Nécropole du Crucifix du Tuf

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La nécropole au pied des fortifications de la ville.
Nécropole du Crucifix du Tuf.JPG
« inscription parlante » avec le nom du mort (« Je suis de... »)
Nécropole du Crucifix du Tuf 2.JPG

La nécropole du Crucifix du Tuf (italien : necropoli del Crocifisso del Tufo) connue aussi comme la Città dei Morti (« La ville des Morts ») est une nécropole étrusque datant du VIIIe siècle av. J.-C. située au pied des fortifications d'Orvieto, dans la province de Terni en Ombrie (Italie), accessible par la route contournant la ville.

Les fouilles[modifier | modifier le code]

Les fouilles de la nécropole ont commencé au XIXe siècle mais une mauvaise organisation a été à l'origine de la dispersion des nombreux objets dans plusieurs musées européens. Au XXe siècle (après 1961) une grande partie des objets a été récupérée, classifiée et désormais exposée au Musée Faina d'Orvieto et au Museo Archeologico Statale di Orvieto.

Description[modifier | modifier le code]

La nécropole comporte des tombes utilisées à partir du VIIIe jusqu'au IIIe siècle av. J.-C. Son apogée est compris entre la moitié du VIe et le Ve siècle av. J.-C., période à laquelle remonte la disposition des voies selon des axes orthogonaux du plan hippodamien.

Le nom de la nécropole provient de la découverte d'une incision en forme de croix trouvée dans le tuf d'une chapelle rupestre creusée par un anonyme du XXe siècle.

Les tombes[modifier | modifier le code]

Les intérieurs des tombes se trouvent à environ 60 - 70 cm sous le sol actuel. Les tombes sont a dado en blocs de tuf équerrés, posés à sec et surmontés d'un toit en pseudo-voûte (a volta). Le couronnement des tombes était constitué par de la terre sur lequel étaient déposées des nippes. Leur nombre est d'environ 70, quelques-unes, essentiellement des tombes mono-familiales de petite taille d'environ 3 × 2 m, peuvent être visitées. À l'intérieur, sur le fond et sur l'un des côtés se trouvent les banquettes où étaient déposés les défunts, souvent par deux, aussi bien des inhumés que des incinérés.

La tombe était fermée par une grosse plaque en tuf à l'intérieur et par un mur de blocs de tuf à l'extérieur alignés avec les parois de la tombe. Entre la plaque et le mur le remplissage était de terre battue. Devant la porte étaient déposées des cippes dont la forme se rapportait au genre du mort :

  • en forme de bouchon ou d'oignon pour les hommes.
  • en forme de cylindre pour les femmes.

Le culte funéraire pratiqué est celui des Étrusques qui pensaient que le mort restait connecté à son propre corps terrien. À cet effet, comme pour les tombes étrusques, des trousseaux funéraires composés de fibules, miroirs, divers objets féminins, lances (pour les hommes), objets en bronze, vases en terre cuite, buccheri de style étrusque, hellénistique et orviétan pseudo-étrusque étaient déposés dans les tombes.

Sur le linteau des entrées figurent encore quelques « inscriptions parlantes » avec le nom du mort (« Je suis de... ») ou de sa dynastie ou encore de sa souche d'origine. Toutes ces inscriptions ont permis de retracer l'évolution de la société locale ouverte même à des individus non étrusques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mario Torelli, Etruria, Guide Archéologique Laterza, Rome-Bari 1980.
  • F. Boitani, M. Cataldi, M. Pasquinucci, Le città etrusche, Milan, 1973.
  • M. Bizzarri, « La necropoli di Crocifisso del Tufo in Orvieto », Studi Etruschi, XXX, 1962, pp. 1-156.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]