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Triclinium

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Triclinium
Un festin romain, par Roberto Bompiani (en), Getty Center de Los Angeles (XIXe siècle).
Présentation
Partie de

Le triclinium (en latin, dérivé du grec ancien κλινη, klinê, c'est-à-dire « lit de table ») était chez les Romains de l'Antiquité, la salle à manger de réception traditionnelle d'une domus ou d'une villa romaine, meublée d'une table et de 3 lits de banquet (également nommés triclinium[1]).

La (ou les) table, ronde ou carrée, appelée mensa, occupe une position centrale du triclinium (une des pièces autour de l'atrium). Elle peut être fixe, en maçonnerie, comme peuvent l'être les lits eux-mêmes.

Trois lits (lectus triclinium) sont traditionnellement disposés en « U » (ou en fer à cheval) autour de la table, le dernier côté restant libre pour le service[2], et pour des spectacles de divertissements (musiciens, danseurs, jeux, cottabe...)[3]. Chaque lit peut recevoir jusqu'à trois personnes, couchées transversalement ou face vers la table[4], en s'appuyant sur le coude gauche, pour pouvoir s'alimenter avec la main droite.

Triclinium (7) autour de l'atrium (3) d'une domus romaine.
Plan de table des convives dans le triclinium.

Le plan de table était généralement régie par des règles d'étiquette aristocratiques traditionnelles de la société romaine. Suivant le schéma ci-contre, le lit du bas lectus imus accueille le maître de maison et sa famille[5]. Le lit central lectus medius qui n'a pas de vis-à-vis, accueille les invités que l'on souhaite honorer[5]. Sa meilleure place locus consularis est celle de droite[6]. Le lit du haut lectus summus est destiné aux autres convives[5]. Des variantes plus simples se composaient de deux lits (biclinium) face à face.

Ce schéma peut se répéter plusieurs fois dans un triclinium plus important selon le nombre de convives, avec jusqu'à trente-six convives au plus pour un banquet[7].

La bienséance institutionnelle voulait que les enfants et les jeunes filles qui prenaient part au repas soient assis au pied des lits[8]. La maîtresse de maison pouvait aussi dîner assise, ce qui lui accordait la distance propre à sa respectabilité et lui facilitait la surveillance du service.

Un triclinium d'été pouvait également être installé en extérieur, dans une cour ou un jardin, pour les dîners (ou Cena (en)) d'été avec des lits en maçonnerie. La maison de Neptune et d'Amphitrite à Herculanum est un exemple de triclinium d'été bien conservé, luxueusement décoré d'un nymphée et de mosaïques murales[9].

Origines grecques et étrusques du banquet romain

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Ces usages du repas sont héritiers du banquet grec, le symposium, lui-même adopté par les Étrusques avec le banquet étrusque (voir les fresques de la nécropole de Monterozzi, et les dessus de sarcophages figurés entre autres, où se trouvent indifféremment hommes et femmes, ou les deux ensemble) et que les Romains ont repris ensuite dans leurs coutumes.

Ainsi une des tombes reconstituées du musée archéologique national de Tarquinia où les fresques originales de la nécropole de Monterozzi ont été détachées puis transférées, est nommée « tombe du Triclinium » bien qu'elles anticipent l'époque romaine.

Bibliographie

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  • Jean-Pierre Adam, La Maison romaine, Editions Honoré Clair, .
  • Eva Cantarella et Luciana Jacobelli, Pompéi. Un art de vivre, Imprimerie nationale, .
  • Jérôme Carcopino (préf. Raymond Bloch), La Vie quotidienne à Rome à l'apogée de l'Empire, Paris, Arthème Fayard/Pluriel, (1re éd. 1939), 351 p. (ISBN 978-2-8185-0235-8).

Notes et références

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  1. « TRICLINIUM », sur fr.wikisource.org/,
  2. « Triclinium », sur www.persee.fr,
  3. « Le triclinium romain ou la salle à manger romaine », sur www.vita-romae.com,
  4. Cantarella et Jacobelli 2011, p. 99.
  5. a b et c Carcopino 2011, p. 307-308.
  6. Cantarella et Jacobelli 2011, p. 101.
  7. Carcopino 2011, p. 308.
  8. Adam 2012, p. 138.
  9. « Dans la maison romaine la salle à manger - triclinium », sur gallo-romains.maison-pays.com,

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Articles connexes

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Liens externes

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