semble massive : 40 % des posthectomies sont pratiquées en Île-de-France. 77 % sur les régions : Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Languedoc-Roussillon. Comme il n’y a aucune raison que les phimosis soient plus nombreux qu’ailleurs, seule la fraude explique ces disparités géographiques[278].
  • Pour éviter ces frais, les circoncisions rituelles sont alors généralement effectuées hors des hôpitaux pour un coût bien moindre de 150 €[279] mais ils entraînent[280] un taux important de complications[281] : hémorragies, surinfections, plaies et mutilations du gland qui sont elles nécessairement prises en charge par la sécurité sociale et générant un surcoût pour l’assurance maladie.
  • La prise en charge initiale de toutes les circoncisions est estimée à 9 millions d’euros par an[282]. In fine cela pourrait se traduire par une diminution des coûts pour la sécurité sociale.
Roselyne Bachelot lui répond que « Le champ de l’assurance maladie défini par l’article L. 321-1 du code de la sécurité sociale couvre les soins nécessaires au maintien ou au rétablissement de l’état de santé des personnes. » et que « la circoncision rituelle pour motifs religieux n’entre pas dans ce cadre, de même que les actes médicaux pratiqués pour d’autres motifs personnels, esthétiques ou de confort »[284], « J’en appelle les médecins à leurs responsabilités. Il s’agit clairement d’une fraude à la Sécurité sociale quand c’est pour une indication religieuse qu’on se met sous le couvert d’une indication médicale », a insisté la ministre.
Face au tollé provoqué par sa question, Valérie Boyer fait savoir après coup[285] « qu’il n’a jamais été question d’une prise en charge totale par l’assurance maladie bien au contraire et en aucune façon dans notre pays laïc cela serait admissible. La volonté de Valérie Boyer est de révéler cette fraude inacceptable à l’assurance maladie et au principe de laïcité, et d’essayer qu’on y mette un terme. »

En Israël[modifier | modifier le code]

La circoncision doit être effectuée sur chaque bébé garçon juif "quand l’un des parents l’exige" [286].

Or, en 2013, une jeune femme, en instance de divorce, estime qu’on ne peut pas la forcer à «mutiler» son enfant. Elle est condamnée à payer 500 shekels (100 euros) par jour tant que cet acte rituel juif ne sera pas exécuté [287].

En Suède[modifier | modifier le code]

  • La Suède, par une loi entrée en vigueur le , autorise la circoncision avec les restrictions suivantes :
    • Un garçon de moins de deux mois peut être circoncis par un non médecin, pourvu qu’il ait obtenu une autorisation du Service de Santé.
    • Aucun enfant ne pourra être circoncis sans une analgésie délivrée par un médecin ou une infirmière en exercice.
  • Cette loi a été adoptée par le Parlement avec une majorité de 249 voix pour, 20 abstentions, et en l’absence de 70 députés. Aucune voix ne s’est élevée contre le projet, et 10 députés auraient souhaité une loi plus restrictive.
  • Le Conseil de la communauté juive de Stockholm désapprouve cette loi la jugeant trop restrictive[288].
  • En 2012, le débat n'est pas clos : la circoncision reste autorisée, mais avec les restrictions de la loi de 2001. L'association des pédiatres suédois recommande l'interdiction de l'opération. À Stockholm ou à Göteborg, deux chirurgiens sur trois refusent de circoncire [289].

En Suisse[modifier | modifier le code]

  • En Suisse, moins de 20 % de la population est circoncise. Cette opération se fait à l’hôpital, les médecins considérant qu'elle est douloureuse, elle se pratique sous anesthésie générale sauf pour la communauté juive qui la refuse. Son coût est d'environ 1 000 Francs suisses, non pris en charge par l'assurance maladie[290].
  • Quelques jours après le jugement du tribunal de Cologne en Allemagne (voir ci-dessus), la controverse sur la circoncision touche la Suisse[291]. L'hôpital de l'enfance à Zurich décide le 20 juillet 2012 de suspendre provisoirement les circoncisions sur les enfants incapables de discernement[292]. À l'opposé, le CHU de Lausanne continue car des médecins redoutent le risque sanitaire provoqué par le développement des circoncisions clandestines[293]. Ce débat sur la circoncision pose plus généralement, la question de la religion à l'hôpital[294].
  • Le 17 août, l'hôpital de Zurich annonce reprendre les opérations au cas par cas, en tenant compte « du bien de l’enfant » et en exigeant l’accord écrit des deux parents[295].

