Quéven

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Quéven
La chapelle de la Trinité.
La chapelle de la Trinité.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Pont-Scorff
Intercommunalité Cap l'Orient (Communauté d'agglomération du Pays de Lorient)
Maire
Mandat
Marc Boutruche
2014-2020
Code postal 56530
Code commune 56185
Démographie
Gentilé Quévenois, Quévenoise
Population
municipale
8 736 hab. (2011)
Densité 365 hab./km2
Population
aire urbaine
184 853 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 47′ 22″ N 3° 24′ 50″ O / 47.7894444444, -3.41388888889 ()47° 47′ 22″ Nord 3° 24′ 50″ Ouest / 47.7894444444, -3.41388888889 ()  
Altitude 50 m (min. : 2 m) (max. : 66 m)
Superficie 23,93 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune

Quéven [kevɛ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Historiquement, elle fait partie du Pays vannetais et du Kemenet-Héboé.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Quéven
Guidel, Gestel Gestel, Pont-Scorff Pont-Scorff, Caudan
Guidel Quéven Caudan
Guidel, Plœmeur, Plœmeur, Lorient Lorient, Caudan, Lanester

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom breton est Kewenn, prononcé localement [ˈcəɥən].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors du premier conflit mondial 1914-1918, Quéven perdra 101 de ses enfants[1].

En janvier 1945, la ville de Toulouse acceptera, par le truchement de son maire, Raymond Badiou, la proposition d'adoption de la commune meurtrie, et en conséquence le parrainage proposé à cette fin, le 23 décembre 1945, par le maire de Quéven de l'époque, Louis Kermabon, et Alphonse Viros. Ultérieurement, en souvenir de cette aide, la commune de Quéven inaugurera une Place de Toulouse et la ville rose, une rue de Quéven.

La commune de Quéven a été décorée le 25 septembre 1949 de la Croix de guerre 1939-1945, par citation en date du 11 novembre 1948 du Secrétaire d'État aux Forces Armées, Max Lejeune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Quéven :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1945 octobre 1947 Louis Kermabon ...  
octobre 1947 août 1974 Joseph Kerbellec SFIO  
août 1974 décembre 1980 Pierre Quinio PS  
mars 1982 mars 2008 Jean-Yves Laurent PS  
mars 2008 mars 2014 Marc Cozilis PCF  
mars 2014 en cours Marc Boutruche sans étiquette  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 8 736 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 583 1 524 1 536 1 562 1 664 1 699 1 729 1 832 1 876
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 898 2 153 2 204 2 061 2 123 2 233 2 339 2 344 2 338
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 393 2 413 2 315 2 317 2 315 2 253 2 211 1 746 3 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 937 2 954 4 529 6 798 8 400 8 314 8 753 8 707 8 798
2011 - - - - - - - -
8 736 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Cette commune est réputée pour avoir un nombre de naissance dont le prénom de l'enfant est Kévin largement supérieur à la moyenne du territoire français entre 1992 et 2010.

Économie[modifier | modifier le code]

Une partie de l'aéroport de Lorient Bretagne Sud se trouve sur le terrain de la commune.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Ya d'ar brezhoneg[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 26 septembre 2008. La commune a reçu le label de niveau 1 de la charte le 10 décembre 2008 puis le label de niveau 2 le 20 avril 2011.

Enseignement[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 42 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 2,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[4].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments classés ou inscrits[modifier | modifier le code]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Dolmens à couloir de Kerroc'h, dit Le trou des Chouans Kerroc'h, sur le site du golf 47° 47′ 57″ Nord 3° 24′ 59″ Ouest / 47.799167, -3.416389 (Dolmens à couloir de Kerroc'h, dit Le trou des Chouans) « PA00091603 » Classé 1977
Dolmens à couloir de Kerroc'h, dit Le trou des Chouans
Calvaire de Quéven rue du docteur Dieny (au sud de l'église), à l'emplacement de l'ancien cimetière. 47° 47′ 20″ Nord 3° 24′ 59″ Ouest / 47.7887989, -3.4164156 (Calvaire) « PA00091605 » Inscrit 1937
Calvaire de Quéven
  • Le tumulus de Kerroc’h, dit le Trou des chouans (néolithique et âge du bronze)
  • Le calvaire attribué à Roland Doré (XVIIe siècle) autrefois localisé dans le cimetière de l'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (reconstruite en 1900 par Caubert de Cléry). Il comprenait alors deux travées supportant au total seize personnages, dos à dos. Seul cinq sculptures ont été préservés.
  • L'église conserve certains mobiliers provenant, entre autres, de la chapelle de la Trinité, dont les statues de Sainte Anne Trinitaire (deuxième moitié du XVe siècle) et de la Vierge à l’enfant (XVIIIe siècle), mais aussi des bénitiers (XVIIe siècle) et de l'orfèvrerie (calices et patène du XVIIe siècle au XIXe siècle).

