Dodécapole étrusque

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Localisation des principales cités étrusques et de Rome entre le VIIIe siècle av. J.-C. et le VIe siècle av. J.-C.

La dodécapole étrusque est l'ensemble des douze cités-États étrusques, qui, selon la tradition, en Étrurie, formaient une alliance puissante au niveau des droits économiques, religieux et militaires : ce que l'on appelle la Ligue étrusque.

Les « zilath melch rasnal »[a], bien que manifestant des relations diplomatiques et une politique commune significativement succinctes et restreintes, ces derniers se réunissent au sein d'assemblées[b][c], afin de conjuguer leurs prééminences économiques, mais également de débattre des principaux propos de politique à l'Étrurie. Le Fanum Voltumnae, un type de bois sacré, se présente comme étant le lieu officiel ou se tiennent ces réunions pleinières.

Les douze cités-états étrusques observent une évolution urbanistique graduelle passant, par le biais d'un processus de synœcisme, de sites proto-urbains, jusqu'à se manifester, au cours du VIIe siècle av. J.-C., par de vastes complexes citadins.

Ces derniers se caractérisent notamment par la présence de puissantes murailles et des schémas planimétriques affectés, pour la plupart, d'une stricte régularité rectiligne et orthonormée.

À l'origine composée uniquement composée d'une alliance de 12 cités-états, la dodécapole étrusque, s'accroît au sein de ses marges territoriales campaniennes, ombriennes, latines et padanes, pour ainsi former, outre la dodécapole historique : l'Étrurie de Campanie, l'Étrurie padane, et l'Étrurie méridionale.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'identité des douze villes qui faisaient partie de la Ligue étrusque ne nous est pas connue de manière certaine (il n'existe aucun document historique, en particulier étrusque sur ce sujet), donc on ne peut que spéculer. Des cités importantes comme Véies, Cisra, Tarquinia, Vulci, Rusellae, Vetulonia, Populonia, Velzna, Clusium, Perusia, Arretium et Volterrae en font certainement partie[1]. Avec la prise par les Romains de certaines de ces cités (telles que Véies par exemple), ou alors déclinant d'elles-mêmes, il est probable que d'autres cités prirent leurs places, même des cités qui étaient considérées jusque là comme de petites villes, telles Cortóna, Faesulae ou Falerii. Après que l'Étrurie soit devenue, sous l'empire d'Auguste, la Région VII de l'Italie romaine, les cités principales devinrent officiellement quinze[2].

Les cités de la dodécapole étaient en compétition pour l'expansion territoriale et le commerce, et ces contradictions entraînèrent une mauvaise coordination militaire dans la lutte contre les agressions extérieures :

« N'allez pas penser que cette ligue de douze villes étrusques impliquait une solidarité entre elles. Chaque cité était son propre royaume. Et c'est cet esprit individualiste qui a fait chuter les Étrusques devant Rome. »

— Jean-Paul Thuillier, le Sourire des Étrusques[3]

Politique : les assemblées de Lucumiones[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Fanum Voltumnae et Zilath.

Chaque année, les représentants des cités se réunissaient au Fanum Voltumnae, un lieu sacré pour eux mais dont la localisation exacte reste encore inconnue à notre époque. Peut-être se situait-il dans la cité de Velzna (aujourd'hui Orvieto?) ou de Tarquinii (aujourd'hui Corneto) pour élire le chef de Fédération (le « zilath mech rasnal », lien qui unit tous les peuples Étrusques), discuter des affaires politiques et économiques, et honorer les idoles communes. Au cours de ces célébrations religieuses et de ces réunions, des opportunités significatives se présentent pour les échanges économiques et culturels.

