Quistinic

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Quistinic
Le village de Poul-Fetan.
Le village de Poul-Fetan.
Blason de Quistinic
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Plouay
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Plouay
Maire
Mandat
Gisèle Guilbart
2008-2014
Code postal 56310
Code commune 56188
Démographie
Gentilé Quistinicois, Quistinicoise
Population
municipale
1 411 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Population
aire urbaine
12 260 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 21″ N 3° 07′ 59″ O / 47.9058333333, -3.13305555556 ()47° 54′ 21″ Nord 3° 07′ 59″ Ouest / 47.9058333333, -3.13305555556 ()  
Altitude 130 m (min. : 20 m) (max. : 177 m)
Superficie 42,95 km2
Localisation

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Quistinic

Quistinic [kistinik] est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Quistinic est issu du breton Kistini ou Kistén qui veut dire châtaigne. La forme la plus ancienne connue date de 1160 et donne Kistinc-Blaguelt, qui veut dire Quistinic sur Blavet. Le nom fait penser à Kistén (châtaigne) d'où dérive Kistinig ou Kistinid (châtaigneraie).

Autre suggestion : les landes de Lanvaux étaient connues pour leurs filons d'étain exploités autour de l'an 500 avant J.C.. Il y aurait pu avoir dans la région de Quistinic de tels gisements stannifères en sorte que l'étymologie pourrait être : (Qui) - (Stinic) venant de (Gwik) - (Staen) - (ig) ou « Bourg de l'étain » en vieux breton[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

localisation de Quistinic sur une carte des communes du Morbihan

Quistinic est l'une des 261 communes du Morbihan, dont le chef-lieu est Vannes. Elle dépend de l'arrondissement de Lorient et de la communauté de communes de la région de Plouay.

Quistinic est entourée des six communes suivantes : Melrand au nord, Saint-Barthélemy à l'est, Baud au sud-est, Languidic au sud, Lanvaudan à l'ouest et Bubry au nord-ouest.

La commune est bordée au sud et à l'est par le Blavet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Historiquement, la commune fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Au XVe siècle, Isabeau de Quistinic épousa Guillaume de Kerguelen,
dont Guillaume de Kerguelen qui épousa Blanche de Launay,
dont Thibaud de Kerguelen qui épousa Marie du Rusquec, et mourut en 1486
dont postérité jusqu'à nos jours.
En 1339, Alanus Eudonis de Kistinic constitue une rente pour la « fabrique » de l'église.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maquis de Bubry - Quistinic[modifier | modifier le code]

Vers la fin de l'année 1942 et au début de l'année 1943, deux groupes de résistants FTP se constituent dans la région de Bubry : le groupe Vaillant-Couturier, animé par trois militants communistes Émile Le Carrer, dit "Max", Marcel Le Du (dit "Mario") et René Jehanno (dit "Jean") et le groupe Corentin Cariou. Parmi leurs actions, l'attaque de la gendarmerie de Guémené le afin de se procurer des armes et plusieurs sabotages de voies ferrées. Le , 8 résistants du groupe Vaillant-Couturier cachés dans une ferme abandonnée à Malguénac sont arrêtés par des gendarmes de la brigade de Pontivy : l'un d'entre eux, André Le Mouel, parvint à s'échapper le lendemain, les sept autres furent condamnés à mort ; cinq (Raymond Guillemot, Joseph Le Mouel, Jean Mahé, Ferdinand Malardé, Jean Robic) furent exécutés le à Vannes, deux voyant leur condamnation à mort commuée, André Le Garrec et André Cojan[2].

Trois membres de la gendarmerie, le gendarme Pierre Mourisset, le lieutenant Jean Jamet, originaire de Lanvénégen, et Mathieu Donnart, sont arrêtés par des feldgendarmes (gendarmerie allemande) à Bubry le . Ils sont ensuite détenus et torturés dans une annexe du lycée de Pontivy. Le premier est fusillé à Bieuzy le , les deux autres sont fusillés à Pluméliau le pour leur participation à la Résistance.

