Baud (Morbihan)

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Baud
La gare.
La gare.
Blason de Baud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Baud (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Baud
Maire
Mandat
Jean-Paul Bertho
2014-2020
Code postal 56150
Code commune 56010
Démographie
Gentilé Baudais, Baudaise
Baldivien, Baldivienne
Population
municipale
6 059 hab. (2011)
Densité 126 hab./km2
Population
aire urbaine
13 500 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 35″ N 3° 01′ 04″ O / 47.8763888889, -3.01777777778 ()47° 52′ 35″ Nord 3° 01′ 04″ Ouest / 47.8763888889, -3.01777777778 ()  
Altitude Min. 22 m – Max. 157 m
Superficie 48,09 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-baud.fr/

Baud [bo] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Les habitants de Baud sont eux-mêmes partagés entre les deux appellations des habitants. À titre d'exemple, on pourrait citer les associations La Truite Baudaise, La Boule Baudaise ou bien L'Aqua Club Baldivien et le Dojo Baldivien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune s'étend sur 4809 hectares. Le sol est granitique au nord-est et schisteux au sud et sud-est. Sur les plateaux et sur les flancs des vallées, la terre est propre à la culture. Par contre, plusieurs buttes granitiques ou schisteuses ont une couche de terre arable insuffisante. C'est le domaine des bois, taillis ou landes. La commune est bordée en bonne partie par le fleuve, le Blavet, son affluent, l'Ével et le Tarun. Le climat est tempéré avec une température moyenne de 12 °C et une pluviométrie annuelle d'environ 950 mm.

Le « pays de Baud » offre de multiples possibilités de belles promenades à la découverte de la Bretagne profonde.

Géographie économique[modifier | modifier le code]

Baud se trouve au croisement de deux axes routiers importants : la RN 24 reliant Rennes à Lorient en en 2×2 voies et l'axe Auray-Pontivy dont la partie Baud-Pontivy est également en 2×2 voies. Par contre la ligne de chemin de fer d'Auray à Pontivy n'est utilisée que pour le transport des marchandises[1], notamment les productions agro-alimentaires du bassin de Pontivy, la gare de Baud et l'usine Unicopa sont situées sur la commune de Languidic, en bordure du territoire de Baud.

Agriculture

  • Polyculture et productions animales sont prédominants
  • Céréales : maïs et blé
  • Production légumière : petits pois, haricots verts
  • Elevage laitier
  • Porcheries
  • Aviculture

Industrie

Il n'existe pas d'industrie à proprement parler à part les salaisons Jean Floch, mais de multiples PME.

Commerce

Le centre ville relativement dynamique est actuellement concurrencé par les zones commerciales et artisanales situées au nord. Grandes surfaces et PME s'y sont installées.

Tourisme

Des efforts ont été entrepris pour embellir les divers endroits de la commune. Les deux campings de l'Orée-du-Bois, tout près du centre ville, et de Pont-Augan, jouxtant le Blavet, sont attrayants. Piscine intercommunale, chemins de randonnée, tennis, fêtes diverses pendant tout l'été, diversité architecturale, faune et flore font partie des éléments attractifs au même titre que la pêche à ligne en première catégorie dans l'Evel et les nombreux ruisseaux ou en deuxième catégorie dans le Blavet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 1977 mars 2001 Yves Le Roy PS  
mars 2001   Jean-Paul Bertho PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom breton de la commune est Baod (prononcé [bɔwt]).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Baud
  • Description :

D’azur à dix billettes d’or, quatre, trois, deux et un. (Armes des seigneurs de Baud).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 059 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 621 4 003 4 751 4 993 5 120 5 310 4 737 4 964 5 403
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 266 5 470 5 599 4 067 4 111 4 376 4 646 4 768 4 677
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 730 4 850 4 781 5 167 5 176 4 475 4 443 4 837 4 379
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 547 4 814 4 989 4 925 4 658 4 813 5 134 5 368 5 868
2011 - - - - - - - -
6 059 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 108 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan et dans la filière bilingue publique (soit 13,8 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[4].

