Riantec

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Riantec
Eglise Sainte-Radegonde
Eglise Sainte-Radegonde
Blason de Riantec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Port-Louis
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Lorient
Maire
Mandat
Jean-Michel Bonhomme
2014-2020
Code postal 56670
Code commune 56193
Démographie
Gentilé Riantécois, Riantécoise
Population
municipale
5 117 hab. (2011)
Densité 364 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 42″ N 3° 18′ 33″ O / 47.7116666667, -3.30916666667 ()47° 42′ 42″ Nord 3° 18′ 33″ Ouest / 47.7116666667, -3.30916666667 ()  
Altitude 5 m (min. : 0 m) (max. : 35 m)
Superficie 14,06 km2
Localisation

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Liens
Site web www.riantec.com

Riantec [ʁijɑ̃tɛk] (Rianteg en breton) est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Riantécois ou localement les « culs-salés » (en référence à la pêche à pied pratiquée dans la petite mer de Gâvres).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située sur les bords de la petite mer de Gâvres, Riantec est limitrophe de Port-Louis et Locmiquélic à l'ouest, de Kervignac au nord et de Merlevenez et Plouhinec à l'est. Au sud, la presqu'île de Gâvres protège Riantec de l'océan Atlantique.

Distante de 5 kilomètres à vol d'oiseau de Lorient et de 19 kilomètres par la route, Riantec, située outre-rade, est une commune de la première couronne de l'agglomération lorientaise.

Site[modifier | modifier le code]

Riantec est une commune au relief peu accidenté, marquée d'abord par sa situation littorale avec ses 9 kilomètres de côtes et ensuite par ses caractéristiques rurales.

La frange littorale est rythmée par les marées formant un plan d’eau à marée haute et une vaste étendue d’estrans sablo-vaseux à marée basse.

La partie rurale de la commune, traversée seulement par des cours d'eau mineurs dont le Riant, a une structure essentiellement bocagère et présente de nombreux boisements.

Entre ces deux espaces, s'est développé à partir d'entités distinctes - à savoir le centre bourg et d'anciens villages aujourd'hui agglomérés (Kerner, les Salles) - un tissu urbain continu structuré autour des principales voies de communication. Par ailleurs, de nombreux hameaux et éléments bâtis parsèment la partie rurale du territoire riantecois.

Histoire[modifier | modifier le code]

S'il existe des traces d'activité humaine préhistorique puis à la période romaine, l'occupation par les Bretons du territoire riantecois remonte à la fin du Ve siècle.

La paroisse de Riantec fut fondé an l'an 1389 par trois familles de la noblesse, la famille De La Croizetière, la famille La Fouesnardière, et la famille Kerdurand.

Auparavant, au XIIIe siècle, plusieurs seigneuries se partageaient les terres.

Démembrement de l'ancienne paroisse de Plouhinec, la paroisse de Riantec (dont le nom vient du ruisseau Riant) mentionnée dès 1387, englobait primitivement les territoires de Riantec, de Locmiquélic, de Gâvres et d'une partie de Port-Louis.

Si la paroisse de Riantec est érigée en commune en 1790, Gâvres puis Locmiquélic s'en séparent respectivement en 1867 et 1919 pour devenir des communes à part entière.

En 1892 et 1893, une épidémie de typhus exanthémathique frappe 556 malades en 15 mois à Riantec[1].

Les îles Crozet doivent leur nom au navigateur Julien Crozet, né à Port-Louis) au lieu dit La Croizetière, aujourd'hui sur le territoire de la commune de Riantec. Les îles Crozet furent découvertes par l’expédition de l’explorateur français Nicolas Thomas Marion-Dufresne qui fit débarquer son second, Julien Crozet, sur l’île de la Possession le . Crozet prit alors possession de l’archipel au nom de la France. Le capitaine britannique James Cook nomma ces îles d’après Julien Crozet, ayant également donné le nom de Marion-Dufresne à l’île Marion voisine de celle du Prince-Édouard.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Archéologique[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites archéologiques sont recensés sur le territoire de Riantec :

  • dolmens et tumulus datant du Néolithique ;
  • sites préhistoriques dont le village de Kérostin ;
  • voie romaine.

Historique[modifier | modifier le code]

À défaut d'édifices, monuments ou sites classés, Riantec possède un certain nombre d'éléments patrimoniaux remarquables.

  • Église néogothique Sainte-Radegonde, reconstruite en 1927 à la suite d'un incendie en 1917 ;
  • Chapelle de la Trinité à Kerner, datant du XVe siècle ;
  • Chapelle de la Vraie-Croix, datant du XVIIe siècle ;
  • Chapelle Saint-Jean, reconstruite en 1884 ;
  • Moulin à marée de Stervins, datant de 1689 ;
  • Phare de Poulfanc, édifié en 1854, appelé « tour à feu » (traduction du breton (br) signifiant phare) ;
  • Phare de Kerbel, qui remplace ce premier phare.
  • Château de Kerdurand, construit au XVIIIe siècle, et sa grille ;
  • Ruines du château de La Croizetière construit vers le XVe siècle ;
  • Plusieurs fontaines et lavoirs ;
  • Ancien chemin de fer.

