Nécropole de Monterozzi

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Nécropoles étrusques de Cerveteri et de Tarquinia *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Tombe des Léopards
Tombe des Léopards
Coordonnées 42° 14′ 21″ nord, 11° 47′ 26″ est
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Subdivision Tarquinia, Latium
Type Culturel
Critères (i) (iii) (iv)
Superficie 21 ha
Zone tampon 5 786 ha
Numéro
d’identification
1158
Zone géographique Europe **
Année d’inscription 2004 (28e session)

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Nécropoles étrusques de Cerveteri et de Tarquinia

Géolocalisation sur la carte : Latium

(Voir situation sur carte : Latium)
Nécropoles étrusques de Cerveteri et de Tarquinia
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
Champ d'urnes anciennes et cabanes d'accès aux tombes du site
Entrée de la Tombe de la Fustigation par la cabane de surface et son panneau explicatif.
Détail de la tombe des Léopards
Escalier d'accès d'une des tombes

La nécropole de Monterozzi (en italien : Necropoli dei Monterozzi) est une nécropole étrusque proche de la ville de Tarquinia en Italie. Elle a été inscrite à la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'UNESCO en 2004[1] avec celle de Banditaccia.

Description[modifier | modifier le code]

Le site contient 6 000 tombes creusées dans la roche dont sont connues 200 tombes peintes (soit 3 %, dont 50 visitables), dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle av. J.-C.

Ce sont, en grande partie, des tombes a camera (voûte à deux pentes et poutre faîtière simulée en terracotta peinte, ne comportant qu'une seule chambre pour un couple[1]).

La qualité des fresques donne des informations sur les rites étrusques mais aussi sur la peinture grecque, presque complètement disparue dans le monde[1].

La plupart de ces tombes ont été découvertes et fouillées au XVIIIe siècle après avoir été en grande partie pillées et dégradées par les tombaroli.

Les dernières fouilles du XIXe siècle remontent à 1894 et il faut attendre 1958 pour qu'elles reprennent avec l'invention du périscope Nistri mis en œuvre par la fondation Carlo Maurilio Lerici, ingénieur milanais, permettant de contrôler la présence de fresques avant d'engager les travaux[2].

Depuis de petits édifices individuels équipent une vingtaine de tombes et permettent, de parvenir, par un escalier descendant dans le sol, jusqu'à une porte vitrée et blindée pour admirer les tombes peintes (vides de tout mobilier funéraire).

Si le site permet d'admirer les fresques in situ, dans leurs tombes, les objets qu'elles contenaient sont conservés localement, en partie au Musée archéologique national de Tarquinia, ainsi que certaines fresques remarquables détachées et transférées dans des reconstitutions de tombes (Tombe du Navire, Tombe du Triclinium, des Biges, des Léopards, des Olympiades).

Les peintures[modifier | modifier le code]

Les peintures des tombes de Tarquinia témoignent d'une relation étroite avec l'art grec et l'on suppose même que dans certaines tombes, les fresques ont été conçues par des artistes grecs en adaptant le goût, la couleur, les coutumes aux traditions du peuple étrusque. Par conséquent, en dépit de l'influence grecque, les thèmes des peintures ne sont généralement pas grecs, La Tombe des Taureaux est le seul tombeau dont le thème de la peinture est un thème grec.

Liste des principales tombes[modifier | modifier le code]

Parmi les autres tombes, certaines font l'objet d'études particulières, comme la 5859 :

  • Enrico Capellini, Brunetto Chiarelli, Luca Sineo... « Étude biomoléculaire de restes humains de la tombe 5859 de la nécropole de Monterozzi » in Journal of archaeological science, Amsterdam : Elsevier Science, 2004, vol. 31 / 5,p.  603-612 (ISSN 0305-4403)[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. C. M. Lerici, Prospezioni archeologiche a Tarquinia, La necropoli delle tombe dipinte, Milan, 1959.
  • H. Hencken, Tarquinia, Villanovians and early Etruscans, Cambridge (Mass.), 1968.
  • Les Tombeaux de Corneto de Stendhal (Corneto est le nom au XIXe siècle de Tarquinia, l'ancienne Tarquinii)
  • Melissa Della Casa et Thierry Lejars, « La nécropole celto-étrusque de Monterenzio Vecchia : pratiques alimentaires et consommation cérémonielle », dans Melissa Della Casa, Thierry Lejars, Elena Maini, Venturino Naldi et Daniele Vitali, Monterenzio (prov. de Bologne), vol. 122.1, Rome, Publications de l'École française de Rome, (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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