Caudan
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| Caudan | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Lorient |
| Canton | Pont-Scorff |
| Code Insee abr. | 56036 |
| Code postal | 56850 |
| Maire Mandat en cours |
Gérard Falquerho 2008-2015 |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Lorient |
| Site internet | Site de la Ville de Caudan |
| Démographie | |
| Population | 6 810 hab. (2006[1]) |
| Densité | 160 hab./km² |
| Aire urbaine | 184 853 hab. |
| Gentilé | Caudanais, Caudanaise |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 2 m — maxi. 84 m |
| Superficie | 42,63 km² |
Caudan est une commune du département du Morbihan, dans la région Bretagne, en France.
Son nom breton est officiellement Kaodan, mais les locaux disent [kwɛˈdan]. Ce qui s'écrirait alors "Koedann" et fait penser au verbe "koada" (action de boiser, planter des arbres) se disant "koédein" en vannetais, le dialecte pratiqué à Caudan. Il fait aussi penser au mot Koed Dann, soit le bois de chênes rouvres ou la Rouvraie. Il existe pour preuve quelques lieu-dits nommés Couëdan comme à Sévignac,Pleugueneuc, Plessé, Pleugriffet ou Plélan-le-Grand.
[modifier] Géographie
Le territoire de la commune possède à l'ouest et à l'est des frontières naturelles formées par les rivières du Scorff (Ar Scorv) et du Blavet (ar Blañwezh).
[modifier] Géologie
La géologie de la commune qui longe le Cisaillement sud-armoricain se divise comme suit :
| Roches métamorphiques | Roches magmatiques | |
|---|---|---|
| Gneiss et migmatites | Granites d'anatexie | Granites de Guidel et Carnac |
La géologie de Lanester est presque exclusivement constituée de roches métamorphiques (micaschistes de la presqu'île de Rhuys, de l'estuaire de la Vilaine et du Pouldu), sauf l'extrème pointe orientale qui est constituée de roches magmatiques (leucogranites tardifs).
[modifier] Climat
Caudan bénéficie du climat océanique tempéré armoricain. À sa petite échelle, la commune connaît déjà des différences pluviométriques entre le nord et le sud du territoire.
[modifier] Situation
Caudan fait partie de la Cap L'Orient.
Elle contribue financièrement et humainement comme les 18 autres communes à l'aménagement concerté de ce grand ensemble territorial. Ce qui permet la réalisation de grandes infrastructures hors de portée pour une seule de ces communes.
[modifier] Démographie
La population caudannaise connaît actuellement un certain vieillissement. La migration des jeunes adultes vers des bassins d'emploi plus développés explique ce fait.
La solution actuellement prévue pour retrouver un équilibre démographique est la construction de 900 nouveaux logements sur 47 ha susceptibles d'accueillir de nouvelles familles dans la ZAC du Lenn Sec'h.
Une fois ce cap passé, la commune aura gagné un nouveau souffle mais devra probablement tourner le dos à son équilibre rural-urbain.
Dans le tableau ci-dessous, sont comptabilisées de 1793 jusqu'à 1906 les populations de Caudan et de Lanester, ce qui explique la chute conséquente d'habitants lors du recensement de 1911, après la création de la commune de Lanester.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| à compléter | à compléter | à compléter | à compléter | |
| 1792 | 1815 | Julien Jaffray | à compléter | |
| 1815 | 1832 | Louis Le Ferrant | à compléter | |
| 1832 | 1834 | François Le Cren | à compléter | |
| 1834 | 1840 | Jacques François Le Bellec | à compléter | |
| à compléter | 1853 | Louis Le Goff pour le maire DCD | à compléter | |
| 1854 | 1870 | Victor-Adolphe Bruyère | à compléter | |
| 1871 | 1883 | Pierre Courtet | à compléter | |
| 1884 | 18.. | Joseph Guyomar | à compléter | |
| à compléter | à compléter | Louis Le Léannec | à compléter | Ancien sénateur du Morbihan de 1948 à 1959 |
| à compléter | à compléter | Jean Goulias | à compléter | |
| à compléter | à compléter | Jean Gaudin | à compléter | |
| 1977 | 2001 | Joseph Le Ravallec | Droite | |
| 2001 | 2014 | Gérard Falquerho | Droite | |
[modifier] Économie
[modifier] Secteur Primaire
Commune essentiellement rurale, Caudan a cependant vu le nombre de ses agriculteurs régulièrement régresser depuis un vingtaine d'années. Les agriculteurs nés dans les années 50 représentent une bonne part de l'ensemble de cette CSP sur la commune. Caudan doit donc œuvrer afin de maîtriser un équilibre entre urbains et ruraux pour conserver ce qui fait l'attrait de cette ville.
Le produit de l'agriculture de Caudan est relativement diversifié :
* cultures céréalières
blé, maïs (grain et ensilage), colza, tournesol, sarrazin
* cultures maraîchères
choux-fleurs, céleris, haricots, petit-pois, carottes, tomates, fraises, kiwis, cucurbitacées...
* élevage
bovin (races laitières essentiellement), porcin, aviaire (poulet, dinde)
L'agriculture est organisée selon le système de la Coopérative agricole. Cette dernière récupère le fruit de la moisson/cueillette de plusieurs agriculteurs et se charge de négocier les prix avec les acheteurs. En contrepartie, l'agriculteur doit respecter un cahier des charges incluant les qualités de poids, d'aspect, de calibre ; l'usage d'engrais et de produits phytosanitaires prévus.