À cet effet, certains éléments archéologiques et documents bibliographiques antiques[d], il est possible de matérialiser l'existence factuelle de lieux de réunion appelés fanum[e] au sein desquels se tenaient des assemblées démocratiques plénières (également dénommées centumvirs à l'époque républicaine) et formées de la totalité des 12 rois de chacune des cités-états[10],[11], on peut accréditer que les relations entre chaque lucumiones sont subordonnées à des intérêts communs et stratégiques. Ces derniers manifestaient d'une certaine entente, voire d'une cohésion, à caractère politique, militaire et commercial[11]. En revanche, selon l'historien antique Thierry Piel,

« L’erreur originelle qui a conduit une partie importante de l’historiographie moderne à confondre Dodécapole Concilium etruriae, alors que ces deux termes n’apparaissent qu’une seule fois ensemble, peut être corrigée si l’on analyse cette occurrence livienne du Livre IV. »

— Thierry Piel, chapitre : Luci et fora des structures et interethniques dans le monde étrusco-latin, paragraphe 21, tiré de l'ouvrage : Espaces d'échanges en Méditerranée, Antiquité et Moyen-Âge, 2006[10].

Concrètement, l'historien romain Tite-Live (-59 - 7), présente l'assemblée des lucumiones comme étant une organisation à cursus parlementaire et démocratique, laquelle affiche également un caractère d'homogénéité et de cooptation multilatérale. Le propos livien est d'entériné le « Concilium Totus Etruriare » (ou « Concilium Utruriare ») du Livre IV de son œuvre historiographique romaine, le Ab Urbe condita libri[8],[12],[13], à l'image des fora romana (assemblées et place publiques romaines), ou encore des agorae grecques[4],[5],[6]. De facto, l'auteur latin semble apparaître l'unique personnalité littéraire, parmi ses homologues et pairs de l'antiquité grecque et romaine, à matérialiser ces Concilia (ou conseils, réunions d'assemblée) de hiérarques et de souverains étrusques tel un concept politique de type démocratique, pérenne et ordononcé[10],[4],[5],[6],[7].

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Fondation et évolution[modifier | modifier le code]

L'observation et l'analyse des surfaces d'occupation urbaines étrusques découvertes, indiquent que ces dernières observent une évolution graduelle depuis le IXe siècle av. J.-C. (contexte chrono-culturel villanovien)[16], pour à terme se constituer sous la forme de vastes métropoles à partir du VIIe siècle av. J.-C.[17]. Ces données urbanistiques d'accroissement sont attestées sur l'ensemble des cas d'implantation étrusques de la plaine padane, jusqu'à la Campanie médiane[17]. L'émergence des cités-états étrusques au cours du VIIIe siècle par le biais d'un processus de « synœcisme »[g][16]. Dans ce contexte, la mise en perspective de ce phénomène d'accrétion conjugué à la densification de l'habitat, pourrait suggérer que celui soit à l'origine de la civilisation étrusque[h][16].

Néanmoins, différents éléments matériels retrouvés au sein de domaines spatiaux à caractère rural, concourent à accréditer le postulat selon lequel un autre schéma de forme organisationnel de l'habitat étrusque rivalise en parallèle la structure d'agencement territorial lié aux vastes métropoles antiques telles que « Velch »[16]. De facto, par le biais une documentation archéologique constituée de nombreuses occurrences matérielles, on peut concrétiser, à partir du IXe siècle av. J.-C., un développement indubitable de structures domestiques s'apparentant aux villae romaines.

La lecture d'indicateurs matériels tel que les riches « symposium », objets d'orfèvrerie et inscriptions de type ex-voto, extraits en contexte d'habitats, mettent en lumière que ces lieux de vie appartiennent très probablement à d'oppulents dignitaires de la société étrusque, telles que des hiérarques, des hauts-officiers militaires, ou encore des magistrats de renom[20],[21]. Ces riches demeures sont généralement pourvues d'imposantes exploitations agricoles et sont également accompagnées, pour la plupart d'entre elles, d'infrastructures plus modestes sous forme d'attenances dédiées au personnel, d'ateliers de forge et d'ouvrage de la pierre, et de hangars à bestiaux. Ce schéma d'organisation de l'espace territorial demeure observable jusqu'au milieu du VIe siècle av. J.-C.[16]. Ainsi, il est possible d'appréhender la coexistence d'un développement pérenne des cités-états étrusques d'une part, et un intégration diffuse, mais cependant remarquablement concrète et homogène au sein du maillage territorial de l'Étrurie pendant trois siècle[16].

