Grand Tour

Le Grand Tour, écrit de la même façon en anglais, est à l'origine un long voyage à la fois éducatif et initiatique en Europe fondé sur les humanités classiques, effectué par les jeunes hommes et, plus rarement, par les jeunes femmes des plus hautes classes de la société européenne dès le XVIe siècle au moment de la Renaissance, et américaine à partir de la fin du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, cette pratique se popularise voire s'institutionnalise avec des centre d'études et de formation établis à Rome et Athènes et des lieux d'hébergements dédiés aux communautés de voyageurs en fonction de leurs origines.
Principe
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La pratique, qui émerge vers le milieu du XVIe siècle, s'affirme tout au long du XVIIe siècle, pour culminer au XVIIIe siècle. Ce voyage initiatique et aristocratique est destiné à parfaire l'éducation des jeunes gens et à élever leurs centres d'intérêt, juste après, ou pendant leurs études, alors essentiellement fondées sur les humanités grecques et latines. Au moment des Lumières, les voyages d'études des adultes appartenant à ces classes sociales étaient également désignés ainsi. Le Grand Tour a trouvé une riche expression littéraire, et pas seulement en Angleterre.
Le littérateur protestant français Maximilien Misson est notamment à l'origine en Europe de la vulgarisation de l'expression « Grand Tour », qu'il érige en principe à travers son ouvrage Nouveau Voyage d'Italie (1691, publié d'abord en néerlandais)[1]. L'Italie est perçue depuis le XVe siècle comme le berceau du « nouvel art », tel que le conçoit par exemple Albrecht Dürer quand, à 23 ans, il décide de quitter Nuremberg pour un premier voyage (1494), qu'il décrit lui-même comme étant réservé aux « patriciens »[2].
Les destinations principales sont donc avant tout l'Italie, mais aussi la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Suisse que le jeune homme parcourt avant de revenir à son point de départ[3]. Plus tard, à partir du milieu du XVIIIe siècle, certains se hasardent jusqu'en Grèce et au Proche-Orient, parfois en Perse et au nord de l'Afrique, annonçant les premières bouffées d'orientalisme.
Ces voyages durent en général plusieurs années, jusqu'à cinq ou six pour les familles les plus fortunées ou pour les jeunes gens les plus ambitieux ; ils sont le plus souvent effectués en compagnie d’un tuteur. Ils deviennent une pratique normale, voire nécessaire à toute bonne éducation pour des jeunes gens destinés à de hautes carrières ou simplement issus de l'aristocratie cultivée.
Aux XVIIIe et XIXe siècles, le Grand Tour est l'apanage des amateurs d'art, des connaisseurs en herbe, des collectionneurs et des écrivains, dont Goethe — âgé de 37 ans au moment du départ, mais il souhaitait découvrir l'Italie à ses vingt ans — et Alexandre Dumas, sont les exemples les plus connus mais non les plus significatifs. Le Grand Tour a entre autres pour effet de mettre en contact la haute société de l'Europe du Nord avec l’art antique et aide à la diffusion du palladianisme et du néoclassicisme.
Terminologie
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L'histoire de l'expression « Grand Tour » est complexe : si le terme d'origine anglo-saxonne apparaît dans la seconde moitié du XVIIe siècle, il est rarement utilisé par les contemporains. Toutefois, la paternité de l'expression est attribuée au prêtre catholique et éducateur anglais Richard Lassels (en), qui, dans l'avant-propos de son Voyage of Italy (Paris et Londres, 1670)[5],[6], fait référence au tour d'Italie ou au tour de France[7]. Il est à noter que le compagnonnage, qui ancre ses traditions au cœur du Moyen Âge, inclut dans son processus pédagogique, l'accomplissement d'un voyage circulaire et composé d'étapes, appelé « tour » en français, et Wanderschaft (litt. pérégrinations, ballade, par extension, « tour des pays ») en allemand[8].