Une ancienne variété de pomme de terre, appelée la "Rouge de Caudan" a été sauvée de l'oubli au jardin de Saint-Urchaud à Pont-Scorff.
[modifier] Secteur Secondaire
C'est le parent pauvre de l'économie communale.
La SBFM (Société Bretonne de Fonderie Métallique) est une des rares sociétés de transformation de matières premières minérales de la commune. Transfusée là par volonté de l'État, elle doit aujourd'hui se renouveler pour survivre. Après d'âpres négociations et des mois de conflit menées par les 538 salariés, soutenus par la CGT et la CFE-CGC, une reprise par Renault au 1er septembre est confirmée le 29 juin 2009. Elle vient à point face au redressement judiciaire du 20 janvier 2009, avec la promesse de conserver les emplois en CDI.
Les villes environnantes accueillent cependant un nombre important de sociétés agro-industrielles qui transforment les fruits de l'agriculture et de l'élevage locaux.
L'agro-industrie représente donc une forte proportion du bassin de l'emploi local et régional.
[modifier] Secteur Tertiaire
Caudan dispose d'une zone industrielle répartie le long de la N165, elle fait face à celle de Lanester.
Les secteurs d'activité présents sont le commerce, les services, la construction, l'industrie et l'agriculture/pêche.
Le pôle industriel et commercial de Kerpont situé sur Caudan et Lanester regroupe la plus grande concentration d'entreprises du Morbihan, soit près de 250 établissements pour 6500 salariés.
Elle est composée des zones suivantes :
- Z.A. de Lann Sévelin
- Z.A. de Kergouaran
- Z.A. de Kergoussel
- Z.A. de La Montagne du Salut et de Kerloïc
- Z.I. de Kerpont
- Z.C. de Bellevue
[modifier] Enseignement
[modifier] Enseignement public
Il est assuré par l'école maternelle publique Claude Debussy et l'école élémentaire publique Jules Verne.
[modifier] Enseignement privé
Il est assuré par le groupe scolaire Saint Joseph - Sainte Anne.
St-Joseph accueille les élèves de la maternelle à la troisième.
Ste-Anne accueille les élèves du CP au CM2
[modifier] Centre de loisirs
La Commune dispose d'un C.L.A.H. surtout destiné à un public extérieur pour les périodes de vacances.
Un C.L.S.H. est organisé pour les enfants de 3 à 12 ans de la commune en périodes de vacances et le mercredi
[modifier] Langue bretonne, Culture bretonne
Caudan/Kaodan appartient au « Bro Gwened Izel », pays bas-vannetais, ancien Broërec. Elle appartenait aux Présidial et Sénéchaussée d'Hennebont ou Kemenet-Héboé.
La culture bretonne s'y exprime dans un monde exclusivement rural jusque dans les années 1970, puis l'urbanisation aidant, la culture s'exprime aujourd'hui au travers d'associations se développant autour de la langue, la musique, la danse, l'histoire.
Le maire actuel s'est engagé dans son projet de mandature 2008-2014, « à signer la charte « Ya d’ar brezhoneg » et en concertation avec Tarzh An Deiz à mettre en place une signalétique des équipements publics en langue bretonne. »
[modifier] Le costume traditionnel
Le costume traditionnel porté quotidiennement jusqu'à la Seconde Guerre mondiale est celui de Lorient :
La femme porte :
- une coiffe de dentelle posée sur un chignon haut sur l'arrière du crâne. Elle se compose d'un béguin porté tous les jours, et d'une coiffe (l'aéroplane) posée par-dessus et maintenu par des épingles ;
Pour le mariage, le front, comme la taille, est ceint d'une légère couronne de fleurs d'oranger qu'il était d'usage de conserver sous une cloche de verre en souvenir de ce jour ; En cas de deuil, la dentelle ajourée de la coiffe est abandonnée pour une dentelle fine, opaque et sans motif ;
- par dessus une guimpe blanche ajourée de dentelles, une camisole de lin cousu sur un corset, souvent doublée de satin, soie ou velours selon les moyens. Les manches de la camisole sont doublées d'une hauteur de velours équivalant celle du jupon ; elles laissent apparaître des manchons blancs ajourés de dentelles ;
- par dessus le jupon, une jupe de satin noir avec une bande de velours noir plus ou moins large selon la richesse de la famille ;
- par dessus le tout, un tablier de velours (noir, bleu roi, pourpre, vert émeraude sombre... ces couleurs sombres faisaient également partie du costume de la mariée. 3 tabliers différents étaient prévus pour les 3 jours de noces) dont la partie haute (le danter) couvre toute la poitrine et les épaules. Le tablier peut être peint ou cousu — aux fils d'or et d'argent ou de verroteries brillantes — de motifs floraux ;
- un sautoir de métal simple (du fait du financement de la Guerre par l'or des citoyens) formé d'anneaux ovales sertis de filigranes, souvent attachée sur le côté à la ceinture du tablier par un coulant ; ainsi qu'une broche de même, ouvragée d'une étoile et de motifs floraux, fixée sur l'encolure du danter entre les clavicules. On attache au sautoir une montre à gousset cachée dans la ceinture de la jupe.