Le , des troupes allemandes encerclent le Bois du Cloître à Quistinic où les résistants ont installé, près du château de la Villeneuve-Jacquelot, une infirmerie et où s'est réfugié un bataillon FTP, ainsi que dans les villages voisins, notamment à Kerbourden, qui est brûlé par les Allemands ; on dénombra 14 victimes (Georges Pardoux, Jean Bellec, Yves Cloirec, Jean Dily, Paul Doussal, René Le Droulot, Eugène Dubois, Pierre-Marie Gicquel, Jean Graignic, Fernande Uzel, dite "Evelyne", et trois inconnus dont seuls des prénoms, peut-être des pseudonymes, sont connus : Fernando, Jean-Claude, dit "Rascasse", Pierrot)[3].

Pendant la nuit du 25 au , la Gestapo, aidée de collaborateurs locaux, surprend, grâce à une dénonciation, une réunion du Comité militaire régional des FTP du Morbihan à Keryagunff en Bubry : 7 résistants sont arrêtés et exécutés immédiatement (2 hommes : Désiré Douaron, dit "Alphonse", Georges Le Borgne, dit "Serge" et 4 femmes agentes de liaison : Marie-Anne Gourlay, dite "Dédée", Anne-Marie Mathel, dite "Jeanne", Anne-Marie Robic, dite "Nénette", Marie-Joséphine Kervinio, dite "Martine" )[4].

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Quistinic (Morbihan).svg

Les armoiries de Quistinic se blasonnent ainsi :

Parti : au premier de sinople à trois châtaignes d'or, 2 et 1, au second reparti ondé au I de gueules semé de fleurs de lys d'or et chargé d'une fontaine couverte du même maçonnée de sable et au II d'or plain.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de 1900 à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1965 Emile Le Nicardour   Agriculteur
1965 1983 Guy Corlay   Professeur
1983 2008 Michel Poulin DVD Dessinateur indépendant
2008   Gisèle Guilbart DVG Cadre Hospitalier
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires depuis 1790
Période Identité Étiquette Qualité
7 novembre 1800  ? Beujet    
27 juin 1793 7 novembre 1800 François Le Guernevé    
1792 27 juin 1793 Yves Le Loher    
12 décembre 1790 1792 Julien Nicolas    
7 février 1790 17 octobre 1790 Jacques-Vincent Morio   Vicaire

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 411 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 385 2 090 2 241 2 132 2 453 2 481 2 422 2 491 2 559
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 336 2 312 2 377 2 286 2 403 2 460 2 430 2 378 2 382
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 556 2 521 2 555 2 321 2 565 2 644 2 639 2 510 2 226
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 072 1 901 1 608 1 517 1 412 1 312 1 331 1 315 1 403
2011 - - - - - - - -
1 411 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune abrite quatre monuments historiques :

