Groix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Groix (homonymie).
Groix
Île de Groix vue par le satellite SPOT
Île de Groix vue par le satellite SPOT
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Groix (chef-lieu)
Intercommunalité Lorient Agglomération
Maire
Mandat
Dominique Yvon
2014-2020
Code postal 56590
Code commune 56069
Démographie
Gentilé Groisillon, Groisillonne
Population
municipale
2 220 hab. (2011)
Densité 150 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 38′ N 3° 28′ O / 47.63, -3.47 ()47° 38′ Nord 3° 28′ Ouest / 47.63, -3.47 ()  
Altitude 47 m (min. : 0 m) (max. : 48 m)
Superficie 14,82 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte administrative du Morbihan
City locator 14.svg
Groix

Géolocalisation sur la carte : Morbihan

Voir sur la carte topographique du Morbihan
City locator 14.svg
Groix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Groix

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Groix
Liens
Site web Mairie de Groix

L'île de Groix [gʁwa] (du breton Enez Groe) est une île et une commune bretonne du département du Morbihan (France). Elle se trouve au large de la côte sud de la Bretagne, au nord-ouest de Belle-Île-en-Mer, dans l'océan Atlantique en face de Lorient. Elle constitue le canton de Groix ainsi qu'une commune (commune de l'Île de Groix). Elle est accessible par bateau au départ de Lorient et de Port-Louis. Historiquement, elle fait partie du pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

On donne aussi aux Groisillons le nom plaisant de Greks, les Groisillonnes ayant autrefois toujours une cafetière (grek en breton) sur le feu pour réchauffer les pêcheurs de la famille à leur retour.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie de l'île de Groix

Groix, située à 3 milles nautiques du continent, est la deuxième île de Bretagne par la superficie. Longue de 8 kilomètres et large de 3 kilomètres (au maximum), elle se compose essentiellement d'un plateau de micaschiste, haut de 40 à 50 mètres, entaillé par de nombreux vallons ou bordé de falaises abruptes creusées de grottes. Le vallon de Kerlivio a été transformé en lac et réserve d'eau douce par la construction d'un barrage de retenu en amont de port Melin.

Géologie et minéralogie[modifier | modifier le code]

Groix recèle des particularités géologiques d'un tel intérêt qu'une réserve naturelle géologique baptisée « François Le Bail » a été créée, en 1982, sur ses côtes est et sud : Groix possède plus de 60 espèces minérales, dont le très rare glaucophane bleu, qui affleure ici à l'air libre, l'épidote et le grenat. Le glaucophane et l'épidote sont des minéraux nés il y a plusieurs millions d'années sous l'action du chevauchement des plaques terrestres. Groix est principalement constitué de micaschistes (à grenat et glaucophane) teintés de rouge et de bleu par ses composants.

Plusieurs théories s'affrontent quant à la formation géologique de l'île.
Une des théories, la plus admise, est la remontée d'un "bouchon" de croûte océanique allégé par une pollution sédimentaire lors de la subduction au Devonien. Cette remontée suffisamment lente à permis au métamorphisme des roches la formation de phénocristaux de grenats, de glaucophane et de micas blanc (muscovite).

L'île en elle-même (plus visible dans la partie Sud) est une représentation verticale des matériaux par tranche de densité. Léger à l'ouest (métamorphisme très remanié, présence de "boudins") plus lourd à l'est (phénocristaux de grenats).

Une très belle plage de grenats rouges l'atteste...

Les Grands Sables[modifier | modifier le code]

La plage convexe des Grands Sables.

C'est la plage principale de l'île qui offre plusieurs aspects exceptionnels : elle est convexe, elle se déplace très rapidement et elle est constituée de deux sables de couleurs différentes.