En revanche, au cours de la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C., les métropoles acquièrent une prééminence réelle et définitive, témoignant ainsi d'un effet d'une concentration des pouvoirs de Ieyasu à la fois politiques, religieux, économiques et culturels. Cet équation pourrait également être subordonnée à un processus probable de migration des populations, montrant ainsi un affaiblissement significatif des campagnes étrusques au profit des trois dodécapoles éponymes[16],[22],[23].

Des cités fortifées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : fortifications étrusques.

Au travers des vestiges d'infrastructures urbanistiques mis au jour, il est possible de déterminer de manière globale une typologie des éléments de fortifications et de castramétations propres aux cités étrusques[24]. Ces dernières sont généralement circonscrites par de puissants murs d'enceinte ouvragés au moyen de pierres taillées[25],[26].

Toutefois, les archéologues sont actuellement en mesure de certifier que cette forme urbanistique défensive ne s'est développée qu'à partir du début Ve siècle av. J.-C.. Pratiqués en fronton ou flanc d'enceinte, les points d'accès, de type monumental, sont couronnés d'arcs aspectant une forme d'ogive, lesquels sont agrémentés de statues figurant des divinités issues du panthéon étrusque, telles que des Silène[25].

Planimétrie et etrusca disciplina[modifier | modifier le code]

D'autre part, les analyses planimétriques effectuer sur les infrastructures urbaines étrusques, mettent en lumière des tracés de pourtour d'enceinte et de système de voirie piétonne et véhiculaire rectiligne et ordonnancés par un quadrillage régulier et géométrique[27],[28],[26]. Ces ensembles de lignes strictement perpendiculaires et régulièrement espacées, supposent des connaissances scientifiques dans les domaine des applications affines sous-tendues par l'utilisation d'outils de mesure technologiquement avancés, tels que la groma (ou « gruma »[i] et gnomon / « γνωμων »)[j],[k][29],[30], le demi-pouce, le fil à plomb, ou encore le niveau[28],[26],[31],[32].

Les exemples les plus clairement définis de cette mise en perspective géométrique des infrastructures urbaines étrusques, apparaissent notamment sur les sites archéologiques de Marzabotto[l][33],[37],[34],[35], de « Velzna », et « Cisra »[33],[38].


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En contrepoint de ces éléments manifestes, un examen plus approfondi des différentes organisations de plans urbains étrusques, met en évidence une relative hétérogénéité. Dans ce cadre données, il est effet possible de remarquer que les schémas citadins de centres telles que Spina[39],[40], ou encore « Perugia », ne relèvent pas d'un quadrillage de voirie strictement rectiligne et orthonormé[27],[41].

La lecture de ces formes de type orthonormées conférées aux complexes urbains d'importance, met en perspective une interaction entre la sphère du religieux et la fondation infrastructurelle et architecturale de ces derniers[27]. Selon l'archéologue Claire Joncheray :

« La limitatio, associée à l'Etrusca disciplina et au monde des haruspices, correspond traditionnellement à la partie des sciences empruntée par les Romains au monde étrusque. Il s’agit de l’art de délimiter les confins de propriété publique ou privée ; il correspond au rite des augures et prévaut sur la disposition des temples d’après les textes des architectes et arpenteurs romains. Le tracé des axes de la cité, dans la légende de la fondation de Rome, se réfère aux régions du ciel qui, définies par les haruspices, président au choix des espaces fastes et néfastes aux origines de Rome, exemple archétypal de toute autre fondation. »

— [q]

,[41].