  • L’église Saint-Pierre, construite de 1749 à 1752. Elle a été inscrite par arrêté du 25 septembre 1928[7].
La chapelle de Locmaria était au XVIe siècle une chapellerie, sorte de relais de l'église paroissiale du bourg. Elle s'impose par ses dimensions, sa beauté, ses quatre statues classées et ses vitraux. Elle est la plus belle des huit chapelles de Quistinic.
Le chœur et les bras du transept ont été construit en 1450, ainsi que le maître autel (grande pierre d'un seul bloc), les deux autels latéraux et leurs crédences, les deux énormes piliers encastrés et aussi la fontaine.
Le portail sud date du XVe siècle. La tour, le clocher et le pignon de la façade ouest ont été construits en 1574 dans le style Renaissance. Les plus belles statues de la Trinité et de Notre Dame de la Trinité, sont du XVe siècle. Les boiseries du XVIIe siècle qui recouvraient le maître autel ont été avancées dans le chœur en 1982. La statue de la Vierge, du transept sud, du XVIe siècle en bois polychrome fut restaurée en 1966. Les statues de l'Ecco Homo et de Jésus en sa passion, sont du XVIIe siècle. Les vitraux sont de 1898. Le petit calvaire sur la place date de 1704.
Depuis 1980 le comité de quartier a pris à sa charge la restauration de cet imposant édifice. Le magnifique enclos devant la chapelle est la dernière réalisation en l'an 2000.
Située en plein bois, à 500 m du château de la Villeneuve - Jacquelot. Son nom semble porter le témoignage d'une présence militaire romaine au Ie siècle : « cloître : claustra : barrière ». Une borne à quatre pans a été découverte récemment à quelques pas du grand portail de la chapelle et pourrait remonter à cette époque. Le site : une butte d'où le regard s'étendait au loin confirmerait cette hypothèse.
La date de construction, 1638, est lisible sur le contrefort nord-est. L'édifice est de plan rectangulaire en pierre de taille avec quatre contreforts épinacles du XVe siècle. À l'est s'ouvre une grande fenêtre en arc brisé à quatre meneaux mais aveuglée dans sa partie basse par des moellons.
Le principal décor se trouve sur la porte en anse surbaissée du côté sud. Les motifs d'ornementations sont des losanges, des volutes crosses, des pilastres feuilletés, mais tout cela de facture assez lourde.
L'intérieur est embelli par un beau dallage de granit. L'autel est très simple. La statue de Notre Dame du Cloître et de Notre Dame de Bon Secours en bois date de 1638. On y voit trois autres statues : Saint Servais en bois, évêque de Tangues en Belgique au XIVe siècle, Sainte Marguerite, en calcaire polychrome du début du XVIe siècle , qui selon la légende sort du dragon qui l'avait dévorée, c'est pourquoi elle est invoquée pour l'heureuse délivrance des femmes en couches, et enfin Saint Yves (statue moderne) prêtre et avocat, défenseur des pauvres, à Tréguier dans les Côtes d'Armor au XIVe siècle.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, une infirmerie fut aménagée dans la chapelle par les maquisards.
Le manoir actuel date du XVIe siècle - XVIIe siècle (l'entrée porte la date de 1660, escalier unique en France avec une voûte en ogive[11]). Seule subsiste de l'ancien édifice la tour carrée.
Le château de la Villeneuve-Jacquelot est le siège de la seigneurie de la Villeneuve en 1411. Sa juridiction s'étendait sur 27 paroisses, le seigneur y détient le droit de haute, moyenne et basse justice.
Coët-Organt du nom d'un grand bois pittoresque appartenait en 1448 à Guillaume de la Villeneuve.
On trouve à Guéperno, tel qu'on l'écrit actuellement est Guern-en-Pérenno au XVe siècle et Keranperonau au XVIe siècle, au XVe siècle Guillaume du Coetdor et au XVIe siècle un autre Guillaume du Coetdor. Il s'agit comme à Coet-Organ, du seigneur de la Villeneuve.
La seigneurie est demeurée un bien de cette famille et de celles qui lui ont succédé à la Villeneuve-Jacquelot.
L'héritière de la Villeneuve épouse en 1647 Louis Jacquelot de La Motte (Anjou), conseiller du roi au parlement de Bretagne. Une Chapelle (Notre Dame du Cloître) est édifiée non loin du château en 1638.
Le manoir et la chapelle deviennent la propriété de la famille Magon de La Vieuxville en 1950[12].
Deux films ont été tournés dans le manoir, Chouans ! en 1988 et Marion du Faouët en 1997[13].
Le monument est restauré depuis 2009 par l'« Association La Renaissance Jacquelot »[14].
Le , le château est entièrement ravagé par les flammes[13].

Village de Poul-Fetan[modifier | modifier le code]

Le village de Poul-Fetan

Poul-Fétan veut dire en français « lavoir de la fontaine ».

Ce hameau des XVIe siècle - XVIIIe siècle a été entièrement restauré avec des matériaux traditionnels[15]. Les maisons sont couvertes de chaume, on descend à l'ancien lavoir et aux bacs de rouissage du chanvre. On peut accéder à l'intérieur des bâtiments. Les visiteurs peuvent visiter le gîte d'étape installé dans une longère, et, pénétrer dans un intérieur du début du XXe siècle reconstitué, mais aussi voir les artisans au travail montrant leur savoir-faire.