L'homme porte :
- une chemise blanche à col court, souvent plastronée de plis cousus ;
- un gilet sans manches en drap noir doublé de velours noir boutonné sur deux rang verticaux ; Une fois fermé, il laisse apparaître la chemise par un col en U dont la base de l'arrondi est au niveau du plexus ;
- une veste ( Kramailhon - ar C'hramailhon (du français « camail »)) de drap noir non fermée, dont la longueur de la doublure de velours des manches dépend de la fortune ;
- un chapeau de peau de castor ou de taupe cerclé d'un large ruban de velours noir pincé à l'avant, vers le bas, par une boucle ovale —d'or ou d'argent— travaillée ;
- un pantalon noir.
[modifier] Chanson du cidre nouveau - Son ar chistr nehué
Chant traditionnel collecté à Caudan
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|---|---|
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de pomme dorées Lavez vos fûts, les gars, La récolte l'exige. |
A avaleu melen Gwalc'heit o fustigou , Paotred , Ar blead er goulen |
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Chargez vos moulins Et tournez de bon coeur, les gars, Pour bien moudre les pommes. |
Karget o milineu Ha troeit ged plijadur paotred Maleit hou avaleu |
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Quand on est à table, Rien ne vaut un verre de cidre Pour apaiser la soif. |
A pever ged ar pred, Nitra ne dalv ur bannig chistr Eit torrein er sehed, |
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Par les durs travaux des champs Pour vous rendre le coeur vaillant Le cidre n'a pas son pareil. |
É hersal d'oc'h en douar, Aveid de gas galon d'an dud, Er chistr e zo hemb par, |
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Sans lui ils ne peuvent vivre, Restons fidèle à notre cidre, Les gars, Mais n'en abusons pas. |
Hemzon n'hel lambiu parein, Chomamb fidel d'omp chistr, paotred, Mes gouiamb er lonkein, |
[modifier] Histoire
[modifier] Préhistoire
Deux monuments mégalithiques ont été répertorié dont un tumulus et un dolmen à chambre circulaire au Nelhouët et un dolmen à éléments de quartz appelé "Ty Noziganed", fouillé en 1822, qui comportait une sépulture adventice de la période du Hallstatt recélant une ciste (récipient contenant des objets de soin et de toilette ou des offrandes destinées aux dieux) en bronze à cordons avec poignée en fer. Cet objet dort dans une collection privée.
[modifier] Sous l'empire romain
L'époque romaine nous a laissé les vestiges d'un camp romain à Kério, de la voie romaine reliant Vannes et Quimper et d'une usine à poisson et/ou garum au Resto (territoire de Lanester)
[modifier] La christianisation du territoire
Caudan est une paroisse primitive. À Caudan, il convient de rattacher Saint-Caradec-Hennebont qui en fut soustraite avant le XIIIe siècle, tout comme Cléguer. Lanester fut détachée de Caudan au début du XXe siècle. Caudan est l'une des plus anciennes paroisses du Morbihan, elle était divisée en 11 frairies :
- Le Bourg sous le patronage de ND de la croix
- Penhoet (fr : l'orée du bois)"
- Kermen
- Lamouhic (les petites chutes d'eau)
- Kerguillé (la maison dans la vallée)
- Kerdronquis (fr : maison de la vallée en recul)
- Locmaria (fr : ermitage consacré, oratoire à la Vierge Marie)
- Kerbeban (fr : la maison nourricière, le restaurant)
- Pendreff (fr : le bout de la trève )
- Le Stumo (fr : le monceau)
- Les deux ponts. (An daou bont)
| Kerio | ||||
| Kervoter | ||||
| Kergloire | ||||
| Poulhallec | ||||
| Kermanehic | ||||
| Restandrezen | ||||
| Saint-Sulan | ||||
| Penhouet | ||||
| Kerguen | ||||
| Lamouhic | ||||
| Bout er Bah | ||||
| Kerbeban | ||||
| Saint-Séverin | ||||
| KerCado | ||||
| Senebret | ||||
| Le Nelhouet | ||||
| Penprat | ||||
| Kergoussel | ||||
| Kergouaran | ||||
| Lann Sevelin | ||||
| Kerpont | ||||
| Bellevue | ||||
| Kerourio | ||||
| La Montagne du Salut (peut-être du latin Mons Saltus indiquant une colline boisée inculte utilisée en vaine pâture) | ||||
| Kerloïc | ||||
| Kergoff | ||||
| Le Scouhel | ||||
| Le Rest | ||||
| Saint Coner | ||||
| Le Lanio | ||||
| Maneguillo | ||||
| Le Brambo | ||||
| Kerdrian | ||||
| Kerroh | ||||
| Le Trescouet | ||||
| Kernivinen | ||||
| Keroual | ||||
| Kergohlair | ||||
| Kerustantin | ||||
| Le Moustoir | ||||
| Manebos | ||||
| Cosqueric | ||||
| Mouster Hoet Vraz ha Vihan | ||||
| Le Gohlès | ||||
| Le Gouello | ||||
| Kerzo | ||||
| Kerfléau | ||||
| Kersalo | ||||
| Kercasser | ||||
| Maneforn | ||||
| Kerdronquis | ||||
| Locoyarn (Loc Gunthiern/Gouziern/Gwrtheyrn/Vortigern)) | ||||
| Kerroc'h | ||||
| Kergos | ||||
| Keradely | ||||
| Kerzever | ||||
| Pendreff | ||||
| Kerantro | ||||
| Coetforn braz ha bihan | ||||
| Locoyarn le Dorze, Locoyarn Verger | ||||
| Maison neuve | ||||
| Locmaria | ||||
| Kerblay | ||||
| Kervéno | ||||
| Trémelo | ||||
| Le Ruzo | ||||
| Manéguen | ||||
| Kerhet | ||||
| Kerguer | ||||
| saint Nudec | ||||
| Kerhel | ||||
| Keryanigo | ||||
La paroisse de Caudan, vicariat perpétuel dès 1264, a rassemblé un certain nombre de chapelles :
- la chapelle Saint-Gwenhael
- Notre-Dame de Pendreff
- Notre-Dame du Resto
- Notre-Dame de la Croix ou de la Vraie-Croix rebâtie, après un leg testamentaire de Marie Rio-épouse Pomzat en 1746, elle est bénie le 3 mai 1768, jour de l'Invention de la Vraie-Croix, vendue en 1908 par la commune avec l'ancien presbytère (restauré et agrandi en 1866, détruit en 1975). Elle était située à l'entrée du bourg, près de l'ancienne Mairie, en face de l'école municipale.