Sa forme convexe est due à deux courants marins, l'un venant du nord-ouest, l'autre du sud-ouest, qui longent l'île sur ses deux côtes nord et sud et qui drossent les sables à leur point de rencontre. Celui-ci évoluant selon la puissance relative d'un courant par rapport à l'autre, la plage se déplace. Ses allées et venues anciennes sont documentées. Depuis les tempêtes de 1987 et surtout depuis 1994, les Grands Sables se sont fortement déplacés vers le nord-ouest, passant même au nord de la pointe de la Croix. Son retour en arrière, à moins d'un renforcement du courant de nord-ouest, est improbable désormais[réf. nécessaire]. Si elle progressait toujours vers l'ouest elle pourrait éventuellement ensabler Port-Tudy[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Groix est un climat tempéré de type océanique (cfb) qui se situe à la frontière du Climat supra-méditerranéen (csb), à l'instar de la plupart des îles du ponant, et dont les caractéristiques sont : hivers arrosés, un été assez sec et tièdes, un écart important entre les précipitations moyennes du mois le plus arrosé et le plus sec (d'un facteur de 2,7). Pour une affaire de 3 mm de précipitations de trop pendant l'été, l'île ne peut pas être classée parmi le climat supraméditerranéen. Malgré tout l'influence méditerranéenne existe et la végétation de l'île est souvent exotique. La température moyenne annuelle est de 12,0 °C, l'ensoleillement assez généreux (autour de 1 800-1 900heures par an). Les mois les plus froids sont janvier et février avec 7 à 8 °C ; les plus chauds étant juillet et août avec 17 à 18 °C (moyenne journalière). L'île de Groix bénéficie de l'effet modérateur de l'océan. Les amplitudes journalières y sont faibles et les gelées y sont rares avec une moyenne de seulement 9,3 jours par an avec gel. Un régime de brise thermique freine la montée des températures maximales en été. La moyenne des précipitations annuelles est de 732 millimètres. Les mois les plus arrosés sont ceux de décembre et janvier avec un total des précipitations plus de deux fois supérieur au total des précipitations des mois de juillet et août qui sont les moins arrosés. Cependant le climat est loin d'être complètement uniforme sur l'ensemble de l'île. L'extrémité occidentale de l'île est plus exposée aux vents dominants d'ouest si bien que le climat y est plus rude que dans le reste de l'île. La végétation y est rase et les cultures y sont absentes.

Relevé météorologique de l'Ile de Groix - Beg Melen (56), 42 m, période 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 5 4,8 5,9 7,3 10 12,6 14,4 14,7 13,5 11,3 8,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 9 9,1 10,7 12,8 15,5 18,5 20,5 20,6 19,2 16,1 12,2 10
Précipitations (mm) 88,2 72,5 66,4 45,4 58,7 39,1 36,8 33,5 53,5 70,7 77 90,4
Source : Climatologie mensuelle à Groix (1961-1990)[1]
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
9
5
88,2
 
 
 
9,1
4,8
72,5
 
 
 
10,7
5,9
66,4
 
 
 
12,8
7,3
45,4
 
 
 
15,5
10
58,7
 
 
 
18,5
12,6
39,1
 
 
 
20,5
14,4
36,8
 
 
 
20,6
14,7
33,5
 
 
 
19,2
13,5
53,5
 
 
 
16,1
11,3
70,7
 
 
 
12,2
8,1
77
 
 
 
10
6,1
90,4
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Faune, flore et écologie[modifier | modifier le code]

Il y a sur l'ile de Groix[2] quelques couleuvres à collier, couleuvres vipérines et, fait rarissime, on y a découvert en octobre 2011 un renard mort, sans doute domestiqué et échappé de chez un particulier. On observe également la présence de crapauds, ce qui est rare sur les îles. Surnommés "gro" en norrois. Les lapins sont très nombreux, mais toutefois en forte diminution depuis dix ans à cause de l'apparition d'une maladie jusque ici inconnue sur l'ile. Il est aussi à remarquer la présence en grand nombre de faisans, facilement observables toute l'année.

Les terrains des batteries du Grognon sont gérés par le Conservatoire du littoral.