Par ailleurs, au travers de la lectures des textes antiques, on peut remarquer que l'intervention des dignitaires religieux étrusques ne se limite pas au seul domaine du culte divin. Les haruspices manifestent également d'une préemption patente au sein du rite fondateur de la cité étrusque[25],[27],[41],[42]. Cette intervention des édiles dévots se concrétise dans la détermination de l'emplacement des sites urbains par rapport aux points cardinaux, également appelée bornage étrusque. Concrètement, les cités-états des 3 dodécapoles étrusques observent globalement une orientation précise et récursive. De facto aspectent régulièrement deux lignes d'axes strictement perpendiculaires : le decumanus, d'orientation Est-Ouest ; et le cardio, d'axe Nord-Sud[25],[17]. Les études archéologiques et planimétriques viennent des complexes urbains antiques viennent conforter et accréditer ces remarques issuent des textes anciens grecs et romains[22],[23],[33],[17].

Les dispositifs hydrauliques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hydraulique étrusque.

Dodécapole d'origine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligue étrusque.

Cas de Arezzo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arezzo.
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Existant sous la forme de centre proto-urbain dès le IXe siècle av. J.-C., la métropole étrusque d'« Aritim » est probablement fondée selon le « rito estruriae »[r], vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C.. La cité-état connaît un accroissement politique et économique au cours du VIIe siècle av. J.-C. et du VIe siècle av. J.-C., pour atteindre son apogée au long du Ve siècle av. J.-C.. Le complexe urbain de toscane orientale d'Arezzo, se développe entre les contreforts des montagnes apenninnes médio-centrales, et la large plaine de l'Arno. La cité-état étrusque est en outre associée à une vaste nécropole, la Poggio del Sole, dont le fait fondateur est attribué au VIe siècle av. J.-C.[16],[45],[46],[47].

Exemple de Cerveteri[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Caere.
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À l'instar de ses homologues urbaines toscanes, la cité-état de « Cisra » s'octroie d'un fait fondateur assigné au VIIIe siècle av. J.-C.[45]. Cette dernière se présente en situation de hauteur, prenant appui sur un large promontoire, lequel surplombe le littoral tyrrhénien. Par conséquent, en regard de ce cadre topographique particulier, on peut attribuer à la métropole étrusque, une implantation géostratégique dite de castramétation. Le ville, cooptant d'une surface au sol d'environ 150 hectares, est ceinte d'une massive fortification de pierre taillée[25]. D'autre part, dès le milieu du 1er âge du fer, le complexe urbain étrusque semble procéder d'un statut de plaque tournante économique majeur[u][52],[54]. Différents faits archéologiques, corroborées à plusieurs évocations littéraires antiques, mettent en évidence que celle-ci fait l'objet d'abondants échanges commerciaux, essentiellement avec les chalcidiens, les syrio-phéniciens, et les grecs de Méditerranée orientale[55],[56],[57]. Cette situation contribue à l'enrichissement de la cité protohistorique, notamment par le biais d'exportations massives de produits manufacturés étrusques de bronze et d'étain, mais également, et dans une moindre mesure, par la vente de biens de vaissellerie fine ouvragés en terracotta tels que des bucchero à vernis noir[58],[59], ou encore des « pythoï » pourvus de dorures à la feuille[60],[61],[54],[62].

En contre-point, les connaissances que l'on possède sur la cité de « Cisra » à l'époque villano-proto-étrusque et au début de la période orientalisante (du IXe siècle av. J.-C. jusqu'au début du VIIe siècle av. J.-C.) présentent une relative faiblesse en regard de celles correspondant à la fin de cette dernière et à l'ensemble de l'époque archaïsante[63],[64]. Toutefois, on peut objecter que le complexe funéraire auquel la métropole est associée, nous fourni des éléments d'information matériels. La nécropole de Banditaccia, localisée à quelques centaines de mètres est attestée dès le début du IXe siècle av. J.-C.. Ces nombreuses infrastructures mortuaires, lesquelles ont fait l'objet de multiples fouilles et découvertes archéologiques majeures[v][67], révèlent des indices concrêts sur le quotidien social, culturel et économique des citadins du complexe proto-urbain de « Cisra », au cours de la genèse de la civilisation étrusque[w][60],[61],[67],[68].