Chapelles[modifier | modifier le code]

Outre les deux chapelles protégées au titre des monuments historiques, la commune compte six autres chapelles :

  • Chapelle du Temple, XVIe siècle, calvaire XVIIe siècle
La chapelle garde le souvenir d'un établissement des moines Hospitaliers qui était situé sur les bords du Blavet. Le traité du duc de Bretagne Conan IV, le mentionne en 1160, sous le nom de l' « aumônerie Blaguelt » c’est-à-dire l' « aumônerie du Blavet ».
Les malades y étaient soignés et on accueillait les pèlerins en chemin pour Saint-Jacques-de-Compostelle. La chapelle était dédiée à Saint Jean Baptiste, Saint Patron des Hospitaliers, la croix de Malte, leur insigne, se voit encore sur le pignon Est de la chapelle.
La chapelle actuelle a subsisté sur les ruines de l'ancienne aumônerie.
L'abbé J. Danigo décrit ainsi la chapelle : « c'est un édifice simple de forme rectangulaire et de peu d'élévation bâti en granit. Il présente certains caractères assez archaïques : un clocher mur amorti en bâtière et dans le mur sud une meurtrière cintrée ».
Le calvaire devant la chapelle date de 1864.
Le pardon a lieu le troisième dimanche d'octobre.
  • Chapelle de Saint-Gwénolé, XVIe siècle
Locunolé en breton Lok - Gwénolé c’est-à-dire lieu de Gwénolé. Cette forme d'appellation atteste que ce saint est vénéré en ce lieu depuis le Moyen Âge. Saint Gwénolé né à Ploufragan dans les Côtes d'Armor en 418 est l'un des pionniers de la première évangélisation de la Bretagne au Ve siècle et le fondateur de l'Abbaye de Landévennec dans le Finistère où il meurt en 485.
En 1985, la statue du Saint de cette chapelle fut portée en procession à Landevennec accompagnée par cinquante Quistinicois.
La chapelle actuelle date de 1696, elle a été restaurée en 1929 par le recteur Charles, et depuis 1999 à nos jours par les soins du Comité de quartier.
Elle abrite : la statue de Saint Gwénolé, en moine en robe noire coiffé d'une mitre, du XVIIe siècle, de Saint Cornély protecteur des bovins, de Saint Antoine de Padoue, une statuette de Sainte Geneviève du XVe siècle, une petite pierre d'autel en ardoise de 1586 et un beau reliquaire du XVIIIe siècle. Deux beaux vitraux ont été placés en 1929 : un de Saint Cornély (don de Marianne Olivier du bourg de Quistinic) et un de Saint Antoine l'Ermite protecteur des porcelets (don de Jean M. Charles recteur de Quistinic en 1929).
Le Chœur, où se trouve un beau retable du XVIIIe siècle au-dessus de l'autel, est séparé du pavage en granit de la nef par une belle table de communion à balustres.
Les gros travaux de restauration sont terminés depuis 2005, mais le travail n'est pour autant pas fini, un travail plus minutieux commence.
  • Chapelle Sainte-Barbe, fin du XVIe siècle
Cette chapelle dédiée à Sainte Barbe a été construite fin du XVe siècle début du XVIe siècle, dans un beau site sur un tertre hérissé d'aiguilles de schiste qui domine la vallée du Blavet.
La tradition rapporte qu'au IVe siècle un riche païen, Dioscore, enferma dans une tour sa fille, la belle Barbara (Barbe), qui venait de se convertir secrètement au christianisme. Voulant honorer la Sainte Trinité, elle fit percer dans sa chambre une troisième fenêtre. Son père furieux la dénonça au tyran.
Après plusieurs supplices, elle fut décapitée par son père, que la foudre vint aussitôt frapper, carbonisant son corps. La Sainte est invoquée contre la foudre et l'incendie. Elle est la Sainte Patronne des pompiers et des artificiers et on l'invoque aussi pour ne pas mourir sans les derniers Sacrements.