- la chapelle de Locunel
- Notre-Dame de Vérité
- la chapelle Saint Yves, attribuée par tradition aux Templiers
- la chapelle du Trescouët qui n'est passée de la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont à celle de Caudan que depuis le Concordat de 1801. Elle reçut une cloche bénie le 4 août 1697.
Elle était apparemment rattachée primitivement au Mouster-C'hoet, dénommé Monster-en-Coët, villa in Trescoët (d'après un fond de l'Abbaye-de-la-Joie daté de 1280) tenu par les Chevaliers de Malte, membres du Temple de Beauvoir sis en la paroisse d'Inzinzac au village du Temple, dans un manoir ruiné en 1697, associé à la chapelle Saint-Jean-du-Temple, ruinée de même. Le Temple de Beauvoir s'unit à la Commanderie de Quimper en 1574.
- la chapelle Saint-Séverin, disparue appartenait aussi à la paroisse de Saint-Caradec-Hennebont. Elle dépendait des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem du Croisty ainsi qu'une maison appelée l'Hôpital.
[modifier] Onomastique
Selon certains, Caudan qui vient du breton « Kaodan », dériverait d'un nom de personnage ou d'un saint issu de l'immigration de l'île de Bretagne au cours du Ve siècle.
- Soit Saint Cado / Cadou / Cadoan/ Cadwan, (né vers 522 - mort vers 577 à Bannaventa) moine fondateur de l'abbaye de Llancarfan au Pays de Galles. Fils de Saint Gwynllyw, roi de Glamorgan, et de Sainte Gwladys, sœur de Sainte Ninnoc qui fonda le premier monastère de femmes en Armorique, Lannénec à Ploemeur. Il fut ermite à l'Ile Saint-Cado (Morbihan) - patron des lutteurs de Gouren du fait la signification de son nom : Cad signifie "combat" en breton.
- Soit Saint Cadfan, fils de de Eneas Ledewig et Sainte Gwenn Teirbron (fille du roi Budic II) né en Bretagne ; demi-frère de Saint Guethenoc, Saint Jacut, Saint Gwénolé, et Sainte Clervie, enfants de Saint Fracan, premier époux de Sainte Gwenn Teirbron.
Il fonda des monastères dans le Finistère et en Côtes-d'Armor avant de prendre la tête d'une compagnie de missionnaires à l'ouest du Pays de Galles avec Saint Conan, Saint Llywen, Saint Sulien et Saint Mael entre autres. Il fonda un monastère à Tywyn sur la côte ouest du Gwynedd et sur l'île Bardsey (Ynys Enlli) en 546. Il décéda un 1er novembre au VIe siècle. Ses reliques furent translatées de l'Ile Bardsey à la cathédrale de Llandaff. Il est aussi connu sous le nom de Saint Caduan, à Poullan-sur-Mer dans l'église Saint-Cadoan ou au lieu-dit Boscadouen (Bot Cadoan, soit la demeure de Cadoan) non loin de Gourin. Il y avait une église Saint-Caduan à Brasparts.
[modifier] Au Xe siècle, invasions et occupation normande
Dès 911, la Bretagne devient le terrain d'exactions de la part des Normands. L'autorité des rois bretons s'effondre et nombre de seigneurs s'exilent auprès du roi d'Angleterre Athelstan. En 966 les reliques de Saint Gwenhael, successeur de Saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec et décédé en son monastère de Caudan vers 590, quittent la cathédrale de Vannes, par crainte des Normands, à destination de Courcouronnes et Corbeil (Essonne), où elles sont vénérées jusqu'à la Révolution au prieuré Saint-Guénault, rattaché à l'abbaye Saint-Victor de Paris. En 1660, Charles II de Rosmadec évêque de Vannes reçoit une portion de ses reliques.
[modifier] Caudan : fief de Léon en Kemenet-Héboé
La châtellenie des Fiefs-de-Léon en Kemenet-Héboé était tenue par une branche cadette des Léon, par mariage, de Hervé II de Léon et d'Anne d'Hennebont.
Elle comprenait la majorité des paroisses de Caudan et de Saint-Caradec-Hennebont ; toute la paroisse d'Inzinzac et sa trève Penquesten ; et une partie de Lanvaudan et Plouay. Elle comprenait aussi la moitié de l'île de Groix, partagée avec la Roche-Moysan.