Bâti[modifier | modifier le code]

Riantec comptait avant 1880 deux zones habitées, au bourg et à Kerner, et quelques groupes d'habitations disséminés sur son territoire.

Par la suite, les constructions ont été édifiées autour des noyaux d'urbanisation préexistants et des voies d'accès à la commune.

Caractérisée par une grande hétérogénéité de son bâti, la commune abrite essentiellement de l'habitat individuel. Outre un bâti traditionnel, antérieur à 1880, constitué de maisons de pêcheurs pour l'habitat maritime et de longères pour l'habitat rural, les différentes formes d'habitat individuel caractéristiques des évolutions architecturales contemporaines fondent le tissu urbain communal.

Naturel et paysager[modifier | modifier le code]

Ce patrimoine naturel tant maritime que rural dont dispose Riantec abrite une faune et une flore riche protégée à divers titres.

Espaces d'intérêt européen[modifier | modifier le code]

Riantec
L'île-aux-Pins dans la petite mer de Gâvres.

Natura 2000

La petite mer de Gâvres, les zones humides du Dreff et de la Croizetière sont concernées par le site Natura 2000 du « Massif dunaire Gâvres-Plouhinec et zones humides associées».

ZNIEFF

Abritant des espèces rares et menacée, Riantec, particulièrement sa frange littorale, est également visée par un périmètre de zone naturelle d'intérêt écologique, floristique et faunistique.

ZICO

La petite mer de Gâvres, l'île de Kerner et l'île-aux-Pins ainsi que les marais du Dreff, d'anciens marais salants, sont inclus dans une zone d'intérêt communautaire pour les oiseaux. En effet, ces zones abritent une grande variété d’oiseaux utilisant la vasière comme zone d’alimentation à marée basse et de repos à marée haute.

Espaces d'intérêt local[modifier | modifier le code]

Outre les zones visées par l'intérêt communautaire, les landes de Lotour et le vallon du Riant sont repérés localement au titre de leur intérêt faunistique et floristique.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Riantec (Morbihan).svg

Les armoiries de Riantec se blasonnent ainsi :

D'azur au chevron d'argent chargé de trois mouchetures d'hermine de sable à plomb, accompagné en chef de deux cormorans éployés d'or et en pointe d'une fontaine couverte du même ouverte du champ.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune (et en conséquence le nombre de ses habitants) est réduit en 1867, pour la création de la commune de Gâvres, et en 1919, pour celle de Locmiquélic.

La population de Riantec a connu une évolution positive de 1975 à 2009 (+884 habitants).

En 2011, la commune comptait 5 117 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 071 3 297 3 032 3 560 3 675 3 978 3 982 4 082 3 910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 186 4 620 5 092 4 274 4 627 4 970 5 500 5 717 5 981
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 405 6 889 7 217 3 611 3 683 3 611 3 669 3 705 3 911
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 121 4 126 4 128 4 616 4 846 4 765 4 910 4 898 5 077
2011 - - - - - - - -
5 117 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Contexte local[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Communal[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1981 1989 Henri Le Breton - Vétérinaire
1989 2001 Roger Keraudran    
2001 2008 Marc Roberdel    
2008 2010 Michel Le Gall    
2010 en cours Jean-Michel Bonhomme    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunal[modifier | modifier le code]

Riantec est membre, depuis , de Lorient Agglomération, communauté d'agglomération regroupant 19 communes et 190 790 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2004, le pourcentage d'actifs dans la population riantecoise était de 40,4 % dont 10,4 % de chômeurs.

En 2000, les établissements basés à Riantec employaient 560 personnes et le centre hospitalier de Kerdurand, dépendant de l'hôpital de Port-Louis constituait le principal employeur de la commune avec 120 salariés.

Par ailleurs, en 1999, seulement 19,7 % de la population ayant un emploi résidait et travaillait à Riantec.

Activités[modifier | modifier le code]

Commerce et artisanat

L'activité commerciale et artisanale est répartie sur l'ensemble du territoire communal avec une concentration au niveau du bourg pour le commerce et à Villemarion pour l'artisanat. L'autorisation de construire une station d'épuration a été donné fin mai 2009; celle-ci devrait traiter les eaux de Riantec, Port-Louis et Locmiquélic[4].

Pêche

À Riantec, l'essentiel de l'exploitation des ressources maritimes est historiquement liée à la pêche à pied.

Profondément ancrée dans la culture locale, la pêche à pied en petite mer de Gâvres de palourdes et de coques a longtemps contribué à l'alimentation de la population mais est devenue une activité ludique et éducative constituant un atout touristique.

Agriculture

En 2004, l'agriculture occupait 39,1 % du territoire avec 564 hectares de surface agricole utile (SAU) mais accuse une diminution progressive tant de la surface exploitée que du nombre de sièges d'exploitation basées à Riantec.