Cette chapelle a connu plusieurs restaurations. 1684 est inscrit au mur ouest sur un blason qui n'a pas été martelé et qui est parfaitement lisible. En 1932, le lambris intérieur, illustré de belles peintures des scènes de la vie de Sainte Barbe, ne put être conservé. Seule subsiste la charpente ancienne ornementée de chapiteaux.
L'autel en bois fut remplacé par l'autel actuel, les deux statues de Sainte Barbe et de Notre-Dame du Carmel l'encadrent. La Balustrade de communion céda la place à une grille de fer forgé.
Dans les années 1980, le comité de quartier refit la voûte, la couverture et l'habillage des murs.
  • Chapelle Saint-Mathurin, clocher XVIIIe siècle, fontaine XVIIe siècle
Les religieux Trinitaires, appelés « Mathurins » avaient un prieuré à Quistinic, vraisemblablement à Locmaria. Ils ont construit au bourg de Quistinic une chapelle ou un oratoire en l'honneur de Saint Mathurin, au XVe siècle ou au XVIe siècle.
La chapelle actuelle qui est au moins la troisième, a été construite en 1891, tandis que le joli clocher sans cloche est lui, de 1784.
Dans la chapelle qui est de style roman, la voûte est particulièrement remarquable, l'autel est en pierre blanche dans laquelle sont enchâssées des plaques de marbre, enrichies de dessins de filets d'or d'un très bel effet.
Mais ce qui attire le plus l'attention est le buste de Saint Mathurin qui renferme, dans un reliquaire, une parcelle des ossements du Saint. Cette précieuse relique a été reçue en mai 1846 : elle avait été fournie par l'archevêque d'Irénapolis avec l'autorisation du pape Grégoire XVI, et le visa de l'évêque de Vannes.
Depuis 1926 la paroisse de Quistinic est en possession d'une autre relique du Saint, qui lui a été donné par la paroisse de Moncontour, qui reconnaissait ainsi avoir été dépassé dans la fidélité au culte à Saint Mathurin.
Le pardon se déroule tous les ans, le deuxième dimanche de mai.
  • Chapelle Saint-Tugdual, XVIIe siècle, façade XVe siècle
Saint Tugdual est l'un des cinq fondateur de la Bretagne Armoricaine au VIe siècle.
La chapelle de Saint Tugdual a connu diverses restaurations au cours des siècles. La face actuelle, côté ouest, est du XVe siècle à part le clocheton plus récent. La porte en arc brisé s'orne de colonnettes où apparaissent encore les bases et les chapiteaux, elle est enveloppée d'un tore profilé en larmes qui repose sur des culots sculptés.
À l'intérieur deux niches, de part et d'autre de l'autel. On y trouve quatre statues rustiques.
La chapelle a été restaurée en 1991 par les soins du comité de quartier.
  • Chapelle Saint-Roch, XVIIIe siècle
La Chapelle Saint-Roch est un petit édifice rectangulaire en granit. Sa fenêtre, en arc brisé, à l'est et son bénitier du XVe siècle ont été repris dans la construction au XVIIe siècle.
À l'intérieur de part et d'autre de la grande fenêtre, les niches à colonnes contiennent les statues de Saint Éloi et de Saint Roch. Les fers à cheval suspendus au mur témoignent de la dévotion à Saint Éloi, saint protecteur des chevaux.
Lieu de pèlerinage, où chacun vient placer ses chevaux sous la protection de Saint Éloi. Le pardon des chevaux fut autrefois si fréquenté que l'on dut édifier une seconde fontaine plus accessible pour que les chevaux puissent être aspergés à pleins seaux et un autel adossé à la colline où les cérémonies se célébraient en plein air.
Pendant la procession, tous les cavaliers chantent de tout cœur et demandent la santé pour eux et leur famille ainsi que pour leurs chevaux.