Intactivisme[modifier | modifier le code]

Des organisations se développent en faveur du droit à l'intégrité physique de l'enfant. Elles revendiquent le droit de tous les êtres humains à un corps "intact" et parlent notamment de "droit à l'intégrité génitale", s'opposant ainsi à la circoncision non-thérapeutique sur une personne n'étant pas apte à consentir ainsi qu'à toutes les formes de mutilations sexuelles féminines et plus généralement toutes les violations du droit à l'intégrité physique.

Ces mouvements se regroupent sous la bannière "Intactiviste" (contraction des mots intact et activiste).

Les premiers ont été créés aux Etats-unis, pays où la circoncision était et reste encore très répandue, et se sont ensuite étendus au reste du monde.

  • Aux Etats-Unis, la première association à voir le jour est "NOCIRC", fondée en 1985 par Marilyn Milos. L'un des principaux mouvements aujourd'hui est Intact America (en), fondé en 2008 par Georganne Chapin.
  • En France, la première association à voir le jour est "l'Association contre la Mutilation des Enfants", créée en 1989[296], et dont le Docteur Gérard Zwang est le Président d'honneur. Un mouvement plus récent est "Droit au Corps". Il est fondé en mai 2011 par Nicolas Maubert et est soutenu par plusieurs professionnels du monde scientifique et juridique[297]. D'après le docteur Christian Castagnola, chirurgien urologue et responsable du comité d’éthique et de déontologie de l’Association française d’urologie, "Le site [de l’association] est bien structuré mais des vérités [scientifiques] côtoient parfois des interprétations."[298].
  • En Allemagne, Guy Sinden fonde en 2009 "beschneidung-von-jungen".
  • Au Québec, "Stop Circoncision" est fondé en 2013 par Martin Côté.
  • Au Canada, Glen Callender lance "CAN-FAP" en 2010.
  • Au Danemark, "Intact Denmark" est fondé en 2013 par Lena Nyhus.
  • En Israël , Ronit Tamir a fondé l'association "Kahal" au début des années 2000 afin de soutenir les parents désirant garder leur fils intact. D'autres mouvements existent, notamment "Gonnen" et "Ben Shalem".

Perspectives psychanalytiques et conséquences psychologiques de la circoncision[modifier | modifier le code]

Il convient de rester prudent quand il s’agit d’évaluer les conséquences psychologiques de la circoncision. Cette question touche au vécu et au ressenti individuel et ne saurait souffrir de généralisations :

  • certains hommes circoncis considèrent leur état comme tout à fait normal ;
  • d’autres sujets peuvent ne pas l’accepter ou s’en sentir diminués.

Il faut également distinguer le traumatisme que peut causer l’opération elle-même d’un mal-être que peut éventuellement entraîner l’état d’être circoncis. A. S. Neill envisage le cas où elle serait vécue comme une castration symbolique (Retour à Summerhill, Payot).

Wilhelm Reich considère que la règle de la circoncision, une des croyances les plus sacrées des Juifs, montre clairement que les organes génitaux sont considérés comme la source de la malveillance (Le meurtre du Christ, page 138)

Controverses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Controverses sur la circoncision.