Le terme de « tour » commence à être populaire en Grande-Bretagne au XVIIIe siècle, quand le « Grand Tour of Europe » (« Grand Tour de l'Europe ») devient une part de l'éducation des jeunes et riches gentilshommes britanniques. Pour parachever leur éducation et fuir le mauvais temps de leur île natale (bien que cela s'explique également politiquement par le recul du pouvoir de caste des nobles anglais après la révolution anglaise de 1641 qui se replient sur leur domaine tout en se tournant vers l'extérieur et donc d'autres horizons[9]), nombre de jeunes gens vont partout en Europe, mais surtout en des lieux d'intérêt culturel et esthétique comme Rome, la Toscane ou les Alpes, et les capitales européennes.
L'expression connaît une grande fortune chez les historiens à partir des années 1960, notamment grâce aux travaux de Francis Haskell (The Age of the Grand Tour, 1967), avant de faire l'objet d'études en nombre croissant par la suite. Il est aussi devenu une extraordinaire façon de promotion commerciale, en particulier dans l'univers du tourisme. Quelques grandes expositions, à partir des années 1990, ont achevé d'en faire un objet étonnant de fascination, de la part d'un large public.
Dans son ouvrage Le Grand Tour revisité : pour une archéologie du tourisme : le voyage des Français en Italie, début XVIIIe milieu XIXe siècle (2008), Gilles Bertrand, présente une liste (non exhaustive précise-t-il), « des voyageurs français, suisses francophones et wallons en Italie » entre et , plus quelques noms de voyageurs ayant visité l’Italie quelques années avant cette période. Si nombre d'entre eux ne sont pas entrés dans la postérité, d'autres sont devenus célèbres[10].
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen-Âge
[modifier | modifier le code]Dès le Moyen Âge, les étudiants de familles nobles pratiquaient la peregrinatio academica, pérégrination académique consistant à se « déplacer » d'une université à l'autre. Cette pratique médiévale perdit progressivement son sens avec la coupure de l'Europe universitaire, à partir du XVIe siècle, en fonction des barrières confessionnelles et étatiques, puis avec la disparition progressive du latin comme langue internationale d'enseignement universitaire[11],[12]. L'Europe chrétienne, notamment la Sicile, fut également visitée, entre le Xe siècle et le XIIe siècle, par de grands géographes arabes[13]. Par ailleurs, les forts liens commerciaux établis entre les républiques italiennes, tels Venise, Gênes et Florence, et les cités européennes du Nord, et ce dès le XIIe siècle, engendrent des échanges, à la fois financiers et artistiques, offrant aux fils de négociants la possibilité d'aller à la rencontre de leurs fournisseurs. La Grande Peste[14], la guerre de Cent Ans, puis les guerres d'Italie[15], vont freiner considérablement cette pratique du voyage éducatif.