Elle disposait de droits et coutumes (péages) sur le Blavet :
- Sur le pont à mer d'Hennebont : 6 denier par pipe chargée sur une charette ferrée, 3 sur une non-ferrée
- Droit de pêche sur le Blavet et pêcheries à Inzinzac et à Lochrist. Droit de passage sur le pont de Lochrist
- Une taxe sur les marchandises et navires des ports du Blavet et du Scorff (x deniers obolle par tonneau de vin, froment, seigle, avoine, sel, quillage)
La châtellenie de Pontcallec (d'azur à sept mâcles d'or ; au franc-canton d'argent, fretté de huit pièces de gueules (de Guer-Malestroit). Devise : sine maculis) érigée en marquisat au XVIIe siècle comprenait entre autres une partie de Caudan et Saint-Caradec-Hennebont.
[modifier] Accord entre Hervé de Léon et Pierre de Bretagne
(transcription en français actuel)
1264 — À tous ceux qui verront et auront ces présentes lettres, Hervé de Léon, chevalier, seigneur de Château-Neuf, Salut en Notre Seigneur. Sachez que paix et accord est fait entre nous, d'une partie, et monsieur Pierre de Bretagne (fils de Jean Ier Le Roux, duc de Bretagne) d'autre partie, en telle manière que la motte de Hennebont et toutes les autres choses qui sont communes entre nous jusqu'au jour de la date de cette lettre à Hennebont et à Saint Caradec et en toute la paroisse de Caudan, en terres et en èves et en mer, demeureront communes entre nous à toujours mais sans être parties, ainsi comme elles ont été anciennement, et en telle manière que ni nous ni nos héritiers ni Pierre ni les siens ne pourront jamais faire château ni forteresse à Hennebont ni à Saint-Caradec ni en toute la paroisse de Caudan.
La coutume des nefs demeurera sans modification entre nous, ou point, en la manière où elle a été anciennement en quelque terre où les nefs arrivent dans les bornes où nous et ledit Pierre devons prendre coutume, à savoir les bornes de la Roche de Henren, et les amendes du port seront communes entre nous comme elles l'ont toujours été anciennement. Et les nefs pourront arriver là où les marchands voudront, jusqu'à la limite du pont, sans qu'aucun de nous puisse contraindre à arriver fors là. Et si les nefs arrivent en la terre de Languidic (les terres du centre-ville actuel d'Hennebont appartenaient alors au territoire de Languidic), elles seront assujetties aux coutumes et amendes de port de celui qui les possède, à la seigneurie et la justice commune entre nous, ou point, et telles qu'appliquées à Hennebont sur le territoire du port défini par la limite de remontée de la mer dans le Blavet.
En cas de méfait au port et de fuite du malfaiteur en notre ville ou en notre terre de Languidic, les voyers (vicaire, lieutenant d'un seigneur, juge de police) communs entre nous et Pierre ou notre alloué ou celui de Pierre pourront le saisir, l'arrêter et le mener au juge, le jour ou la nuit où aura lieu le méfait. L'amende sera commune tout comme à Hennebont.
Après avoir agréé et octroyé par cette paix, le Comte fera le pont cette première fois là où était le vieux passage de Hennebont, et aura tout le merrain de l'autre pont pour le faire, et dès lors en avant, nous et ledit Pierre, et nos héritiers après nous, feront le pont et le maintiendront en bon point.
Chacun de nous conservera la justice et les amendes sur nos hommes du Kemenet-Héboé ; Sur les étrangers de passage sur le Kemenet-Héboé ou la communauté du port, les amendes demeureront communes.
Et est à savoir que Pierre peut faire ses moulins ou pré sous Menez an Garu (garu, garv = rude) sans contentieux que nous y puissions mettre, en telle manière que ledit Pierre ne peut élever d'écluse au moyen de pierres, de terre ni de fût sur le Blavet, par quoi les saumons ne puisse passer outre.
Ledit Pierre ne peut contraindre nul des hommes de notre terre ni de nos fiefs à moudre où à fouler dans ses moulins.
Et pour que tout ce que sus-dit soit ferme et stable, nous scellons cette présente lettre de notre sceau, et notre cher seigneur Jahan, duc de Bretagne, en témoignage de ce, à notre requête, y ajouta son sceau.
Ce fût donné au mois d'août, l'an de grâce mil et douze cent sexante et quatre. (Trésor des chartes de Bretagne, L. E. 6)
Olivier de Léon , fils d'Hervé V et de Jeanne (fille d'Alain VI vicomte de Rohan) était le seigneur de Caudan en 1326 et y avait un moulin. Il participa aux guerres de Charles de Blois contre Jean de Montfort.
La maison de Rohan acquiert par alliance au XIIIe siècle les Fiefs-de-Léon.
La seigneurie de Guémené, ou Kemenet-Guégant, acquiert, au XIVe siècle, la châtellenie de la Roche-Moisan et les Fiefs-de-Léon, puis, au XVIe siècle, la châtellenie de Corlay.
[modifier] Des effets de la Guerre de Religions
L'occupation espagnole par les hommes de Don Juan d'Aguila du port de Blavet dura près de 8 ans. Ceux-ci se sont livré aux pillage, incendie et destruction des récoltes des paysans de Caudan.