Différents débats et oppositions se sont manifestés par rapport à la circoncision.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m (en)Male circumcision Global trends and determinants of prevalence, safety and acceptability[PDF], Document de l’OMS, publié en 2009.
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  3. a, b, c, d et e Circoncision masculine : contexte, critères et culture, document de ONUSIDA, publié le 26 février 2007.
  4. California Health Care Institute, From ritual to science, The medical transformation of circumcision in America, par David L. Gollaher [1]
  5. a et b « Circumcision has been suggested as an effective method of maintaining penile hygiene since the time of the Egyptian dynasties, but there is little evidence to affirm the association between circumcision status and optimal penile hygiene. » "Circumcision policy statement. American Academy of Pediatrics. Task Force on Circumcision" Pediatrics mars 1999;103(3):686–93. http://pediatrics.aappublications.org/cgi/content/abstract/103/3/686
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  7. a, b, c, d et e Le Royal Australasian College of Physicians indique que « In Australia, circumcision peaked at 85% prevalence in the 1950s and has declined since to between 10 and 20%. » et que « In Australia and New Zealand, the circumcision rate has fallen in recent years and it is estimated that currently 10-20% of newborn male infants are circumcised. » "Circumcision Of Infant Males", septembre 2010.
  8. a, b, c, d, e et f (en) Richters J, Smith AMA, de Visser RO et al. « Circumcision in Australia: prevalence and effects on sexual health » Int J STD AIDS 2006;17:547–54.
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  11. a, b, c et d (en)Dave SS, Johnson AM, Fenton KA et al. « Male circumcision in Britain: findings from a national probability sample survey » Sex Trans Infect. 2003;79:499-500.
  12. a, b et c (en) National Hospital Discharge Survey, Circumcision Trends, by U.S.region 1980-2006.
  13. a, b et c Le taux de circoncision en 2009 aux États-Unis aurait chuté à 32,5 %. Ce chiffre a été présenté en juillet 2010 à la International AIDS Conference de Vienne par un chercheur américain travaillant pour l’État (« a federal health researcher »). Contactée par une journaliste du New York Times, la porte-parole des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies n'a pas confirmé le chiffre. Cependant, elle a indiqué qu'il existe une diminution du taux de circoncision en une décennie (« What we can tell you is that male infant circumcision rates have declined somewhat in this decade ») (en)U.S. Circumcision Rates on the Decline, New York Times, publié le 16 août 2010.
  14. « Circoncision : en Californie, l'avenir du prépuce en question »
  15. a, b et c « By the closing decades of the 20th century, it had generally fallen out of favour except in cases of medical or religious necessity. » in « circumcision », Encyclopædia Britannica Ultimate Reference Suite 2010.
  16. « Virtually all current policy statements from specialty societies and medical organizations do not recommend routine neonatal circoncision. » (en) « Report 10 of the Council on Scientific Affairs (I-99):Neonatal Circumcision », 1999 AMA Interim Meeting: Summaries and Recommendations of Council on Scientific Affairs Reports, American Medical Association,‎ December 1999 (consulté le 13 juin 2006), p. 17.
  17. a et b (en) Medical Ethics Committee, « The law and ethics of male circumcision - guidance for doctors », British Medical Association,‎ novembre 2007 : « The British Medical Association's position (June 2006) was that male circumcision for medical purposes should only be used where less invasive procedures are either unavailable or not as effective. The BMA specifically refrained from issuing a policy regarding “non-therapeutic circumcision,” stating that as a general rule, it “believes that parents should be entitled to make choices about how best to promote their children’s interests, and it is for society to decide what limits should be imposed on parental choices. »
  18. a et b (en) « La circoncision : De l’information pour les parents », Société canadienne de pédiatrie.,‎ 2004
  19. a, b et c (en) New York Times Benefits of Circumcision Are Said to Outweigh Risks