De XVIe au XVIIIe siècle
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La pratique renaît au milieu du XVIe siècle sous le nom de Grand Tour, appelé aussi, dans les pays du Saint-Empire romain germanique, Junkerfahrt ou Cavaliertour, qui avait d'abord pour but de parfaire les humanités et la pratique des arts de la cour (art équestre, escrime, musique, danse) des jeunes gens de l'aristocratie. Le voyage leur permettait de devenir un « compleat gentleman » (Peacham, 1622)[16]. Il servait à la formation politique des jeunes gens, leur permettant de comparer les systèmes politiques de Grande-Bretagne (puis du Royaume-Uni) et des États continentaux. Il leur permettait aussi de nouer des liens amicaux avec des individus du même milieu social, promis au même type d'avenir diplomatique, militaire, politique ou commercial dans les autres pays. La découverte de la superstition des populations rencontrées était aussi censée renforcer l'anglicanisme des voyageurs. C'était au cours du Grand Tour enfin que les jeunes gens se frottaient aux langues vivantes. Le Grand Tour avait parfois une dernière fonction éducatrice : l'éducation sexuelle. L'étape à Venise avait longtemps servi ce but, servant à traiter des chagrins d'amour ou offrant un programme érotique inavoué. Pour ceux allant plus loin, l'idée était la même. Le premier voyage de Lord Byron, accompagné de Hobhouse fut un voyage typique du Grand Tour, avec le double but de la formation intellectuelle et virile. Il écrivait à sa mère qu'il voyageait pour sa formation intellectuelle : « Je pars maintenant pour Athènes pour apprendre le grec moderne qui diffère tant du grec ancien, tout en en étant radicalement similaire ». En même temps, juste avant de s'embarquer, il précisait à Henry Drury ce que leur ami commun Hobhouse prévoyait de : « se rembourser en Turquie d'une vie de chasteté exemplaire à la maison en accordant son beau corps à l'intégralité du Divan ». Cependant d'autres familles, notamment allemandes et hollandaises, chaperonnaient leur fils avec un tuteur strict pour les surveiller et leur empêcher ce genre de relations, de peur que leur fils ne soit victime de maladies vénériennes. C'était notamment le cas des riches familles de négociants qui ensuite plaçaient leur fils dans différents bureaux ou comptoirs de leur réseau et ne voulaient pas courir de risque mortel.
Au retour, le voyage avait une fonction sociale. Il constituait un élément de reconnaissance ou d'ascension sociale. Il affirmait les moyens financiers, et la culture du voyageur, avant son départ, et à son retour. Le but du voyage n'était pas d'aller voir autre chose, d'aller se forger une culture propre, mais d'aller voir ce qui devait être vu, de se forger une culture commune. L'important était de pouvoir au retour partager des anecdotes et des souvenirs. C'était pour cette raison que l'on visitait toujours les mêmes hauts lieux culturels. Le récit de voyage avait alors une fonction importante, celle de faire reconnaître cette expérience acquise et cette culture commune qui renforceraient les liens sociaux.
L’esprit de « curiosité » règne chez les virtuosi, voyageurs curieux à la chasse aux découvertes, tandis que les fondations d’académies royales et de sociétés savantes, de loges maçonniques et d’autres types d’associations, constituent, au temps des Lumières, autant « d’institutions de tourisme intellectuel »[17]. En France, l'Académie de France à Rome, fondée en 1666, va jouer un rôle essentiel en termes de perfectionnement aux arts, motivant les artistes en herbe, quand d'autres, élèves libres, pérégrinent en dehors de toute école. Cette fondation s'inscrit dans la tradition plus ancienne du « voyage en Italie ».
Au cours de ces voyages, les jeunes gens achetaient, suivant leurs moyens, des pièces d’art et d’antiquités et visitaient les ruines antiques romaines, ainsi que Pompéi et Herculanum qui avaient été récemment découverts. Au retour, les jeunes gens pouvaient alors adhérer à la Société des Dilettanti, puisque la principale condition pour y entrer était d'avoir voyagé en Italie et d'avoir un intérêt pour l'art et les antiquités. Une étape importante du voyage était la réalisation pendant leur séjour prolongé à Rome d'un portrait par l'un des peintres en vue du moment. Parmi les peintres italiens qui bénéficiaient de cette clientèle, citons Pompeo Batoni. De nombreux peintres, graveurs et sculpteurs étrangers vivant à Rome, notamment les élèves de l’Académie de France à Rome, bénéficiaient aussi de cette pratique[18]. Ils vendaient leurs œuvres et parfois louaient leur service en tant que guide. Il en est ainsi pour les Allemands Mengs et Maron par exemple. Les voyageurs les plus fortunés se faisaient peindre à côté d'un monument célèbre, d'autres achetaient des vues peintes ou gravées des monuments visités (voir Abraham-Louis-Rodolphe Ducros à Rome et à Naples). Ces souvenirs, disposés dans leurs demeures, rappelaient aux visiteurs qu'ils avaient eu le privilège de voyager aux sources du monde civilisé[19].