Les exploitations riantecoises partagent majoritairement leur activité entre l'élevage porcin et bovin et la culture céréalière notamment à destination de l'alimentation animale.

Tourisme

L'activité touristique réduite à Riantec peut s'appuyer sur la petite mer de Gavres et son intérêt tant écologique que pédagogique.

Par ailleurs, sans être une station balnéaire, la baignade est possible à marée haute dans la petite mer de Gâvres notamment à partir des petites plages (les Salles, Stervins, les Chelles) du littoral communal.

La campagne riantecoise par la diversité de ses paysages dispose de potentialités.

Associations[modifier | modifier le code]

  • 15 associations sportives
  • 15 associations culturelles
  • 6 associations à caractère patriotique
  • 3 associations environnement-nature
  • 8 associations scolaires
  • 4 associations sociales ou caritatives

Équipements et infrastructures[modifier | modifier le code]

Touristiques[modifier | modifier le code]

Parc de Kerdurand

Le parc de Kerdurand accueille le camping municipal (200 emplacements et 10 chalets) agrémenté d’un parcours sportif et d’une piscine.

Maison de l'île de Kerner

Espace découverte du monde végétal, animal et minéral de la petite mer de Gâvres.

Scolaires et périscolaires[modifier | modifier le code]

Les structures d’enseignement présentes sur le territoire de Riantec permettent d’accueillir les enfants scolarisés de la maternelle au collège.

3 écoles maternelles
  • École maternelle de la Petite Mer
  • École maternelle Saint-Joseph
  • École maternelle Diwan (bilingue breton-français. À la rentrée 2013, 50 élèves étaient scolarisés à l’école Diwan (soit 12,1% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [5].
3 écoles primaires
  • École primaire Paul Emile Victor
  • École primaire Saint-Joseph
  • École primaire Diwan (bilingue breton-français)
1 collège
  • Collège de Kerdurand
1 halte garderie
  • Relais des homards

Socioculturels[modifier | modifier le code]

Riantec
Bibliothèque municipale.

Les équipements socioculturels sont essentiellement répartis sur le bourg et à Kerdurand.

Le bourg
  • Salle audiovisuelle utilisée notamment en tant que cinéma
  • Bibliothèque
  • Salle polyvalente Henri Queffélec
Kerdurand
  • Maison des jeunes
  • Club du 3e âge
  • Château de Kerdurand à la disposition des associations et du centre de loisir

Sportifs et de plein air[modifier | modifier le code]

Riantec
Sentiers à la campagne comme sur le littoral.

À quelques exceptions près, les infrastructures sportives riantecoises sont regroupées à Kerdurand

  • 3 terrains de football
  • 1 terrain de rugby
  • 2 cours de tennis
  • 2 terrains multisports
  • 1 parcours sportif
  • 2 piscines
  • 1 boulodrome couvert
  • 1 salle de sport dans l’annexe du château de Kedurand
  • 1 salle de sport dépendant du Collège de Kerdurand
  • 1 salle de sport de combat
  • 1 centre équestre

Par ailleurs, le site de Riantec, entre mer et campagne, offre des opportunités de randonnées pédestres, équestres et cyclistes.

L’espace de la petite mer de Gâvres se prête à la pratique d’activités nautiques comme le kayak de mer, la planche à voile ou encore le kitesurf.

Déplacements[modifier | modifier le code]

Réseau viaire[modifier | modifier le code]

Outre les voies communales, Riantec est traversée par trois routes départementales :

Transports publics[modifier | modifier le code]

Réseau CTRL

La commune de Riantec est desservie par le réseau de transport en commun de Lorient Agglomération par l'intermédiaire de la Compagnie de Transport de la Région Lorientaise (CTRL).

Le réseau outre-rade de la CTRL permet une desserte en bus interne aux communes de Riantec, Port-Louis et Locmiquélic et une liaison par bateau à destination de Gâvres et à travers la rade vers Lorient.

Ces lignes combinant bus et bateau circulent à raison d'un service toutes les demi-heures.

Lignes de bus outre-rade
  • Ligne 70 Riantec Sébastopol - Locmiquélic Pen Mané
  • Ligne 71 Port-Louis La Pointe - Riantec Lavoir
  • Ligne 72 Port-Louis La Pointe - Locmiquélic Pen Mané ne desservant pas Riantec
  • Ligne 73 Gâvres Embarcadère - Gâvres Porh Puns
Lignes Batobus
  • Ligne 10 Locmiquélic Pen Mané - Lorient Quai des Indes
  • Ligne 11 Port-Louis La Pointe - Lorient Port de Pêche
  • Ligne 12 Locmiquélic Sainte-Catherine - Lorient Port de Pêche
  • Ligne 13 Gâvres Embarcadère - Port-Louis Locmalo

Vie locale[modifier | modifier le code]

Événements hebdomadaires[modifier | modifier le code]

  • Marché : le mercredi matin à côté de l'église Sainte-Radegonde
  • Cinéma : les weekends à la salle audiovisuelle

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]