Pour autant, les connaissances que l'on possède de la métropole étrusque du Latium septentrional, bénéficient d'un élément archéologique concret témoignant de l'existence probable d'un haut personnage, un « Zilath »[69],[70],[71],[72],[73],[74],[x] (l'équivalent du rex en Étrurie). Cette personnalité souveraine, connue sous le patronyme de « Thepharie Velanias »[78],[79],[80] (ou « Thebarie Velanias »[81] selon la traduction), aurait régné sur la cité de « Cisra » au cours du VIe siècle av. J.-C.[78].

En l'occurrence, une dédicace à vocation à la fois funéraire et religieuse[y], dont on a retranscrit la syntaxe apparaissant sur l'un des artéfacts épigraphiques du groupe dit lamelles de Pyrgi[z],[82], met en lumière certains faits et événements historiques associés au « zilath » de « Cisra ». La lamelle A de Pyrgi matérialise également les circonstances relatives à la mort du roi étrusque[83],[84],[85],[78],[82]. En voici la transcription littérale, établie en langue étrusque :

« ita . tmia . icac . he/ramaśva . vatieχe / unialastres . θemia/sa . meχ . θuta . θefa/rie{i} . velianas . sal / cluvenias . turu/ce . munistas . θuvas / tameresca . ilacve / tulerase . nac . ci . avi/l . curvar . teśiameit/ale . ilacve . als′ase/ nac . atranes . zilac/al . seleitala . acnaśv/ers . itanim . heram/ve . avil . eniaca . pul/umχva »

— Scuola Normale Superiore Laboratorio di Storia, Archeologia, Epigrafia, Tradizione dell'antico[aa], Lamelle A de Pyrgi, 2008-2016[82].

Dodécapoles padane méridionale et campanienne[modifier | modifier le code]

Selon Tite-Live[86] et Strabon[87], au VIe siècle av. J.-C., les Étrusques étendirent leur domination dans le nord et dans le sud de l'Italie, particulièrement en Émilie et en Campanie, pour former deux autres régions étrusques (de style colonial, à l'époque) qui prirent le nom d'Étrurie padane et d'Étrurie de Campanie. Pour chacun de ces domaines coloniaux, il est possible de parler de dodécapole. Mais comme pour la dodécapole se situant en Étrurie, il est difficile d'avoir la certitude des cités qui font partie de ces deux dodécapoles.