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  21. a et b (en) « Non-therapeutic circumcision of male minors (2010) », KNMG,‎ 12 juin 2010 : « The official viewpoint of KNMG and other related medical/scientific organisations is that non-therapeutic circumcision of male minors is a violation of children’s rights to autonomy and physical integrity. Contrary to popular belief, circumcision can cause complications – bleeding, infection, urethral stricture and panic attacks are particularly common. KNMG is therefore urging a strong policy of deterrence. KNMG is calling upon doctors to actively and insistently inform parents who are considering the procedure of the absence of medical benefits and the danger of complications. »
  22. (en)Swedish docs in circumcision protest
  23. a et b (en)« Rowena Hitchcock, president of the British Association of Paediatric Urologists, says that she is disappointed with the AAP policy because it recommends an “irreversible, mutilating surgery”. She says that her organization is considering a review of its current policy, which recommends circumcision for infants who are at severe risk of urinary tract infections, because the evidence of medical benefit is not definitive. » « Doctors back circumcision » Nature 28 août 2012
  24. Le Temps, 7 juillet 2012 « La circoncision reste une opération risquée »
  25. Voir sur le site lequotidiendumedecin.fr.
  26. Association Française d'Urologie "POSTHECTOMIE"
  27. Société canadienne de pédiatrie
  28. a et b « Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes » [PDF], consultation technique de l’OMS et de l’ONUSIDA
  29. a, b, c, d et e Le Conseil national du sida français estime que la circoncision est « une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH » qui souffre d'une « communication confuse », concluant que « la circoncision comme moyen de réduction des risques s’adresse uniquement aux pays à haute prévalence » et qu'elle n'est donc « pas applicable dans les pays du Nord » Rapport sur la circoncision : une modalité discutable de réduction des risques de transmission du VIH, 24 mai 2007
  30. (en) F.M. Hodges, « The ideal prepuce in ancient Greece and Rome: male genital aesthetics and their relation to lipodermos, circumcision, foreskin restoration, and the kynodesme. », The Bulletin of the History of Medicine, vol. 75, no 3,‎ Fall 2001, p. 375–405 (PMID 11568485, DOI 10.1353/bhm.2001.0119).
  31. (en) P. Wrana, « Historical review: Circumcision », Archives of Pediatrics, vol. 56,‎ 1939, p. 385–392 cité dans Joseph Zoske, « Male Circumcision: A Gender Perspective », The Journal of Men’s Studies (en), vol. 6, no 2,‎ Winter 1998, p. 189–208 (lire en ligne).
  32. (en) David L. Gollaher, Circumcision: a history of the world’s most controversial surgery, New York, NY, Basic Books,‎ février 2000 (ISBN 978-0-465-04397-2, LCCN 99040015), p. 53–72.
  33. (en) Wrana, P. (1939) « Historical review: Circumcision » Archives of Pediatrics 56: 385–392, cité par : Zoske, Joseph (Winter 1998) « Male Circumcision: A Gender Perspective » Journal of Men’s Studies 6(2): 189–208.
  34. (en) F.M. Hodges, « The ideal prepuce in ancient Greece and Rome: male genital aesthetics and their relation to lipodermos, circumcision, foreskin restoration, and the kynodesme », The Bulletin of the History of Medicine, vol. 75, no 3,‎ Fall 2001, p. 375–405 (PMID 11568485, DOI 10.1353/bhm.2001.0119).
  35. Hérodote, Histoire, vol. II,37 (lire en ligne)
  36. La circoncision, Mohel Brit Milah.
  37. Cela est délicat en ce qui concerne la verge, si ce n’est de supposer que les gens soient nus.
  38. Français et hébreu sur Sefarim.
  39. (en) Site web du mouvement.
  40. ATILF - Dictionnaires d’autrefois : La fête de la Circoncision, ou simplement La Circoncision, Le jour où l’on célèbre la circoncision de Jésus. La circoncision est le premier jour de l’année.
  41. Voir « cette page » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-12.
  42. un pays d’outre-mer à majorité chrétienne (mais où la répartition des confessions est de type « américain »), la super incision ou supercision est également généralisée dans tous les milieux à dominante autochtone, pratiquants ou non. Elle y est considérée comme le pilier de l’identité masculine et l’état de non circoncision fournit, pour les hommes, les premières insultes contre les éléments allochtones.
