Tyrrhéniens

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Thyrréniens.
Image illustrative de l'article Tyrrhéniens
Gravure lithographique. Représentation de corsaires Tyrrhéniens au XVIe siècle, par Vincenzo Cartari.

« ainfi la Nauire de Bacchus, au tableau qu'il fait des Corsaires Tyrrheniens »

— Vincenzo Cartari, Antoine du Verdier (1544 - 1600) pour la traduction de l'italien, Les Images des dieux des anciens, 1624[1].


Période Du XIVe siècle av. J.-C. au IXe siècle av. J.-C. (âge du bronze récent)
Ethnie Lydiens ; phrygiens ; phéniciens ; peuples de la mer
Langue(s) lydien
Religion Polythéiste
Villes principales Tarquinia
Région d'origine côtes et îles de la mer Tyrrhénienne
Région actuelle côtes et îles de la mer Tyrrhénienne
Rois/monarques « Lydus » ; « Tyrrhen » ; « Tarcon »
Frontière proto-italiques ; « sardoï » ou Σάρδῑς.

Les Tyrrhéniens (latin Tyrrhenus, emprunté au grec Τυρρηνός, Turrênós signifiant « étrusque ») ou Tyrsènes est le synonyme grec de Étrusques.

Contexte géographique[modifier | modifier le code]

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Contexte historique[modifier | modifier le code]

Archéologie[modifier | modifier le code]

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Témoignages littéraires antiques[modifier | modifier le code]

Strabon écrit à leur sujet : « Les Tyrrhènes ou Tyrrhéniens ne sont connus parmi les Romains que sous les noms d'Etrusci et de Tusci: ce sont les Grecs qui leur ont donné l'autre nom, en souvenir de Tyrrhenus, fils d'Atys, qu'on nous dit avoir amené naguère une colonie lydienne dans le pays. C'était à l'occasion d'une famine, d'une disette survenue en Lydie ; le roi Atys, l'un des descendants d'Hercule et d'Omphale, ayant fait tirer au sort ses deux fils, Lydus et Tyrrhen, retint le premier près de lui et envoya l'autre au loin avec la plus grande partie de son peuple. Tyrrhen aborda aux rivages d'Italie, fonda douze villes dans un même canton qui fut appelé de son nom Tyrrhénie, et leur donna un seul et même chef pour les administrer. Ce chef s'appelait Tarcon : son nom se retrouve dans celui de Tarquinia, l'une des douze villes, et, comme il avait donné, étant enfant, des preuves d'une sagesse précoce, la fable nous le représente venant au monde avec des cheveux blancs. Tout le temps que les Tyrrhènes vécurent ainsi rangés sous le gouvernement d'un seul, ils furent puissants et forts ; mais il est probable que le lien qui les unissait finit par se rompre et que, chaque ville s'étant isolée, ils se trouvèrent trop faibles contre les agressions de leurs voisins et durent reculer devant eux : autrement, les eût-on vus renoncer d'eux-mêmes aux terres fertiles qu'ils possédaient pour tourner tout leur espoir vers la mer, réduits désormais à infester de leurs pirateries les différentes parties de la Méditerranée, eux, qui, en unissant leurs forces, eussent été en état non seulement de repousser toute agression venue du dehors, mais de prendre l'offensive et de tenter de lointaines expéditions[3] ? »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fro) Vincenzo Cartari et Antoine Du Verdier, Les Images des dieux des anciens : contenant les idoles, coustumes, cerémonies et autres choses appartenans à la religion des payens. Augmentees de l'Histoire et Genealogie des Dieux des Payens, Paul Frellon, (lire en ligne)
  2. (de) « Amphora phalanx Staatliche Antikensammlungen », sur Site officiel du musée, (consulté le 31 juillet 2016)
  3. Strabon, Géographie, livre 5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]