La publication en 1774 du Journal du voyage de Michel de Montaigne en Italie, par la Suisse et l’Allemagne, en 1580 et 1581, inédit, aura, sur les Lumières un impact sensible, le penseur notant que « faire des voyages me semble un exercice profitable. L’esprit y a une activité continuelle pour remarquer les choses inconnues et nouvelles, et je ne connais pas de meilleure école pour former la vie que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages »[20].
La pratique du Grand Tour devint moins fréquente pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire. Le continent proche étant interdit, les jeunes gens partirent donc plus loin, vers la Grèce et le Levant. Le Grand Tour reprit à la Restauration sans connaître toutefois la popularité du siècle précèdent.
Le Grand Tour occasionnait la publication de nombreux livres de voyage et guides dont un des premiers utilisé fut An Account of Some of the Statues, Bas-Reliefs, Drawings, and Pictures in Italy (1722), écrit par les peintres britanniques Jonathan Richardson (1665-1745) et son fils Jonathan Richardson le Jeune (1694-1771).
Enfin, cette pratique est profondément lié à l'esprit des premiers romantiques[17].
XIXe siècle
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Le Grand Tour aristocratique du XVIIIe siècle en Europe est la pratique de référence de l’histoire du tourisme : il est à la fois son cadre traditionnel d’émergence et son idéal de représentation et de pratique[17].
En 1784, Heinrich August Ottokar Reichard publie à Leipzig[21] ce qui constitue l'un des premiers guides ou manuel (Handbuch) de voyage au sens moderne, couvrant toute l'Europe, qui sera traduit en français en 1793. Dans les années 1820, l'éditeur londonien John Murray produit des guides de voyage puis s'associe à Karl Baedeker.
En langue anglaise, l’Oxford English Dictionary indique que l’apparition du mot tourism date de 1811, tandis que le Trésor de la langue française indique 1841, soit une génération plus tard, pour le mot français – les Mémoires d'un touriste de Stendhal paraissent en 1838 –, époque à laquelle Thomas Cook ouvre son agence de voyages[17].
Au milieu du XIXe siècle, avec l'industrialisation des modes de transport et la démocratisation des voyages, leur élargissement à de nouvelles classes sociales et l'apparition des premières agences de voyage, ceux qui se rendent entre autres en Italie s'intéressent plus particulièrement à l'actualité politique et militaire qui conduit à l'unification du pays achevée entre 1866 et 1870[22]. Afin de contourner la censure, les artistes choisissent des sujets ou des styles italianisant, en résonance avec l'actualité de la Péninsule[23].
Particulièrement en vogue parmi les enfants des familles de la haute-bourgeoisie américaine entre 1880 et 1914, la mode du voyage culturel, éducatif et initiatique en Europe prend fin peu après la Première Guerre mondiale[17].
Voyageurs du Grand Tour
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Frank Lestringant, Le livre des îles : atlas et récits insulaires de la Genèse à Jules Verne, Genève, Droz, (lire en ligne), p. 107-109.
- ↑ (en) Erwin Panofsky, The Life and Art of Albrecht Dürer, Londres, Humphrey Milord / OUF, 1945, p. 55 — sur archive.org.
- ↑ Pierre Chessex, « Grand Tour », Dictionnaire européen des Lumières, Paris, PUF, , p. 518-521.
- ↑ L'édition de Paris est publiée par L. Billaine en 1671, catalogue général de la BnF.
- ↑ (en) L'édition originale est imprimée à Paris et publiée à Londres chez John Starkey — sur archive.org.
- ↑ Jean Duron, « La circulation de la musique au XVIIe siècle : disparité des relations franco-italiennes », in: Publications de l'École française de Rome, no 466, 2012, p. 34.
- ↑ Cf. (en) Edward Chaney et Timothy Wilks, The Jacobean Grand Tour, I.B. Tauris, , p. 262.
- ↑ Pierre Rousseau, Histoire des transports, Paris, Fayard, 1961, p. 164.