  43. Galeries d’images mises en ligne par l’l’Institut de recherche et d’histoire des textes et par le diocèse de Nanterre.
  44. Chapitre 3, 4e partie « Al-amr bi al-Ma‘ruf », in Islam de John A. Williams, 1962.
  45. La transgression verbale en Océanie: le cas du tahitien et du nengone, Polynésie française et Nouvelle-Calédonie, par Alexandre Juster
  46. Le blog de la circoncision en Polynésie
  47. ONUSIDA
  48. « Circoncision, le sacrifice du prépuce » SexandThink
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  181. (en) « American Academy of Pediatrics: circumcision policy statement », Pediatrics, vol. 103, no 3,‎ 1999, p. 686–693 (PMID 10049981, DOI 10.1542/peds.103.3.686, lire en ligne).
  182. (en) « Data Tables - The Maternity Experiences Survey (MES) 2006-2007 Canadian Maternity Experiences Survey », Public Health Agency of Canada, p. 267
  183. http://www.bullfax.com/?q=node-more-half-canadians-would-consider-circumcising-their-s
  184. http://cebp.aacrjournals.org/content/15/2/405
  185. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16492939
  186. Strafrecht zwischen System und Telos, Tubingue, Mohr Siebeck, 2008, p. 669-709.
  187. Voir sur saphirnews.com.
  188. Liste des articles sur le sujet.
  189. Landgericht de Cologne, 7 mai 2012, Wa. 151 Ns 169/11.
  190. Voir lemonde.fr du 26 juin 2012.
  191. « Allemagne : la circoncision religieuse interdite ? », sur TF1 News,‎ 27 juin 2012
  192. « L'hôpital juif de Berlin suspend les circoncisions pour motif religieux », sur le CRIF,‎ 3 juillet 2012
  193. « Jugement anti-circoncision : les musulmans d’Allemagne en appellent au Parlement », sur La Croix,‎ 4 juillet 2012
  194. Voir lapresse.ca du 26 juin 2012.
  195. Voir sur lequotidiendumedecin.fr.
  196. Voir notamment :
  197. « Circoncision : Merkel craint que l'Allemagne ne passe pour une "nation de guignols" », sur Libération,‎ 16 juillet 2012
  198. Voir sur BBC.
  199. Recommandations pour la circoncision sur le site du comité d'éthique allemand (ethikrat.org), communiqué de presse du 23 août 2012
  200. « Allemagne : la circoncision, une sacrée polémique », L'Express, 8 septembre 2012.
  201. Le Monde le 23/08/2012.
  202. a et b Le Monde, le 9 septembre 2012
  203. 20minutes le 22 août 2012
  204. Rabbin à Bruxelles et professeur de littérature rabbinique à l'Université grégorienne pontificale de Rome
  205. le Monde le 25 septembre 2012
  206. Information venant du Frankfurter Sonnstagzeitung
  207. Courrier international le 24 octobre 2012
  208. « Projet préliminaire donnant un cadre légal à la circoncision en Allemagne »,‎ 27 septembre 2012
  209. 20 minutes.ch 4 octobre 2012
  210. Le monde 9 septembre 2012
  211. Deutsche Welle le 10 octobre 2012
  212. « L’Allemagne adopte un projet de loi encadrant la circoncision religieuse », sur La Croix,‎ 11 octobre 2012
  213. « Les députés allemands adoptent une loi autorisant la circoncision », sur Le Monde,‎ 12 décembre 2012
  214. La croix le 11 octobre 2012
  215. Loi sur la circoncision en Allemagne, site du CRIF, 14/12/2012
  216. [4]
  217. [5]
  218. (en) Genital Inegrity, Neil Peterson, juin 2004, studentsforgenitalintegrity.org.
  219. http://jssnews.com/2011/06/24/musulmans-et-juifs-unis-pour-soutenir-la-circoncision-a-san-francisco/
  220. http://www.juritravail.com/Actualite/arbitrage-reglement-conflits/Id/8318 Maitre Sabine Sultan décrit ici sur quelles bases juridiques vont se porter les débats
  221. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/29/97001-20110729FILWWW00344-usa-debat-sur-la-circoncision-a-sf.php
  222. http://stopcircban.com/
  223. http://www.catholic-sf.org/news_select.php?newsid=22&id=58608ion
  224. http://edition.cnn.com/2011/10/02/health/california-circumcision-law/index.html
  225. La Vie 8 octobre 2012
  226. [6]
  227. New York Times 14 septembre 2009
  228. NorthJersey.com le 12 octobre 2012
  229. New York Times le 13 septembre 2012
  230. CNN le 13 octobre 2012
  231. CNN le 7 avril 2013
  232. Résolution du conseil de l'europe
  233. « Circoncision religieuse : Israël condamne une résolution du Conseil de l'Europe », sur Le Monde,‎ 4 octobre 2013
  234. Rapport de la Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable sur Le droit des enfants à l’intégrité physique
  235. La croix le 6 octobre 2013