Patrimoine et culture[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

Statue primitivement édifiée à Castennec près de Saint-Nicolas-des-Eaux sur la commune de Bieuzy-les-Eaux à une quinzaine de kilomètres plus au nord.
En 1661, objet d'un culte païen, elle est jetée dans le Blavet à la demande de l'évêque de Vannes Charles de Rosmadec. En 1664 elle est retirée de la rivière par les gens du pays! En 1670 elle est mutilée puis jetée de nouveau dans la rivière. Elle en est retirée en 1695 par Pierre de Lannion, seigneur de Quinipily, qui entre d'ailleurs à ce sujet en conflit avec le Duc de Rohan, et la fait transporter dans son château de Baud.
Elle doit orner une fontaine monumentale dans le parc du château, l'eau devant couler dans une magnifique auge en granit monolithe de 3600 litres de contenance aux parois extrêmement fines provenant elle aussi de Castennec (Cette auge est probablement l'ancienne niche dans laquelle était présentée primitivement la statue).
Cependant, la statue mutilée ne peut être décemment présentée. Ainsi on peut affirmer que cette statue aux origines qualifiées par certains d'incertaines (idole romaine, étrusque ou égyptienne - il est vrai que des inscriptions sur son socle la présentent comme Vénus victorieuse!) est une statue moderne sculptée au début du XVIIIe siècle sur ordre du Comte de Lannion, à l'image des cariatides qui ornaient la façade de son château de Quinipily (aujourd'hui détruit) pour remplacer la statue antique trop mutilée.
Prosper Mérimée qui s'est rendu à Baud aurait pu s'inspirer, entre autres, de cette énigmatique statue pour écrire sa nouvelle : La Vénus d'Ille.

Église et chapelles[modifier | modifier le code]

Fontaines[modifier | modifier le code]

Calvaires et Croix[modifier | modifier le code]

Fours[modifier | modifier le code]

Curiosités[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le Cartopole, conservatoire régional de la carte postale qui conserve 55 000 cartes postales, présente l'histoire de la carte postale et la Bretagne traditionnelle dans son exposition permanente. On peut y consulter une importante base de données avec 35 000 cartes postales numérisées en haute définition, accessible en basse définition sur internet.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Vincent-Claude Corbel du Squirio : Vincent-Claude Corbel, habitant le village du Squirio, d’où son nom de Corbel du Squirio est né à Baud le 4 mars 1749. Avocat, il est élu maire de Baud le 18 février 1790, mais il démissionne rapidement préférant le poste de colonel de la milice nationale qu’on lui offre. Il devient député du Morbihan à l’Assemblée législative le 1er octobre 1791. Réélu le 6 mars 1792, comme député de la Convention, il siège dans la « Plaine », c’est-à-dire le centre. Il vote pour l’emprisonnement du roi jusqu’à la paix lors du procès de Louis XVI, le 17 janvier 1793 mais contre le sursis à ce jugement le lendemain. Il est souvent considéré, à cause de ce dernier vote, comme ayant participé à la condamnation à mort de Louis XVI. Attaché aux Girondins, il est arrêté puis délivré après l'arrestation de Robespierre le 9 thermidor (27 juillet 1795). Il repousse l’attaque des chouans contre Baud au moment de l’« affaire de Quiberon ». Sous l’Empire, il est juge puis président du tribunal des douanes à Lorient. Exilé en 1816, amnistié en 1819, il se retire à Baud où il meurt le 14 juin 1831 ;
  • François XII-Alexandre-Frédéric, duc de La Rochefoucauld-Liancourt, est devenu le propriétaire du château de Quinipily en épousant Félicitée Sophie de Lannion, dame de Camors, Quinipily et Baud. Il possède de nombreuses seigneuries. Ce personnage joua un rôle important à Baud et au parlement pendant la Révolution représentant la noblesse aux États généraux, en 1789. Il est partisan des idées nouvelles. Mais à la suite de la chute de la royauté, il émigre en Amérique le 20 août 1792. Le château, déjà en ruines, est vendu en 1794 à Jean Giraldon qui se sert des murs en guise de carrière. Le duc de La Rochefoucauld-Liancourt ne rentre en France que sous le Consulat. Membre de la Chambre des pairs sous la Restauration, il défend l’abolition de l’esclavage et l’amélioration des conditions pénitentiaires. Il est démis de ses fonctions en 1825 par Charles X, opposé à ses idées libérales. Il meurt brutalement en 1827. Il a écrit différents ouvrages sur le monde anglo-saxon ;
  • Constantin Le Priol : né à Baud le 27 mai 1763, il devient professeur de philosophie et de mathématiques au collège royal de Vannes en 1784. Ordonné prêtre à 24 ans, l'âge minimum, il refuse la constitution civile du clergé. Il doit s'enfuir et, avec l'évêque de Vannes, Mgr Amelot, se réfugie en Suisse puis en Angleterre. Rentré en France sous le Consulat, Constantin Le Priol reprend sa carrière de professeur à Strasbourg. En 1808, il est nommé proviseur du lycée impérial de Pontivy (Morbihan), qui vient juste d'être créé[12], puis, en 1810, du lycée de Rouen. En 1816, il est nommé recteur de l'académie de Rennes. Il s'intéresse alors aux écoles primaires qui font défaut ainsi qu'aux enseignants, recrutant un bon nombre d'entre eux parmi les Frères des Écoles chrétiennes. Il décède à Hennebont, dans le Morbihan, le 7 octobre 1847 ;

