Lignol

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Lignol
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Blason de Lignol
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Guémené-sur-Scorff
Intercommunalité Communauté de communes du pays du roi Morvan
Maire
Mandat
André Jaffré
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56110
Démographie
Gentilé Lignolais, Lignolaise
Population
municipale
910 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 18″ N 3° 16′ 10″ O / 48.0383333333, -3.2694444444448° 02′ 18″ Nord 3° 16′ 10″ Ouest / 48.0383333333, -3.26944444444  
Altitude 117 m (min. : 93 m) (max. : 187 m)
Superficie 38,43 km2
Localisation

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Lignol [liɲɔl] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Lignol est l'une des communes qui composent le Pays Pourlet, dont la capitale est Guémené-sur-Scorff.

Le nom breton de la commune est An Ignol (prononcé [niˈjoːl]).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Lignol sur une carte des communes du Morbihan.

Lignol est une commune rurale appartenant par ses traditions au Pays Pourlet. Son territoire est vallonné et parcouru par la rivière le Scorff dont le cours sert au sud de frontière naturelle avec la commune limitrophe d'Inguiniel. Les autres communes limitrophes ont pour nom Ploërdut au nord, Guémené-sur-Scorff au nord-est, Persquen à l'est, Kernascléden et Saint-Caradec-Trégomel à l'ouest.

Histoire[modifier | modifier le code]

Corentin Le Floch

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

1719 : Arrestation le 28 décembre au presbytère de Lignol de Chrysogone De Guer marquis de Pontcallec, considéré comme le chef de la conspiration portant son nom : la conspiration de Pontcallec suite à la révélation par Chemendy, sénéchal du Faouët, du lieu de sa cachette à la maréchaussée.

1794 : Dans la nuit du 8 au 9 novembre, sont exécutés par les Chouans le maire, Corentin Le Floc'h, ex-député de la Constituante pour la circonscription électorale d'Hennebont, et les deux prêtres constitutionnels de la paroisse. Corentin Le Floc'h est abattu dans son manoir de Canquizern sous les yeux horrifiés de ses trois enfants ; les deux prêtres devant le personnel du presbytère de Lignol. Les chouans reprochaient à Corentin Le Floc'h d'appliquer sans hésitation dans sa mairie les mesures anticléricales décrétées par la Convention et de ne pas avoir hésité à se porter acquéreur de biens nationaux[1].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason deLantivy.svg

Les armoiries de Lignol se blasonnent ainsi :

D’azur, à 8 billettes d’or, 3, 2, 2 et 1, au canton de gueules chargé d’une épée d’argent.
Mentionné par Riestap : armes des Lantivy (canton) au château de Coscro à Lignol ; La devise de la famille est : Qui désire n’a repos.
Il est fort probable que le blasonnement de la commune se réduise au blasonnement principal sans le canton familial ni la devise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 1794 Corentin Le Floc'h    
2001 2008 Claude Le Vely PS  
2008   André Jaffré    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 910 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 911 1 914 1 395 1 715 1 780 1 734 1 722 2 029 1 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 779 1 844 1 876 1 661 1 778 1 928 1 880 1 809 1 802
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 785 1 896 2 029 2 008 1 985 1 931 1 832 1 887 1 593
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 512 1 370 1 203 1 042 906 859 887 892 910
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

  • abattoir de canards gras élevés en Bretagne employant une cinquantaine de salariés (entreprise RBI).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Lignol[modifier | modifier le code]

Placé sous le patronage de Saint Pierre et Saint Paul, elle fut édifiée au XVe siècle mais a subi de nombreux remaniements.

La chapelle Saint-Yves[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chapelle Saint-Yves de Lignol.
La chapelle Saint-Yves.

Construite au XVIe siècle, elle possède un clocher ouvragé remarquable. Posé sur une tour carré, il est entouré d'une balustrade ajourée. La chambre des cloches, quant à elle, est surmontée de piliers aux têtes de dragon et d'une flèche hexagonale ornée de crochets.

La chapelle Saint-Hervezen[modifier | modifier le code]

En forme de vaisseau rectangulaire, la chapelle est coiffée d'un petit campanile surmonté d'une croix. Tout près se trouvent deux fontaines et un lavoir. Le saint patron des lieux demeure énigmatique.

Le château du Coscro[modifier | modifier le code]

façade du château du Coscro

Le château est l'œuvre d'une famille de parlementaires bretons (première moitié du XVIIe siècle), les Lantivy.

L’architecture est due aux premiers travaux engagés par Louis de Lantivy, conseiller au parlement de Bretagne en 1625.

Il est caractéristique de par la régularité et la symétrie de son plan et de ses élévations, son décor de boiseries et l'escalier permettent de le dater des années 1660-1680.

Les dépendances de la cour et du jardin datent de la même époque, et le jardin lui-même semble contemporain du château.

Le jardin, à l'ensemble très ordonnancé reprend le dispositif :

  • basse cour au nord,
  • cour d'honneur,
  • jardin de l'orangerie,
  • verger,
  • terrasse et,
  • grand jardin au sud,
  • le tout entouré de bois.

L'ensemble répond, ainsi que l'étude archéologique l'a révélé, au souci de mise en symétrie et de perspectives à partir d'un axe central et des allées d'accès qui mettaient en scène l'environnement bocager.

Propriété d'une personne privée, il est inscrit aux Monuments historiques, par arrêtés du 29 mars 1972 (escalier intérieur du château) et du 22 octobre 1997 (verger, cour d'honneur, potager, terrasse et grand jardin, grande allée, bois de haute futaie et fontaine),

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • le tumulus de Saint Heverzen (détruit)
  • la stèle de Cravial datant de l'Âge du fer
  • la croix du Pou : stèle de l'Âge du fer christianisée au XIXe siècle

À partir du XVe siècle[modifier | modifier le code]

  • le manoir de Kerouallan : XVe siècle
  • le manoir de Kerduel : XVe siècle
  • le manoir du Pou : XVe siècle
  • la chapelle Saint Melan : XVIe siècle, un écu martelé est visible au-dessus de la porte principale
  • la croix de Hinger
  • la croix de Kerlussec : XVIIIe siècle

Photos[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Corentin Le Floc'h, député de la Constituante, abattu par les Chouans. L'homme, connu pour ses idées républicaines, est surtout resté célèbre pour s'être présenté aux états généraux, en 1789, en costume breton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Léna , Le Faouët sous la Révolution et l'Empire Son district, Saint Michel en Priziac, 1987.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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