  236. le ministre israélien des affaires étrangères a estimé qu’elle ne fait qu’alimenter «les tendances racistes et haineuses en Europe». Et d’ajouter que «toute comparaison de cette tradition avec la pratique barbare et condamnable de la mutilation génitale féminine relève au mieux d'une ignorance profonde et au pire de la diffamation et de la haine anti-religieuse».En réponse à cette déclaration, Mme Rupprecht a affirmé que les députés européens ont effectivement évoqué différentes catégories de violations de l'intégrité physique des enfants et aucun amalgame n'a été fait !
  237. Circoncision: Shimon Peres critique le Conseil de l'Europe, NouvelObs, 8 octobre 2013
  238. La Libre Belgique
  239. France Inter 22/10/2013
  240. Rue89 le 26/09/2013 circoncision les antis s'installent discrètement en France
  241. Ouest france
  242. « Le droit des enfants à l’intégrité physique », sur le site du Conseil de l'Europe,‎ 17 avril 2014
  243. (en) Helsingin Sanomat - International Edition - Home.
  244. « février 2007 - La France en Finlande » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29.
  245. Les Finlandais n’acceptent plus les rituels juifs !, JSS News, publié le 10 janvier 2010.
  246. Association Hasmodia
  247. [7]
  248. article 222-1.
  249. Cass. Crim., 20 août 1983.
  250. Art. 16-1 du code civil chacun a droit au respect de son corps.
  251. La Circoncision, Isabelle Corpart, maître de conférences en droit privé à l’université de Haute-Alsace, Centre de documentation multimédia en droit médical, droit.univ-paris5.fr, mis à jour le 26 octobre 2004. Consulté le 2 octobre 2010.
  252. Le Monde le 15 septembre 2012
  253. Information juive, n°326, octobre 2012, page 8
  254. extrait de l'interview précédente disponible sur le site du consistoire
  255. CRIF novembre 2013
  256. Droit médical : étude sur « Les violences volontaires à l’occasion de l’activité médicale » (3e partie). Notons toutefois que celle-ci ne mentionne pas explicitement le terme « circoncision » pas plus que d’autres mais traite bien des actes relatifs à la sphère génitale en général.
  257. Jurisprudence :
    • TGI Paris, 6 novembre 1973
    « La circoncision est qualifiée d’acte usuel de l’autorité parentale »
    • CA Paris, 29 septembre 2000
    « Refus de qualification d’acte usuel.
    La responsabilité d’un père doit être retenue dès lors qu’il est établi qu’il a profité de l’exercice de son droit d’hébergement pour prendre la grave décision de faire procéder, à des fins rituelles, à la circoncision de l’enfant du couple, sans avoir recueilli l’assentiment de la mère et alors que cet acte chirurgical ne s’imposait pas d’après les certificats médicaux versés au dossier.
    Doit être retenue la responsabilité du médecin qui, s’étant contenté du consentement d’un seul parent pour procéder sur l’enfant mineur une circoncision à des fins rituelles, a agi avec une légèreté blâmable. »
    • Cour d’appel de Rennes, Chambre 6 ; 4 avril 2005, no 04/04000
    « Il ressort des dispositions des articles 372 et 373-2-1 du Code Civil, que les père et mère exercent en commun l’autorité parentale, sauf décision judiciaire confiant l’exercice de l’autorité parentale à l’un des parents si l’intérêt de l’enfant le commande. En l’espèce, la mère est déboutée de sa demande d’exercice exclusif de l’autorité parentale au seul motif que le père a fait circoncire l’aîné des enfants et envisage de procéder de même avec le plus jeune. L’exercice en commun de autorité parentale permettra à la mère de refuser qu’une telle intervention soit pratiquée, dès lors que la circoncision n’est pas un acte usuel au sens de l’article 372-2 du Code civil, mais un acte important et unique dans la vie de l’enfant nécessitant l’accord des deux parents. »
  258. Responsabilité du médecin pour nécrose irréversible de la plus grande partie de la verge, due selon l’expert à un défaut de surveillance des suites de l’intervention.
  259. a, b et c [8]
  260. Dr Bertrand Leriche conseiller ordinal, dans le Bulletin de l’Ordre no 8 d’octobre 2005.
  261. [PDF]Jura vigilantibus non dormientibus prosunt - Les droits profitent aux éveillés, non aux endormis
  262. Le défi magique Par Jean-Baptiste Martin,François Laplantine,Massimo Introvigne sur books.google.fr
  263. Circoncision : tergiversations judiciaires autour de la mise en danger d’un bébé, La Voix du Nord, publié le 16 juin 2010. Consulté le 3 octobre 2010.