Sports[modifier | modifier le code]

  • Football

Il existe aujourd'hui un club de Football. Celui-ci est issue de la fusion entre la section football de l'Entente Sportive De Baud et de la Clarté de Baud, en 2003 . L'Entente Sportive a été créée en 1945 et déclarée à la sous préfecture de Pontivy le 21 juillet 1945 et inscrite au JO du 23 août 1945. Elle est agréée par le ministre de l’éducation nationale le 23 août 1946. La dénomination de l'association à cette époque était «ENTENTE SPORTIVE BAUD – CAMORS» pour devenir « ENTENTE SPORTIVE BAUD » le 11 juin 1960. En 2003, la section football sort de l'Entente Sportive de Baud et fusionne avec la Clarté de Baud pour donner naissance au Baud Football Club.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Le Télégramme, Pluvigner patrimoine : A la découverte de l'ancienne gare, article de presse du 7 mai 2010 lire en ligne (consulté le 11 août 2010).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  5. « Statue classé monument historique le 18 novembre 1943 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Chapelle inscrite sur la liste des monuments historique le 12 mai 1925 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Fontaine inscrite sur la liste des monuments historique le 12 mai 1925 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Croix inscrite sur la liste des monuments historique le 20 mars 1934 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Croix inscrite sur la liste des monuments historique le 8 mai 1933 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Croix inscrites sur la liste des monuments historique le 19 juillet 1937 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00091015 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Jean Guiffan, Joël Barreau et Jean-Louis Liters dir., Le Lycée Clemenceau. 200 ans d'histoire, Éditions Coiffard, Nantes, 2008. [ISBN 978-2-910366-85-8]. Le lycée de Rennes ouvre en 1803, le lycée de Nantes en 1808, juste avant que le lycée de Pontivy soit créé.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Danigo, Églises et chapelles du pays de Baud, Cahiers de l'Univem, Lorient, 1974, 80 p.
  • Charles Floquet, La Vénus de Quinipily, Ed. Keltia Graphic, Spézet, 1998, 77 p.
  • Hélène Pedech, Le conservatoire de la carte postale ancienne de Baud, ArMen, no 84, 1997.
  • James Eveillard, L'histoire de la carte postale et la Bretagne, Ed. Ouest-France, 1999.
  • Natacha Barret, L'Église de Baud,Ouvrage Manuscrit, 1991.
  • Pierre Lécuyer, Jean Jan, lieutenant de Cadoudal, Yves Salmon, éditeur.
  • Office du tourisme, Le pays de Baud, Mairie de Baud, 1991.
  • Aline Pasco, L'agriculture du canton de Baud, Dactylographié, 1968.
  • Aline Pasco, Population et habitat rural du canton de Baud, Dactylographié, 1968.
  • Association Culturelle de Baud, Mémoires d'Alexis Le Louer, 2004.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]