Pinacothèque de Paris

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Pinacothèque de Paris
Locaux rue Vignon.
Locaux rue Vignon.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Île de France
Ville Paris
Adresse 28 place de la Madeleine
Coordonnées 48° 52′ 14″ nord, 2° 19′ 33″ est
Informations générales
Date d’inauguration
Date de fermeture

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Pinacothèque de Paris

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Pinacothèque de Paris

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Pinacothèque de Paris

La Pinacothèque de Paris est un musée privé français consacré à l'histoire de l'art. Ce Musée a monté durant sa période d'activité (2003 à 2016) des expositions temporaires. Certaines d'entre elles ont été exportées à l'International.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle a ouvert ses portes le au 28 place de la Madeleine dans le 8e arrondissement de Paris, après avoir été hébergée un temps au 30 bis rue de Paradis dans le 10e (où une exposition Picasso intime eut lieu à l'automne 2003).

En janvier 2011, elle inaugure un nouvel espace de près de 3 000 m2[1], à quelques pas du site actuel. Celui-ci accueille une collection permanente constituée de prêts de collectionneurs privés et d'institutions publiques.[2] Des artistes de toutes les époques, écoles et mouvements se côtoient : Tintoret, Picasso, Rembrandt, Duchamp, Boucher, Derain, de Hooch, Severini...

Le 30 mai 2015, un autre musée est ouvert sous l'enseigne Pinacothèque, à Singapour, dont la gestion est néanmoins dissociée de celle de la maison mère. Marc Restellini, le fondateur et PDG de la Pinacothèque de Paris, n'y occupe qu'une fonction de Chairman, sans rôle exécutif. Elle accueille notamment certaines des expositions présentées à Paris.

En novembre 2015, dans un climat marqué par les attentats parisiens[3],[4], tout particulièrement pour les grands Musées[5], la Pinacothèque de Paris est placée en redressement judiciaire[6] suite à une forte baisse de fréquentation, notamment due à la crise économique qui frappe l'ensemble des Musées[7]. Elle ferme son site parisien le 15 février 2016, en souhaitant retrouver à terme de nouveaux locaux.

L'antenne à Singapour a continué son activité[8] jusqu'en avril 2016[9]. Néanmoins les difficultés de la "maison-mère" de Paris, ajoutée à plusieurs malfaçons au niveau du bâtiment ayant conduit à mettre en péril certaines œuvres, conduisent à retirer du Musée les toiles, entraînant la fermeture de ce dernier[10].

La fermeture des deux musées entraîne des impayés importants : selon le magazine Télérama, le loyer du site parisien n'avait notamment pas été payé depuis deux ans au moment de la fermeture[11] Déjà, au mois de mai 2015, la société de gardiennage employée par la Pinacothèque avait fait part d'importants retards de paiement, ayant entraîné des mouvements sociaux[12].

L'homme d'affaire suisse Yves Bouvier, actionnaire de l'antenne de Singapour de la Pinacothèque de Paris, est mis en cause dans des affaires d'escroquerie sur le marché de l'art [13],[14]. Yves Bouvier affirme néanmoins que ces éléments étaient infondés et qu'il n'a aucun lien avec la Pinacothèque de Paris[15]

Présentation[modifier | modifier le code]

Bâtiment[modifier | modifier le code]

L'espace se situant au 28 place de la Madeleine offre environ 2 000 m2 répartis sur trois niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée et un premier étage animé par l’architecture particulière des coursives courant le long des entrepôts du XIXe siècle. Les nouvelles salles d'exposition se situent au 8 rue Vignon, et s'épanouissent sur deux niveaux. Ces deux lieux accueillent une boutique et une librairie.

L'architecte chargé de la conception du bâtiment fut Laurent Guinamard-Casati, architecte du patrimoine.

Équipe dirigeante[modifier | modifier le code]

Marc Restellini est le directeur de la Pinacothèque. Une équipe d'environ 70 personnes participent à l'évolution de ce musée.

Liste des expositions[modifier | modifier le code]