Château et manoirs[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Kerrarec, XVe siècle
  • Manoir de Kerguenal

Calvaires (15)[modifier | modifier le code]

  • Calvaire de Botello
Il est situé sur la route de Pont Augan à Loge Picot par la route de l'usine.
  • Calvaire de Botquéno
Il est situé au Carrefour de la route de Pont Augan à Loge Picot, par la route de L'usine et la route du Temple.
  • Calvaire de Coët-Organ, XVIIe siècle
Il est situé à la sortie du village et à l'entrée de la lande de Coet-Organ, il a été restauré en 2003.
  • Calvaire de Kerbrouet, 1701
Il se trouve au carrefour de la D156 (Locmaria - Bieuzy les Eaux) et de la route de Saint Adrien.
  • Calvaire de Kroez-er-Voten (ou Croaez Vetenn), XVIIIe siècle
Il est situé au bord de la D3, sur un tumulus, entre Kerdinam et Keramour, sur le chemin de randonnée bleu « circuit des Chapelles ».
  • Calvaire de Locmaria (1), 1704
Il se trouve sur la place en face de la chapelle, sur le chemin de randonnée rouge « circuit de Pont Augan ».
  • Calvaire de Locmaria (2)
Il se trouve devant l'ancienne école (actuellement la maison Arc En Ciel).
  • Calvaire de Locmaria (3)
Il se trouve dans les bois au bord de la D3 entre Loge-Picot et Kerdinam, sur le chemin de randonnée rouge « circuit de Pont Augan ».
  • Calvaire de Locunéhen
Situé sur la route Quistinic - Keramour. Il est érigé à la mémoire de Jean Olivier, prêtre réfractaire assassiné par des militaire le 29 décembre 1795 (8 nivôse an 4). Il est sur le chemin de randonnée bleu « circuit des Chapelles ».
  • Calvaire de Locunolé
Il est situé au carrefour de la route d'Hennebont D159 et de la route de Locunolé.
Ce lieu était l'entrée de « Lann San Quion », la lande de Saint Quion. La grande croix a été érigée vers 1950 pour repérer plus facilement la petite. C'est certainement à cet endroit qu'a été assassiné le 17 germinal an 4 (6 avril 1796) par des soldats venant d'Hennebont, Joseph Le Goff 19 ans du village de Rosnen.
  • Calvaire de Notéric
Il se trouve au carrefour de la D156 (Locmaria - Bieuzy les Eaux ) et de la route de Notéric.
  • Calvaire de Saint-Mathurin, XVIIIe siècle
Il est situé au bourg sur la route d'Hennebont.
  • Calvaire de l'Église Saint-Pierre
Il se trouve au bourg sur la place de l'église.
  • Calvaire du Temple, 1864
Il se trouve devant l'entrée principale de la chapelle du Temple, sur le chemin de randonnée rouge « circuit de Pont Augan ».
  • Calvaire de Ty Croaez
Il est situé au bourg sur la route de Baud D156.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Fontaine Saint-Mathurin, XVIIIe siècle
  • Fontaine Saint-Cornély, 1829
  • Lavoir Saint-Pierre, XVIIe siècle
  • Four à pain de Locmaria, XVIIIe siècle
  • Four à pain de Keriquello
  • Moulin de Talnay
  • Ty Anna
  • Deux statues de la Vierge
Une sur la route d'Hennebont : au carrefour de la route de Saint Yves et de la D159.
L'autre sur la Départemental D3 entre Loge-Picot et pont-Augan.
  • Monument aux Morts (Place du Bourg)
Ce monument a été érigé à la mémoire des soldats et des civils morts pour la France pendant les guerres de 1914-1918, de 1939-1945 et d'Indochine. Il a été déplacé dans les années 1970 : à l'origine il se trouvait dans l'ancien cimetière qui entourait l'église et la chapelle Saint-Mathurin. Quand la place actuelle a été créée, le monument a été déplacé d'environ 50 mètres.
  • Monument aux Morts (Kerdinam)
Ce monument a été érigé à la mémoire des martyrs Civils de la guerre de 1939-1945 morts à Quistinic en 1944[16],[17],[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’Irlande Loughshinny (en) (Irlande)Sous-modèle utilisé pour la maintenance du modèle {{Jumelage}} via les pages liées.. Comité de jumelage

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://patrick.lefloch.perso.sfr.fr/
  2. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html
  3. http://www.guilligomarch.com/massacre24071944.pdf
  4. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/styled-11/styled-13/page80/index.html et http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=56026&dpt=56&idsource=55590&table=bp08
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Notice no PA00091628 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PA00091625 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Notice no PA00091626 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Notice no PA00091627 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Un salon du livre au manoir de la Villeneuve Jacquelot », sur Ouest France,‎ 21 juillet 2012
  12. [Notice « La Villeneuve-Jacquelot »], sur GLAD, le portail des patrimoines de Bretagne
  13. a et b « Quistinic. Le château de la Villeneuve Jacquelot ravagé par les flammes », sur Le Télégramme,‎ 1 décembre 2013
  14. Le Château et l’Association La Renaissance Jacquelot
  15. Cf. Jean-Michel Dubost, Restauration du village de Poul-Fetan en Quistinic [Morbihan], dans Tiez Breiz, Maisons paysannes de Bretagne, No 1, 1980, p. 24-25.
  16. (page consultée le 29 décembre 2006)
  17. Roger FREY, infoBRETAGNE.com (page consultée le 29 décembre 2006)
  18. Quid.fr (page consultée le 29 décembre 2006)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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