Navigation[modifier | modifier le code]

Les parages de Groix sont réputés dangereux comme l'atteste une version de la tétralogie d'Ouessant:

« Qui voit Ouessant voit son sang,
Qui voit Molène, voit sa peine,
Qui voit Sein, voit sa fin,
Qui voit Groix, voit sa croix. »

Pour les navires de guerre qui partent de Brest, le dicton devient plus optimiste:

« Qui voit Ouessant voit son sang.
Qui voit Sein voit sa fin.
Qui voit Groix voit sa joie.
Qui voit Belle-Île, cingle sans péril[3]. »

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans les textes anciens[4], Groix est appelé Ronech croy puis Croylan, (lan « terre habitée »). On divisait culturellement Groix en deux : à l'ouest Piwisy (prononcer « puisi »), à l'est Primiture (prononcer « prumtur »). Le parler y était du type bas vannetais "groisillon", avec des nuances sous-dialectales entre l'ouest et l'est (Cf. Grammaire d'Elmar Ternes). Mais l'île n'a jamais été divisée en deux paroisses et ne forme qu'une seule commune. Les services religieux étaient assurés par le clergé insulaire et par les moines bénédictins de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé.

Les incursions scandinaves laisseront à Groix une tombe viking à barque incinérée dont le tumulus (17 mètres de diamètre) a été fouillé et détruit en 1906. Cette barque de 14 mètres de long contenait les ossements d'un chef, d'une personne de son entourage, d'un chien et d'oiseaux. Elle contenait aussi de nombreuses armes de tous types (épées, boucliers-pavois, hache, lance, flèches, couteau) et des jeux de société.

Groix a appartenu au Kemenet-Héboé, machtiernat puis seigneurie centrée à Hennebont, qui passera ensuite à la famille de Rohan, jusqu'à la Révolution.

Histoire militaire[modifier | modifier le code]

L'existence de fossés défensifs et de palissades à Kervedan (lieu-dit du « camp des romains ») indique de possibles luttes contre des envahisseurs venus de l'extérieur de l'île dès l'âge du fer.

À l'époque des incursions des Vikings, les reliques de saint Gunthiern, de saint Guénolé et des saints Paulennan, Symphorien, Trénennan, Guédian, Guénael, Isunet et autres saints ont été cachées à Groix. Elles furent redécouvertes vers 1069.- d'après B.Yeurc'h (Le MENE, 1878)

Au XVIIe siècle, Groix a fait périodiquement l'objet de pillages et d'attaques de toutes sortes, principalement de la part des marines anglaises et hollandaises. Malgré la création de la ville de Lorient et de la Compagnie des Indes, il faut attendre 1744 pour qu'une première structure défensive soit construite sur l'île. Plusieurs autres suivront, jusqu'à l'occupation allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale :

  • Fort-surville (Pointe de la Croix) : construit en 1744, agrandi en 1846,
  • Fort du Bas-grognon : construit en 1744, modifié en 1761, 1848 et 1893,
  • Fort du Haut-grognon : construit de 1878 à 1881,
  • Batterie du Gripp : construite en 1744, modifiée en 1847,
  • Batterie de Nosterven : construite en 1744, modifiée en 1846,
  • Redoute de la pointe des Chats : construite en 1757, modifiée en 1761,
  • Batterie du Méné : construite entre 1901 et 1903,
  • Batterie Seydlitz : construite par l'armée allemande en 1944.
  • Mur de l'Atlantique : au total, 28 ouvrages bétonnés répartis sur 25 sites, construits par l'armée allemande.

Certaines constructions ont aujourd'hui disparu :

  • Batterie du Spernec : construite au XVIIIe siècle,
  • Redoute de Porh-Costic : construite en 1761,
  • Batterie de Goyave : construite en 1761,
  • Redoute de Penennès : construite en 1761,
  • Redoute de Porh-Polière : construite en 1761,
  • Redoute de la Fontaine des Grands-Sables : construite en 1761.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la portée des canons ne permet pas d'atteindre les bateaux naviguant dans les Coureaux. Tout au plus permettent-ils de défendre les bateaux mouillant à l'abri de l'île. Les ouvrages défensifs ont donc joué un rôle mineur dans la bataille de Groix qui opposa le 23 juin 1795 les flottes française et britannique.