Autres bâtiments et objets historiques[modifier | modifier le code]

  • L'allée couverte de Kerscant, dit le dolmen du Triono (néolithique)
  • Le menhir de Kerdehoret (néolithique)
  • Dolmen christianisé de Moustoir Flamm (néolithique et Moyen Âge)
  • La stèle funéraire gauloise de Kermérien (protohistoire)
  • Les croix de chemin de Kermabon, Bihoué, le Mourillon et la Croix verte (haut Moyen Âge)
  • La chapelle Saint-Nicodème, précédemment dite Notre-Dame-de-la-Rosée (1578) et ses statues polychromes (XVIIIe siècle)
  • Une maison à Kercadoret (1589)
  • Le manoir de Kerlébert (partiellement du XVIIe siècle)
  • La fontaine lavoir de Kerousseau (XVIIIe siècle)
  • Les moulins à eau de Hadenec et de Sac'h Queven (après le XVIIIe siècle)
  • Le mobilier (XIXe siècle) de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (reconstruite en 1954), dont les statues L’éducation de la Vierge, La Vierge à l’Enfant et Saint Jean-Baptiste, un tableau ex-voto représentant La Vierge secourant des marins en plein naufrage peint par Cosson-fils (Vannes, 1830).
  • Les poudrières du Scorff (XIXe siècle)
  • Un petit bâtiment de l'ancienne gare ferroviaire (XIXe siècle)
  • La maison communale (1933)
  • Les blockhaus (1942-1945), dont la batterie de Moustoir Flamm et le bâtiment de Kergavalan avec sa fresque.
  • La nouvelle chapelle de la Trinité (1960-1962), où l'on peut voir un bénitier du XVIe siècle, une croix monumentale de 1657 (le croisillon date de la fin du XIXe siècle), un personnage et une inscription de 1771 (scellés dans les colonnes de façade), une fontaine de dévotion et un lavoir du XIXe siècle (au nord de la chapelle).

Patrimoine disparu[modifier | modifier le code]

Comme dans les autres communes rurales, le remembrement est la cause de la disparition d'un certain nombre de mégalithes. De plus, entre le 7 et le 18 août 1944, environ 85 % de la ville est dévastée par des bombardements alliés, ainsi que par les combats entre les blindés américains et les avant-postes allemands. La reddition de la poche de Lorient n'aura lieu que le 10 mai 1945.

Pour ces raisons, de nombreux monuments ont été détruits, comme :

  • Les dolmens néolithiques de Kerloës, de Kerdual et de Mané Guen
  • La chapelle de Saint-Éloi (XVIe siècle)
  • La chapelle de Bihoué
  • La chapelle de Saint-André
  • Le château de Kerrousseau (XVIIIe siècle)
  • L'ancienne chapelle de la Trinité (du XVIe siècle au XIXe siècle)
Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle de la Trinité (détruite en 1944) La Trinité 47° 46′ 57″ Nord 3° 26′ 05″ Ouest / 47.7825497, -3.434633 (Chapelle de la Trinité de Quéven) « PA00091604 » Inscrit 1933
Chapelle de la Trinité (détruite en 1944)

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Le parc de Kerzec (11 hectares)
  • Les vasières du Roze (20 hectares)
  • Le bois de Kercadoret et ses carrières

Structures culturelles[modifier | modifier le code]

  • Salle de spectacle du Centre culturel Les Arcs
  • Médiathèque Les Sources

Jumelages[modifier | modifier le code]

L'inauguration de l'arbre de Jumelage à Quéven. De gauche à droite : Heinz Petterich (Maire de Burgkunstadt), Marc Cozilis (Maire de Quéven) et Reinhard Huber (Chef de la Deutsch-Französischen-Gesellschaft Obermain - AFO).

Quéven est jumelée avec Dunmanway (Irlande) depuis 1987, Koro (Mali) depuis 2002, Altenkunstadt et Weismain (deux villes allemandes voisines) depuis 2006, et Burgkunstadt (Allemagne) depuis 2011[5].

Sports[modifier | modifier le code]

  • le Golf du Val Queven
  • le Parc de Kerzec, le lieu de rassemblement des jeunes pour les parties de football.
  • Etoile Cycliste de Quéven (ECQ)
  • Tennis club de Quéven (TCQ)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. référence, citation ou lien
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  5. Source : Mairie de Quéven

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire
  • Comité Historique de Quéven (préf. Jean-Yves Laurent, maire de Quéven et René Estienne, animateur du comité historique de l'assoc. pour le bicentenaire de la révolution au pays de Lorient), 1788-1795 : Les Quévenois à l'heure de la Révolution française, lorient, Éd. Dalc'homp Sonj,‎ 1989, 92 p. (ISBN 2-9503379-0-2)
  • Comité Historique de Quéven, 1850-1938 : Les Quévenois à la croisée des chemins, Éd. à compte d'auteur,‎ 1993, 352 p. (ISBN 978-2-95033791-7)
  • Comité Historique de Quéven (préf. Jean-Yves Laurent, maire de Quéven), 1939-1960 : Les Quévenois - De la Guerre à la Paix, Éd. à compte d'auteur,‎ 1995, 336 p. (ISBN 2-95033792-9)
  • Comité historique de Quéven et Association histoire et patrimoine de Guidel, 1944-1945 entre Scorff et Laïta : Gestel, Guidel, Quéven dans la poche de Lorient, Le Faouët, Liv'Éditions, coll. « Mémoire du pays de Lorient »,‎ 2005, 155 p. (ISBN 978-2-84497073-2)
Patrimoine
  • Comité Historique de Quéven (coord. Laurent Carrour), Quéven au fil du temps : patrimoine archéologique, patrimoine civil, patrimoine religieux, patrimoine militaire, histoire de Quévenois, patrimoine naturel et paysager, Le Faouët, Liv'Éditions,‎ octobre 2003, 307 p. (ISBN 978-2-95033793-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques