Quéven
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| Quéven | ||
La chapelle de la Trinité. |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Morbihan | |
| Arrondissement | Lorient | |
| Canton | Pont-Scorff | |
| Intercommunalité | Cap l'Orient (Communauté d'agglomération du Pays de Lorient) | |
| Maire Mandat |
Marc Cozilis 2008-2014 |
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| Code postal | 56530 | |
| Code commune | 56185 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Quévenois, Quévenoise | |
| Population municipale |
8 798 hab. (2010) | |
| Densité | 368 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
184 853 hab. | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 50 m (min. : 2 m) (max. : 66 m) | |
| Superficie | 23,93 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel de la commune | |
| modifier |
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Quéven [kevɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan et la région Bretagne. Son nom breton est Kewenn, prononcé localement [ˈcəɥən]. Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé. Quéven est jumelée avec Dunmanway en Irlande, Koro au Mali ainsi que Weismain et Altenkunstadt en Allemagne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Histoire [modifier]
Lors du premier conflit mondial 1914-1918, Quéven perdra 101 de ses enfants[1].
En janvier 1945, la ville de Toulouse acceptera, par le truchement de son maire, Raymond Badiou, la proposition d'adoption de la commune meurtrie, et en conséquence le parrainage proposé à cette fin, le 23 décembre 1945, par le maire de Quéven de l'époque, Louis Kermabon, et Alphonse Viros. Ultérieurement, en souvenir de cette aide, la commune de Quéven inaugurera une Place de Toulouse et la ville rose, une rue de Quéven.
La commune de Quéven a été décorée le 25 septembre 1949 de la Croix de Guerre 1939-1945, par citation en date du 11 novembre 1948 du Secrétaire d'État aux Forces Armées, Max Lejeune.
Administration [modifier]
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Quéven :
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 8 798 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Cette commune est réputée pour avoir un nombre de naissance dont le prénom de l'enfant est Kévin largement supérieur à la moyenne du territoire français entre 1992 et 2010.
Économie [modifier]
Une partie de l'Aéroport de Lorient Bretagne Sud se trouve sur le terrain de la commune.
Langue bretonne [modifier]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 26 septembre 2008.
- À la rentrée 2007, 1,4 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[4].
Culture et patrimoine [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
Monuments classés ou inscrits [modifier]
| Monument | Adresse | Coordonnées | Notice | Protection | Date | Illustration |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Dolmens à couloir de Kerroc'h, dit Le trou des Chouans | Kerroc'h, sur le site du golf | PA00091603 | Classé | 1977 | ||
| Calvaire de Quéven | rue du docteur Dieny (au sud de l'église), à l'emplacement de l'ancien cimetière. | PA00091605 | Inscrit | 1937 |
- Le tumulus de Kerroc’h, dit le Trou des chouans (néolithique et âge du bronze)
- Le calvaire attribué à Roland Doré (XVIIe siècle) autrefois localisé dans le cimetière de l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (reconstruite en 1900 par Caubert de Cléry). Il comprenait alors deux travées supportant au total seize personnages, dos à dos. Seul cinq sculptures ont été préservés.
- L'église conserve certains mobiliers provenant, entre autres, de la chapelle de la Trinité, dont les statues de Sainte Anne Trinitaire (deuxième moitié du XVe siècle) et de la Vierge à l’enfant (XVIIIe siècle), mais aussi des bénitiers (XVIIe siècle) et de l'orfèvrerie (calices et patène du XVIIe siècle au XIXe siècle).
Autres bâtiments et objets historiques [modifier]
- L'allée couverte de Kerscant, dit le dolmen du Triono (néolithique)
- Le menhir de Kerdehoret (néolithique)
- Dolmen christianisé de Moustoir Flamm (néolithique et Moyen Âge)
- La stèle funéraire gauloise de Kermérien (protohistoire)
- Les croix de chemin de Kermabon, Bihoué, le Mourillon et la Croix verte (haut Moyen Âge)
- La chapelle Saint-Nicodème, précédemment dite Notre-Dame-de-la-Rosée (1578) et ses statues polychromes (XVIIIe siècle)
- Une maison à Kercadoret (1589)
- Le manoir de Kerlébert (partiellement du XVIIe siècle)
- La fontaine lavoir de Kerousseau (XVIIIe siècle)
- Les moulins à eau de Hadenec et de Sac'h Queven (après le XVIIIe siècle)
- Le mobilier (XIXe siècle) de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (reconstruite en 1954), dont les statues L’éducation de la Vierge, La Vierge à l’Enfant et Saint Jean-Baptiste, un tableau ex-voto représentant La Vierge secourant des marins en plein naufrage peint par Cosson-fils (Vannes, 1830).
- Les poudrières du Scorff (XIXe siècle)
- Un petit bâtiment de l'ancienne gare ferroviaire (XIXe siècle)
- La maison communale (1933)
- Les blockhaus (1942-1945), dont la batterie de Moustoir Flamm et le bâtiment de Kergavalan avec sa fresque.
- La nouvelle chapelle de la Trinité (1960-1962), où l'on peut voir un bénitier du XVIe siècle, une croix monumentale de 1657 (le croisillon date de la fin du XIXe siècle), un personnage et une inscription de 1771 (scellés dans les colonnes de façade), une fontaine de dévotion et un lavoir du XIXe siècle (au nord de la chapelle).