Étant un lieu stratégique, Groix a depuis longtemps abrité un stock important de munitions notamment au lieu qui porte encore le nom de « Kermunition », lequel abritait en 1906 16 maisons où logeaient 21 ménages (89 personnes au total), et qui dans les années 2000 fait l'objet d'un nouveau projet de lotissement et de route.

À proximité de l'île de nombreux stocks de munitions ont été jetées en mer entre 1914 et les années 1970, dont on peut craindre qu'elles libèrent peu à peu leur contenu toxique (dont le mercure du fulminate de mercure des amorces.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Joseph Davigo    
1791 1792 Jean-Jacques Georget    
1792 1793 Jean-Louis Simon    
1793 1797 Maurice Milloch    
1797 1800 Jean Rio   Abbé
1800 1803 Pierre Proteau    
1803 1806 Jean Rio et Gwénolé Stéphan   Abbé
1806 NC Mathurin Tromeleu    
NC 1810 Louis-Henri Thépault    
1810 1816 Jacob Davigo    
1816 1823 Julien Kersaho    
1823 1826 Joseph Kersaho    
1826 1828 Laurent Baron    
1828 1833 Barnabé Noël    
1833 1835 Charles-François Miller    
1835 1849 Laurent Jégo    
1849 1858 Julien Genevisse    
1858 1871 Jean-Pierre Romieux    
1871 1873 Laurent-Marie Jégo    
1873 1891 Laurent-Victor Noël   Propriétaire d'une usine de traitement du poisson
1891 1899 Charles Romieux    
1899 1903 Adolphe Stéphan    
1903 1908 Firmin Davigo    
1908 1925 Émile Bihan    
1925 1945 Firmin Tristan Rad. Ind. Député
1945 1959 Francis Stéphan (1902-1979)   Maire
1959 1971 Joseph Puillon   Maire
1971 1989 Joseph Yvon Centre Avocat
1989 2001 Dominique Yvon Divers Droite  
mars 2001   Éric Régénermel Divers gauche Docteur en médecine
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 220 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 290 2 231 2 347 2 542 2 931 3 034 3 153 3 145 3 354
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 390 3 795 4 043 4 384 4 462 4 660 4 892 4 935 5 222
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 341 5 509 5 825 5 334 5 117 4 716 4 506 4 344 4 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
3 525 3 161 2 727 2 605 2 472 2 275 2 266 2 220 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Groix a connu son maximum démographique à la veille de la Première Guerre mondiale. La densité de la population sur l’île atteignait alors 393 hab/km2, densité très supérieure à celle du continent à la même époque (densité du Morbihan : 84 hab/km2).

Port-Tudy[modifier | modifier le code]

Port-Tudy constitue le plus grand port de pêche et de plaisance de l'île. Il accueille la navette (ferry) qui fait la liaison entre l'île et le continent (Lorient et Port-Louis). Le port n'accueille plus guère de chalutiers, il en reçoit en revanche de nombreux bateaux de plaisance, les navettes entre l'île et Lorient ainsi que des bateaux-taxis.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Groix (Morbihan).svg

Les armoiries de Groix se blasonnent ainsi :

