Brennus (cuirassé)

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Brennus
Image illustrative de l'article Brennus (cuirassé)

Histoire
A servi dans Pavillon de la marine française Marine nationale française
Commandé 25 novembre 1881
Quille posée 7 décembre 1882
Lancement 17 octobre 1891
Armé 16 décembre 1893
Statut détruit en 1922
Caractéristiques techniques
Type Cuirassé d'escadre
Longueur 110,29 mètres
Maître-bau 20,4 m
Tirant d'eau 8,28 m
Déplacement 11 190 tjb
Propulsion 2 machines à vapeur à triple expansion (32 chaudières)
Puissance 13 900 ch
Vitesse 18 nœuds
Caractéristiques militaires
Rayon d'action (980 tonnes de charbon)
Autres caractéristiques
Équipage 675 hommes
Chantier naval Arsenal de Lorient

Le Brennus devait être initialement un cuirassé à barbettes de la Marine nationale française dont les travaux ont été suspendus en 1886. C'était une unité de la classe Charles Martel.
Il porte le nom de Brennus, un chef gaulois sénon du IVe siècle av. J.-C.

Remanié pour la fin de sa construction, il devint un cuirassé à barbettes et tourelles, avant-garde des premiers Pré-Dreadnoughts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Figure de proue du Brennus

Sa construction fut stoppée au regard de la nouvelle politique navale inspirée de la Jeune École mettant l'accent sur la destruction massive de la flotte marchande de l'ennemi plutôt que sur le combat de ligne.

En 1888, Édouard Barbey, successeur du ministre de la marine Hyacinthe Aube, relanca la construction du Brennus avec des caractéristiques techniques nouvelles : artillerie lourde dans l'axe du navire dans deux tourelles, un nouveau type de chaudière (tubes à eau de type Belleville), abandon du bélier de proue et renforcement du blindage de ceinture.
En outre, il fut le premier navire de la marine française à inaugurer des mâts blindés équipés d'ascenseurs électriques.

À partir de 1900, le commandant fit installer une figure de proue. Elle est maintenant exposée au Musée national de la Marine à Paris.

En 1903, le Brennus a subi une refonte dans laquelle sa superstructure a été allégée de manière significative.
Une certaine instabilité du bâtiment constatée aux essais demanda la suppression d'un grand mât blindé qui fut remplacé par un simple mât en acier avec un accastillage simplifié.

Modification du bâtiment[modifier | modifier le code]

En comparaison de la version primitive, la nouvelle version du Brennus est plus longue, plus rapide et lourdement armée.

Brennus
version primitive
Brennus
version nouvelle
Déplacement 10 600 tonnes 11 190 tonnes
Longueur 105 m (344 ft 6 in) 110,29 m (361 ft 10 in)
Largeur 19,51 m (64 ft) 20,40 m (66 ft 11 in)
Tirant d'eau 8,15 m (26 ft 9 in) 8,28 m (27 ft 2 in)
Propulsion 5 500 ch (triple vis) 13 900 ch (deux hélices)
Vitesse 15 nœuds (27,8 km/h) 17,5 à 18 nœuds (32.4-33,3 km/h
Armement 4 canons de 340 mm
8 canons de 140 mm
7 [canons revolvers]
3 × 340 mm
10 × 163 mm
4 × 65 mm
14 × 47 mm
8 × 37 mm
6 × 37 mm (canon rotatif)
4 TLT (457 mm)
Ceinture Ceinture incomplète : 438 mm Ceinture complète : 450–250 mm
Blindage artillerie principale Barbettes : 438 mm Tourelle avant : 450 mm
Tourelle arrière : 400 mm
Blindage artillerie secondaire aucun Tourelle : 120 mm
Batterie : 100 mm

Service[modifier | modifier le code]

L'amiral François Ernest Fournier avec ses officiers à bord du Brennus

En 1895, le Brennus fait ses essais en mer puis est affecté à l'escadre de la Méditerranée dès janvier 1896 où il effectue diverses missions, revues navales et grandes manœuvres.

Avec le Neptune et le Marceau, le Brennus, en 1897 a initié une nouvelle méthode de lutte contre l'incendie. Celle-ci devint, dès 1889, la méthode standard pour la marine française.

En juillet 1900, au large du cap Saint Vincent, il entre en collision avec le torpilleur Framée[1],[2] qui coule en faisant 48 victimes. Puis il est mis en réserve et devient la navire-amiral de la division de réserve. Il effectue quelques manœuvres sur les côtes de Provence et de Tunisie.

En 1906, il subit la réfection de ses chaudières et reprend du service en Méditerranée.

Dès 1908, placé en réserve, le Brennus devient un navire-école pour former les mécaniciens. De 1914 à 1918, il est désarmé pour devenir une annexe au 5e dépôt des équipages à Toulon. Dès 1915, son artillerie est débarquée pour servir dans l'armée de terre après modification.

En 1919, il est rayé des listes de la flotte et vendu pour démolition en 1922 à Toulon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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