- ↑ Rachid Amirou, L'imaginaire du tourisme, CNRS éditions, 2012, p. 225-226.
- ↑ Gilles Bertrand, Le Grand Tour revisité : pour une archéologie du tourisme : le voyage des Français en Italie, milieu xviiie siècle-début xixe siècle, Rome, Publications de l’École française de Rome, 2008, p. 145-176, lire en ligne: . Consulté le .
- ↑ Yves Gingras, Lyse Roy, Les Transformations des Universités du XIIIe Au XXIe Siècle, PUQ, , p. 212.
- ↑ (en) Rudolf Stichweh, « From the Peregrinatio Academic a to Contemporary International Student Flows: National Culture and Functional Differentiation as Emergent », dans Christophe Charle, Jürgen Schriewer et Peter Wagne (dir.), Transnational Intellectual Networks: Forms of Academic Knowledge and the Search for Cultural Identities, Francfort/ Main, 2004, p. 351-352.
- ↑ (it) Carlo Ruta, Il Mediterraneo al tempo di al-Idrīsī : Relazioni tra Nord e Sud, Oriente e Occidente, Raguse, Edizioni di storia e studi sociali, .
- ↑ Antoni Virgili, « Rapide et fatale : comment la Peste Noire a dévasté l'Europe au 14e siècle », National Geographic, 30 avril 2025.
- ↑ Didier Le Fur (dir.), Les guerres d'Italie. Un conflit européen, Passés composés, 2022 — résumé en ligne.
- ↑ The Compleat Gentleman, édition de 1622 — sur archive.org.
- 1 2 3 4 5 Dominique Poulot, Les origines d’un modèle touristique. Les médiations du Grand Tour hier et aujourd’hui, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Ethnologies, volume 38, no 1-2, 2016 – lire en ligne.
- ↑ Parmi les Flamands, citons Michael Sweerts qui peignait les fils de famille fortunés des Pays-Bas en séjour à Rome.
- ↑ (en) Ducros, Abraham-Louis-Rodolphe, 1748-1810., Greater London Council., Musée cantonal des beaux-arts Lausanne. et Iveagh Bequest, Kenwood (London, England), Images of the Grand Tour : Louis Ducros 1748-1810., Genève, Editions du Tricorne, , 111 p. (ISBN 2-8293-0060-2, OCLC 13239444, lire en ligne).
- ↑ Journal du voyage..., édition de 1889, lire sur Gallica.
- ↑ (de) Reichard, H.A.O., Handbuch für Reisende aus allen Ständen, nebst B. Wey Postkarten zur grossen Reise durch Europa von Frankreich nach Engelland und einer Karte von der Schweiz und den Gletschern von Faucigny, Leipzig, Weygand, 1784, in 8°, 666 p
- ↑ Roelly 2023, p. 12.
- ↑ Roelly 2023, p. 14.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Ouvrages
[modifier | modifier le code]- (fr) Gilles Bertrand, Le Grand Tour revisité : pour une archéologie du tourisme : le voyage des Français en Italie, milieu XVIIIe siècle-début XIXe siècle, Rome, École française de Rome, 2008, 791 p. (ISBN 2728307938) (lire en ligne)

- (en) Jeremy Black, The British abroad. The Grand Tour in the Eighteenth century, Stroud, Allan Sutton/New York, St. Martin’s Press, 1992 ; rééd., Stroud, Allan Sutton 2003 ; Stroud, History Press, 2009
- (en) Elizabeth Bohls et Ian Duncan, ed., Travel Writing 1700-1830: An Anthology, Oxford University Press, 2005 (ISBN 0-19-284051-7)
- (it) Cesare De Seta, L’Italia del Grand Tour. Da Montaigne a Goethe, Naples, Electa Napoli, 1992; rééd., 2001
- (it) Cesare De Seta, L' Italia nello specchio del grand tour, Milan, Rizzoli, 2014, 475 p. (ISBN 978-88-17-07818-4)
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- (fr) Anthony Burgess et Francis Haskell (1967), Le Grand Siècle du Voyage présentant des croquis de la société des us & coutumes de France, des Flandres, des Provinces-Unies, d'Allemagne, de Suisse et d'Italie, contenus dans les lettres, relations & écrits des plus célèbres voyageurs entre les années 1720 et 1820, Paris, Albin Michel, 1968.