Parti : au un d’argent à cinq mouchetures d’hermine de sable posées en sautoir ; au deux d’azur à un bateau de pêche aussi d’argent équipé de gueules, accompagné à senestre d’une falaise de sinople issante du flanc et surmontée d’un phare d’argent allumé de gueules ; à la bordure aussi d’argent. Une ancre de sable brochante sur la partition et la bordure, l’organeau soutenu à dextre par un lion de mer et à senestre par un requin, les deux aussi d’argent.
Conc. M. Stephan.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La côte nord de la pointe de Pen-Men au sémaphore de Beg Melen.
  • Église Saint-Tudy (XVII-XIXe siècle) au Bourg, dont le patron est saint Tudy. Cette église a la particularité, comme sur l'île d'Hoëdic, d'avoir un thon comme girouette installé en 1952 par le maire Francis Stephan sur le clocher en place du coq ou de la flèche.
  • Quatre chapelles :
    • la Trinité (XIXe siècle) au Bourg,
    • Saint-Léonard (XVIIIe siècle) à Quelhuit,
    • Notre-Dame du Calme (XVIIIe siècle) au Méné,
    • Notre-Dame de Plasmanec (XVIIe siècle) à Locmaria.
  • Phares de Pen Men et de la pointe des Chats.
  • Maisons de pêcheurs du XIXe siècle dans les hameaux.
  • Lavoirs et fontaines : il y a environ 30 lavoirs et fontaines sur le domaine public.
  • Mégalithes (menhirs et dolmens) :
    • le grand menhir de Kermario, le menhir couché « Bag Sant Tudi » ou « Vag Saint Tudy ».
    • Menhir de Mez-Kerlard, classé MH[7],
    • Dolmens dits Men Cam et Men Yann, classés MH[8],
    • Dolmen dit de Vagouar-Huen, classé MH[9],
  • Camp préhistorique de Kervédan (dit camp Gaulois), classé MH[10].
  • Écomusée de l'île de Groix
  • Grotte aux Moutons
  • Trou de l'Enfer.
  • Trou du Tonnerre.
  • Port Saint-Nicolas.
  • Port-Lay, qui a la particularité d'être le plus petit port d'Europe. Il s'y déroule chaque été depuis 2001 le festival international du film insulaire.

Sépulture viking[modifier | modifier le code]

Une fouille entreprise en 1906 par le préhistorien Paul du Chatellier et le commandant Louis le Pontois[11] a permis la découverte d’une aire charbonnée d’une sépulture scandinave par incinération dans et avec une barque. Cette fouille a exigé huit journées de travail. Une partie de l’espace sur lequel avaient été étendus les restes du bûcher a été enlevé par la mer. Ce qui a été recueilli :

  • des ossements humains ainsi que les ossements d’un chien et de quelques oiseaux
  • les restes d’une barque caractérisée par des rivets spéciaux.
  • deux vases en bronze, une marmite en tôle de fer
  • vingt et un umbos de boucliers
  • deux épées à deux tranchants, une bouterolle de fourreau d’épée, deux haches, trois lances, huit flèches et un couteau
  • une pierre à aiguiser, une enclume, un marteau, une tenaille, une mèche à cuiller, deux poinçons, deux outils à usage indéterminé
  • une bague en or, des lambeaux du revêtement des fils d’une étoffe tissée d’or, deux agrafes, un bouton, une tresse, des petites perles en argent, un bouton en fer plaqué de bronze
  • une têtière en bronze
  • la garniture en fer, argent et bronze d’un collier de cheval ou d’une selle - une chaîne en fer - quelques autres objets à usage indéterminé.

Seuls quelques éléments sont visibles aujourd’hui à l’écomusée de Groix, quelques autres sont conservés au musée des antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye.

  • Images de quelques objets dans la Lettre de la Société des Amis du Musée de Groix no 10 consacrée à la tombe viking[12].

Culture[modifier | modifier le code]

La langue bretonne, sous la forme de son dialecte vernaculaire groisillon, a disparu au cours du XXe siècle, en moins d'un siècle. Avant 1914, la quasi-totalité des quelque 5 500 habitants de l'île parlait ce dialecte. Dans les années 1980, les derniers locuteurs disparaissaient. Le linguiste allemand Elmar Ternes a étudié le groisillon dans un livre d'une très bonne tenue scientifique: Grammaire structurale du breton de l'île de Groix, publié en 1970 à Heidelberg.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Saint Tudy
  • Collège Saint Tudy[15]
  • École de la Trinité
  • Collège des îles du Ponant.

Transports[modifier | modifier le code]

Groix n'est accessible que par bateau.

