Ludi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les ludi ou jeux étrusques étaient un ensemble de jeux, pratiqués par les Étrusques souvent inspirés des pratiques attiques ou grecques, et repris ensuite par les Romains.

Description[modifier | modifier le code]

Ces jeux étaient organisés dans le cadre de la confédération étrusque des douze cités (dodécapole) qui, lors de ces manifestations religieuses et spectaculaires, retrouvait son unité. Les ludi pouvaient aussi être des jeux sacrés funéraires en l'honneur des défunts ou des rituels en faveur de dieux afin de solliciter des faveurs ou d'apaiser leur colère.

Ludi scaenici[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ludi scaenici.

Ce sont des jeux de scènes à vocations rituelle et votive : théâtre, musique, mime spectacles de danse ou de ballet (dont le jeu du ludion). Les ludi sont funéraires ou sacrés (ludi sacri), lorsqu'ils sont offerts à diverses divinités.

Les fresques des tombes représentent des scènes où la musique occupe une place primordiale ainsi que les jeux funéraires qui nous sont connus grâce aux fresques retrouvées dans les tombes étrusques (Nécropole de Monterozzi).

Les danses étrusques : Danse armée (« Troia »), danses funéraires, « danses sautées », danses à caractère dionysiaque.

Ludi circenses[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ludi circenses.

Le nom provient de la forme circulaire de l'édifice où ils se déroulaient. Ils étaient composés de course de chars, chasse, combats d'animaux, jeux athlétiques.

Principales disciplines[modifier | modifier le code]

Les jeux sportifs panétrusques (Volsinies) étaient le pugilat et lutte, lancer du disque, javelot, saut en longueur et course à pied simple ou en armes (hoplitodromie)

Les courses de chevaux montés (bas-reliefs de Poggio Civitate, Tombe des Olympiades de Monterozzi) acrobatie des desultores, courses de chars (bige, trige et quadrige) que les auriges pratiquent rênes nouées derrière le dos.

Chez les Étrusques, les jeux athlétiques sont effectués par des esclaves pour des spectateurs a contrario des pratiques grecques.

Les Romains qui s'en inspireront feront des gladiateurs, des mercenaires embauchés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florence Dupont, « Ludions, lydioi : les danseurs de la pompa circensis. Exégèse et discours sur l'origine des jeux à Rome : Spectacles sportifs et scéniques dans le monde étrusco-italique », Actes de la table ronde de Rome (3-4 mai 1991), Rome, École Française de Rome,‎ , p. 189-210 (lire en ligne)
  • Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, 1961, p. 241-265
  • Jean-Paul Thuillier,
    • Les jeux athlétiques dans la civilisation étrusque, Rome, 1985.
    • « Sur les origines étrusques du théâtre romain » in Spectacula II : le théâtre et ses spectacles (Actes du colloque tenu au musée archéologique Henri Prades de Lattes, 27-30 avril 1989), Lattes, 1992, p. 201-208.
  • Jean-Paul Massicotte et Claude Lessard, Histoire du sport, de l'Antiquité au XIXe siècle, 1984 (ISBN 2 7605 0344 5) [1]
  • Françoise-Hélène Massa-Pairault, « Aspects idéologiques des ludi : Spectacles sportifs et scéniques dans le monde étrusco-italique. », Actes de la table ronde de Rome (3-4 mai 1991), Rome, École Française de Rome,‎ , p. 247-279 (lire en ligne)
  • Maxwell L. Howell, Les Sports et les jeux chez les Étrusques,
  • Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, 2003, Fayard, (ISBN 2213603855), 353 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]