  • 2003 :
    • Picasso Intime (7 novembre 2003 - 28 mars 2004). Cette exposition, conçue et organisée par Marc Restellini, se base sur plus de 90 tableaux, dessins et collages de l'artiste. Ces derniers ont été donnés par Picasso à Jacqueline Roque, sa seconde épouse. Il s'agit de la première exposition française présentant ces œuvres par ailleurs très célèbres.
  • 2007 :
    • Chaïm Soutine : le Fou de Smilovitchi (10 octobre 2007 – 27 janvier 2008): première exposition sur l'artiste russe depuis 33 ans. Marc Restellini a lancé cette exposition en étudiant le portrait que Modigliani avait fait de Soutine, donnant de celui-ci une image quasi mystique. Incompris, voire marginalisé, le travail de Soutine a longtemps été enfermé dans des clichés liés à ses origines juives. L'exposition s'attache à mettre en lumière à travers 80 tableaux dont la plupart n'ont jamais été exposés, le talent de l'artiste à transcrire l'âme et la personnalité de ses modèles et sa démarche visionnaire comme précurseur des artistes majeurs contemporains[16].
    • Roy Lichtenstein : Évolution (15 juin 2007 - 23 septembre 2007) (sélection de 97 œuvres réalisées entre 1966 et 1997) : L'exposition présente le travail d'un des artistes les plus représentatifs du Pop Art Américain en se focalisant sur une vision complète des différentes étapes du procédé de création de l'artiste.Organisation : Fondation Roy Lichtenstein (New York) et Fondation Juan March (Madrid). Commissaire : Jack Cowart, directeur exécutif de la Fondation Roy Lichtenstein, New York.
  • 2008 :
  • 2008-2009 :
  • 2009 :
  • 2009-2010 :
  • 2010 :
  • 2010-2011 :
    • L'Or des Incas (10 septembre 2010 - 6 février 2011)
  • 2011 :
    • Les Romanov, tsars collectionneurs (L'Ermitage, la naissance du musée impérial) (26 janvier - 15 septembre 2011)
    • Les Esterházy, princes collectionneurs (La naissance du musée) (26 janvier - 15 septembre 2011)
    • Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt (17 mars 2011 - 21 août 2011)
  • 2011-2012
    • Giacometti et les Étrusques (16 septembre 2011 - 8 janvier 2012)
    • Expressionismus et Expressionismi, Berlin-Munich 1905-1920 (13 octobre 2011 - 11 mars 2012)
    • Ilone et George Kremer, Héritiers de l'âge d'or néerlandais (27 octobre 2011 - 25 mars 2012)
  • 2012
    • Les masques de jade mayas (26 janvier - 10 juin 2012)
    • Modigliani, Soutine et l'aventure de Montparnasse (4 avril - 9 septembre 2012)
  • 2012-2013 (3 octobre 2012 - 17 mars 2013) :
  • 2013 (18 avril - 8 septembre 2013) :
  • 2013-2014 (11 octobre 2013 - 16 mars 2014) :
  • 2014 :
  • 2014-2015 :
    • Le Kâma-Sûtra : spiritualité et érotisme dans l'art indien (2 octobre 2014 - 11 janvier 2015)
    • L’Art de l’amour au temps des Geishas : les chefs-d’œuvre interdits de l’art japonais (6 novembre 2014 - 15 février 2015)
  • 2015 :
    • Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne (12 février- 21 juin 2015)
    • Le Pressionnisme, les chefs-d'œuvre du graffiti sur toile (12 mars - 18 octobre 2015)
    • De Rubens à Van Dyck (10 juillet - 4 octobre 2015)
  • 2015-2016 :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Pinacothèque de Paris: ces Musées qui cassent les codes - Culture Minute », Culture Minute,‎ (lire en ligne)
  2. « La Revue de Presse - Accueil | Marc Restellini », sur Marc Restellini (consulté le 10 mars 2017)
  3. « http://www.europe1.fr/culture/attentats-baisse-de-frequentation-des-musees-parisiens-2623951 »
  4. « La fréquentation des musées touchée par les attentats en 2015 », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « http://www.telerama.fr/scenes/depuis-les-attentats-les-petits-musees-attirent-plus-que-les-grands,149648.php#xtor= »
  6. «Paris : la Pinacothèque ferme ses portes », Paris Dépêches.
  7. Par SABINE GIGNOUX, « Pourquoi la fréquentation des musées baisse », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne)
  8. La Pinacothèque de Paris va fermer ses portes, Le Figaro, 12 février 2016
  9. La Pinacothèque de Singapour baisse à son tour le rideau, lemonde.fr, 14 avril 2016
  10. Roxana Azimi, « La Pinacothèque de Paris ferme sa filiale à Singapour », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  11. "La Pinacothèque de Paris ferme sa filiale à Singapour", Le Monde, 14 avril 2016
  12. La Croix, "Grève éclair à la Pinacothèque de Paris", 1er juin 2015
  13. « La Pinacothèque s'offre un musée à Singapour », sur lesechos.fr, (consulté le 25 septembre 2016)
  14. Vanity Fair, « Oligarque contre marchand d'art : révélations sur l'affaire qui faut trembler Monaco et la Suisse » (consulté le 25 septembre 2016)
  15. « YVES BOUVIER, président de Natural Le Coultre, s'explique », Le Journal des Arts,‎ 10/23 juin 2016 (lire en ligne)
  16. « Accueil - Marc Restellini », sur Marc Restellini (consulté le 10 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]