Sur l'île :

  • Desserte du lundi au samedi hors jours fériés par le réseau CTRL, avec trois lignes au départ du bourg de Groix :
    • La ligne 80 desservant l'Ouest de l'Île ;
    • La ligne 81 desservant l'Est de l'Île ;
    • La ligne 82 reliant le bourg de Groix avec Port-Tudy et les liaisons maritimes.
  • Location de vélos et de buggys.

Chansons[modifier | modifier le code]

Gilles Servat a écrit et interprété 3 chansons sur l'île de Groix : L'île de Groix (paroles Michelle Le Poder) , C'est elle mon île et Retrouver Groix.

Tableaux[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté Groix. Parmi eux :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à l'île de Groix[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Infoclimat - Météo en temps réel - observations prévisions climatologie forum
  2. http://beudjull.e-monsite.com/pages/photos-videos-la-mer/l-ile-de-groix.html
  3. Amiral Arnaud d'Antin de Vaillac, Sous la flamme de guerre, Paris, Presse de la Cité, 1968, p. 118.
  4. http://enguerrand.gourong.free.fr/dossier%20pagesdetail/01etymo.htm
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  7. « Notice no PA00091225 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00091224 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00091223 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00091222 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Paul du Chatellier et L. Le Pontois, La sépulture scandinave à barque de l'île de Groix — Bulletin de la Société archéologique du Finistère (Tome XXXV), 1908, disponible sur Gallica.
  12. « Lettre de la Société des Amis du musée de Groix » (consulté le 8 sept 2010)
  13. Le site officiel du Festival International du Film Insulaire
  14. « La Société des Amis du Musée de Groix »,‎ 2010 (consulté le 8 sept 2010)
  15. Collège Saint Tudy, « Collège Saint Tudy » (consulté le 8 sept 2010)
  16. Compagnie Océane
  17. SMN Navigation
  18. Compagnie des îles
  19. « Jean-Pierre Calloc'h » (consulté le 8 sept 2010)
  20. "j’ai déménagé dans l'île de Groix, dans l’océan Atlantique, et là, on me fout la paix." Chat sur Libération.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Elmar Ternes, "Grammaire structurale du breton de l'île de Groix", Heidelberg, 1970.
  • Dominique Duviard, Groix - L'île des thoniers (chronique maritime d'une île bretonne 1840 - 1940), Éditions des 4 Seigneurs, Grenoble, 1978« Dominique Duviard: La grosse tête aux mains blanches »,‎ 2003-2004 (consulté le 8 sept 2010).
  • "Mélanie. Ur vuhe e Groay", Hor Yezh, 1991 (récit de vie en dialecte groisillon par une de ses dernières locutrices).
  • Jean Humeau, « L'Île de Groix » dans Nicolas Faucherre, Philippe Prost et Alain Chazette (dir.) Les fortifications du littoral. La Bretagne sud, Éditions patrimoines & médias, 1998 (ISBN 2-910137-24-4).
  • L'association "La Mouette", Association des amis de l'écomusée, association affiliée à la Fédération Française des Sociétés d'Amis de Musées, édite Les cahiers de l'île de Groix.
  • Henri Queffélec, « Ils étaient six marins de Groix… et la tempête », Presses de la Cité, 1979.
  • Michel Goulletquer, « Groix. Une petite île… une grande histoire », Édition AGC Librairie principale Ile de Groix, 2004.
  • Nelson Cazeils, « Grande histoire de la pêche au thon », Éd. Ouest France, 2004.
  • Lucien Gourong, "Grande et petites histoires de l'île", Ed.Kedvisual
  • Lucien Gourong, "Contes de la rade de Lorient et des Courreaux de Groix", Ed. du Scorff
  • Les élèves du collège St Tudy, Gildas, le mousse de Groix, Ed. La Mouette, 2007
  • Atlas des îles de l'Atlantique (France) ; Collection "Références" du Commissariat général au Développement durable, juin 2009, 51 pages.
  • Société des Amis du Musée de Groix (SAMG)>: Parutions " HATOUP le cahier de l'île de Groix "

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]