« Le jeudy absolu XV d'avril (1593), j'écrivis à Don Juan d'Aguila, pour certains soldats qu'il avait, lesquels brûlèrent à Caudan des maisons et des blés pour 30 000 écus. » (Journal de Jérôme d'Arradon, seigneur de Quinipily).
Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur avait confié le commandement d'Hennebont, de Blavet et la côte à Jérôme d'Arradon.
Le duc de Mercœur, beau-frère d'Henri III de France par son épouse Marie de Luxembourg (1562 † 1623), duchesse d’Étampes et de Penthièvre, dernière descendante de Jeanne de Penthièvre et de Charles de Blois, convoitait le trône du duché de Bretagne, grâce à la possibilité pour les femmes, en Bretagne, de succéder en tant que duchesse. De même, Philippe II d'Espagne, par son mariage avec Elisabeth de France, sœur d'Henri III, envisageait avec intérêt d'offrir à sa fille, l'Infante Isabelle-Clara-Eugenia, le titre de duchesse de Bretagne. On comprend ainsi mieux leur alliance dans la Ligue contre Henri IV qui ne pouvait prétendre au titre de duc de Bretagne.
[modifier] Sous Louis XIV
Selon le Terrier Royal de Bretagne établi suite à une ordonnance royale de mars 1678, la Seigneurie de la Roche-moisan et fiefs de Léon, Tréfaven et Plouhinec appartenaient à Anne de ROHAN, veuve Louis de ROHAN duc de Montbazon et comprenait : Lesbin - Pont-Scorff, Gestel, Arzano, Guilligomarc'h, Meslan, Rédéné, Quéven, Guidel, Ploemeur, Trefaven, Saint-Caradec-Hennebont, Caudan, Inzinzac, Penquesten en Inzinzac, Lanvaudan, Plouay, Plouhinec, Riantec et Groix.
[modifier] Les missionnaires du père Maunoir
Recteur de Caudan de 1663 à 1677, Hiérosme L'Estour participe avec les recteurs de Riec et de Rédéné aux missions itinérantes du père Maunoir.
Mission de Caudan. M. L'Estour, recteur de Caudan, guéri d'une manière extraordinaire.
« Le recteur d'une paroisse, où le père achevoit alors ses instructions, s'étant engagé de porter la Croix à la procession qui se devoit faire dans peu, étoit tombé malade depuis quelques jours d'une fièvre continue, et désespéroit de pouvoir s'acquitter de son engagement. Mais le Père toujours plein de confiance en Dieu lui dit d'espérer, et il lui mit au cou une Croix pleine de Reliques. Quelque temps après le malade s'endormit, et le lendemain au matin se trouvant sans fièvre, il dit la messe, et deux jours après il porta la Croix depuis sa paroisse jusqu'à celle de Plumeliau, qui en est éloignée de plus de demi-lieue, sans être incommodé d'une fatigue que les plus robustes avoient de la peine à soutenir. » [4]
Lors de la procession de Plumergat à Sainte-Anne-d'Auray en 1664 :
« ...M. Kermen (vicaire de Hiérosme L'Estour), qui représentait ce jour-là le personnage de Jésus (lors d'une reconstitution de la Passion à Sainte-Anne-d'Auray), était un prêtre d'une grande vertu. Au moment où il gravissait les marches de la Scala Sancta, il vit tout à coup devant lui Saint Vincent Ferrier, revêtu de l'habit de son ordre : le grand missionnaire mettait en fuite toute une légion de démons, qui tenaient enchaînés et entrainaient aux enfers de nombreux pêcheurs. Puis, volant au secours des malheureux captifs, il brisa leurs fers et les rendait à la liberté. »
Cette apparition fut scrupuleusement notée par M. L'Estour qui n'en parla au père Maunoir que plus tard, après avoir entouré son témoignage de toutes les garanties possibles d'authenticité[5].
Caudan, comme la plupart des paroisses du Kemenet-Héboé pris part en 1675 à la révolte du papier timbré des Bonnets Rouges contre les nouvelles taxes instaurées par Louis XIV pour financer la guerre de Hollande. Le roi ne consulta pas le Parlement de Bretagne pour imposer au duché ces taxes sur les actes notariaux, le tabac et la vaisselle d'étain.
[modifier] Les familles seigneuriales ayant vécu sur Caudan
- Soliman d'Hennebont[6] (d'argent, à un arbre arraché de sinople, à une aigle éployée de sable, brochant sur le fût. Son sceau, seigneur du Kemenet-Héboé vers 1140.
- Famille Guimarho de Lamouhic
- Famille du Vergier[7] de Locohiern (De gueules à deux bandes de vair)
| Identité | Terres |
|---|---|
| Guillaume de Baud dit "Sieur de la VIGNE
(D'azur à dix billettes d'or) |
Le Bois Joli, Guernehué, la Ville-Neuve, Kerblay, Kerdronquis, Kerhet, Kernivinen |
| Amice de Rosmadec (dame de Talhouet-Kéravéon)
(Palé d’argent et d’azur) |
Guernehué, la Villeneuve, Locoyern, le Scouhel, Trémélo |
| Talhouet Keraveon | Kerblay, Languidic, Kermen (Lanester) |
| Jeanne Faucheur
(de gueules à une main d'argent tenant une sphère d'or surmontée de deux étoiles du second) |
(dame de la Villeneuve), Kerdronquis, Inguiniel, (Bresséan) Kervignac, (Kéroual) Kernivinen, Guern (Kerriec) |
| Julien du Quellenec
(d'hermine au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or) |
(sieur de KERJACOB) Penhouet, Chefdubois en Ploemeur, Le Ruzo |
| Jehan Thomelin | St Gilles-Vieux-Marché (C.D.N.) Plessis |
| Louise de Launay | (fille de sieur de GUERGELIN) |
| Jehan Toutenoultre | Kerhet, Guiscriff |
| François du Pou (d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné d’or) secrétaire du duc de Bretagne François II. Par lettre-patente du 4 novembre 1492, Maximilien d'Autriche, roi des Romains, duc de Bretagne, etc., confère à François du Pou, seigneur du manoir de Kernivinen, près Hennebont, la dignité de noble chevalier de Tournois du Saint-Empire-Romain (du fait de ses 32 quartiers de noblesse).