  264. « La circoncision tourne mal », sur www.nordeclair.fr (consulté le 9 octobre 2010).
  265. « À une demi-heure près, il était mort », rappelle Abderrahmane Hammouch, l’avocat des parents.
  266. « La circoncision est-elle illégale ? », sur www.lavoixdunord.fr (consulté le 10 octobre 2010).
  267. (en) « Should Circumcision be for Adults Only? » [PDF], sur www.mgmbill.org (consulté le 10 octobre 2010).
  268. (en) « Circumcision Attempt - Father sentenced to three years », sur /www.cirp.org (consulté le 10 octobre 2010).
  269. (en) « Jury Awards $2.3 Million for Botched Circumcision », sur www.law.com (consulté le 10 octobre 2010).
  270. (en) Dans cet article, il est cependant décrit que les principaux facteurs qui expliquent cette chute rapide sont surtout les publications des pédiatres américains affirmant que les données actuelles ne sont pas suffisantes pour recommander la circoncision néonatale avec pour conséquence l’abandon du remboursement de cette opération par de plus en plus d’États.
  271. par maître Caroline Gonzalez sur ame.enfant.org.free.fr.
  272. Thèse de doctorat de maître Caroline Gonzalez, Circoncision et excision des mineurs de la politique criminelle à la prévention sociale [PDF] sur enfant.ovh.org.
  273. (en) Ritual circumcisions ‘illegal’ sur www.mirror.co.uk.
  274. * Cour d’appel de Rennes, Chambre 6 ; 4 avril 2005, no 04/04000
    « Il ressort des dispositions des articles 372 et 373-2-1 du Code civil, que les père et mère exercent en commun l’autorité parentale, sauf décision judiciaire confiant l’exercice de l’autorité parentale à l’un des parents si l’intérêt de l’enfant le commande. En l’espèce, la mère est déboutée de sa demande d’exercice exclusif de l’autorité parentale au seul motif que le père a fait circoncire l’aîné des enfants et envisage de procéder de même avec le plus jeune. L’exercice en commun de l'autorité parentale permettra à la mère de refuser qu’une telle intervention soit pratiquée, dès lors que la circoncision n’est pas un acte usuel au sens de l’article 372-2 du Code civil, mais un acte important et unique dans la vie de l’enfant nécessitant l’accord des deux parents. »
  275. Circoncision masculine, circoncision féminine: débat religieux, médical… Par Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Linda Weil-Curiel sur books.google.fr
  276. Le père a profité de son droit d’hébergement pour faire pratiquer la circoncision, à l’insu de la mère.
  277. Cass. Civ. 1, 24 octobre 2000 - Bull. civ., I, no 262.
  278. [PDF]« la circoncision rituelle peut-elle être pratiquée dans un hôpital public ? », sur enfant.ovh.org (consulté le 10 octobre 2010).
  279. « La circoncision bientôt remboursée par la Sécurité sociale ? », sur www.islamenfrance.fr (consulté le 10 octobre 2010).
  280. « Prise en charge par la sécurité sociale », sur questions.assemblee-nationale.fr (consulté le 10 octobre 2010).
  281. « Les complications de la circoncision », sur www.circoncision.info (consulté le 10 octobre 2010).
  282. Congrès annuel de 2006 de l’association française des urologues.
  283. Question écrite no 30856 de Mme Valérie Boyer (UMP - Bouches-du-Rhône), Assemblée nationale, modifié le 18 mai 2010.
  284. « Pas question de rembourser la circoncision » pour raison religieuse, 7sur7.be, publié le 19 août 2009.
  285. « Circoncision « rituelle » : Halte à la manipulation politique - Valérie Boyer et l’UMP n’ont jamais souhaité rembourser la circoncision « rituelle » au contraire » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-29, par Julien Ravier, collaborateur parlementaire de Mme Valérie Boyer, députée de la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, publié le 17 février 2009 sur le blog de La Droite libre.
  286. Selon le tribunal rabbinique de Netanya
  287. DirectMatin le 27/11/2013
  288. Communiqué du Conseil de la Communauté juive de Stockholm, traduction .
  289. [9]
  290. Le matin.ch 27 juillet 2012
  291. La controverse sur la circoncision débarque en Suisse, Le Courrier, 14 juillet 2012
  292. L'Hôpital de l'enfance à Zurich suspend les circoncisions, RTS Info, 20 juillet 2012
  293. La décision zurichoise fait des émules, 20 minutes online, 20 juillet 2012
  294. Le matin.ch 28 juillet 2012
  295. [10]
  296. Sparadrap.org, carnet d'adresses
  297. Site de Droit au corps
  298. Rue89 le 26 septembre 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]