Pour l'Étrurie campanienne, les cités les plus susceptibles de faire partie de la dodécapole sont: Vulturnum, Nola, Acerrae et Nuceria Alfaterna,et à un degré moindre les cités de Herculanum, Pompéi, Sorrente et Salerne. Pour l'Étrurie padane, les cités de Velzna, Spina et Misano en font certainement partie, et les cités de Ravenne, Caesena, Ariminum, Mutina, Parme, Placentia, Mantua et Mediolanum en faisaient probablement également partie.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Briquel, Les étrusques, vol. 645, Presses Universitaires de France, coll. « Que-sais-je ? (section : Histoire et Art) », , 128 p. (ISBN 978-2-13-073425-3, lire en ligne)
  • Dominique Briquel, « Visions étrusques de l'autochtonie », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 12,‎ , p. 295 à 313. (DOI 10.3406/dha.1986.1724, lire en ligne).
  • Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques : l'antique civilisation toscane, VIIIe-Ier siècle av. J.-C., Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 313), , 212 p. (ISBN 978-2-262-02837-4).
  • Jean-René Jannot, « Les reliefs de Chiusi : mise à jour de nos connaissances », dans Mireille Cébeillac-Gervasoni, Emmanuel Lyasse, Michel Christol, Juan Francisco Rodríguez Neila, Enrique Melchor Gil, Sobre Digesto et Antonio Sartori, Le quotidien institutionnel des cités municipales : regards croisés de juristes et d'historiens, vol. 122-1, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Mélanges de l'École française de Rome - Section Antiquité », (ISBN 978-2-7283-0892-7, lire en ligne), pages 51 à 72.
  • Claire Joncheray (dir.), Les plans des cités étrusques à la période classique. : De la réalité fantasmée aux nouveaux critères d'interprétation, vol. Actes 2 des colloques sur l'urbanisme et l'architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires, Tunis, Urbanisme et architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires / Institut Universitaire des Sciences Humaines de Tunis, , 394 p. (lire en ligne).
  • Thierry Piel, « Luci et fora : des structures « supraciviques » et interethniques dans le monde étrusco-latin », dans François Clément ; John Tolan ; et Jérome Wilgaux (directeurs d'ouvrage), Espaces d'échanges en Méditerranée : Antiquité et Moyen Âge : Antiquité et Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-753531-55-0, lire en ligne), pages 20 à 25.
  • Natacha Lubtchansky, « Chiusi étrusque et son territoire : archéologie et historiographie », dans Bonci Casuccini, Debora Barbagli et Mario Iozzo, Etruschi. Chiusi, Siena, Palermo : la collezione, Sienne, Compresso museale Santa Maria della Scala/Chiusi, Laboratorio archeologico, (ISBN 978-8-88024-178-2, lire en ligne), pages 241 à 248.
  • Maurizio Martinelli, Giulio Paolucci et Anne Bruant, Lieux étrusques, Scala, , 226 p. (ISBN 978-8-881171-58-3, lire en ligne).
  • Jean-Noël Robert, Les Étrusques, Belles Lettres, , 335 p. (ISBN 9782251410272).
  • Jean-Paul Thuillier, Les Étrusques, Éditions du Chêne, coll. « Grandes civilisations », , 240 p. (ISBN 2842776585, présentation en ligne).


