Plagiaulos

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tombe des Léopards, danseur et musiciens
Dessin du Plagiaulos

Le Plagiaulos est un type d'aulos (du grecs αὐλός, pluriel αὐλοί, auloi) ou du tibia ( latine ) un instrument de musique à vent de la Grèce antique, dépeint souvent dans l'art et aussi attesté par l'archéologie.

Facture[modifier | modifier le code]

Le plagiaulos (πλαγίαυλος, de πλάγιος « de côté ») est un instrument formé d'un seul tuyau, fabriqué en roseaux, en bois ou même en ivoire, tenu horizontalement qui se joue comme la flûte moderne.

La variété la plus commune est un instrument à anche percé de trois ou six trous. Les découvertes archéologiques[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7] et des iconographies indiquent qu'elle était habituellement à anche double, comme un hautbois; néanmoins l'existence de variantes simples ne peut pas être écartée[8],[9].

Jeu[modifier | modifier le code]

Comme l'aulos il est très utilisé à l'époque archaïque, où il accompagne la poésie lyrique[10].

Chez les Étrusques, il est souvent utilisé dans les banquets aux funérailles[11] ou encore pendant les sacrifices religieux, mais aussi dans la marine de guerre, pour rythmer les mouvements de rame[12],[3],[4],[5],[6]

Source[modifier | modifier le code]

  • Encyclopædia Britannica, Vol.2, p.  920, 1911.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pièces archéologiques de Pompei
  2. Fresques de tombes Étrusques
  3. a et b Jean-René Jannot, « L'aulos étrusque », L'antiquité classique, vol. Tome 43, no fascicule 1,‎ , pages 118-142 (DOI 10.3406/antiq.1974.1734, lire en ligne).
  4. a et b Jean-René Jannot, « Musiques et musiciens étrusques », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 132e année, no 2,‎ , pages 311-334 (DOI 10.3406/crai.1988.14609, lire en ligne).
  5. a et b Pascale Jacquet-Rimassa, « Les représentations de la musique : divertissement du symposion grec, dans les céramiques attique et italiote (440-300) », Revue des Études Anciennes, vol. Tome 101, no 1,‎ , pages 39 à 44 (DOI 10.3406/rea.1999.4758, lire en ligne).
  6. a et b (en) Thomas J. Mathiesen, « Musical instruments », dans Thomas J. Mathiesen, Apollo's Lyre : Greek Music and Music Theory in Antiquity and the Middle Ages, U of Nebraska Press, , 806 p. (lire en ligne).
  7. (en) Giovanna Bagnasco Gianni, Tarquinia : Bridging archaeological and information technology cultures for community accessibility, L'ERMA di BRETSCHNEIDER, , 172 p. (lire en ligne), page 83.
  8. (en) Martin L. West, Ancient Greek Music, Oxford, Clarendon Press, , poche (ISBN 978-0-19-814975-0, LCCN 91005170), p. 81–5
  9. Jean-Paul Massicotte et Claude Lessard, Histoire du sport : de l'antiquité au XIXe siècle, (ISBN 2-7605-0344-5, lire en ligne).
  10. Théognis de Mégare (I, 239-243).
  11. Fresques, dessins sur vases, inscriptions, sculptures, mobilier. (Tombe des Léopards, Nécropole de Monterozzi, Tarquinia)
  12. Marrou, p. 352, note 25.