Trépied

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 Ne pas confondre avec le hameau du Pas-de-Calais, Trépied.
Trépied.

Un trépied est un meuble à trois pieds, servant de table, de siège ou de support[1]. Il a l'avantage de n'être jamais bancal, quelle que soit sa fabrication, et quelle que soit la surface sur laquelle il est posé.

Des trépieds servent de base à des tabourets, des tables (guéridon), et des supports à usage domestique, artisanal ou professionnel.

Un trépied, jadis appelé aussi servante[2], servait à maintenir un récipient, chaudron, marmite ou moule à gaufres, au-dessus du feu, dans l'âtre, quand ceux-ci n'étaient pas suspendus à une crémaillère. Le fourneau offrait un autre mode de cuisson, à la fois plus confortable et plus hygiénique, sur lequel les récipients pouvaient se poser directement, ce qui a rendu le trépied inutile.

Les photographes et les cadreurs installent leurs appareils qui doivent être stables sur des trépieds réglables et repliables, spécialement conçus pour cet usage, qu'ils appellent plus couramment « un pied ».

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Dispute d'Apollon et d'Héraclès pour le trépied de Delphes

Dans l'Antiquité classique, les trépieds, généralement en bronze, quelquefois en or, étaient des prix destinés à récompenser les vainqueurs aux épreuves sportives ou artistiques. A Delphes, la sibylle, puis les pythies s'asseyaient sur un trépied pour rendre leurs oracles. Le trépied est ainsi devenu un symbole de Delphes, mais on en a retrouvé également dans beaucoup d'autres cités (Athènes, rue des Trépieds) ou sanctuaires (le Ptoïon, en Béotie) de la Grèce antique.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Les trépieds ne forment pas une classe particulière de meuble, mais ils constituent le piétement de meubles transportables, généralement de petite taille, qui profitent de son avantage de n'être jamais bancal. On a ainsi des guéridons à trépied, des tabourets à trépied, dont on peut parfois régler la hauteur du siège par une vis, des sièges de campagne faits d'un trépied avec une couverture de cuir ou de toile[3].

Trépieds techniques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trépied photographique.
Policiers utilisant un trépied pour leur radar.

Dérivés de la chèvre des maçons et du chevalet de campagne d'artiste peintre, des trépieds repliables pour le transport permettent de fixer ou stabiliser un appareil dans un endroit qui n'est pas spécialement destiné à son usage. Un géomètre-topographe met en œuvre ses instruments optiques, théodolite et autres, sur un trépied. La police de la route peut installer un radar de contrôle routier sur un dispositif similaire. Les astronomes amateurs montent lunettes et télescopes de taille moyenne sur trépied. D'autres trépieds supportent des armes à feu collectives.

Ces trépieds se composent de trois branches, de longueur souvent réglable pour fixer grossièrement la hauteur et l'horizontalité de la plateforme qu'elles soutiennent. Des pointes qui s'enfoncent dans un sol mou ou un support triangulaire sur une surface dure peuvent améliorer la stabilité des branches. La plateforme, où se rejoignent les branches, comprend souvent une partie articulée qui permet de placer l'appareil à l'horizontale. Cette partie est quelquefois très élaborée, comme la monture équatoriale qui permet, en astronomie, de rester pointé sur un astre malgré la rotation de la terre, ou la « tête de caméra » permettant les mouvements d'appareil dans les films. Des systèmes de fixation à queue d'aronde peuvent en permettre l'installation et la séparation rapide.

Construits autrefois toujours en bois, les trépieds modernes sont aussi en acier, en alliage d'aluminium ou en matériau composite de fibre de carbone. Leurs caractéristiques s'ajustent à l'usage qui en est fait. La robustesse du support s'accorde avec la masse de l'appareil qu'il supporte. Le poids du trépied favorise la stabilité, mais rend le transport plus pénible.

L'usage pour la photographie, ou les prises de vues cinématographiques ou vidéo, a donné un modèle spécialisé, dit trépied photographique. En photographie, un modèle léger spécial à une seule branche, le monopod permet la prise de vue stable sans l'inconvénient du poids.

Des trépieds plus légers, dont les branches se déploient comme les baleines d'un parapluie autour d'une tige centrale, servent pour soutenir les appareils d'éclairage des prises de vues, aussi bien au cinéma qu'en photographie, voire dans les salles de spectacles.


Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trésor de la langue française.
  2. Raymond Lecoq, Les Objets de la vie domestique. Ustensiles en fer de la cuisine et du foyer des origines au XIXe siècle, Berger-Levrault, , 318 p., p. 180.
  3. « Siège 3 pieds pour artiste » (consulté le 7 novembre 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]