Patrimoine disparu [modifier]
Comme dans les autres communes rurales, le remembrement est la cause de la disparition d'un certain nombre de mégalithes. De plus, entre le 7 et le 18 août 1944, environ 85 % de la ville est dévastée par des bombardements alliés, ainsi que par les combats entre les blindés américains et les avant-postes allemands. La reddition de la poche de Lorient n'aura lieu que le 10 mai 1945.
Pour ces raisons, de nombreux monuments ont été détruits, comme :
- Les dolmens néolithiques de Kerloës, de Kerdual et de Mané Guen
- La chapelle de Saint-Éloi (XVIe siècle)
- La chapelle de Bihoué
- La chapelle de Saint-André
- Le château de Kerrousseau (XVIIIe siècle)
- L'ancienne chapelle de la Trinité (du XVIe siècle au XIXe siècle)
| Monument | Adresse | Coordonnées | Notice | Protection | Date | Illustration |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Chapelle de la Trinité (détruite en 1944) | La Trinité | PA00091604 | Inscrit | 1933 |
Espaces verts [modifier]
- Le parc de Kerzec (11 hectares)
- Les vasières du Roze (20 hectares)
- Le bois de Kercadoret et ses carrières
Structures culturelles [modifier]
- Salle de spectacle du Centre culturel Les Arcs
- Médiathèque Les Sources
Jumelages [modifier]
Quéven est jumelée avec Dunmanway (Irlande) depuis 1987, Koro (Mali) depuis 2002, Altenkunstadt et Weismain (2 villes allemandes voisines) depuis 2006, et Burgkunstadt (Allemagne) depuis 2011[5]?
Sports [modifier]
- le Golf du Val Queven
- le Parc de Kerzec, le lieu de rassemblement des jeunes pour les parties de football.
- Etoile Cycliste de Quéven (ECQ)
- Tennis club de Quéven (TCQ)
Personnalités liées à la commune [modifier]
Anciens Maires de Quéven :
- 1791-1793 : Jacques Loher, premier Maire de Quéven en 1791 ;
- 1793-1795 : Jacques Le Bigot ;
- 1795-1797 : Joseph Loménéhé ;
- 1797-1799 : Nicolas Joseph Raoul ;
- 1799-1819 : Yves Le Leslé père, Chevalier de la Légion d'Honneur ;
- 1819-1852 : Yves Le Leslé fils ;
- 1852-1878 : Jean-Marie Raoul, il accueille Napoléon III et son épouse Eugénie le 13 août 1858 ;
- 1878-1892 : Joseph Le Léannec ;
- 1892-1904 : Auguste Roperch ;
- 1904-1940 : Julien Moëllo (1860-1946), Chevalier de la Légion d'Honneur ;
- 1940-1947 : Louis Kermabon (1898-1983) ;
- 1947-1974 : Joseph Kerbellec (1898-1980) ;
- 1974-1980 : Pierre Quinio (1927-1980) ;
- 1980-2008 : Jean-Yves Laurent ;
- 2008 : Marc Cozilis - Actuel maire de la ville.
Autres personnalités :
- Professeur René Lote (1883-1944)
- Docteur Yves Diény (1911-1944)
- Nicolas Ouédec
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- référence, citation ou lien
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Source : Mairie de Quéven
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Histoire
- Comité Historique de Quéven (préf. Jean-Yves Laurent, maire de Quéven et René Estienne, animateur du comité historique de l'assoc. pour le bicentenaire de la révolution au pays de Lorient), 1788-1795 : Les Quévenois à l'heure de la Révolution française, lorient, Éd. Dalc'homp Sonj, 1989, 92 p. (ISBN 2-9503379-0-2)
- Comité Historique de Quéven, 1850-1938 : Les Quévenois à la croisée des chemins, Éd. à compte d'auteur, 1993, 352 p. (ISBN 978-2-95033791-7)
- Comité Historique de Quéven (préf. Jean-Yves Laurent, maire de Quéven), 1939-1960 : Les Quévenois - De la Guerre à la Paix, Éd. à compte d'auteur, 1995, 336 p. (ISBN 2-95033792-9)
- Comité historique de Quéven et Association histoire et patrimoine de Guidel, 1944-1945 entre Scorff et Laïta : Gestel, Guidel, Quéven dans la poche de Lorient, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du pays de Lorient », 2005, 155 p. (ISBN 978-2-84497073-2)
- Patrimoine
- Comité Historique de Quéven (coord. Laurent Carrour), Quéven au fil du temps : patrimoine archéologique, patrimoine civil, patrimoine religieux, patrimoine militaire, histoire de Quévenois, patrimoine naturel et paysager, Le Faouët, Liv'Éditions, octobre 2003, 307 p. (ISBN 978-2-95033793-1)
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la commune
- Office de Tourisme du Pays de Lorient
- Résultats des élections municipales 2008
- Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques
- Les objets immobiliers, objets mobiliers, illustrations, d'après l'Inventaire général du patrimoine culturel du ministère de la Culture
- Quéven sur topic-topos d'après l'ouvrage de Flohic éd., Le patrimoine des communes du Morbihan, sous la dir. de Michèle Bourret, Charenton-le-Pont, 1996, 2 vol. (Le patrimoine des communes de France, 56) ; nouv. éd. 2000 (ISBN 2-84234-107-4).
- Quéven sur Les Mégalithes du Monde