Jeanne du Pou dame de Coettro, Kernivinen et de Kercaer possédait un livre d'Heures executé pour un homme par deux artistes de l'école de Jean Fouquet et Jean Bourdichon. Le Livre d'Heures de Veauce est d'une incroyable richesse picturale. Il passa par héritage à son fils, Trequerne de Crossec, puis plus tard aux barons de Veauce en Bourbonnais. |
Plouay, Arzano, Saint-Caradec-Hennebont |
| Adelice de Coetsal | dame de Couetro, Kernivinen |
| Gunthiern devenu Gouzier puis Goyern | Locoyern Bihan, Locoyern-Vras |
| Alain Kergourio, Henry du Verger | Locoyarn le Dorze, Locoyarn Verger, Gestel |
| Jehan Faverot de Kerbrec'h, JeanRaoulin | Le Nelhouet, Le Scouhel |
| Pezron, Jehan de Stang-Hingant | Meslan, Restinois |
| Guillaume, François de Stang-Hingant époux de Anne-Laure de Mauclerc, Jeguic, Hayeux (de gueules à trois coqs d’or, armés, crêtés et barbelés d’argent), Pezron du Pou - Arthur le Flo - René le Flo (De gueules à trois rencontres de cerf d'or) | Trémélo (Plouay), Le Nelhouet |
| Marc le Flo époux d'Anne le Crossec (d'azur à deux bars adossés d'argent, accompagnés de huit étoiles d'or en orle), Henry Lucas, Louis Lucas | Kersever |
| Guillaume Bizien (d'azur à la croix d'argent) , René de Laage (de gueules, à l'aigle éployé d'or, becquée et membrée d'azur) | Kerustantin |
| Henry de Chefdubois (ou Penhoet) | Kervéno |
| Antoine Forestier (de gueules à trois feuilles de chêne d'argent, en pal) époux de Catherine Trotin de Vallois de Douville | Lamouhic |
| Jehan Raoulin | Le Scouhel |
| Jehan de Stang-Hingant, Anne-Laure de Mauclerc, Famille Pezron du Pou | Trémélo |
| Arthur le Flo époux de Marguerite du Pou, René le Flo, Marc le Flo époux de Anne le Crossec | Trémélo |
Source : Joseph JAFFRE, journaliste-historien ; Société d’Archéologie et d’Histoire Du Pays de Lorient
[modifier] Sous la Révolution
Étienne Thomas, recteur de Caudan dès 1787, refusa de prêter serment à la Constitution civile du clergé en 1790, il est remplacé en 1792 par un recteur constitutionnel. À son retour, Étienne Thomas prête serment entre les mains du préfet le 27 octobre 1802 et décède dans la paroisse le 3 juin 1813.
Jean Le Moing, cultivateur, fut condamné à la guillotine le 3 pluviôse An II (mercredi 22 janvier 1794) par le tribunal criminel du Morbihan , comme contre-révolutionnaire.
[modifier] Le XIXe siècle
En 1862, Napoléon III inaugure le viaduc ferroviaire nouvellement construit sur le Scorff
[modifier] Le XXe siècle
En 1909, la Commune de Lanester (Lann er Ster = La Lande (lieu consacré par un ermite > Saint Gwenael ?) de la Rivière) est créée afin de séparer deux populations (les ouvriers de l'Arsenal et les paysans) dont les intérêts et les opinions politiques divergent. Le territoire de la commune occupe 6 des 11 frairies (Penhoet, Kerguillé, Locmaria, Kerbeban, Pendreff et Les Deux-Ponts)
En août 1944 l'église ainsi qu'une grande partie du bourg sont détruits. En effet le clocher de l'église étant assez élevé, les allemands ont jugé qu'il pouvait faire office de vigie avec sa vue sur la campagne environnante et sur Lorient. Ils l'ont donc fait exploser.
C'est à Caudan (en partie détruite en août 1944) que, le 10 mai 1945, le général Fahrenbacher de la Wehrmacht, commandant des troupes allemandes de Lorient, présente la reddition des troupes allemandes.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
- Église paroissiale Saints Pierre et Paul :
L'ancienne église, construite sur les ruines d'une plus ancienne ruinée dès 1710, datait du 28 juin 1722. Reconstruite au début du 19e siècle, restaurée en 1898 ; Elle est détruite en 1944 aux explosifs par l'armée allemande. Elle fut reconstruite en 1960-62 en même temps que la mairie par Yves Guillou et Paul Lindu, architectes. Un chemin de croix en bronze sur ardoises scellées au sol et les douze apôtres du porche de l'église sont l'œuvre de Françis Pellerin, sculpteur rennais (grand prix de Rome en 1944). Jusqu'à la reconstruction de l'Eglise, la célébration des messes eu lieu dans un baraquement en bois.