- (en) Edward Chaney, The Evolution of the Grand Tour: Anglo-Italian Cultural Relations since the Renaissance (Frank Cass, Londres et Portland OR, 1998, réed. 2000)
- (en) Edward Chaney ed. (2003), The Evolution of English Collecting (Yale University Press, New Haven et Londres, 2003)
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- (fr) Jean-Claude Simoën, Le Voyage en Italie : coffret 2 volumes, Jean-Claude Lattès,
- (en) Andrew Wilton and Maria Bignamini, Grand Tour: The Lure of Italy in the Eighteenth-Century (catalogue d'exposition), Londres, 1996
- Baptiste Roelly (dir.), Regarder l'histoire de face : L'Italie au XIXe siècle au musée Condé, Dijon, Éditions Faton, , 124 p. (ISBN 978-2-87844-341-7).
Thèses et articles
[modifier | modifier le code]- (fr) Gilles Bertrand, « Grand Tour (tourisme, touriste) », dans Olivier Christin, dir., Dictionnaire des concepts nomades en sciences humaines, Paris, Métailié, 2010, pp. 171-187
- Gilles Bertrand, « Le voyage et les usages de l’espace méditerranéen à l’époque du Grand Tour », ILCEA (Revue de l’Institut des langues et cultures d'Europe, Amérique, Afrique, Asie et Australie), vol. 28, , p. 7 (ISSN 2101-0609, lire en ligne, consulté le ).
- (fr) Jean Boutier, « Le grand tour : une pratique d’éducation des noblesses européennes (XVIe – XVIIIe siècles) », in Le voyage à l’époque moderne, Bulletin de l’Association des Historiens modernistes des Universités, n°27, Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2004, p. 7-21. (lire en ligne)

- (fr) Numa Broc, La Géographie des philosophes: géographes et voyageurs français au XVIIIe siècle, thèse, université de Montpellier, 1972.
- (en) Joseph Burke, « The Grand Tour and the Rule of Taste » in Studies in the Eighteenth Century, Canberra, ANUP, 1968, pp. 231-250.
- (en) James Buzard (2002), « The Grand Tour and after (1660-1840) » in The Cambridge Companion to Travel Writing (ISBN 0-521-78140-X)
- (en) Edward Chaney (1985), The Grand Tour and the Great Rebellion: Richard Lassels and 'The Voyage of Italy' in the seventeenth century, CIRVI, Genève-Turin, 1985.
- (fr) Pierre Chessex, « Grand Tour », in Dictionnaire européen des Lumières, Paris, PUF, 1997, pp. 518-521 (ISBN 2 13 048824 2).
- (it) V. I. Comparato, « Viaggiatori inglesi », Quaderni Storici, 1979, 42, pp. 850-886.
- (it) Cesare De Seta, L'Italia nello specchio del Grand Tour, Storia d'Italia: Annali 5, Turin, Einaudi, 1982, pp. 127-263.
- (en) Paul Fussell, « The Eighteenth Century and the Grand Tour », The Norton Book of Travel, 1987 (ISBN 0-393-02481-4)
- (de) Thomas Kuster, Das italienische Reisetagebuch Kaiser Franz I. von Österreich aus dem Jahr 1819. Eine kritische Edition. phil. Diss. Innsbruck 2004.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Congé sabbatique (étudiant)
- Erasmus (programme)
- Exotisme
- L'Invention du tourisme
- Hippie trail
- Pittoresque
- Voyage initiatique
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- (en) The Grand Tour
- (en) Grand Tour online at the Getty Museum