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire : les monarques étrusques.
  2. Ces dernières s'apparentant aux centumvirs romaines de la période républicaine.
  3. Lesquelles sont également dénommées « Concilium Totus Etruriare ».
  4. Tel que le IV de Tite-Live[4],[5],[6],[7],[8].
  5. On notamment mis au jour un fanum au sein du site archéologique de « Velzna », appelé le bois sacré étrusque de Voltumna ou Fanum Voltumnae[9],[4],[5],[6],[7].
  6. Autrement dit : le bois sacré et place publique de la cité-état étrusque de « Velzna », où se tenait les assemblées de lucumoniae, également dénommées par l'historien romain Tite-Live « Concilium Totus Etruriare ».
  7. C'est-à-dire, pour un groupe d'habitats donné, le phénomène urbanistique nécessaire à sa mutation en pôle urbain. Ce dernier s'octroie simultanément de deux catalyseurs : un élément d'agrégation d'une part , et un élément de densification et d'accroissement démographique, d'autre part. L'issue de ce processus se concrétise sous la forme de la fondation de la cité[18],[19].
  8. Les données archéologiques actuelles, confortées par les textes littéraires antiques, accréditent le postulat selon lequel les étrusques auraient été le premier peuple d'Italie à se préempter de ce type organisationnel de l'habitat et de structure territoriale[16].
  9. Par syncope de dérivation linguistique issue de la langue étrusque.
  10. Terme de grec ancien signifiant équerre.
  11. Cet instrument d'romain était l'appareil de levé notamment usité par les agrimenseurs de l'ancienne Rome[29],[30].
  12. Correspondant à la ville étrusque de « Kaituna »[33],[34],[35],[36],[37].
  13. Site étrusque se situant au pied des fortifications en situation de promontoire de « Velzna », correspondant à l'actuelle commune Orvieto (région italienne d'Émilie-Romagne).
  14. nécropole
  15. Ici une vue des sanctuaires de l'acropole étrusque émilie-romagnienne pourvus d'un alignement strictement rectiligne et orthonormé.
  16. On peut ici mettre en évidence un plan de site révèlant le caractère orthonormé, rectiligne et très précisément espacé de la ville étrusque de Misano.
  17. D'après le chapitre d'ouvrage rédigé par Claire Joncheray : Les plans des cités étrusques à la période classique : de la réalité fantasmée aux nouveaux critères d’interprétation ; issu de l'ouvrage collectif, Urbanisme et architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires[27].
  18. Ou, autrement dénommé : l'« Etrusca Disciplina », c'est-à-dire l'art de divination étrusque pratiqué par les haruspices et appliqué à la fondation d'une cité[43],[44].
  19. En l'occurrence ce point de vue souligne le dispositif technique mise-en-œuvre par les architectes et artisans étrusques. On relève par ailleurs la mise en place de blocs de pierre taillés soumis à une structure en appareillé.
  20. Laquelle est associée au complexe urbain étrusque de « Cisra ». Le caveau mortuaire étrusque est dénommé la Tomba Dei Capitelli.
  21. La cité « Cisra », se préemptait d'un emplacement légèrement en retrait par rapport par rapport à la côte tyrrhénnienne, toutefois on objecte que cette dernière possédait un débouché maritime, via le site portuaire étrusque de Pyrgi[50],[51],[52],[53].
  22. Le site funéraire est actuellement classé au patrimoine mondial de l'UNESCO[65], les artefacts mis au jour au sein de celui-ci conservés et exposés au Musée national archéologique de Cérétain à Cerveteri, Latium[66].
  23. Celui-ci se présentait sous une de petits villages régulièrement espacés au sein d'un zone spatiale ne dépassant pas 2 km2.
  24. Ou encore « Zilach », le suffixe « -ch- » étant parfois privilégié dans la transcription linguistitique par certains spécialistes de l'étrusque, ou des étruscologues, tels que l'historien Alain Hus[75],[76],[77].
  25. L'inscription procède d'un cadre et d'un contexte religieux. Concrètement, cette dernière a été mise au jour lors des fouilles d'un temple étrusque dévolu à la déesse égyptienne étruscoïsée Astartée, à Pyrgi.
  26. Lesquelles sont au nombre de trois.
  27. Laboratoire de l'École Normale Supérieure d'histoire, archéologie, épigraphie et tradition de l'antiquité.
  28. Cité étrusque où l'on a notamment mis au jour un artéfact à caractère artisanal étrusque dit la tabula Hebana. Ce dernier aspecte la forme d'une tablature portant des inscriptions épigraphiques qui recensent les différents édiles romains de la période monarchique qui ont gouvernés le pôle politique et proto-historique de « Heba » depuis l'époque de la prééminance étrusque, jusqu'au cours de la république romaine[88].
  29. Objet présenté à l'exposition du Louvre-Lens, Les Étrusques et la Méditerranée et issu de la collection - 239 de Santa Severa, à l'Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.465-472.
  30. Références muséographiques : collection numéro - 243 - Santa Severa, Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.390.
  31. Autrement dit, un motif décoratif surmontant un chapiteau.
  32. Référence muséographiques : Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 247 - Santa Severa, Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.464 (Fragment de jambes de guerriers).
  33. Références muséographiques : Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 233 - Rome, université la Sapienza, musée des antiquités étrusques et italiques.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, p. 124.
  2. Romolo Staccioli, Gli Etruschi. Un popolo tra mito e realtà, p. 84-86.
  3. Page du Point 07/11/2003, N° 1625.
  4. a, b, c et d Briquel 1986, p. 102.
  5. a, b, c et d Thuillier 1974, p. 63.
  6. a, b, c et d Thuillier 1974, p. 64.
  7. a, b et c Briquel 1986, p. 106.
  8. a et b Bernard Mineo, Tite-Live et l'Histoire de Rome, Klincksieck, , 380 p. (ISBN 9782252035726).
  9. (it) Cristofani Mauro, Etruschi una nuova immagine, Florence, Giunti Gruppo, (ISBN 88-0901792-7, lire en ligne).
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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