- Chapelle du Trescouët (Chapel an Treuzkoed) (XIIe siècle), entre Hennebont et Pont-Scorff, dédicacée à Notre-Dame-des-Neiges (Itron Varia an Erc'h) en français elle l'est à Notre-Dame de la Force en breton (Itron Varia an Nerzh) ou aussi à Notre-Dame du Mont (Itron Varia an Nec'h) du fait de sa proximité du point culminant (84 m) de la paroisse. Une fontaine est rattachée à cette chapelle et son eau a dit-on le pouvoir de donner la force ; ainsi on frictionnait par exemple les jambes d'un bébé qui tardait à marcher. Peut-être peut-on associer cette source au dieu gaulois des sources jaillissantes nommé Neris.
- Chapelle Notre-Dame de Vérité (Chapel Itron Varia ar Wirionez) (XVIe siècle)- associée à la fontaine de Kerblaye - surnommée aussi chapelle de Nelhouët et située à Kerblaye
- Calvaire rue de la Libération, élevé en 1504 au hameau du Scouhel (frapper en breton) pour marquer l'endroit ou s'arrêta la Peste. Le fût comporte les armes des Chefdubois (de gueules au greslier d'argent , enguiché de même ; alias : à la bande chargée de trois quintefeuilles brochantes) (Penhoet en breton) sur le blason écartelé ; ainsi qu'une Vierge à l'Enfant et un Christ de Résurrection. La croix fut détruite par l'explosion de l'église en 1944.
- Menhir de la reddition rue du 10 mai 1945 « Ici le 10 mai 1945 à 16 heures, le général Fahrenbacher de la Wehrmacht, commandant les troupes allemandes de Lorient, a rendu ses armes au général Krame, commandant la 66e D.I.U.S., et au général Borgnis-Desbordes, commandant la 19e D.I. et les forces françaises du Morbihan » (inscription gravée sur la plaque).
- Manoir de Keraude (XVIe siècle) appartenant d'abord aux seigneurs du Pou (d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné d’or) sur leurs terres de Saint-Caradec-Hennebont
- Manoir de Kerguen (début XVIe siècle), ancien siège de la seigneurie de Villeblanche dépendant de Sain-Caradec-Hennebont. Possède une chapelle privée en partie détruite et remaniée.
- Chapelle St Gwenhael, chapelle romane du XIe siècle, restaurée au XVe et XXe siècle. Elle fut fondée au VIe siècle par Saint Gildas. Le culte était surtout suivi par les marins. (territoire actuel de Lanester)
- Le Château "du Diable" ou Manoir de Pendreff (Pendreff = le début "géographique" de la trève (subdivision territoriale d'une commune, quartier rassemblant plusieurs fermes), le "ff" appartient à la graphie du moyen-Breton) (XVe - XVIIIe siècle)
[modifier] Personnalité
Hélène ROUXEL (sœur)
(Sulniac, 1897 - Sainte-Anne d'Auray, 1978)
Le matin même de ses vœux, comme religieuse de la congrégation des Filles du Saint-Esprit, elle est nommée à Caudan où elle restera durant 52 ans. En 1941, elle entre au conseil municipal où elle doit siéger pendant 30 ans. Elle participe au Bureau d'aide sociale, parcourt les chemins creux à pied ou en carriole, apporte dans les coins les plus reculés les médicaments et les soins aux malades. Pendant l'Occupation, les bombardements de Lorient et la bataille de la poche de Lorient, elle se dévoue sans compter. La nation reconnaît ses éminents services : le 23 avril 1950, elle reçoit des mains du président de la République, Vincent Auriol, la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
[modifier] Jumelage
- Caudan est jumelée avec
Preist (Allemagne) depuis 1993 . Cette commune fait partie de la communauté d'agglomération de Speicher
En mai 2004 le jumelage s'est étendu au district de Speicher (8 000 habitants) et une nouvelle charte a été signée par les 9 maires des communes dont Preist (800 habitants)et par Gérard FALQUERHO, maire de Caudan ( 7000 habitants)en présence de Christine LE DORZE, présidente du comité de Jumelage de Caudan et des membres du comité de jumelage nouvellement créé en Allemagne pour l'occasion. Norbert SCHOËDER, maire de Preist signataire de la 1ère charte en 1993, devient le 1er président. Le comité de jumelage de la ville de Caudan a été créé en mars 1995, Rolande MORVAN en était la première présidente,elle a été élue en 2001 adjointe à la culture et communication et réélue en mars 2008.
[modifier] Notes et références
- ↑ données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
- ↑ http://cassini.ehess.fr/ Population avant le recensement de 1962
- ↑ Caudan sur le site de l'Insee
- ↑ Le parfait missionnaire, ou, Vie du R.P. Julien Maunoir de la Compagnie de Jésus, missionnaire en Bretagne (1834) Antoine Boschet
- ↑ Vie du père Maunoir, tome II, p. 51
- ↑ http://gw0.geneanet.org/index.php3?b=deret&lang=fr;alwsurn=yes;m=N;v=d+hennebont
- ↑ http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=rfralo&lang=fr&m=D&p=pierre&n=du+vergier&v=18&t=L&alwsurn=yes&witn=on&comm=on&rel=on&sosab=10&color=&x=9&y=8

